Chapitre 2 : Des histoires de familles
-Toutes les femmes sont à ses pieds ! Il a énormément de fans ! Il a la classe dans chacune de ses apparitions...
-Pourquoi tu ne te marie pas avec, tant que tu y es Tony ? Je dis exaspérée alors que je bois mon yaourt.
On venait d'entrer dans l'enceinte du lycée Dowtainstein. J'ai cru que je n'allais jamais arriver à rester calme sur tout le trajet. Entendre cet idiot de Tony déblatérer son amour pour ne pas dire obsession du Kid met mes nerfs à rudes épreuves. Je bénie ma tante qui a eu l'idée de me faire suivre des cours de karaté. Grâce à cette activité je contrôle mieux mes nerfs et me permet de rester relativement calme. Heureusement pour Tony d'ailleurs.
-Je comprends que tu soutiens ton père mais pourquoi n'admets-tu pas son génie ?
-Son génie ? Je répète en crachant le yaourt que je venais de mettre en bouche. Un homme qui est irrespectueux envers la loi, qui ridiculise l'autorité et qui me prive de mon père ne m'inspire nullement à crier au génie.
Tony reçu mon venin en plein visage. Il blêmit. Il a sûrement enfin comprit pourquoi je hais plus que tout le Kid. Sans le Kid je n'aurais pas été élevé chez ma tante. Sans le Kid, mon père ne me confierait pas à ma tante dès qu'il ne sait pas comment s'y prendre avec moi.
-Sam ! Fait une voix enjouée avant qu'une masse ne cherche à me broyer les côtes.
-Iliana ! M'écriè-je en tentant de me dégager de l'héritière des Suzuki.
-Vous ne vous êtes pas vu depuis combien de temps au juste ? Se moque Tony.
Iliana Suzuki. Une riche héritière. LA seule riche héritière du groupe Suzuki. Un groupe d'entreprises très importants qui après avoir conquis le Japon est venue en Europe. En fait le patriarche du groupe Suzuki, le père d'Iliana s'occupe du Japon a délégué l'affiliation à l'Europe à son frère. Giroshi Suzuki. Takashi Suzuki, le père d'Iliana a envoyé sa fille auprès de son frère afin qu'elle soit plus en sécurité suite aux coups bas de la concurrence au Japon. Iliana vit donc avec son oncle richissime depuis ses trois ans. Durant la plupart des vacances elle retourne au Japon.
Iliana fruit d'un père japonais et d'une mère anglaise ressemble plus à sa mère qu'à son père. Elle n'a pas vraiment les traits asiatiques de son père. Elle possède le visage fin, très jolie et très aristocrate anglais de sa mère. Elle est fine pas maigre comme moi. Elle a la peau porcelaine de son père. Ses yeux noirs également. Sa chevelure est doré toujours bien coiffée avec des anglaises.
Iliana est l'image telle que l'on se fait d'une jeune lady anglaise du dix-neuvième siècle. Tous les garçons sont à ses pieds du moins c'était vrai avant l'arrivée de Liona McDowells dans notre classe il y a deux semaines.
Pour en revenir à Iliana, elle s'est prise d'affection pour moi peu après mon retour de France. M. Suzuki avait demander de l'aide au célèbre inspecteur Holmes pour protéger le transfert d'une importante collection d'objets ayant appartenu à la famille Romanov. Il avait reçu des lettres de menace et mon père entre deux recherches du Kid avait été obligé d'accepter à cause du préfet de la police. Comme il ne pouvait me laisser seule et que les Andrews étaient de sortie, il m'emmena avec lui. C'était là que j'avais rencontré Iliana.
On a vite sympathisé. Bien que je ne parlais pas beaucoup, elle me prit sous son aile et on joua ensemble. On est devenue amies. On n'était pas dans le même collège. Une riche héritière fréquente les écoles privées de haut standing ! Iliana due jouer de l'affection que lui porte son oncle pour se faire envoyer dans le même lycée que moi. J'ai été très surprise de la voir débouler ici. Tout le lycée, élèves et profs ont été surpris. Mais Iliana n'en fait qu'à sa tête et elle est bien connue pour ça.
On ne partage pas beaucoup de centre d'inrérêt en commun. La preuve la plus flagrante je crois que c'est qu'elle attend le prince charmant alors que moi pas du tout. De plus elle se déclare amoureuse de Kid comme 80% de ses fans. Ce qui a le don de m'exaspérer encore plus que l'obsession de Tony.
-On s'est quittées hier soir, répondit Iliana. Mais tu ne m'a même pas dit au revoir, méchante Sammy !
Je reçu un coup de poing assez fort dans le bras. Je retient un cri de douleur. Iliana ne connaît pas sa force. Ce sera problématique quand on commencera la boxe cet hiver après le ski. J'espère que je ne serai pas son adversaire.
-Iliana, je te l'ai pourtant dit. J'ai commencé mon job hier soir je ne pouvais pas arriver en retard.
-Tu travailles Sam ? S'étonne Tony.
-On est pas tous plein aux as, lui répondis-je avec raideur. De plus j'ai besoin d'argent.
-Pourquoi ?
-Eh bien AIE ! S'exclame Iliana.
Je la fusille du regard. Elle connaît parfaitement le réponse mais pas Tony. Je ne suis plus proche de lui il n'a pas besoin de savoir.
Avant que l'héritière Suzuki ne dévoile mes secrets je la prends par le bras et la traîne jusqu'à notre salle de cours.
Je passe le reste de la journée à ignorer royalement les commentaires de Tony. Le contrôle sur la Guerre des Roses se passent bien pour moi. J'ai écrit une dizaine de pages en petits caractères. Ce dont je suis fière vu que c'est une page de plus que Tony.
Oui Tony et moi on a toujours été en compétition quant au titre de premier de la classe depuis le collège. Nous sommes tous les deux considérés comme des génies dans notre classes. Depuis deux ans maintenant nous arrivons ex æquo. Le seul point qui fait que c'est généralement Tony qui remporte la première place de la classe c'est qu'il est très doué en sport. En fait surtout en ski. Il pourrait faire les J.O vu son niveau. Moi je suis juste bonne à tomber encore et toujours. C'est d'ailleurs pour cette raison que mes notes oscillent entre 3 et 5/20 dans ce sport.
Je crois que mon moral est descendu d'un cran dès le premier jour de la rentrée quand le professeur Ballfoot, nous a annoncé que nous partirons la semaine précédent Noël en classe de neige et que le note que nous recevront à la fin du séjour comptera 60% de la note globale du premier trimestre. Sachant que je vais me rater en beauté je mets toutes mes chances de côté à devenir première de la classe en ayant le maximum dans toutes les matières.
Si je m'accroche autant à devenir première de la classe c'est ma tante, qui est devenue comme sa sœur cadette morte psychologue. Seulement alors que ma mère est morte trop tôt pour choisir sa spécialisation, ma tante est psychiatre. Elle m'a aidée suite à l'incident quand j'avais huit ans. Ma tante Jeanne m'a conseillée de viser un objectif et de me concentrer dessus. Je lui avait demandé si avoir les meilleures notes étaient un bon objectif. Elle a vivement souris en disant que c'était très bien et que pour que se soit parfait il me fallait un rival.
Dans mon école de campagne en France, j'étais de très loin la meilleure élève. Mon rival je l'ai trouvé à Londres sous le nom d'Anthony Andrews.
-Sammy chérie, me sors de mes pensées Iliana alors qu'on sort du lycée.
-Oui ?
-Comment se passe ton job ?
-Pour le moment très bien. J'ai suivie une formation. Je commence demain soir.
-Du coup tu es libre ce soir.
Ce n'est pas une question. Je vois son regard s'illuminer.
-Désolée Iliana mais je dois rejoindre mon père à son bureau se sera pour une autre fois. Il faut que j'y aille. On se voit demain !
Je lui embrasse la joue.
-Moi aussi je peux avoir un bisou d'adieu ? Demanda innocemment Tony surgissant devant moi.
-Autant embrasser avec fougue un porc, rétorquai-je.
Je me mis à courir pour échapper à ce pot de colle. Je descendit dans le métro. Avec agilité je me faufile entre la foule et prit le ligne surpeuplée en direction de Scotland Yard.
New Scotland Yard.
J'y suis déjà aller plusieurs petite. Cela fait bien cinq ans que je n'y est plus mis les pieds. Comme dans mon souvenirs il y grouille comme de véritables petites fourmis des agents de polices, des lieutenants, des capitaines, des témoins, des suspects partout.
Je m'approche de l'un des comptoirs composants l'accueilles. Une agent de police qui n'a pas plus de vingt-cinq ans aux traits japonais est occupée à examiner un dossier. Je me rappelle d'elle comme étant Yumi Nakamori. C'était une belle jeune femme. Elle a même embellie par rapport à mes souvenirs. La plupart des hommes qui travaillent ici en pince pour elle. Mais elle n'a d'yeux que pour un inspecteur rondouillard. En tout cas c'est ce que me raconte mon père. Il apprécie me faire part des rumeurs qui circule au bureau. Il doit se dire que c'est un bon moment à partager avec sa fille. Même si ce n'est sûrement pas vrai c'est ce qu'il me plaît de penser.
Je m'éclaircis la gorge volontairement. Yumi lève les yeux vers moi. Elle me regarde de la tête aux pieds et son regard s'éclaire d'un coup.
-Mon dieu ! C'est bien toi Samantha ?! Qu'est-ce que tu as grandi ! Tu estrès mignonne. Si l'inspecteur Holmes ne m'avait pas dit que tu viendrais je ne t'aurais pas reconnue. Tu es une très belle jeune fille maintenant ! Je ne sais pas si...
-Bonjour mademoiselle Nakamori, je lui souris.
-Oh appelle moi Yumi. Tu as quel âge maintenant ? Tu es au lycée c'est ça ?
-J'ai quatorze ans et oui j'ai fait mon entrée au lycée.
-Si jeune, dit pensivement Yumi.
-Ne vous méprenez pas. Mon anniversaire est à la fin de l'année donc...
-Oui bien sûr je comprends. Ton père t'attends dans son bureau. Prends ce badge et tu peux y monter.
Je prends le badge visiteur qu'elle me tends et m'engouffre dans le bâtiment. Le bureau de papa est au treizième étage.
À travers les vitres entourant le bureau j'aperçois un homme d'une quarantaine d'années grand, de poids normal aux cheveux noirs ébènes, aux yeux marrons et à la peau aussi aussi pâle que moi. Mon père. L'inspecteur Cyrus Holmes.
Il discute avec un homme plus âgé d'au moins dix ans. Il a une masse corpulente, les rares cheveux présents sur sa tête sont grisonnants. Alors que papa aborde le costard avec une certaine prestance, celui de cet homme est défraîchit par le temps.
Papa est toujours bien coiffé et toujours présentable que se soit au bureau ou quand il tracte Kid. Il dit que la police se doit d'être irréprochable à n'importe quel instant de la journée. C'est surtout qu'il y a beaucoup de médias qui traînent dans Scotland Yard et que les journalistes avec leurs caméras sont encore plus nombreux à chaque apparition de Kid. Heureusement qu'il n'y a pas de médias quand il fête avec ses collègues des événements. Il rentre à la maison rond comme une queue de pelle.
Papa lève les yeux vers moi et son regard s'éclaire. Il ouvre la porte de son bureau magistralement et me tire par le bras.
-Monsieur Doyle voici ma très chère fille ! Samantha !
L'homme me tendis une main épaisse que je serre dubitative. Je n'ai pas souvenir de la dernière fois que papa m'est nommée ainsi. L'homme doit être quelqu'un d'important. Mon regard accroche la serviette en cuir posé aux pieds de la chaise qui fait face au bureau. Un homme d'affaire ?
-Je suis extrêmement ravie et honorée de pouvoir enfin vous rencontrer mademoiselle Holmes, dit avec beaucoup d'enthousiaste l'homme.
-Euh... bonjour, je réponds sans trop savoir comment réagir.
-Je vous en prie asseyez-vous, dit papa en nous faisant signe de prendre place sur les sièges. Ma chérie je te présente sir Arthur Doyle. Il est notaire et souhaite te parler.
Je tique à l'entente du nom du notaire mais je garde le silence.
-Avant de commencer je tiens à dire que je suis très heureux de rencontrer l'unique descendante directe du célèbre détective Sherlock Holmes et du non moins célèbre gentleman cambrioleur Arsène Lupin.
