Tu me manques.
Même si l'école de Berklee était le rêve de Xu Qi Zhang et qu'il avait réussi à obtenir la bourse tant désirée, partir n'avait pas été facile. Il avait failli changer d'avis en se disant qu'il laisserait sa mère toute seule. Elle disait qu'elle se débrouillerait, mais il s'inquiétait quand même. Et si quelque chose se passait ? Et si elle avait besoin d'aide et qu'il n'était pas là ? Et si son oncle venait lui chercher des noises et qu'elle avait un accident ?
Sa mère lui avait cependant répété et répété encore qu'elle était l'adule, qu'elle saurait prendre soin d'elle :
— Et pour se parler, il y a désormais tout un tas de gadgets, on ne sera pas si éloignés.
Elle avait posé ses deux mains sur les joues de son fils et avait ajouté :
— Berklee est ton rêve et je veux que tu vives tes rêves, alors vas-y.
Xu Qi Zhang avait acquiescé.
La deuxième personne pour laquelle il avait hésité était Ye Guang. Ils sortaient ensemble depuis presque deux ans, et la séparation allait être difficile. Xu Qi Zhang craignait que son petit ami lui dise quelque chose comme « je ne veux pas d'une relation longue distance, rompons », et dans ce cas là est-ce que Xu Qi Zhang aurait encore le courage de partir ?
Mais Ye Guang n'était pas comme ça. Au contraire. À l'image de la mère de Xu Qi Zhang, il l'avait encouragé.
— Tu dois y aller, tu en rêves depuis tellement longtemps !
Il l'avait cajolé et embrassé. Il lui avait juré de l'attendre, parce que pour Ye Guang, il n'y avait que Xu Qi Zhang.
— Tu vas tellement me manquer, avait dit Xu Qi Zhang.
Ye Guang lui avait souri et avait gentiment cogné son front contre le sien :
— C'est pareil pour moi, mais si tu ne pars pas à cause de moi je m'en voudrais, j'aurais l'impression d'être un poids pour toi.
Xu Qi Zhang avait souri.
Il avait fait ses au revoir à sa mère, son petit ami, son groupe, il avait eu du mal à retenir ses larmes.
Et il était parti.
Ça avait beau être son rêve, les premiers temps avaient été très compliqués à gérer pour Xu Qi Zhang. Il avait le mal du pays, tout le monde lui manquait. Ce n'était pas tout, À Boston les gens parlaient anglais, et si son niveau était bon, sa langue natale lui manquait tout autant. Il était trop dépaysé, il se sentait paumé et seul. S'il n'avait pas eu ce caractère positif, s'il n'avait pas été du genre à continuer à avancer, et s'il n'avait pas reçu le soutien de son entourage (malgré les milliers de kilomètres qui les séparaient), il n'aurait sans doute pas tenu le coup.
Au bout d'un moment ça avait été plus facile. Il avait fini par s'intégrer à un groupe, par se faire des ami.e.s., et la musique avait envahi sa vie. Quand il allait mal, qu'il se sentait seul, il composait, il écrivait et son mal être se diluait alors qu'il fredonnait doucement.
Il communiquait par mails, textos, appels avec sa mère, Ye Guang, A'Jian et les autres, et si ça réveillait sa nostalgie, il était aussi heureux de ces contacts qui ne s'effilochaient pas.
Il était arrivé une fois, que lui et Ye Guang passent une bonne partie de la nuit à se parler au téléphone, utilisant une application internet pour ne pas payer de frais, et de s'endormir tous les deux collés à leur portable allumé. Ils jouaient à des jeux idiots et niais du genre « c'est toi qui me manques le plus » « non c'est toi ». Ils riaient ensemble.
Ye Guang lui parlait de sa vie à l'université où il allait, des amis qu'il s'était faits, de ses parents qui lui laissaient un peu plus de liberté quand bien même son père attendait des résultats. Xu Qi Zhang discutait aussi de sa vie, et des fois il lui faisait écouter ses compositions et nouvelles chansons qu'il écrivait en anglais et en chinois. Ils avaient toujours un mot gentil et d'amour l'un pour l'autre, ils s'envoyaient toujours un « bonne nuit » le soir et un « bonjour » le matin, et même s'ils ne pouvaient pas vraiment être ensemble, leur amour ne faiblissait pas. Mais des fois, nostalgique, triste, Xu Qi Zhang manquait de confiance en lui et finissait par demander :
— Et si tu trouves mieux que moi ?
Ce genre de phrases faisait rire Ye Guang aux éclats.
— Comment veux-tu que ce soit possible ? Xu Qi Zhang tu es le meilleur et il n'y en a qu'un comme toi.
Cela rassurait le jeune homme. Ye Guang alors rétorquait :
— Et si c'est toi qui trouves mieux que moi ?
Xu Qi Zhang secouait la tête, parce que c'était tout bonnement impossible.
— Tu vois ? On va rester ensemble, faisait Ye Guang.
Et cela réchauffait Xu Qi Zhang.
L'année passa à la fois tout doucement et très vite. D'un côté c'était incroyable, cela faisait déjà un an qu'il était à Berklee, il n'avait pas vu le temps s'écouler. De l'autre, cela faisait seulement un an qu'il était à Berklee et il devrait attendre encore trois ans avant de rentrer. Allait-il vraiment pouvoir tenir tout ce temps ? Une année devait être largement suffisante non ? Xu Qi Zhang s'était beaucoup amélioré depuis qu'il était dans cette école, il avait parfois perdu espoir quand les travaux qu'il rendait étaient mal notés, mais dans l'ensemble, il voyait bien qu'il avait fait des progrès. Il pouvait peut-être laisser tomber et rentrer.
Mais quand il avait parlé de cette option à Ye Guang celui-ci avait totalement refusé qu'il le fasse, il s'était braqué comme s'il cachait quelque chose, comme s'il ne voulait pas que Xu Qi Zhang rentre. Et celui-ci s'était senti un peu blessé.
— Ce n'est pas que je ne veux pas que tu rentres, c'est que je veux que tu restes là-bas, tenta d'expliquer Ye Guang.
— Je ne vois pas la différence.
— Tu n'aimes pas Berklee ?
— J'adore Berklee, mais tout le monde me manque.
Ye Guang lui avait soutenu que ça irait, qu'il était fort et que quand il reviendrait, tout le monde serait toujours là pour l'attendre. Xu Qi Zhang avait acquiescé et regrettait de ne pas pouvoir encore se payer un billet aller-retour pour rentrer voir sa mère, les membres de son groupe et son petit ami, au moins un petit peu.
Xu Qi Zhang était plus déprimé que d'habitude. Ses ami.e.s de Berklee tentèrent de le remettre d'aplomb en le faisant sortir boire un coup. Xu Qi Zhang n'aimait pas trop l'alcool, il n'aimait pas le goût ni la sensation de perte de contrôle que cela prodiguait. Celui lui rappelait aussi son oncle, et le dégoûtait totalement. Alors, en général, même s'il se faisait charrier, il prenait des boissons non alcoolisées. Cette fois-ci encore, il refusa l'alcool au profit de jus de fruits. Il haussa les épaules en souriant quand ses ami.e.s lui firent une remarque à ce sujet pour le taquiner.
Ye Guang lui manquait.
Sa mère lui manquait.
Son groupe lui manquait.
Il n'était pas d'humeur à rire ni à se faire embêter, mais il tenta de rester positif, même si au cours de la soirée il fut souvent dans la lune. Demain était un autre jour se disait-il.
Un des gars du groupe, au nom de Kevin, passa un bras autour de son épaule :
— Au pire si ton mec te manque trop, t'as qu'à le remplacer, c'est facile et rapide.
Xu Qi Zhang écarquilla les yeux et repoussa gentiment son ami.
— Non merci.
— Et pourquoi pas ?
— On t'a déjà parlé de l'amour ? tenta-t-il de plaisanter.
— L'amour ça va, ça vient.
Xu Qi Zhang secoua doucement la tête.
— Pas celui-là.
Ye Guang et lui étaient beaucoup trop proches, peu importe le nombre de kilomètres qui les séparaient.
— Et si c'était lui qui rompait ?
L'idée fit pâlir Xu Qi Zhang, son cœur se retournant dans sa poitrine.
— Tu essayes de me consoler ou de me déprimer ? interrogea-t-il en essayant de garder son sourire.
— J'essaye de sortir avec toi.
Xu Qi Zhang soupira.
— Écoute, tu es très gentil et on s'entend bien, mais j'aime Ye Guang, vraiment.
— Je comprends, mais s'il rompt tu sauras où venir.
— Non, tu ne comprends pas, même s'il rompt, je ne viendrai pas vers toi, je suis désolé.
Xu Qi Zhang était gêné, dérouté. Il ne l'avait pas vu venir, Kevin était un bon ami, mais il ne voyait pas plus loin. Il ne verrait jamais plus loin.
Qui d'autre que Ye Guang lui-même pourrait remplacer Ye Guang ?
Xu Qi Zhang ne se voyait pas avec quelqu'un d'autre, même si son petit ami décidait que c'était fini. Et cette idée le détruisait.
Il comprenait soudainement l'attrait à l'alcool, mais il resta sérieux et se confina aux jus de fruits alors que Kevin avait changé de place, sans doute dégoûté par son refus si catégorique.
Xu Qi Zhang rentra chez lui le cœur en berne, encore plus mal qu'avant de sortir. Il se sentait seul dans sa petite chambre d'étudiant et finit par envoyer des messages à sa mère qui lui répondit que tout allait bien, et qui lui demandait s'il continuait à bien se nourrir.
Il n'osait pas appeler Ye Guang, même s'il en avait envie. C'était ridicule, mais la conversation avec Kevin avait réveillé en lui des doutes stupides, des peurs idiotes. Et si Ye Guang le quittait ? Et si c'était pour ça qu'il ne voulait pas qu'il abandonne Berklee ? Que ferait-il ?
Xu Qi Zhang attrapa le parapluie de Ye Guang qu'il avait emmené à Boston. Il s'assit sur le lit, ouvrit l'objet dans sa chambre et le tint au-dessus de lui comme pour se protéger. C'était son trésor et cela le rassura. Son petit ami ne le quitterait pas aussi facilement. Il fallait qu'il ait confiance. Il allait encore rester à Berklee et quand ils pourraient se revoir, leurs retrouvailles seraient encore plus géniales.
Et puis après une semaine où ils ne s'étaient pas beaucoup parlé, Ye Guang lui avait dit par message la phrase la plus flippante qui doit exister dans ce monde « j'ai quelque chose à te dire ». Xu Qi Zhang avait eu soudain envie de se rouler tout entier dans un plaid comme un burrito pour échapper à cette conversation. Mais il avait laissé son petit ami lancer une conversation face cam. Ye Guang souriait, s'il souriait ainsi c'était qu'il n'allait pas annoncer de mauvaises nouvelles n'est-ce pas ? Xu Qi Zhang qui avait gardé son plaid autour de ses épaules essaya de se détendre un peu.
— Salut, dit-il en faisant un signe de main.
— Salut.
— Tu vas bien ?
Ye Guang acquiesça. Xu Qi Zhang finit par lui rendre son sourire. Puis prenant une grande inspiration :
— Tu avais quelque chose à me dire ?
— Oui, c'est assez important, alors je voulais te le dire en face.
Xu Qi Zhang sentit son cœur se serrer. Ye Guang était son premier choix, son premier amour, une grande partie de son univers. Même s'il était loin, son amour pour lui n'avait jamais faibli. Est-ce que c'était différent pour Ye Guang ?
— D'accord, dit-il, tu sais que tu peux tout me dire.
— Je sais.
Et Ye Guang resta silencieux. Xu Qi Zhang leva un sourcil, l'air de dire « j'attends », observant son petit ami se mordre les lèvres.
— C'est dur à dire ? demanda-t-il pour l'aider.
— Non pas spécialement.
— Alors je t'écoute.
Il lui sourit pour l'encourager. Ye Guang le fixa un moment avant de lâcher :
— J'adore ton sourire, tu sais.
Xu Qi Zhang ne savait pas si c'était bon signe ou non. Si c'était un « j'adore ton sourire et je t'adore toi » ou un « j'adore ton sourire, mais… ».
— D'accord, trouva-t-il seulement à dire.
— C'est vrai, insista Ye Guang.
— Merci.
— Tu n'as aucune idée d'à quel point il me manque.
— Je m'en fais une petite idée, fit Xu Qi Zhang, s'il te manque autant que le tien me manque.
Ye Guang finit par sourire à son tour :
— On ne joue pas à ce jeu de qui aime le plus l'autre aujourd'hui, je veux vraiment te parler.
— Disons qu'on peut rester sur une égalité, fit Xu Qi Zhang. Qu'est-ce que tu voulais me dire ?
Ye Guang perdit son sourire et inspira un bon coup.
— En fait, j'y réfléchis depuis pas mal de temps et je ne sais pas pourquoi je n'osais pas t'en parler, ça continuait de me trotter dans la tête et je me suis lancé. Du coup j'ai fait toutes les démarches sans t'en parler du tout.
— Me parler de quoi ?
Xu Qi Zhang se sentait complètement perdu, l'inquiétude tournoyant dans son estomac de façon très désagréable. Il vit son petit ami se frotter les cheveux et attendit encore.
— Je viens à Boston, lâcha alors Ye Guang.
— Pardon ?
— Je viens à Boston, plus exactement je viens y vivre, j'ai trouvé une fac là-bas et on pourra se voir plus souvent que maintenant.
Xu Qi Zhang cligna des yeux.
— Ça ne te fait pas plaisir, demanda Ye Guang avec l'air un peu inquiet.
— Euh… Si. Carrément. Pourquoi ça ne me ferait pas plaisir ?
— Je ne sais pas, RayRay pour m'enquiquiner m'a dit que tu t'étais sans doute lassé de moi, c'était pour rire, mais après ça m'a travaillé et je me suis dit que peut-être j'allais trop vite et...
— Ye Guang ! le coupa Xu Qi Zhang.
— Oui.
— Jamais je ne me lasserai de toi.
— D'accord, bien, tant mieux, c'est bon à savoir.
Xu Qi Zhang comprit que son petit ami avait les mêmes doutes que lui. Que peut-être la distance les avait éloignés, lassée, ce genre de bêtises. Et il se mit à rire, tellement soulagé.
— Tu vas venir à Boston, je suis tellement heureux ! C'est pour ça que tu ne voulais pas que je quitte Berklee ! C'était pour ça !
Ye Guang hocha la tête.
— J'ai cru que tu allais rompre avec moi, avoua Xu Qi Zhang.
Son petit ami se mordit les lèvres en dodelinant de la tête.
— Ça n'arrivera jamais. Quand on a un petit ami comme toi, même s'il vit à des milliers de kilomètres, on ne le lâche pas.
Xu Qi Zhang lui offrit son plus beau sourire, sans s'en rendre compte.
— Pourquoi Ray s'amuse-t-il à te faire peur ainsi ?
— Sans doute parce que je le tannais avec Boston depuis des jours et qu'il en a eu marre.
— Et pourquoi tu ne m'en as pas parlé directement ?
— Je ne sais pas, je me disais que ça allait peut-être te déranger.
Xu Qi Zhang écarquilla les yeux et recommença à rire.
— Non. Je suis beaucoup trop heureux là. Comment le prennent tes parents ?
— Ils sont très contents, ils considèrent que des études à l'étranger me permettront de faire partie de l'élite, quelque chose comme ça.
Xu Qi Zhang acquiesça, amusé.
— Je suppose que tu ne leur as pas dit que la principale raison n'était pas vraiment les études.
— Oh non, ce qu'ils ignorent ne peut pas leur faire de mal.
Xu Qi Zhang tendit la main vers son écran comme s'il voulait caresser le visage de son petit ami. Il aimait son air amusé et son sourire et son visage, et tout le reste. Sa personnalité également. Son intelligence comme son impulsivité.
— Tu vas vraiment venir ?
— Oui.
— Vraiment vraiment ?
— Oui vraiment vraiment.
Xu Qi Zhang étala tout son bonheur sur son visage, sans se rendre compte de l'état dans lequel il mettait Ye Guang.
— Je t'aime, lâcha-t-il sincèrement.
Ye Guang eut l'impression que son cœur allait s'arrêter. Il se mit à sourire bêtement, incapable de parler plus, de répondre quoi que ce soit. Mais ce n'était pas grave, parce que Xu Qi Zhang comprenait.
Xu Qi Zhang vint le chercher à l'aéroport. Il n'avait pas pris de pancarte, il savait que dans la foule il reconnaîtrait tout de suite son petit ami. Et ce fut le cas. Quand il vit Ye Guang tirer sa valise et le chercher des yeux, Xu Qi Zhang sentit son cœur tressauter dans sa poitrine. Il ne put s'empêcher de l'appeler. Ye Guang tourna son visage vers lui et pendant un instant le temps s'arrêta, la foule disparut. Il n'y avait plus qu'eux deux dans l'aéroport, séparés d'à peine quelques mètres. Ils se sourirent et commencèrent à s'avancer l'un vers l'autre, marchant de plus en plus vite. Ye Guang lâcha sa valise et attrapa Xu Qi Zhang quand celui-ci se jeta contre lui. Il le souleva du sol en le tenant par les cuisses et le fit tournoyer dans ses bras. Xu Qi Zhang éclata de rire en se tenant à sa nuque des deux mains. Quand son petit ami le reposa sur le sol, il approcha son visage et colla son front contre le sien. Ye Guang était bien là, en chair et en os, ses bras chauds entourant le corps de Xu Qi Zhang, ses yeux plongés dans les siens.
Les deux garçons avaient toujours été assez pudiques, s'embrassant quand ils se savaient seuls, mais après un an sans pouvoir se voir ni se toucher, ils envoyèrent balader leur retenue et s'embrassèrent à pleine bouche. Des baisers qui signifiaient « tu m'as manqué, tu m'as manqué, tu m'as manqué et je t'aime ». Ils se séparèrent à contrecœur au bout d'un long moment.
Alors Xu Qi Zhang lui sourit à nouveau et murmura :
— Bienvenue.
Ye Guang caressa sa joue du bout des doigts et sur le même ton lui dit :
— Je suis là.
Et ils rirent tous les deux. Heureux, soulagé, amoureux fou. Collant encore une fois leurs fronts et en silence, profitant de la présence de l'autre. Quelques minutes plus tard, Xu Qi Zhang attrapa d'une main la valise de son petit ami, et de l'autre entremêla ses doigts au sien. Et ils quittèrent l'aéroport. L'année avait été terrible, mais désormais ils étaient ensemble pour affronter la suite.
Fin.
L'autatrice : la fic m'a un tout petit peu échappé, en fait je voulais juste écrire une scène de retrouvailles et disons que je me suis fais balader par mes personnages pour enfin y arriver. J'espère que ça vous aura plu.
