Point de vue de George Weasley (1)

Bonjour,

Je m'appelle George Weasley, je suis le fils de Molly et Arthur, le frère de Bill, Charlie, Percy, Fred et Ron, le neveu de Fabian et Gideon Prewett, le cousin de Arthur Prewett et le petit-neveu de la Tante Muriel.

Maman est enceinte et va accoucher le 29 août 1981, dans trois mois.

J'ai perdu mon papa, il y a cinq jours à cause d'un très méchant loup-garou alors que je voulais seulement me promener dans la forêt à proximité de chez moi et depuis je vis dans la cave de la maison où il y a seulement un matelas, une couverture et un bureau et aussi une chaîne. Maman me traîne toujours par les cheveux pour me faire entrer et sortir de la cave pour les repas.

J'ai souvent très peu à manger par rapport à mes frères et mon jumeau. Je ne sors jamais de la cave. Sauf la nuit grâce à mes grands frères et mon frère jumeau. Il fait très froid dans la cave.

Pour Noël et mon anniversaire, je vais jamais de cadeau et pour les sorties en famille, je ne vais jamais avec eux, je suis garder par la tante Muriel qui me déteste aussi.

Je n'ai que trois ans.

Ce matin comme tous les jours, j'entends la porte de la cave s'ouvrir brusquement me faisant sursauter et me fait réveiller, je vois maman qui sans un mot me prend par les cheveux et me traînant dans la cuisine où se trouve mes grands frères et mon frère jumeau. J'ai mal et je n'arrête pas de pleurer. Maman me relève violemment et me donne deux énormes gifles pour que j'arrête de pleurer ce qui choque énormément mes frères et surtout Fred.

- Vas à ta place, sale morveux, me crie maman

Je m'assoie effrayé à côté de Fred et de Percy. Je tremble de peur, je regarde les assiettes de mes frères qui ont deux belles tranches de bacon avec des saucisses juteuses, des beaux œufs au plat et un bon jus de citrouille puis je regarde mon assiette et je vois deux misérables grains de raisin et de l'eau. Je mange mes grains de raisin et je bois mon verre sans un seul mot puis Bill me lave avec douceur et maman m'emmène dans la cave en me traînant par les cheveux et ferme violemment la porte. Je fonds en larmes dans mon matelas.

Mes grands frères peuvent venir me voir après chaque repas. J'entends la porte s'ouvrir, je suis sous ma couverture tremblant et pleurant. L'un de mes frères s'approche de moi.

- George petit coeur

Je reconnais finalement la voix de Bill. Il m'enlève doucement la couverture, il me voit en larmes et tremblant. Il me tend doucement ses bras et j'y vais dedans. Il me berce doucement une fois dedans.

- Je suis là petit coeur, me dit Bill

- Je suis vraiment désolé, c'est ma faute si papa est mort, lui dis-je en larmes

- Chut, ne dis pas des choses pareilles George

- C'est vrai, il est mort à cause de moi

- Mais non, ce n'est pas de ta faute, petit frère, papa a voulu de protéger

- Maman est méchante

- Je sais petit chou mais je suis là avec Charlie, Percy et Fred, me dit Bill pour me rassurer.

- Vous êtes les seuls à m'aimer

Je baille. Bill m'allonge sur le matelas et me couvre avec la couverture.

- Je veux dormir avec Percy, dis-je à Bill

- Je vais lui dire, dors petit frère

Je m'endors.

Point de vue de Bill Weasley (1)

Je caresse doucement les cheveux de George puis je sors de la cave. Il fait si froid dans la cave. Pauvre George, il me fait énormément de peine.

Maman est vraiment odieuse avec George depuis la mort de papa.

Je monte dans ma chambre que je partage avec Charlie. J'ouvre la porte, j'entre dans la pièce et je vois Fred et Percy entrain de pleurer dans les bras de Charlie. Je les rejoins.

- Qu'est ce qu'il se passe ?, demandais-je à Charlie

- Ils sont traumatisés par la violence que George subit depuis la mort de papa, me répond Charlie

- Viens dans mes bras Percy

Percy va dans mes bras et fond en larmes.

- George veut dormir avec toi cette nuit, chuchotais-je à Percy

- D'accord

- Bill, il faut qu'on fasse quelque chose pour George au moins une activité à faire, me dit Charlie

Charlie a raison. George ne peut rester sans une activité à faire. C'est pas bon pour un petit garçon de son âge. Je dois en parler à maman, après tous, je suis maintenant le chef de famille à 10 ans et j'ai le droit d'avoir mon avis sur ce qu'il se passe concernant George.

Alors avec Charlie, nous descendons voir maman, Percy et Fred restent dans notre chambre. Une fois arrivée dans le salon, je regarde maman qui est assise sur le canapé et elle se caresse doucement le ventre. Je la regarde en colère.

- Maman, j'ai à te parler en tant que chef de famille

Maman me regarde et me sourit.

- Je t'écoute Bill

- Je trouve que tu as un comportement odieux envers George. Tu le prive de nourriture et d'activité ainsi que de sortir. Ce qu'il n'est pas du tous bon pour un petit garçon de trois ans.

Je l'entend rire du malheur de George. Elle se lève et se met devant moi. Elle me regarde dans les yeux.

- J'élève ton bon a rien de frère comme j'en ai envie, je n'ai pas d'ordre à recevoir de toi. Il aurait dû mourir à place de ton père j'aurais eu une bouche à nourrir

- Tu lui donne quasiment rien à manger maman. Tu lui fais peur

- Et bien tant mieux. Ce sale petit morveux n'aurait jamais dû naître. Mais ton père a voulu le garder à sa naissance. Je traiterais George à ma manière que ça te plaise ou non

- Il peut au moins faire une activité ?, lui demandais-je

- Quoi comme genre d'activité ?

- Écrire et lire ?, me propose Charlie

- C'est une bonne idée Charlie

- Bon pour ça c'est d'accord, maintenant vous pouvez y aller

Charlie et moi montons dans la chambre. J'annonce la maigre nouvelle à Percy et à Fred.

- Oh, je peux lui apprendre à écrire ?, me demande Percy enthousiasme à cette idée

- Et bien tu sais très bien écrire pour ton jeune âge Percy alors c'est d'accord

- Il faut qu'on aille au chemin de Traverse pour lui acheter ce qu'il faut, me conseille Charlie

- Tu as raison, je vais téléphoner à tonton Fabian pour y aller avec lui. Toi il faut que tu reste ici pour veiller sur George

- Compte sur moi Bill

- Bien

J'ai une confiance aveugle en Charlie puis je prend le téléphone de la maison pour appeler tonton Fabian.

- Allô, tonton Fabian, c'est moi Bill

- Ah, Bill, mon cher neveu, quel plaisir de t'entendre, me dit tonton Fabian

- Dis moi tu peux m'emmener au Chemin de Traverse pour faire des achats pour George ?

- Bien sûr j'arrive dans trente minutes

- Merci à tout à l'heure

- À tout à l'heure mon neveu

Je raccroche, je me prépare et je prend mon argent puis j'attends dehors. Trente minutes après, je vois la voiture volante de tonton Fabian atterrir, se garer et s'arrêter.

Point de vue de Fabian Prewett (1)

Je vois Bill, mon neveu. Je lui fais signe de monter et c'est ce qu'il fait. Je le prends un court instant dans mes bras. Il s'attache puis je démarre et je fais voler la voiture.

- Ca va mon neveu ?, lui demandais-je

- Moi ça va mais je m'inquiète pour George à cause de maman

- Je te comprend Bill, je vais essayer de porter plainte contre ta mère et d'avoir votre garde, lui dis-je

- Merci tonton

J'arrive au Chemin de Traverse.

Point de vue de Bill Weasley (2)

Tonton Fabian se gare, je sors de la voiture avec lui. Je vais dans la librairie Fleury Et Bott avec tonton, je regarde la papeterie et je vois un journal intime représentant l'école de Poudlard, un autre représentant Gryffondor, un représentant Poufsouffle et un représentant Norbert Dragonneau et ses animaux fantastiques, je prends les quatre.

- Tu veux pas les mettre dans le panier ?, me demande tonton Fabian

Je regarde le panier et je mets les journaux ainsi que cinq plumes , six pots d'encre (trois bleus et trois vide mais muni de 11 tubes d'encre de tous les couleurs : blanc, bleu, doré, argenté, jaune, marron, noir, orange (sa couleur préférée), rouge, vert et violet) et deux rouleaux de parchemin pour la papeterie.

Puis je vais vers les livres, je prends les Contes de Beedle Le Barde, un livre sur Poudlard et un sur les maisons de Poudlard. Puis je paie la vendeuse. Et sors avec tonton Fabian.

- Je n'ai pas trouvé le livre de Norbert Dragonneau, dis-je à tonton Fabian

- C'est normal, il est dans la librairie Obscurus Book, je vais le payer

- Merci tonton

- Je t'en prie, tu m'attends dans la voiture puis on va déjeuner ensemble

- Génial

Je vais dans la voiture en attendant tonton Fabian avec le livre. J'informe maman que je vais déjeuner avec tonton Fabian et elle accepte.

Point de vue de Charlie Weasley (1)

Je suis dans la cave auprès de George qui est gelé. Nous venons tout juste de déjeuner. Comme d'habitude, maman a traîné George par les cheveux jusqu'à la cuisine et lui a donné deux grosses gifles parce qu'il pleurait à cause de la douleur. Dans l'assiette de George, il y avait qu'un morceau de pain et un verre d'eau. Percy, Fred et moi nous avons mangé des légumes et de la viande.

J'ai énormément de peine pour George.

Je suis assis à côté de George, j'entends son ventre gargouiller.

- J'ai faim, me dit George en larmes

- Je vais aller te chercher à manger

- Merci grand frère

Je vais dans la cuisine. Maman a dû retourner dans sa chambre à cause de sa grossesse. Je regarde dans le frigo, il y a du jambon, du fromage, de la mayonnaise, des yaourts. Je fais un sandwich pour George, je lui emmène avec des yaourts et une pomme. Je lui mets sur le bureau.

- Tiens George, mange petit frère

- Merci grand frère

Je regarde George manger doucement et finir son sandwich, ses deux yaourts et sa pomme. George se met dans son matelas, j'aurais aimé qu'il est un vrai lit. Je le couvre. Je vais dans ma chambre pour m'occuper de mon dragon miniature en attendant le retour de Bill.

Au bout de trente minutes, j'entends hurler et supplier, je descends à toute vitesse jusqu'à la cave. J'ouvre la porte.

Et je vois George agenouillé au sol, tout nu et maman, un fouet dans la main. Je comprends ce qu'il se passe. J'entends les coups de fouet, je vois le dos de mon petit frère s'abîmer et saigner énormément.

- Maman arrête, hurlais-je sous le choc

Mais maman ne m'écoute pas et continue à le battre pendant une heure, puis elle le prend par les cheveux et le balance violemment contre le mur et part sans me regarder mais ça je m'en fiche.

J'accourt vers George, je le porte dans mes bras, je mets doucement son visage vers le mien. Il saigne du front.

J'entends la porte s'ouvrir et je vois Bill entrer.

- Bill, te revoilà

Point de vue de Bill Weasley (2)

Quand j'arrive dans la cave pour donner les achats à George, je vois George dans les bras de Charlie, les yeux fermés.

- Qu'est ce qu'il s'est passé ?, lui demandais-je

- Maman a battu George et l'a balancé violemment contre le mur, il est assommé parce que je lui ai donné à manger. Il n'a mangé qy'yn morceau de pain et qu'un verre d'eau et je sais qu'iil ne mange pas le soir, me répond Charlie en larmes

- Tu as eu raison de lui donner à manger j'aurais fais pareil que toi. Passe le moi.

Je pose le sac sur le sol et Charlie me passe George. Je vois le sang sur le front et une bosse, j'allonge sur le matelas.

- Tu peux aller chercher la trousse de secours dans la salle de bain ?, demandais-je à Charlie

- Bien sûr

Pendant que Charlie va chercher la trousse de secours, je veille sur George en lui caressant ses cheveux.

- Charlie, murmure George

- Charlie arrive petit frère

- Bill, murmure George

- Chut, je suis là

George ouvre les yeux doucement. Charlie revient vers nous. Je soigne George au front et au dos.

George s'assoit, j'emmène le sac de courses vers moi.

- C'est quoi ?, demande George

- C'est pour toi

Je sors les quatre journaux intime.

- Waouh, ils sont beaux, me dit George

- Ce sont des journaux intimes, tu pourras écrire ce que tu veux dedans, lui expliquais-je

- Je ne sais pas écrire, me dit George

- Percy va t'apprendre ne t'en fais pas, le rassurais-je

- Super

Je lui montre les pots et les encres, les plumes puis je lui explique à quoi ça sert, et je lui montre les livres que j'ai acheté pour lui.

- On te les liras dans un premier temps

- Attendez j'arrive, nous dit Charlie

- D'accord Charlie, lui dis-je

Charlie part.

- Tonton Fabian t'a offert un petit cadeau

- C'est quoi ?, me dit George

Je sors le livre de Norbert Dragonneau, Vie et habitat des Animaux Fantastiques dédicacé par l'auteur pour George. Tonton Fabian m'a dit que l'auteur étant dans la librairie Obscurus Book pour dédicacer son livre et qu'il a voulu faire plaisir à George. Je donne le livre à George qui verse des larmes.

- Norbert Dragonneau, merci, merci, me dit George

Il dépose le livre et va dans mes bras puis verse des larmes de joie pour une fois.

- De rien mon petit frère, je veux te voir heureux

Charlie arrive avec neuf livres qui ont pour titres :

La petite fille aux allumettes de Christian Hans Andersen;

La petite sirène de Christian Hans Andersen;

La reine des neiges de Christian Hans Andersen;

Les habits neufs de l'empereur de Christian Hans Andersen;

Le petit poucet de Charles Perrault;

Le roi grenouille des Frère Grimm (Jacob et Wilhelm);

Les quatre filles du docteur March de Louisa May Abott;

Le chat botté de Charles Perrault;

Les fables de Jean de la Fontaine.

- Tiens c'est pour toi George, lui dit Charlie

George va dans ses bras.

- Merci Charlie

- De rien petit frère

Charlie part. Je reste avec George. Nous passons l'après-midi ensemble. Quand soudain, je vois de la lumière entre les mains de George puis je vois une petite queue et j'entends un petit couinement.

George me montre et je vois une petite souris blanche. Je suis émerveillé par la magie de George.

- C'est la première fois que tu fais de la magie, George

Il hoche la tête et laisse la souris courir dans la cave.

- J'aimerais la garder, me dit George

- Alors garde la, je vais te chercher de quoi t'occuper de lui.

La porte de la cave s'ouvre brusquement, c'est maman qui regarde la souris courir.

- Qu'est ce qu'elle fait là cette souris

- C'est mon animal de compagnie, lui dit George en tremblant comme si il s'attendait au pire

- Ton animal de compagnie, vraiment, lui dit maman avec un très mauvais sourire sur ses lèvres

Houlà, j'ai très peur de ce que va faire maman.

- J'ai l'ai fait tout seul avec mes mains, lui raconte George

- Pour une fois que tu sers à quelque chose, c'est bien. Bravo, dit maman avec sacarme

- Merci maman, dit George en souriant

- De rien George

La petite souris arrive vers les pieds de maman et elle l'écrase deux fois avec sa chaussure tuant la souris sur le coup faisant hurler et pleurer George puis elle s'approche de lui, lui relève le menton pour l'obliger à la regarder malgré ses larmes.

- Tu n'as pas besoin de ça, George, tu as déjà tes frères et c'est déjà trop. Tu n'auras jamais ma fierté. Jamais.

Puis maman se tourne vers moi et me souris normalement.

- On va bientôt manger, mon chéri

Maman part. George pleure beaucoup, je lui tend les bras.

- Viens George

George va dans mes bras. Il fond en larmes.

- Je suis vraiment désolé George

George pleure pendant deux heures, puis se calme, il s'endort. Je le mets sur son matelas, je le couvre puis je vais à table pour dîner. Charlie, Percy, Fred et moi mangeons de la soupe et maman nourrit Ron au biberon.

- Tu peux aller chercher un autre bol pour George ?, demandais-je à Charlie

- Bien sûr

Charlie revient avec le bol que je remplis de la soupe.

- George m'a pas le droit de dîner, dit maman

Furieux, je tape du poing sur la table.

- Cette fois, ça suffit, George doit manger pour être en bonne santé. Je suis le chef de famille. Papa serait furieux si il voyait ça.

- C'est de sa faute si votre père est mort

- Laisse tomber

J'emmène le bol de soupe à George qui la mange. La nuit tombe. Il est 22 heures quand maman, Ron et Fred vont se coucher.

- Tu vas dans ta chambre Percy, lui dis-je

- Et George ?, me demande Percy

- On va le chercher, lui répondis-je

- D'accord

Pendant que Percy monte dans sa chambre, Charlie et moi allons chercher George.

J'ouvre la porte et je chuchote à Charlie.

- Tu prends un journal intime et deux ou trois livres pour ce soir

- Et une plume et un pot d'encre ?

- Percy en a déjà

- D'accord

Pendant que Charlie fait ce que je lui demande, je réveille doucement George qui ouvre les yeux et s'assoit en tremblant.

- J'ai froid, me dit George

- Je sais petit coeur, je vais t'emmener dans la chambre de Percy

George me tend ses bras, je le porte.

- C'est bon Charlie

- Oui allons y

Nous allons dans la chambre de Percy. J'ouvre la porte. Je dépose doucement George au sol.

- Percy

Percy prend George dans ses bras.

- Salut petit coeur

Percy écrit dans le journal intime (représentant Gryffondor) sous la dictée de George, tout ce qu'il passé aujourd'hui. A la fin de l'écriture, Percy verse des larmes.

- Pourquoi tu pleures grand frère ?, lui demande George

- C'est horrible que tu subis pauvre petite souris, répond Percy

- Oui souris, dit George en larmes

On attend toquer très doucement, j'ouvre et je vois Fred.

- Salut Fred

- Salut Bill, je peux dire bonne nuit à Percy et à George ?, me demande Fred

- Bien sûr petit coeur

Fred fait un bisou sur la joue de Percy.

- Bonne nuit Percy

- Bonne nuit Fred, dors bien

Fred prend George dans ses bras et lui fait un long calin.

- Bonne nuit George, je t'aime mon jumeau

- Bonne nuit Fred, je t'aime aussi

Fred et Charlie partent se coucher.

- Au lit les garçons, dis-je à Percy et à George

Percy et George vont dans le lit double de Percy. Je m'assois sur le lit avec les trois livres sur les genoux.

- J'ai trois livres avec moi

- C'est lesquels ?, me demande Percy

- Les Fables de la Fontaine, les Contes de Beedle Le Barde et Le petit poucet de Charles Perrault, lui répondis-je

- Choisis George, dit Percy

- Les Fables, grand frère, me dit George

- D'accord George

Je regarde les fables du livre, il y en a vingt :

L'âne et le chien;

Le chat et le rat;

La cigale et la fourmi;

Le corbeau et le renard;

La grenouille qui veut devenir aussi grosse que le boeuf;

Le lièvre et la tortue;

Le lion et le rat;

Le loup et l'agneau;

Le loup et le chien;

La mort et le mourant;

La poule aux oeufs d'or;

Le rat des ville et le rat des champs;

Le renard et la cigogne;

Le singe et le dauphin;

Le vieillard et ses enfants;

Le villageois et le serpent;

Les voleurs et l'âne;

Les souhaits;

Le rat et l'éléphant;

La querelle des chiens et des chats, et celle des chats et des souris.

Je cite les titres et je demande à Percy et à George de choisir une fable chacun.

- Commence George, lui dit Percy

- Le loup et l'agneau, propose George

- Ca me va, dit Percy

- C'est d'accord

Je lis la fable, le loup et l'agneau :

La raison du plus fort est toujours la meilleure :

Nous l'allons montrer tout à l'heure.

Un Agneau se désaltérait

Dans le courant d'une onde pure.

Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,

Et que la faim en ces lieux attirait.

"Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?

Dit cet animal plein de rage :

Tu seras châtié de ta témérité.

Sire, répond l'Agneau, que votre Majesté

Ne se mette pas en colère ;

Mais plutôt qu'elle considère

Que je me vas désaltérant

Dans le courant,

Plus de vingt pas au-dessous d'Elle,

Et que par conséquent, en aucune façon,

Je ne puis troubler sa boisson.

Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,

Et je sais que de moi tu médis l'an passé.

Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né ?

Reprit l'Agneau, je tette encor ma mère.

Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.

Je n'en ai point.

C'est donc quelqu'un des tiens :

Car vous ne m'épargnez guère,

Vous, vos bergers, et vos chiens.

On me l'a dit : il faut que je me venge."

Là-dessus, au fond des forêts

Le Loup l'emporte, et puis le mange,

Sans autre forme de procès

Je finis de lire, je regarde mes frères et je vois George pleurer.

- Pauvre agneau, dit George en larmes

Percy le calme doucement.

- A toi Percy

- La cigale et la fourmi, me dit Percy

- Ca me va, dit George

- D'accord

Je lis, la cigale et la fourmi :

La Cigale, ayant chanté

Tout l'été,

Se trouva fort dépourvue

Quand la bise fut venue :

Pas un seul petit morceau

De mouche ou de vermisseau.

Elle alla crier famine

Chez la Fourmi sa voisine,

La priant de lui prêter

Quelque grain pour subsister

Jusqu'à la saison nouvelle.

« Je vous paierai, lui dit-elle,

Avant l'Oût, foi d'animal,

Intérêt et principal. »

La Fourmi n'est pas prêteuse :

C'est là son moindre défaut.

« Que faisiez-vous au temps chaud ?

Dit-elle à cette emprunteuse.

Nuit et jour à tout venant

Je chantais, ne vous déplaise.

Vous chantiez ? J'en suis fort aise.

Eh bien ! Dansez maintenant. »

Je relève la tête pour regarder mes frères. Je remarque Percy est encore éveillé mais fatigué et que George s'est endormi.

- Allez, il est temps de dormir Percy

- Tu as raison

Percy enlève ses lunettes que je mets sur le bureau. Je les couvrent puis je fais un bisou sur le front de Percy.

- Bonne nuit Percy, lui dis-je

- Bonne nuit Bill, je t'aime

- Je t'aime aussi Percy

J'embrasse très délicatement le front de George.

- Bonne nuit petit chou, lui murmurais-je

Percy s'endort, je m'apprête à partir me coucher.

- Bill, appelle une petite voix d'enfant

Je me tourne et je vois que George s'est réveillé.

- Oui petit chou

- Je pourrais dormir avec Fred demain soir ?, me demande George

- Bien sûr mon coeur, allez rendors toi

- D'accord

George se rendort, bien au chaud avec Percy. Il se blottit contre notre frère.

J'éteint la lumière, je ferme la porte doucement et je vais me coucher.

Point de vue de Arthur Weasley fantôme (1)

Je suis Arthur Weasley, mari de Molly et père de bientôt huit enfants. J'ai été tué par le loup-garou le plus dangereux de Grande Bretagne, Fenrir Greyback en voulant protéger George, l'un de mes plus jeunes fils.

J'ai demandé à être un fantôme particulier et de pouvoir touché les objets, la nourriture, les livres, écrire, dormir et surtout rassurer mes fils.

Je suis dans la chambre de Percy et je lis le journal intime pour savoir ce qu'il se passe.

Après avoir lu le journal intime de George, je me sens coupable pas d'avoir protégé George de Greyback mais de le laisser dans ce calvaire. Heureusement que je peux compter sur mes fils aînés Bill, Charlie et Percy, mon autre fils Fred et mes beaux-frères Fabian et Gideon pour l'aimer et bien s'occuper de lui.

Je caresse doucement les cheveux de George pour le rassurer.

- Je suis là mon coeur. Papa est là.

Je le laisse dormir en espérant que ça s'améliore avec le temps.