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(Très) Longues notes de l'Auteure & Disclaimer :
Bon, ça va être long à expliquer... J'ai rêvé d'un film que je n'ai jamais vu. Oui, ça m'arrive, parfois. D'ailleurs, c'est la seconde fois que je rêve de ce film, donc je pense qu'il est temps de le regarder...
Ce songe s'inscrit dans ma série des films de l'acteur James McAvoy, dont j'ai pas mal usé la filmographie :
'Le Monde de Narnia' : Premier film que j'ai vu, un classique et j'aime beaucoup les livres.
'X-Men' la saga des préquels : J'ai déjà écrit un cauchemar avec son personnage, une histoire du nom de 'Un étrange Halloween'.
'His Dark Materials' : Des livres que j'aime beaucoup aussi et une série sublime (Bientôt la saison 3 !)
'Wanted' : Un film super drôle, émouvant et assez What The Fuck !
'Victor Frankenstein' : Un chef d'œuvre ! Probablement un de ses films que j'aime le plus !
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Ici, cependant, il est question du film 'Glass', sorti en 2019. Je voulais le voir au cinéma, mais cette année-là, je cumulais deux boulots et je n'avais pas le temps. Je l'ignorais d'ailleurs, mais 'Glass' est une sorte de suite du film 'Split', avec donc James McAvoy en tête d'affiche.
Comme je le disais, je n'ai vu ni 'Glass', ni 'Split', mais j'en ai beaucoup entendu parler et j'ai vu les bandes d'annonces. Donc je sais à quoi ressemble James McAvoy dedans.
Sauf que, mon cauchemar a pris son physique, mais il est parti en freestyle pour le mental.
En effet, son personnage est censé être atteint du TDI (Trouble Dissociatif de l'Identité) et accessoirement être un psychopathe. Mais, cette nuit, ce n'était pas le cas.
Pour terminer, n'ayant jamais vu les films, j'ignorais le nom de James McAvoy dedans. Du coup, dans mon cauchemar, je l'appelais tantôt 'Charles' (Pour X-Men) tantôt 'Victor' (Pour le film éponyme).
En vérifiant sur Wikipédia ce matin, j'ai donc découvert que son personnage se nomme :
Kevin Wendell Crumb
Bon, je ne vais pas vous mentir, ce n'est pas un prénom qui me transcende...
Donc, pour mon histoire, je vais tout simplement le nommer 'James'.
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Allez, pour la chanson, j'ai choisi :
'Holding Out for a Hero' par Bonnie Tyler.
Vous allez comprendre pourquoi...
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« Where have all the good men gone,
And where are all the gods ?
Where's the streetwise Hercules,
To fight the rising odds ? »
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Je marchais tranquillement au milieu d'une grande rue bondée des États-Unis, en pleine journée. Le soleil d'automne réchauffait la ville. Je portais seulement une robe noire dont le pan s'arrêtait au-dessous de mes genoux, avec des manches tombantes sur mes épaules, des ballerines aux pieds et ma longue tresse couleur châtain cascadait dans mon dos.
Je m'apprêtais à rentrer dans mon appartement, lorsqu'un étrange et inconnu homme se mit à m'accoster, avec un large sourire.
- Miss Alisone Davies ?
Je me suis retournée vers lui, intriguée. Il était grand, vêtu d'un costume pourpre et bleu marine, la peau noire, les yeux sombres et des cheveux poivre et sel.
- Euh... Oui, c'est moi... Qui êtes-vous ?
Il sourit, en me répondant :
- Je me nomme Mr Glass, et je cherche les gens comme vous.
- Comme moi ?
Il sortit un papier de la poche interne de son costume. C'était des résultats d'examens médicaux, que j'avais dû faire il y a quelques mois auparavant. Il me tendit le dossier, en m'expliquant :
- Nous avons remarqué que vous possédez le gêne X, le gêne des Mutants, ce qui signifie que vous possédez des pouvoirs hors du commun.
Je me mis à rire :
- Vous faites erreur, je le saurais si j'avais des pouvoirs.
Mais, avec tout le sérieux du Monde, il m'avoua :
- Non. Vous ne les avez pas encore développés. Je peux vous aider. Je cherche les personnes comme vous. J'en ai déjà trouvé trois d'entre eux. J'aimerais vous les présenter et vous apprendre à activer vos pouvoirs. Je souhaite créer un groupe... De Super-Héros...
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« Isn't there a white knight upon a fiery steed,
Late at night, I toss and I turn,
And I dream of what I need. »
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Je sais, je sais, nous ne sommes pas censés suivre des inconnus.
Mais, que voulez-vous, la curiosité est un vilain défaut...
Mr Glass m'a conduit jusqu'aux pieds d'un immense immeuble anthracite au milieu de la ville. De l'extérieur, l'endroit ressemblait à n'importe quel Building de Business Américain.
Grâce à une carte spéciale, il entra par la grande porte de verre et, sans dire un mot, je le suivais tout en jetant des coups d'œils autour de moi.
J'entendis le bip d'un ascenseur dans lequel nous sommes entrés. La petite mélodie brisait le silence pesant, jusqu'à arriver au 13e étage. Je suivis Mr Glass à travers les couloirs labyrinthiques, qui s'entrelaçaient dans tous les sens et qui étaient entièrement couverts d'une affreuse couleur vert émeraude.
C'était comme déambuler dans le Niveau 0 des Backrooms, mais avec du vert à la place du jaune.
Enfin, il ouvrit une porte dont l'autre côté ressemblait à tout sauf aux couloirs.
C'était une salle géante, colorée et remplie de plein de meubles et d'objets.
Il y avait des grands canapés, des télévisions, des étagères de livres et de DVDs, un Babyfoot, et une cuisine dans un coin. Cela ressemblait à une salle de jeux.
Ce qui était le cas, en réalité.
Mr Glass me fit entrer dans la pièce. Trois personnes s'y trouvaient déjà et il fit les présentations.
Il commença par la seule femme, grande, la peau blanche avec une allure un peu Gothique :
- Alisone, voici Lindsey. Ses pouvoirs sont les ondes de choc. Lorsqu'elle frappe dans ses mains, elle peut créer une onde puissante qui peut mettre K.O toute personne en face d'elle.
Lindsey me sourit en me faisait 'coucou' de la main.
Il y avait un homme, petit et trapu, légèrement embonpoint, avec des lunettes de Geek sur le nez.
- Voici Eric, il peut léviter. Son pouvoir consiste à voler dans les airs, c'est plutôt impressionnant.
Tu m'étonnes, je n'en doute pas !
Enfin, il montra le dernier homme. Un jeune homme, isolé dans un coin, contre la fenêtre, se rongeant les ongles d'une main. Il portait des vêtements blancs, comme ceux des hôpitaux. Un T-shirt blanc, un pantalon blanc et des chaussures de la même couleur. Il avait les cheveux courts, presque rasé et lorsqu'il se tourna vers moi, je pus apercevoir le bleu profond et magnifique de ses yeux.
Mr Glass reprit :
- Et, pour terminer, voici James. Il est atteint du Trouble du Spectre Autistique et il ne parle pas. Jamais. Son corps a la trentaine, mais son esprit est resté bloqué à l'adolescence. Son pouvoir est la super-vitesse. Il peut courir plus vite que la lumière.
Wow.
Je n'arrivais pas à détacher mon regard de James.
Ni James de moi.
Puis, Mr Glass me laissa faire connaissance avec les autres et il quitta la pièce.
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« I need a hero,
I'm holding out for a hero 'til the end of the night,
He's gotta be strong, and he's gotta be fast,
And he's gotta be fresh from the fight. »
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Ce n'était pas qu'une salle de jeux, mais un véritable appartement ! La salle commune était la plus grande, pour que nous puissions nous sociabiliser. Mais nous avions aussi une cuisine, des chambres et des salles de bains.
Plusieurs jours passèrent, je parlais et je faisais connaissance avec tout le monde. Ils étaient tous heureux de me montrer leurs pouvoirs à l'action. J'étais fasciné, mais aussi troublé de ne pas connaître les miens.
- Ne t'inquiète pas ! me rassura Lindsey. Il m'a fallu du temps pour comprendre les miens. Mais, Mme Barnes m'a bien aidé.
Cette 'Mme Barnes' dont le nom me faisait trop penser à Bucky Barnes, se trouvait être l'entraîneuse de nos Héros.
Eric s'amusait à faire léviter des objets, et Lindsey riait beaucoup.
En réalité, je passais beaucoup de temps avec James. Il restait le plus souvent contre la fenêtre, à regarder le monde vivre dehors, tout en se rongeant les ongles. Il ne parlait jamais, mais cela ne me dérangeait pas pour faire connaissance. Je buvais des tasses de thé avec lui, assise avec lui devant la fenêtre, et l'expression dans le bleu océanique de ses yeux parlait presque pour lui.
Parfois, il essayait de communiquer en utilisant ses mains, comme pour me demander de rester ou de regarder quelque chose de précis. Comme une nuit, lui et moi en proie à une insomnie, nous nous sommes retrouvés devant la fenêtre, admirant la ville dormir.
James a levé les yeux au ciel. La pleine lune éclairait la nuit noire et sa lumière se refléter dans ses yeux bleus. Il ne pouvait pas parler, mais c'était comme s'il hurlait sous la lune.
J'ai souri, en murmurant :
- Lunatique. Comme si nous étions sous l'influence de la lune...
Je dois avouer que mon cœur fondait complètement face à lui. Il semblait si innocent et mignon et pourtant, il faisait une tête de plus que moi et son T-shirt laissait apparaître son corps assez musclé. À côté de ça, il avait souvent besoin d'une vieille couverture usée qu'il traînait partout, tel un 'doudou' rassurant.
Je restais tout le temps avec lui.
Et lui avec moi.
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« I need a hero,
I'm holding out for a hero 'til the morning light,
He's gotta be sure, and it's gotta be soon,
And he's gotta be larger than life. »
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Quelques semaines plus tard, je n'avais pas encore découvert mes pouvoirs, ni même assisté aux cours de Mme Barnes. Curieuse, j'ai quitté la salle de jeux pour m'engouffrer dans les couloirs verts labyrinthiques du 13e étage. Avec cette couleur atroce, tout se ressemblait, c'était un bordel sans nom, et je n'ai seulement pu faire que quelques mètres dans ce dédale, par peur de m'y perdre.
Quand je suis revenue dans la salle de jeux, mes amis sautèrent sur moi avec excitation :
- Alors ? T'as vu quoi ?
- Y'a quoi comme salles ?
Même James m'interrogeait du regard.
J'ai fermé la porte derrière moi, en soufflant :
- Oula... Pour marcher là-dedans sans se paumer, il faudrait faire comme Hansel et Gretel avec les miettes de pain ! Ou alors, utiliser le fil d'Ariane.
James sourit et Lindsey explosa de rire.
Ce fut le lendemain matin que Mr Glass revint nous voir pour nous dire que nous allions enfin avoir un cours de préparation avec Barnes.
Cool, j'espère découvrir mes pouvoirs !
Je souris.
Eric et Lindsey semblaient presque blasés, eux qui maîtrisaient bien leurs dons.
James semblait inquiet. Il glissa une main dans la mienne, et de l'autre, il montra quelque chose du doigt. Je suivis le mouvement pour apercevoir, dans les coins des murs colorés... Des caméras.
Comment n'avais-je pas vu ça plus tôt ?
La salle de jeux était truffée de vidéos de surveillance.
Un voile d'inquiétude traversa les yeux bleus de James. Comme s'il me disait :
'Je suis désolé' ou 'Ça va aller...'
Mais... Pourquoi ?
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« Somewhere after midnight,
In my wildest fantasy,
Somewhere, just beyond my reach,
There's someone reaching back for me. »
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Enfin, dans l'après-midi, Mr Glass nous accompagna jusqu'à la salle d'entraînement. C'était une salle aussi grande qu'un gymnase, plongé dans l'obscurité avec seulement une vieille lampe qui tombait du plafond. Le sol était recouvert de tapis de gymnastique par sécurité.
Mme Barnes se tenait sous la lumière tamisée de l'ampoule. Elle était grande, costaud avec un air sérieux et sévère sur le visage.
Mr Glass quitta la pièce.
Eric, Lindsey, James et moi, nous nous sommes assis par terre, en tailleur, face à la professeure. Elle a commencé par un petit laïus au sujet de notre responsabilité face à nos pouvoirs et que nous devions nous entraîner durement pour devenir de bons Super-Héros.
OK...
Puis, elle appela chacun de nous, à tour de rôle, pour travailler sur nos pouvoirs.
Eric passa le premier, et réussit à léviter et à faire tous les exercices demandés par Barnes.
Lindsey aussi, ses ondes de choc frappèrent les murs du gymnase avec fracas.
Même James, sans parler, se leva et se mit à courir à la vitesse de la lumière dans la salle. Puis, il se rassit à côté de moi en rongeant de nouveau ses ongles.
Enfin, ce fut mon tour...
Je me levai pour me poser devant Barnes. J'étais pieds nus, dans ma robe, sur le tapis et j'attendais... La professeure dit :
- Généralement, pour débloquer les pouvoirs, il faut utiliser la colère et son instinct de survie.
Je fis 'oui' de la tête, sans trop comprendre. Elle reprit :
- Frappe-moi.
Je tiquai :
- Pardon ?!
- Frappe-moi. De toutes tes forces.
Choquée et inquiète, je bégayai :
- Q-Quoi ?... Non !
Mais Barnes n'en démordait pas. Elle se jeta sur moi et m'asséna un coup de poing dans les côtes. Le souffle coupé, je tombai au sol.
- Frappe-moi ou je vais te détruire.
Je me suis relevée, difficilement, et de mon poing gauche, j'ai essayé de la frapper à mon tour. Mais, elle a facilement paré mon coup et m'en a donné un autre au passage.
Durant de très longues minutes, j'essayais de me défendre, mais elle m'assommait à coup de crochet du droit, de coups de pieds, puis elle termina en me jetant sur le tapis.
Lorsque, soudain, j'ai senti quelque chose en moi...
Une chose étrange monter dans mon esprit...
Ma tête commença à me faire un mal inimaginable. Agenouillée par terre, j'ai plaqué mes mains sur mon crâne qui hurlait. J'entendais des voix, plein de mots et de paroles, qui n'étaient pas les miennes. Personne ne parlait dans la salle, mais j'entendais tout...
Barnes comprit que mes pouvoirs arrivaient. Elle sourit enfin. Sa méthode, aussi atroce soit-elle, fonctionnait. Sauf que, ce n'était pas assez rapide pour elle.
J'étais déjà pas mal amoché et elle ne pouvait pas me frapper plus que ça, au risque de me mettre K.O et de réduire son travail à néant.
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« Racing on the thunder,
And rising with the heat,
It's gonna take a Superman to sweep me off my feet. »
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Une migraine atroce tambourinait dans ma pauvre tête. J'avais envie de crier. Des murmures indistincts parlaient dans mon esprit. Je ne comprenais pas tout.
- … se passe ?
- … c'est quoi comme... ?
- … Alisone, concentre-moi sur m...
Impatiente, Barnes leva les yeux au ciel, en maugréant :
- OK, tes pouvoirs arrivent. Mais, apparemment, la colère et la douleur ne fonctionnent pas sur toi. Je vais essayer autre chose...
Elle sourit étrangement, en lâchant :
- L'amour.
Je n'ai pas eu le temps de comprendre ce que cela signifiait, parce qu'elle se dirigeait déjà vers James. Avec une facilité déconcertante, elle souleva James d'une seule main du tapis pour le traîner sous la lumière, en face de moi. En quelques secondes à peine, elle le frappa violemment.
Si violemment qu'il tomba à son tour sur le sol.
Mon cœur rata un battement et je me jetai vers lui.
Ce fut à ce moment précis que mon pouvoir se débloqua.
J'étais en larmes, au-dessus de James allongé sur le dos, ses yeux bleus m'observèrent et soudain, j'entendis une voix dans ma tête :
- Alisone ?
Perdue, je murmurai :
- James ?
Il sourit et, sans parler, m'expliqua :
- C'est moi, Ali, c'est moi. Ton pouvoir est de lire dans les pensées des gens.
Il glissa sa main dans la mienne, et me communiqua par télépathie :
- Je ne suis pas le même, dans mon esprit. Mon corps a trente ans, mon cerveau est resté bloqué dans l'adolescence, mais mon esprit est sain. Je ne suis pas malade, ici. Je suis lucide et je comprends tout, depuis le début...
Je souris jusqu'aux oreilles, lorsque Barnes cria :
- Alors ?!
- Il parle... dis-je.
Eric et Lindsey se jetèrent vers James et moi, en demandant avec entrain :
- Quoi ? Tu peux lire dans les pensées ?
- James peut parler par télépathie ! Trop cool !
En même temps que les phrases qu'ils disaient à haute voix, je pouvais aussi entendre leurs pensées.
Puis, une autre migraine vrilla mon crâne et je plaquai à nouveau mes mains sur mes tempes. Une autre voix entra dans ma tête. Plus dangereuse que les autres :
- … non... pas possible... elle ne peut pas... pire des pouvoirs... mourir...
En relevant mes yeux vers Barnes, je compris que les pensées venaient d'elle :
- Quoi ? demandais-je à haute voix. Pourquoi je n'ai pas le droit de lire dans les pensées ?!
- C'est trop dangereux pour le groupe. Cela ne doit pas se passer.
- Pourquoi ?!
Je criais toute seule, sans que mes amis ne comprennent, puisqu'ils n'avaient que la moitié de la conversation.
Barnes se jeta sur moi et, comme pour James quelques minutes plus tôt, me leva avec aisance et violence, puis me cracha presque, avec rage :
- Tu as le pire des pouvoirs... Et pour ça, tu dois mourir.
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« Up where the mountains meet the heavens above,
Out where the lightning splits the sea,
I could swear there is someone, somewhere watching me. »
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Barnes m'allongea de force sur un lit d'hôpital, dans l'infirmerie de l'immeuble. Comme je me débattais avec hargne, elle bloqua mes pieds et mes mains avec des lanières de cuir. Pendant ce temps, ses pensées retournèrent mon crâne :
- Tu vas tout savoir, tous les secrets de la compagnie. Ce n'est pas possible, c'est trop dangereux.
- Je ne dirais rien ! hurlais-je en bougeant dans tous les sens, en vain.
Sans parler, Barnes attrapa un scalpel, et pensa :
- Nos Héros sont conditionnés pour ne rien divulguer, s'il se voit emprisonner par les ennemis. Si tu es avec eux, ça ne servira à rien, tu saurais tout et tu mettras les missions en péril !
- Non ! Non ! Jamais !
Pourtant, Barnes rapprochait le scalpel de mon poignet droit, prête à me tailler les veines et à me tuer sans aucun remord.
Lorsque, par miracle, Mr Glass entra dans la pièce et la stoppa dans son élan.
Apeurée et énervée, Barnes expliqua absolument tout à Mr Glass, qui resta de marbre.
Calmement, il dit enfin :
- Je pense qu'un pouvoir comme celui-ci peut nous être utile. Imaginez, Mme Barnes, Alisone pourra lire dans les pensées de tous nos ennemis. Connaître leurs pièges et leurs intentions à l'avance, pour que nous puissions les déjouer simplement.
Barnes se renfrogna et pensa :
- Ouais... Mais elle lit dans nos pensées, c'est malsain. Je ne veux pas qu'elle lise dans les miennes.
- Pardon... dis-je à haute voix, sans m'en rendre compte.
Après une longue discussion entre Mme Barnes et Mr Glass, celui-ci lui ordonna de me détacher et de me laisser retrouver les autres. Il voulait une équipe de Héros et j'en faisais partie.
Point final.
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« Through the wind and the chill and the rain,
And the storm and the flood,
I can feel his approach like a fire in my blood. »
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Mr Glass me ramena dans nos appartements. Une migraine atroce cognait dans mon crâne. Je pouvais entendre Mr Glass qui essayait de contrôler ses pensées.
- … pense à rien... essaye de compter... ne pense à rien...
Enfin, il ouvrit la porte de la salle de jeux, et je fus heureuse de retrouver mes amis qui me sautèrent dans les bras, enjoués.
Même si leurs pensées inondaient mon cerveau, j'étais contente de les revoir. James attrapa mes mains et communiqua normalement, à travers mon pouvoir :
- Est-ce que tout va bien ?
- Oui, oui, merci, James.
Eric et Lindsey passèrent leurs regards de moi à James et de James à moi.
- J'arrive pas à croire qu'il puisse parler ! s'écria la jeune femme. C'est trop cool !
- J'ai toujours pu parler, mais personne ne pouvait m'entendre... Jusqu'à maintenant.
Il sourit.
Moi aussi.
James posa une main sur mon visage, dont les bleus des coups de Barnes commencèrent à apparaître petit à petit :
- Je suis désolé... Je me doutais bien que Barnes utiliserait les caméras de surveillance contre nous.
- C'est moi qui suis désolée pour ce qu'elle t'a fait.
James me prit dans ses bras.
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« I need a hero,
I'm holding out for a hero 'til the end of the night,
He's gotta be strong, and he's gotta be fast,
And he's gotta be fresh from the fight. »
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Quelques semaines, et plusieurs entraînements plus tard, nous étions prêts pour notre première mission. Mme Barnes nous donna nos costumes pour nous battre contre les nouveaux ennemis.
James et moi parlions toujours tous les deux. Lui, dans ma tête, et moi, à haute voix.
Au début, cela était étrange pour nos amis, mais ils étaient eux aussi très heureux de pouvoir communiquer avec lui, à travers moi.
James pensait que Lindsey et Eric étaient amoureux l'un de l'autre.
Ce qui était drôle, dans cette histoire, était sûrement que c'était similaire pour James et moi...
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Puis, je me réveillée à 4h20 du matin, et levée à 5h sans pouvoir me rendormir.
Bon... Vais-je réussir à ENFIN regarder le film 'Glass' ?
Comme il se trouve sur Disney +...
Allez, on essaye...
Au pire, je ferais comme pour le film 'Fresh', que je voulais voir pour Sebastian Stan. J'ai passé les passages les plus hardcores pour moi.
Je ferais pareil avec 'Glass'...
Let's go...
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20.11.2022
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