Hello ! :)
Et voici donc Camelia Hale !
Bonne lecture ! :D
I don't even need to change the world
I'll make the moon shine just for your view
I'll make the starlight circle the room
And if you feel like night is falling
I wanna be the one you're calling
'Cause I believe that you could lead the way
I just wanna be somebody to someone, oh
I wanna be somebody to someone, oh
I never had nobody and no road home
I wanna be somebody to someone
And if the sun starts setting, the sky goes cold
Then if the clouds get heavy and start to fall
I really need somebody to call my own
I wanna be somebody to someone
Someone to you
Banners – Someone to you
CHAPITRE 2 : CAMELIA HALE
30 août 2023
Cela faisait deux ans que Camelia n'avait pas vu sa famille. Elle avait passé ces deux dernières années en Norvège, elle parlait désormais parfaitement bien la langue nationale et il était temps pour elle de passer à autre chose.
Depuis des décennies, elle parcourait le monde et elle avait reçu son diplôme dans de nombreux lycées. Bien entendu, elle ne restait que dans les pays froids et où le soleil ne brillait pas la moitié de l'année. C'était la seule condition que lui avait donnée Carlisle et Esmée – ses parents, d'une certaine façon – quand elle leur avait fait part de son envie de découvrir de nombreuses cultures.
Depuis près de soixante-dix ans, elle avait donc visité l'Etat de New-York, l'Utah, l'état de Washington, le Canada. Elle avait séjourné plusieurs fois chez leurs cousines Denali en Alaska. Il y avait eu l'Angleterre, l'Ecosse et tout récemment la Norvège. Elle avait bien d'autres idées pour sa prochaine destination mais elle devait d'abord revenir chez elle.
Cela faisait un an que sa famille avait déménagé à Ely dans le Minnesota et elle y mettait les pieds pour la première fois. Tout le monde serait là, même Renesmée et Jacob, ce qui était très rare car ils ne quittaient que rarement Forks. Il ne faisait aucun doute qu'Esmée et Carlisle devaient être ravis.
De son avion, elle regarda par le hublot pour observer les nuages. Il était toujours hors de question qu'elle soit à une autre place que celle-ci. Le monde était toujours plus intéressant d'en haut. Elle tentait d'éviter les regards dans sa direction, problème de vampire. Leur aura attirait toujours le regard des humains de par leur beauté surnaturelle.
En tant que vampire, elle n'avait aucune imperfection. Sa peau était nette sans un détail pour l'entacher, ses cils étaient longs et agrandissaient son regard. Ses cheveux blancs brillaient et aucune mèche ne dépassait. C'était un des vrais privilèges. Elle en jouait souvent, bien sûr. Bien qu'elle évitait toutes relations amoureuses et sexuelles avec les humains, c'était bien trop dangereux. Elle avait bien appris d'Edward, qui savait où cela aurait pu les mener Bella et lui ? Et puis, on s'amusait bien mieux avec des vampires.
«-Mademoiselle ?, l'interpella l'hôtesse de l'air., Aujourd'hui, nous vous proposons pâtes aux quatre fromages ou poulet à la moutarde.
-Rien, merci., refusa-t-elle., Je n'ai pas faim.
-Vous êtes certaine ?, Camelia hocha la tête pour confirmer., Une boisson peut-être ?
-Un verre d'eau, s'il vous plaît. »
De toute façon, peu importait la boisson, la saveur lui paraîtrait fade. L'hôtesse de l'air lui tendit un gobelet en carton – au fil des années, les humains avaient de plus en plus à cœur l'écologie – Camelia la remercia et le posa sur sa tablette.
La faim la menaçait doucement mais son fromage ou son poulet n'aurait rien arrangé. Elle aurait dû aller chasser avant de prendre son avion, Rosalie n'aurait pas manqué de lui faire une leçon de morale de prendre un tel risque.
Le sang qui coulait dans les veines de chaque passager la titillait mais elle se sentait capable de résister. Elle aimait repousser ses limites et se mettre au défi, c'était sûrement pour cette raison qu'elle avait été une des plus rapides de la famille à être entourée d'humains.
Elle se tourna vers sa voisine, une femme d'une cinquantaine d'années. Camelia voyait très bien sa jugulaire, elle était parfaitement visible. Elle aurait été un plat appétissant. Cependant, depuis sa transformation, elle évitait de boire le sang humain. Comme chaque membre de sa famille, elle se contentait des animaux.
C'était la particularité des Cullen et des Denali, ils ne se nourrissaient que de sang animal.
Elle configura son écran et constata qu'ils arrivaient vers New-York, encore près de deux heures et elle serait à destination. Elle plaça son casque sur ses oreilles et démarra la musique proposée par la compagnie. Elle ouvrit son livre profitant du temps qu'il lui restait.
Camelia soupira de soulagement quand elle put enfin récupérer sa valise – qu'elle souleva presque de son petit doigt, force de vampire encore un privilège. Cela faisait prêt d'une heure qu'ils avaient atterri et cela avait été un véritable calvaire entre la sortie de l'avion et l'arrivée des valises. Le manque de personnel dans les aéroports ne s'arrangeait pas depuis quelques années et les retards devenaient effroyables.
Elle rejeta sa chevelure blanche en arrière, ne manquant pas d'hypnotiser plusieurs personnes autour d'elle ce qui la fit légèrement sourire. Elle passa les portes la menant à la sortie et chercha sa famille.
Proche de l'entrée, elle remarqua une jeune femme aux cheveux blonds pâles plus belle qu'elle encore ainsi qu'un grand jeune homme et très costaud – il aurait adoré l'entendre dire cela – aux cheveux noirs. Elle se dépêcha de les retrouver, bien qu'elle aurait pu aller beaucoup plus vite – vitesse de vampire, troisième privilège.
«-Rose ! Emmett ! »
Le couple se retourna et Rosalie se précipita pour la retrouver. Camelia lâcha la poignée de sa valise pour serrer sa sœur – ce qu'elle était depuis sa transformation du moins. Elle était plus qu'heureuse de la revoir. Elle était heureuse de revoir toute sa famille, mais surtout Rosalie. Elle avait toujours eu une place différente dans son cœur, sûrement car elle l'avait sauvée et avait pris soin d'elle chaque jour de sa vie de vampire.
«-Camelia Hale !, s'exclama Emmett., C'est presque une grâce de t'avoir parmi nous.
-Toujours dans l'exagération à ce que je vois., commenta-t-elle avant de prendre le mari de sa sœur, qui était aussi son frère – une longue histoire – dans ses bras.
-Depuis quand n'es-tu pas restée vivre avec nous ?, lui demanda Rosalie.
-Je crois que la dernière fois était quand je suis revenue pour protéger Renesmée avec toute notre petite armée, j'ai dû rester quoi ? Un an après cela ?
-Tu ne restes jamais bien longtemps., s'enquit Rosalie.
-On a une éternité pour se voir, ce n'est pas comme si nous avions une pauvre vie humaine. Je l'ai dit à Carlisle et Esmée autant que je puisse profiter de cette immortalité pour cultiver mon esprit. »
Camelia leva menton en haussant les sourcils et en balayant ses cheveux en arrière ce qui fit rouler des yeux Rosalie. Elle savait qu'elle avait tendance à l'insupporter mais cela n'était pas important, ce n'était qu'un léger détail.
Une odeur envoutante, à laquelle elle n'aurait jamais pu résister, lui parvint et elle tourna subitement la tête pour en découvrir la source. Elle entendait son cœur battre parmi tous les rythmes cardiaques des humains présents dans le hall, elle sentait l'odeur de son sang sucré, elle sentait son odeur tout simplement.
Il était à quelques mètres d'elle. Il devait être un peu plus âgé qu'elle – physiquement du moins car jamais il n'aurait pu être plus vieux qu'elle. Il avait des cheveux noirs parfaitement bien coiffés et – grâce à son quatrième privilège de vampire qui était la vision – elle vit parfaitement ses yeux vert émeraude. Il était élégamment habillé pour un garçon qui ne devait pas avoir vingt ans.
Et si elle avait eu un cœur qui assurait ses fonctions, elle était certaine qu'il se serait emballé. Elle ressentit toutes ses émotions s'accumulaient presque à déborder, elle le désirait. Ses sentiments prenaient possession de tout son corps. Elle ne savait pas si c'était un privilège ou non de vampire d'avoir ses sentiments multipliés, cela dépendait des circonstances probablement. Mais à ce moment, elle savait que ce n'en serait pas un. Au contraire, c'était une réelle calamité.
Avec grande difficulté, elle préféra ignorer tout ce qu'elle éprouvait bien qu'elle parvenait toujours à le sentir. Elle balaya du regard les personnes autour de Rosalie et d'Emmett.
«-Edward n'est pas là ?, demanda-t-elle.
-Non, il est resté avec tout le monde à la maison. », répondit Rosalie.
Ouf. Depuis qu'il était vampire, Edward avait le don de lire dans les pensées des personnes autour de lui. Autant dire qu'en sa présence, ils pouvaient dire au revoir à leur vie privée. Et à cet instant, elle était plutôt heureuse qu'il n'ait pas eu accès à ses pensées.
«-Tu as quelque chose à cacher au moins, Cami ?, railla Emmett.
-Non bien sûr que non., réfuta-t-elle.
-Oui, comme la fois où tu nous as caché pour Demetri. », grimaça Rosalie.
Demetri était un vampire presque aussi vieux que le monde. Il faisait partie du clan de Volturi, le clan royal des vampires. Les Volturi se nourrissaient de sang humain et n'avaient aucune pitié pour eux – tout le contraire de leur famille. Ils étaient sans cesse en quête de vampire aux dons et avaient, à maintes reprises, tenté de les recruter : Edward, Alice, Jasper, Bella et elle-même.
Comment avait-elle pu se retrouver dans les bras d'un Volturi ? Une bien longue histoire. A vrai dire, Camelia avait participé à un voyage scolaire en Toscane. Par curiosité, elle avait souhaité visiter la ville une nuit. Elle avait croisé Demetri qui était de garde, la suite et bien… on appelait cela la tentation, l'appel de l'interdit et le goût du risque.
«-Il n'était pas si terrible pour une nuit., préféra-t-elle répondre pour se défendre et elle ne mentait pas., C'était probablement une de mes meilleures expériences.
-Je ne veux pas en savoir plus !, s'outra Rosalie., Mais si c'était le seul… Nico, Samuel, Thomas…
-C'est bon ?, la coupa-t-elle., Ou tu veux faire toute la liste ? En soixante-dix ans, elle est longue je te préviens. Edward n'a qu'à s'occuper de ses pensées un petit peu ! Ou de sa fille, elle traîne avec un chien je vous rappelle !
-Laisse-la vivre, babe., intervint Emmett., Elle a bien raison de profiter.
-Tu voudrais profiter toi ?, dit Rosalie qui était très jalouse.
-Bien sûr que non, je t'ai toi !, dit Emmett en embrassant à pleine bouche Rosalie., Et Cam…
-Je vois qu'un avion décolle dans une heure pour l'Islande, ce serait sympa tiens !, tenta-t-elle d'échapper à la conversation de son âme sœur non trouvée.
-Non, on te garde avec nous. Désolée., l'interrompit Rosalie.
-Allez ! Viens là ! »
Emmett la saisit de toute sa force pour la prendre dans ses bras jusqu'à la soulever du sol. De toute façon, elle n'avait pas eu l'intention de partir. Profitant de l'étreinte d'Emmett, elle retrouva le garçon à quelques mètres d'elle. Peu importait tous les vampires avec qui elle avait eu une relation, jamais elle n'avait été autant attirée.
Après quatre heures de voiture, Camelia n'avait jamais été aussi heureuse de ne pas ressentir la fatigue, ils arrivèrent dans la nouvelle demeure des Cullen. Comme à chaque déménagement, Carlisle et Esmée n'avaient pas fait dans la demi-mesure.
Il s'agissait d'un immense chalet et elle était certaine qu'ils avaient une nouvelle fois chacun leur chambre, par chacun elle entendait par couple sauf elle. De grandes baies vitrées entouraient le chalet et elle pouvait déjà voir sa famille à l'intérieur. Elle sourit, elle était à la maison.
Une odeur désagréable dérangeait tout de même ses sens, cela n'était rien comparé au moment où elle ouvrit la porte. L'odeur de chien mouillé plus que nauséabonde aurait pu la faire vomir si elle en avait eu la capacité. Comment sa famille pouvait-elle la supporter ?
Dans le salon, assis sur le canapé en pleine discussion, elle repéra Renesmée et Jacob – son petit ami.
«-Tu devrais aller promener ton chien avant qu'il ne pleuve, Nessie., remarqua-t-elle en fronçant un sourcil.
-Ne commence pas Cami. »
La voix de Carlisle eut le mérite de faire taire son envie de provocation. Elle vit son père adoptif sortir de la cuisine – qui ne leur servait à rien soyons tout à fait honnête. Ses cheveux blonds étaient comme toujours impeccablement coiffés et ses yeux étaient les plus dorés de tous.
Il lui sourit et elle retrouva ce regard rassurant, ce premier regard qu'elle avait vu lors de son réveil en tant que vampire. Elle avait tout de suite su que tout se passerait bien grâce à lui, il avait été tout de suite réconfortant.
Son père lui tendit les bras et elle n'hésita pas à les trouver pour se laisser porter par son étreinte.
«-Content de t'avoir parmi nous., dit-il alors qu'Esmée arrivait pour elle aussi l'accueillir.
-Cami !, s'exclama Esmée comme si sa présence relevait d'un vrai miracle.
-On dirait que cela te surprend., plaisanta Camelia alors que sa mère adoptive l'étreignait chaleureusement.
-J'émettais mes doutes auprès de Carlisle. Je n'imaginais pas que tu reviendrais réellement t'installer quelques années avec nous.
-Ce sera l'occasion de découvrir le lycée d'Ely., haussa-t-elle les épaules n'étant que très peu convaincue.
-Je t'y ai inscrite la semaine dernière., l'informa Esmée., Tu commences le 5 septembre, cela nous laisse le temps de profiter ensemble ! Je suis tellement heureuse que notre famille soit entièrement réunie ! »
En effet, c'était un réel bonheur.
Elle enlaça Renesmée avec force et se contenta de serrer la main – du bout des doigts il ne fallait pas exagérer – de Jacob. Non pas qu'elle n'appréciait pas Jacob, au contraire bien qu'elle était trop fière pour l'admettre, mais son odeur était répugnante.
Renesmée allait avoir dix-huit ans le 11 septembre et elle semblait désormais plus vieille que Camelia. C'était très perturbant. Un privilège d'hybride, elle avait atteint l'âge adulte en à peine dix ans et garderait son apparence pendant des centaines d'années. Enfin, c'était ce que tout le monde pensait. Camelia ne pouvait que l'espérer.
La naissance de Nessie avait été un vrai bouleversement dans leur vie. Elle était la dernière née d'entre eux et elle était considérée comme la nièce de tous et petite fille de Carlisle et d'Esmée. Mais pour Camelia, elle était plus comme une petite sœur.
«-Camiiiii ! »
La petite voix d'Alice la fit se retourner et sa sœur se jeta à son cou en sautillant. Elle fut rapidement rejointe par Jasper, puis Edward et Bella et tous se retrouvèrent dans le salon. Renesmée leur accorda le plaisir de jouer un morceau de piano, c'était toujours aussi doux à l'oreille autant que lorsqu'il s'agissait d'Edward.
Tous lui demandèrent comment était la Norvège mais elle ne souhaitait pas parler d'elle maintenant – même si elle adorait cela. Elle préférait entendre les récits de sa famille, spécialement ceux de Renesmée qui était pleine d'espoir et de projets. Renesmée espérait que Jacob puisse quitter Forks afin de suivre leur famille mais étant un loup-garou, il était difficile pour Jacob de rester loin de sa meute.
Malgré sa feinte du peu d'intérêt qu'elle portait à Jacob, Camelia ne put qu'esquisser un sourire de voir Renesmée aussi heureuse. Il ne faisait aucun doute qu'ils étaient très amoureux. Elle ne put s'empêcher de dériver ses pensées vers son bel inconnu de l'aéroport.
Elle eut la sensation que ses joues s'enflammaient alors même que sa peau devait rester glaciale. Pourquoi devait-elle ressentir tant de passion pour une personne qu'elle ne reverrait jamais – un humain de plus est. Non pas qu'elle n'aimait pas les humains, bien au contraire, elle savait juste cet amour impossible. Mais elle avait toujours été attirée par l'interdit et le risque.
Elle s'imagina passer sa main dans ses cheveux noirs et contempler ses yeux émeraude pendant de longues minutes. Elle aurait aimé sentir son parfum de plus près, bien que son odorat de vampire lui ait donné un aperçu plutôt agréable. Elle aurait aimé sentir ses doigts sur sa peau et…
«-Et cette arrivée à l'aéroport ?, railla Edward., Tu devais être très contente de revoir Rose et Emmet, Cami non ? »
Oh non. Elle voyait très bien ce sourire, elle le connaissait très bien. Il avait recommencé !
«-Arrête de lire dans mes pensées Edward, s'il te plaît !, demanda-t-elle le plus gentiment possible.
-Je croyais que tu n'avais rien à cacher., s'étonna Emmett alors que Rosalie l'observait avec beaucoup de curiosité, elle ne pourrait pas lui mentir éternellement c'était certain.
-Comme si je le pouvais. », ricana-t-il.
Il était insupportable, elle savait qu'il se moquait d'elle car il pouvait très bien focaliser son don ailleurs. Elle le sut encore plus quand il se moqua d'elle après cette réflexion. Très bien, il voulait jouer, elle allait jouer.
Elle posa son coude contre son genou et posa sa tête sur sa main en le fixant de ses yeux dorés.
«-Qu'est-ce qu'il y a Cami ?, demanda Rosalie.
-Oh rien., sourit-elle.
-Je pense que papa n'aurait pas dû la chercher. », marmonna Renesmée amusée.
Elle se concentra sur un souvenir précis, sur ce fameux souvenir qui les faisait tous réagir. Elle repensa à cette nuit à Volterra, elle vit parfaitement bien la main de Demetri saisir son visage et la manière dont ils s'étaient jetés sur les lèvres de l'autre.
«-AH ! MAIS ARRETE CA !, recula soudainement Edward.
-Tu n'as qu'à regarder ailleurs ! J'aurais pu faire bien pire !
-Ah oui ? Pire que cela ?
-Edward ne provoque pas ta sœur., le prévint Carlisle.
-Merci Carlisle. », sourit-elle satisfaite.
Edward ne la lâchait pas du regard prêt à les défier, alors elle haussa les sourcils pour le provoquer. Elle allait lui faire comprendre ce qui pouvait être pire. Elle se redressa et souffla délicatement sur ses mains avant de les frotter entre elles. Il eut une expression horrifiée et se rassit à côté de Bella qui paraissait amusée.
«-D'accord., se résigna Edward., Je ferme mon don.
-Je te reconnais mieux là : raisonné.
-Renesmée a raison, tu l'as cherchée. », murmura Bella ce qui ne parut pas ravir Edward.
Vers une heure du matin, Jacob et Nessie leur dirent au revoir avant de partir se coucher. Malgré leur surnaturel, aucun des deux n'était immunisé au sommeil. Ce fut donc l'occasion pour Camelia d'enfin aller se rassasier. Elle commençait à ressentir la soif et elle était sûre que ses iris dorés devaient être plus foncés.
«-Qui est partant pour une partie de chasse ? »
Il y eut plus de volontaires qu'elle ne l'aurait imaginé. En moins de quelques secondes, Jasper, Rosalie, Bella, Emmett et elle se retrouvèrent près de la frontière canadienne. Ils eurent la chance de tomber sur un élan et sur un ours afin de se nourrir comme il se devait.
La soif apaisée et après s'être essuyée le visage du sang animal, Camelia se tourna vers Bella.
«-Tu ne voudrais pas utiliser ton bouclier en ma présence, s'il te plaît ? »
Elle gardait espoir que Bella accepte. Son don lui permettait de protéger son esprit et elle était inatteignable. Le mieux ? Elle pouvait l'étendre aux personnes autour d'elle. Ce n'était donc pas si stupide de lui en faire la demande.
«-Seulement si tu me dis tout. »
D'accord, elle avait peut-être trop misé sur Bella. Sa belle-sœur l'observa avec beaucoup d'intérêt et Camelia sut qu'elle n'aurait pas le dernier mot. Alors, elle s'avoua vaincue. Elle ne voulait plus qu'Edward ait accès à ses pensées car elle était risible. Elle savait que jamais elle ne parviendrait à sortir son inconnu de ses pensées alors même qu'elle l'avait seulement aperçu comme des millions de personnes chaque année
Elle tendit la main à Bella pour conclure le marché et Rosalie lui fit comprendre d'un regard qu'elle ferait partie de la confidence qu'elle le veuille ou non. Camelia attendit que Jasper et Emmett reprennent le chemin du chalet avant de se confier.
«-J'ai vu un garçon à l'aéroport.
-QUOI ?, s'exclama Rosalie apparemment peu ravie d'avoir manqué cette observation.
-Il était à quelques mètres de nous., et elle ne put s'empêcher de sourire en se remémorant ce moment., Il occupe mes pensées mais ce n'est rien. Il ne restera qu'un parfait inconnu dans une foule d'inconnus.
-Edward n'avait pas l'air de cet avis., remarqua Bella.
-Il ne sait pas ce qu'il a vu… C'est un humain. Je ne peux pas… Et même sans tout cela, comment le retrouver ? Il n'était rien qu'un coup de cœur, rien d'important.
-Cami., dit doucement Rosalie., Je te connais depuis soixante-dix-sept ans et jamais tu n'as eu de coup de cœur comme tu l'appelles. Jamais, une personne ne t'a occupé les esprits.
-Cela ne fait que quelques heures., rappela-t-elle.
-Et t'imagines-tu ne plus jamais l'avoir en tête ? Imagines-tu passer une journée sans le voir ?, poursuivit Rosalie.
-Pas même une heure., murmura-t-elle et elle se sentit ridicule.
-Je te rappelle que les vampires sont différents des humains. Leur amour est bien plus fort, il n'y a qu'une personne destinée.
-Les âmes sœurs…, conclut Camelia.
-Te souviens-tu qu'Alice était persuadée d'avoir vu la tienne dans une vision ?, demanda Bella en fronçant les sourcils., Edward était là. »
Camelia releva subitement la tête car elle comprit parfaitement où voulait en venir Bella. Edward savait qui était son âme sœur et peut-être même qu'il l'avait reconnu. Mais c'était idiot et insensé. Elle n'avait aucun avenir avec un humain et elle était toujours persuadée qu'il n'y avait aucune chance pour qu'elle le revoie.
«-Tu as le droit d'y croire Cami., dit Rosalie.
-Quand bien même ? Notre fatalité sera son humanité.
-Cela n'a jamais été un frein., commenta Bella.
-Tout le monde n'a pas le souhait de devenir un vampire, Bella., lui rappela Camelia.
-Comme tu le voudras., haussa les épaules Bella., Mais je suis certaine qu'il est la personne de la vision d'Alice.
-Attends de voir, tu pourrais être surprise. », lui sourit Rosalie.
Sa sœur et Bella disparurent en un instant et Camelia se retrouva seule dans la forêt. Avait-elle vraiment le choix ? Elle ne savait pas où il était, elle n'avait plus qu'à attendre. Rosalie avait raison…
Quelle surprise…
