Petit mot de l'auteure : non, je ne suis pas en train d'ouvrir un énième recueil avec Jaime et non, je n'ai aucun problème avec ce personnage.

Voici donc un recueil Jaime x Oberyn !


Ecrit pour un atelier trio de drabbles : trois mots à placer et dix minutes (ici Courage, normal, jour)

Contexte : UA saison 5


Jaime Lannister avait un talent naturel pour lancer des regards noirs.

D'ordinaire, Oberyn s'amusait plutôt bien de ce trait de caractère. Avec les années, il connaissait suffisamment le blond pour savoir comment l'énerver, ce qui ne manquait jamais de faire. Il le poussait à bout et, quand le Lannister se mettait à bougonner, il éclatait de rire. Comment rester sérieux en voyant ce grand homme faire la tête d'un enfant de trois ans vexé ?

Aujourd'hui, cependant, le dornien comprit qu'il avait plutôt intérêt à ne pas rajouter une couche supplémentaire. La situation était déjà assez tendue comme cela.

À vrai dire, Jaime était si furieux que Oberyn estima qu'il devait peut-être s'excuser.

- Je suis dés... avança-t-il, avant de se faire couper.

- « Désolé ? » Tu peux répéter ça ?

Le brun pressentait qu'il vaudrait mieux éviter. Toutefois, il était dornien et les dorniens faisaient preuve de courage.

Ou d'un manque total d'instinct de survie, à voir.

Quoi qu'il en soit, Oberyn prit le risque de répondre au blond.

- Je sais que pris des risques mais...

- S'engager à défendre mon frère lors du combat était un risque. Le faire sans mettre un putain de casque était inconscient. Et se pavaner devant la Montagne au lieu de l'achever était totalement idiot !

Le brun savait que la colère de Jaime était normale il avait eu terriblement peur. À vrai dire, lui-même c'était fait une belle frayeur en voyant son ennemi se relever et se saisir de lui. Si il n'avait pas réussi lui faire une clef, récupérer sa lance et lui enfoncer dans la carotide... Il aurait vécu son dernier jour.

Toutefois, il ne pouvait s'excuser de son inconscience.

- Si ce fumier avait tué Cersei, n'aurait pas tu souhaité le voir mourir ? Lui rappeler ses actes avant de l'achever ?

Oberyn vit que l'argument avait fait mouche, puisque Jaime se radoucit.

- Si, bien sûr... murmura-t-il en venant s'asseoir près de lui. C'est juste que... ne me fait plus jamais le coup de manquer de mourir sous mes yeux.

- Ça dépendra. Tu as un autre frère dont il faut sauver le cul ?

Pour toute réponse, Jaime rigola, avant de l'embrasser.

- Je ne quittera plus, dit alors plus sérieusement Oberyn.

Et, comme les paroles étaient alors superflues devant des promesses aussi vaines, les deux hommes restèrent côtes à côtes, profitant de la présence de l'autre.