Je ne possède aucun des personnages des films.
POST MI2 (Fiception de la fic "Au pire moment") La mission s'était mal passée, Luther n'en était pas étonné et le rapatriement un peu trop anticipé ne serait pas une partie de plaisir.
Ce texte a été écrit dans la cadre d'un défi où il faut écrire une fiception d'une de ses propres fics, j'ai choisi la fic "Au pire moment" pour rajouter du drama sur du drama.
En espérant que cela vous plaise !
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
UN RAPATRIEMENT DANS LA DOULEUR
La mission s'était plutôt mal passée, mais Luther n'en était pas étonné. L'un de leur insensible de chef avait trouvé intelligent d'appeler Ethan juste avant leur déploiement pour lui apprendre qu'il était seul… que sa mère était morte dans un accident, écrasée par un chauffard. Une mère que le jeune agent n'avait pas vue depuis presque deux ans et qu'il ne reverrait plus. Luther aurait bien étranglé le salopard qui l'avait appelé juste pour lui dire qu'il ne pourrait pas aller à son enterrement parce que son ami ne pouvait plus penser qu'à elle, qu'il avait manqué de vigilance et que ces salopards avaient des balles perforantes.
Et il y avait des pièges partout en Afghanistan. Leur cible était un mollah à extraire malgré des accords passés officiellement avec le gouvernement pour faire avancer la traque des talibans. Quand Luther comprit que le pire venait de se passer et que ses mains s'étaient recouvertes du sang de son ami, son cœur c'était mis à battre plus vite.
- Ne meurs pas Ethan, tu m'entends. Ne meurs pas…
OoooO
Cela faisait une semaine que cette mission catastrophique s'était passée. Luther, dans le couloir de l'hôpital militaire observait le médecin avec un air interloqué.
- Il est resté dans le coma trois jours. La balle a perforé son poumon. Il a encore du mal à respirer, vous ne pouvez pas le faire sortir tout de suite.
- On m'a demandé s'il pouvait être rapatrié, il l'est. On vous attend à Langley.
L'agent de l'IMF grogna, mais comprit qu'il n'aurait pas gain de cause. Il entra dans la chambre de son ami et soupira. Ethan était tellement pâle et il allait devoir faire 12 heures de vol de un avion-cargo.
Il se rapprocha, observa ses yeux clos et tendit la main pour serrer la sienne. Ses paupières battirent et un regard vert épuisé se posa sur lui.
- On rentre à la maison ? Demanda Ethan d'une voix trop faible.
- A ce qu'il parait.
- Tant mieux…. Répondit-il dans un souffle. Je connais un motel sympa.
- Non, je t'emmène à la maison.
- Luther… tu as une famille…
- Et un coéquipier blessé que je ne laisserai pas seul dans un motel.
Ethan lui fit un léger sourire, comprenant parfaitement qu'il ne le ferait pas changer d'avis… Il referma les yeux et perçut à peine la voix de Luther qui lui dit en lui serrant la main.
- Je vais voir ce qu'il te faut pour sortir d'ici. Je reviens vite…
OoooO
Luther avait détesté être obligé de le réveiller pour le sortir de son lit d'hôpital et l'avait tenu par la taille pour l'aider à monter dans l'avion-cargo militaire qui allait les ramener aux Etats-Unis par peur qu'il ne s'écroule tellement ses jambes tremblaient. En entrant, il comprit qu'ils n'étaient pas les seuls à entrer dans cet avion, il y avait une unité de six Marines qui les regarda du coin de l'œil. Luther ne dit rien et aida Ethan à s'asseoir sur la banquette avant de le surveiller du coin de l'œil. Pendant le décollage, il le vit se tendre en portant la main à sa blessure. Il ferma les yeux et une douleur réelle marqua son visage. Luther attendit que l'avion finisse de décoller pour poser sa main sur la cuisse de son ami.
Les yeux d'Ethan s'ouvrirent et il lui adressa un sourire qui se voulait rassurant, même si Luther ne fut pas dupe.
- Tu sais ce qu'on va faire, je vais m'asseoir par terre et tu vas poser la tête sur mon genoux.
- Je vais bien… mentit Ethan bien plus fatigué qu'il voulait bien l'admettre.
- Je sais, répondit Luther faisant semblant d'entrer dans son jeu, mais dormir ne pourra que te faire du bien.
Ethan aurait bien aimé lui trouver un argument pour le contrer, mais il avait mal, sa respiration était difficile et il se sentait épuise. Il hocha donc doucement la tête et se laissa faire.
Luther s'assit sur le sol de l'avion-cargo, s'appuyant contre la paroi et aida Ethan à s'allonger son ami posa la tête sur sa cuisse et se tourna vers lui, appuyant son front contre le ventre de Luther. Ce dernier le laissa faire et glissa ses mains dans les boucles brunes de son ami. Son pouce lui caressa le front et il l'observa s'endormir en grimaçant.
Luther pensait que c'était sans doute la meilleure solution pour un blessé, mais ne tarda pas à comprendre que les douze heures de vol seraient encore plus longues qu'il ne l'imaginait. A chaque trou d'air, chaque petites turbulences, Ethan se réveillait en sursaut, gémissait et sa peau se faisait de plus en plus pâle. Il n'allait pas bien, même s'il continuait à lui dire que tout allait bien et qu'il ne devait pas s'en faire.
Cependant, lorsqu'il se mit à toussoter durement, Luther comprit que le pire était à venir. Ethan toussa plusieurs fois et quand il glissa la main sous sa joue pour le soutenir, Luther frémit.
- Hey ! Tu tousses du sang ?
- Ce n'est rien, je vais bien, mentit Ethan avant de se remettre à tousser.
La main de Luther pressa un peu plus la joue de son ami.
- Non, tu ne vas pas bien.
Ethan ne dit rien, toussa un peu plus et se crispa. Ses yeux se révulsèrent doucement et Luther comprit qu'il venait de perdre connaissance. Il frissonna et lui pressa la joue avec douceur.
- Allez tiens bon Ethan. Dans quelques heures tu seras dans un lit et je prendrais soin de toi.
Bien évidemment, son partenaire ne put lui répondre. En revanche, ce que Luther n'avait pas pensé, c'était que leur situation avait fini par interpeler les Marines qui les regardaient. Le chef de l'unité observa ses hommes et se leva pour se rapprocher de Luther. Il s'accroupit devant lui et observa Ethan inconscient et dans la douleur.
- Vous n'êtes pas de la CIA ?
Luther redressa la tête et émit un léger rire sarcastique.
- Non, en effet.
- Alors pourquoi il est là ?
Luther se crispa et répondit sèchement.
- Pourquoi ? Il n'y a que la CIA qui a le droit de voyager avec vous ?
- Non, ce n'est pas ce que je voulais dire, dit le Marines. Je pensais qu'il n'y avait que la CIA qui se moquait de la vie de ses agents. Il a pris une balle dans un poumon ?
- Oui.
- Alors, il ne devrait pas être ici. Dans son état il aurait dû être rapatrié par avion sanitaire avec assistance médicale. La pression dans l'appareil, avec son poumon blessé, va lui rendre le voyage insupportable. De toute manière, il ne dort pas là ?
- Non, répondit sombrement Luther. Ce n'est peut-être pas plus mal…
- Bon sang, mais ils en ont rien à faire de nos vies ! Répliqua l'un des Marines en se rapprochant à son tour.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Demanda le capitaine des Marines.
- La mission a mal tourné, ils avaient des balles perforantes.
- Quelle saloperie, mais ça n'explique pas sa présence ici. Vous étiez en mission, il a été blessé. Il a besoin d'une assistance médicale.
- A condition que la mission soit officielle, souffla Luther.
Le capitaine des Marines, lui lança un regard en coin.
- Je vois…
- Attendez ! Mais je sais ce que vous êtes, dit l'un des Marines en détaillant plus fermement les deux amis. Vous n'êtes pas de la CIA, vous êtes les licornes de notre contre-espionnage, vous appartenez à l'unité secrète de l'armée créée par le colonel Briggs dans les années soixante-dix.
Luther ne dit rien et baissa les yeux sur Ethan dont il caressa doucement la joue.
- C'est ça ? J'ai raison ? Vous n'avez pas d'assistance médicale parce que vous n'êtes pas sensé exister. En fait, vous n'auriez même jamais dû nous croiser. Si Tibots ne s'était pas blessé au genou, nous serions rentrés demain.
- Il a raison ? Demanda le capitaine.
- En tous cas, il n'a pas tort, souffla Luther sans lever les yeux, ses doigts caressant doucement la joue d'Ethan.
Le chef des Marines hocha la tête, il ne le reconnaissait qu'à demi-mot, mais ça lui suffisait.
- On va essayer de lui rendre le voyage supportable. Il s'appelle Ethan ? Demanda le Marines qui avait entendu le hacker parler à son ami.
- Oui.
- Et vous ?
- Luther.
- D'accord Luther, moi c'est Todd.
- Enchanté, sourit Luther, merci pour votre sollicitude, mais vous n'êtes pas obligé de nous aider.
- Si ça vie ne représente rien aux yeux de vos supérieurs, il faut comprendre qu'elle représente quelque chose pour le reste d'entre nous, nous sommes tous du même côté, non ? Déjà, allongez-le sur le dos, il respirera mieux.
Luther hocha la tête et le capitaine Todd l'aida à tourner doucement Ethan dans ses bras. Il envisagea un moment de l'allonger sur le sol, mais Luther le cramponna doucement pour l'installer dans ses bras et il le laissa faire, comprenant qu'il y avait une réelle affection entre les deux partenaires. Se faire manipuler tira Ethan de son inconscience. Ses yeux papillonnèrent et son regard vert épuisé se posa sur son ami.
- Luther…
Ce dernier frissonna. Il y avait tant d'épuisement dans sa voix, tant de douleur dans son regard…
- Oui, comment tu te sens ? Demanda Luther en lui caressant doucement la joue.
- Ça va… souffla Ethan dans un murmure.
- Non, arrête de dire ça. On le sait que ça ne va pas.
Le jeune homme frémit, son regard s'accrocha au sien et il murmura en tenta de prendre une inspiration.
- J'ai du mal à respirer.
Luther hocha la tête et Todd se retourna vers ses hommes.
- Il n'y a pas de kit médical dans cet avion ?
Les Marines se levèrent et se mirent à faire le tour des caisses contenues dans l'avion. Le capitaine les rejoint et ils se mirent à fouiller. Quand Todd se rapprocha des dernières caisses dans le fond de l'avion, il fut rejoint par l'un de ses marines, celui qui avait fait le lien avec l'IMF et qui se rapprocha de lui pour lui murmurer.
- Comment on peut en arriver là ?
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Regarde-les… Ils ne sont pas que coéquipiers, ils sont amis ces deux-là et ça ne dérange pas leur chef de le faire agoniser dans ses bras… Parce qu'on est d'accord qu'il agonise ? On ne sort pas de son lit un type qui a pris une balle dans le poumon moins de sept jours après pour le jeter dans un avion-cargo sans assistance médicale. Elle doit être sacrément secrète leur mission pour qu'on ait besoin de les débriefer au mépris de sa vie.
- Je sais.
- Je ne trouve pas ça juste. Comment ils peuvent trouver des types qui acceptent de faire les missions les plus difficiles tout en sachant que leur vie n'a pas la moindre importance ?
- Il n'a pas de famille.
- Quoi ?
- Regarde comme son coéquipier agit avec lui, il est sa famille…
- Eh ben je trouve ça pire… parce que ça veut dire qu'ils peuvent le laisser crever tout en pensant que ce n'est pas grave parce qu'il ne manquera à personne…
Todd hocha la tête et reprit ses recherches. Il devait bien y avoir quelque chose qui pourrait l'aider dans tout ce matériel.
.
Pendant ce temps, Ethan se cambra doucement et tourna la tête vers Luther pour murmurer d'une voix faible après avoir toussoter.
- Je n'en peux plus…
- Je sais… Je le vois… Peut-être que tu ferais mieux de tout lâcher, ce n'est pas grave si tu perds connaissance, je suis là…
- Je… et si jamais… J'ai peur Luther…
Le cœur du hacker se serra. Ethan qui avait peur ce n'était pas la première fois. C'était la peur qui lui permettait d'être encore en vie parce qu'il était prudent même dans ses cascades les plus folles, mais Ethan à bout de force et tellement dans la douleur qu'il lui formulait pour de bon, ça ce n'était pas habituel. Alors, il lui pressa doucement la joue et répondit en souriant.
- N'aie pas peur, je suis là petit frère, je m'occupe de toi…
Ethan esquissa un léger sourire avant de gémir et de se mettre à toussoter. Il crachota du sang, haleta et murmura doucement.
- Luther… si… si… tu me ramèneras à Middlefield ?
Luther frissonna en comprenant le vrai sens de sa question et lui caressa doucement sa joue.
- Bien sûr que je te ramènerais chez toi…
Il attendait une réponse, mais elle ne vint pas. Ethan avait reperdu connaissance le font appuyé contre son ventre et il caressa de nouveau ses cheveux.
- Allez, accroche-toi…
- Hey ! J'ai une bouteille d'oxygène, s'exclama le Marines qui avait parlé avec Todd.
Son capitaine lui prit des mains et se rapprocha des deux amis. Son regard croisa celui de Luther alors qu'il posa le masque sur le visage de l'agent senior blessé en murmurant.
- Allez Ethan… Tiens bon… Je sais que c'est dur, mais accroche-toi… Ne meurs pas…
