Moi : Bonsoir tout le monde ! JOYEUX ANNIVERSAIRE KOMACHU ! ^o^/

Kyoya : Nan, va mourir Komachu.

Chris : Les 18 novembre sont salés chez Kyoya ! XD

Ryuga : Je suis suicidaire, j'ai lu l'OS...

Moi : Alors, votre avis votre honneur ? ~

Ryuga : Je te hais.

Kyoya : Je sors la vodka, je reviens...

Moi : Roooh, bande de rabat-joies ! Oui donc, l'OS ! Je vous préviens, c'est 100% pas de sentiments, ici on est là pour de la non subtilité et du smut ! XD

Chris : Je comprends leur réaction du coup XD

Moi : J'ai adoré écrire cette histoire, je me suis donnée à fond donc j'espère que ça va plaire à tout le monde mais surtout à toi, Komachu ! Joyeux anniversaire ma chère amie ~

Kyoya : *en train de se servir une vodka* Non, va mourir on a dit.

Chris : Y a que toi qui l'as dit mec XD

Moi : Disclaimer, et puis on pourra s'éclipser !

Ryuga : Wonderinn ne possède pas MFB et c'est tant mieux pour nous.

Moi : Moi aussi je vous aime, héhé ! Bonne lecture tout le monde ~


Réponse aux reviews :

Komachu : Tout le monde voulait que Pluto se fasse niquer la gueule XD

Coolio : If Kyoya learns about what Ryuga was about to do, he will be very angry X)
Tsubasa, still the best boy !
Yes, Ryuga really deserved that slap XD

Marius : Pluto mérite juste qu'on l'ignore, en tant que narcissique ça l'énerverait XD
Ça fait toujours plaisir de voir Tsubasa ! X)

Fairy Selene : Pluto aurait bien mérité au moins une baffe aussi, mais bon la loi hein XD
Cette fic ça va devenir Ace Attorney si je fais un chapitre procès XD
Tsubasa il a peur de rien, il porte ses couilles lui ! XD
En tant que fille d'avocats je confirme : ça sert toujours d'avoir un avocat dans son entourage ! u_u


-Kakeru, t'es vraiment sûr de toi là ?

-Mais oui nii-san ! Qu'est-ce qui pourrait mal se passer ?

Kyoya leva les yeux au ciel et ressentit une profonde envie de se facepalm, mais il se retint parce que ça ne se faisait pas. Son petit frère était toujours si naïf et insouciant, il ne changerait jamais.

Ce jour-là, ou plutôt ce soir-là, c'était l'anniversaire de Kakeru, le petit frère casse-cou et branché sports extrêmes de Kyoya. L'adolescent fêtait ses quinze ans, mais au lieu de faire une petite soirée d'anniversaire entre amis comme la plupart des gens de son âge, il avait eu la merveilleuse idée de faire sa soirée d'anniversaire…dans une maison abandonnée qui avait la réputation d'être hantée. Oui oui, dans une maison abandonnée réputée hantée. Et il osait demander « Qu'est-ce qui pourrait mal se passer ? ». Mais oui, qu'est-ce qui pouvait mal se passer dans une situation pareille ? Ce n'était ABSOLUMENT PAS dangereux de passer une soirée dans une maison abandonnée, donc en piteux état. Si quelqu'un passait à travers le plancher pendant la soirée, Kyoya ne serait pas surpris ! Il allait falloir surveiller tout le monde ce soir, l'aîné Tategami en avait marre d'avance.

À cette soirée d'anniversaire un peu spécial, ils étaient six : Kyoya donc, son petit frère Kakeru, évidemment, Ryuto, le petit frère de Ryuga mais surtout petit-ami de Kakeru, Gingka, Chris et Kenta. Kakeru avait envisagé d'aussi inviter Yu, avec qui il s'entendait très bien, mais il avait renoncé assez vite. Il n'avait pas trop envie qu'il y ait un meurtre le soir de son anniversaire, et qu'en plus le meurtrier soit son grand frère. Et sur tout ce petit monde, Kyoya et Chris étaient les seuls à avoir émis des réserves au sujet du lieu de la fête. Gingka et Ryuto, en bons joyeux inconscients qu'ils étaient, ne voyaient aucun problème avec le fait de faire une soirée dans une maison abandonnée. Quant à Kenta, il était plus préoccupé par l'aspect soi-disant hanté de la maison que par l'aspect abandonné. Surveiller tout ce petit monde allait s'avérer complexe et épuisant, Kyoya le sentait, mais il se rassurait en se disant qu'au moins il n'était pas seul pour faire ça, il y avait Chris pour le soutenir dans cette dure épreuve.

-Ça va être trop bien cette soirée ! S'exclama joyeusement le cadet Tategami devant le lieu de la fête, une vieille maison traditionnelle japonaise entièrement en rez-de-chaussée et abandonnée depuis près de cinq ans.

-Eh bah, elle est pas qu'un peu abandonnée cette maison, fit remarquer Ryuto, debout à côté de son petit-ami avec un énorme sac sur le dos qui contenait une partie de ce qu'il fallait pour la soirée. Je comprends pourquoi elle a la réputation d'être hantée.

-Ces derniers temps ça s'est accentué en plus, dit le blader de Pégasus avec un grand sourire habituel chez lui. Il parait que depuis quelques semaines, les gens du quartier voient de plus en plus souvent une silhouette passer devant les fenêtres !

-Et on va vraiment faire une soirée là-dedans… ? Demanda Kenta, bien pâle subitement. V-Vous êtes sûrs que c'est une bonne idée… ?

-Kenta, ça n'existe pas les fantômes, lui répondit Chris avec un petit sourire amusé. Par contre je vous préviens, va falloir faire gaffe là-dedans. La maison doit être bouffé par l'humidité et les moisissures, regardez où vous marchez.

-Oui oui, allez on y va ! Répliqua immédiatement Kakeru, coupant quasiment la parole au blond.

Et l'adolescent se précipita alors sur la propriété, entraînant Ryuto avec lui dont il tenait la main. Kyoya leva les yeux au ciel et pria toutes les entités qu'il connaissait de lui donner la force de gérer cette soirée, parce que là ça commençait plutôt mal. Son petit frère était bien trop excité, il allait faire une connerie, c'était sûr. Son sixième sens de grand frère s'agitait dans sa tête !

-Bon allez, suivons-les vite parce que sinon ils vont trouver le moyen de déjà faire une bêtise, soupira le blader de Léone en entrant également sur la propriété. Quelle bande d'hyperactifs…

Chris gloussa, amusé par le désespoir de son ami, et lui emboîta le pas, bientôt suivi par Gingka et Kenta. Le plus jeune de la bande n'était pas rassuré du tout à l'idée de devoir entrer dans cette maison lugubre mais il essayait de se rassurer en se disant qu'ils étaient plusieurs et que les fantômes n'étaient effectivement pas censés exister.

Quand ils furent tous entrés dans la maison, Ryuto ouvrit son sac et en sortit trois lampes torches. Il faisait nuit noire, les lampadaires ne fonctionnaient pas très bien dans cette partie de la ville, et comme la maison était abandonnée, il ne fallait pas compter sur l'électricité. Trois lampes torches suffisaient largement pour y voir quelque chose, ils n'étaient que six après tout. Le chasseur de trésors donna la première lampe de poche à Kyoya, la deuxième à Gingka, et il gardât la dernière pour lui.

-Le plancher n'est pas aussi pourri que ce à quoi je m'attendais, c'est un bon point, constata l'aîné de Kakeru en balayant le sol avec le faisceau de sa lampe.

-Ça grince de partout ici, on dirait qu'il y a quelqu'un qui marche… dit le blader de Sagittario d'une petite voix, accroché à Gingka comme si ça pouvait le protéger.

-Kenta, c'est juste le bois qui travaille, soupira Kyoya d'un ton blasé. T'as passé des mois à suivre Ryuga et t'es toujours aussi trouillard, c'est dingue.

Kenta ne réagit même pas à cette pique, il flippait un peu trop pour ça. De son côté, Kakeru était aux anges. C'était exactement cette ambiance qu'il voulait pour son anniversaire, cette ambiance de mystère ! Ça allait être son meilleur anniversaire, il en mettrait sa main à couper ! Tout heureux, l'adolescent casse-cou sautilla quasiment jusqu'à la pièce principale de la bâtisse, posa son propre sac, tout aussi chargé que celui de son chéri, et se mit à en sortir un nombre impressionnant de bougies. Un nombre VRAIMENT impressionnant. Ryuto, qui était là quand son petit-ami avait fait son sac, fut le seul à ne pas réagir à ce nombre astronomique de bougies et se contenta de s'assoir près du fan de sports extrêmes.

-Kakeru, tu comptes mettre le feu à cette vieille baraque ? Demanda Chris, un peu circonspect.

-Mais non, je fais attention ! Rétorqua Kakeru tout en disposant des bougies un peu partout dans ce qui fut autrefois la pièce à vivre de la maison.

-Dit-il en disposant des bougies qui n'ont même pas de porte-bougie sur un plancher et des meubles en bois qui ne sont plus de la première fraîcheur, pensa l'aîné Tategami avec désespoir.

Kyoya adorait son petit frère, mais qu'est-ce qu'il était insouciant… Heureusement que lui était assez prudent et terre à terre pour deux. Il espérait que ce soit suffisant pour que cette soirée ne tourne pas à la catastrophe, mais il avait comme qui dirait un mauvais pressentiment…

Et, comme trop souvent, l'intuition du lion s'avéra bonne. À force, c'était agaçant d'avoir toujours raison. Il ne fallut pas plus d'une demi-heure avant que son cadet ne trouve une idée « lumineuse » pour animer la soirée : faire un cache-cache dans la maison. C'était déjà une idée dangereuse de faire un cache-cache dans une maison abandonnée, mais en plus de ça Kakeru n'avait rien trouvé de mieux que de suggérer de le faire dans le noir complet, parce que « ce serait plus difficile et donc plus amusant ». Plus dangereux aussi, mais visiblement ce détail ne lui montait pas au cerveau. Kakeru vivait vraiment sur une autre planète question sécurité… Le blader de Léone se prépara donc mentalement à devoir jouer à un jeu quand même sacrément enfantin dans une maison abandonnée et dans le noir total qui plus est.

Quoi ? Oui, il allait se plier au jeu de son petit frère même s'il trouvait que c'était une idée quand même pas mal stupide. C'était les quinze ans de son seul et unique petit frère qu'il aimait de tout son cœur, il n'allait pas tout gâcher en jouant les rabat-joie de service, même si c'était souvent ce rôle il devait bien l'avouer. Et puis de toute façon, quand l'adolescent casse-cou avait une idée bien ancrée en tête, impossible de la faire ressortir ! Il voulait faire un cache-cache dans le noir dans une maison abandonnée ? Très bien, alors en avant, et tant pis si ça tournait mal ! Bon, Kyoya espérait quand même que ça n'arrive pas, il était pessimiste mais il avait des limites.

-Bon, qui compte alors ? Demanda Chris en posant les mains sur ses hanches.

-Pas moi, c'est mon anniversaire quand même ! Déclara immédiatement Kakeru en croisant les bras avec un air inflexible.

-J'veux bien me dévouer, dit Gingka avec son sourire niais habituel. Je compte jusqu'à combien ?

-On connait pas l'endroit et on est dans le noir, donc je dirais jusqu'à 100 et en prenant bien ton temps ! Lui répondit le petit frère de Ryuga avec un éclat de rire amusé.

Le rouquin hocha la tête, son sourire toujours fiché sur son visage, et ferma donc les yeux avant de commencer à compter. Dès qu'il eut dit « 1… », les cinq autres partirent à toute vitesse dans des directions différentes pour se trouver une cachette. Il y eut plusieurs « Aïe » et autres onomatopées de douleur dans la précipitation du démarrage de la partie, mais rapidement Kyoya ne les entendit plus car il était parti en courant vers le fond de la maison. En courant avec les bras tendus devant lui quand même, il voulait éviter de se manger un mur ou un meuble dans sa course. Une fois arrivé au bout du couloir qu'il avait emprunté, le vert se mit à tâtonner frénétiquement contre les murs jusqu'à sentir la texture d'une porte coulissante qu'il s'empressa d'ouvrir. Il ne savait pas où il était, mais il allait bientôt le découvrir de toute façon.

Une fois la porte coulissante refermée, Kyoya reprit son travail de tâtonnement pour comprendre où il s'était retrouvé et trouver une cachette sympa. Il commença par longer les murs et sentit sous ses doigts un interrupteur, qui ne servait à rien puisqu'il n'y avait plus d'électricité dans la maison, puis ce qu'il supposa être un tableau en liège rongé par l'humidité. Bien, alors il se trouvait probablement soit dans un bureau, soit dans une chambre. Peut-être qu'il restait dans cette pièce des meubles derrière lesquels se cacher ou bien qu'il allait réussir à trouver un placard, mais en tout cas il fallait qu'il fasse vite. Kyoya ne savait pas où Gingka en était de son décompte mais il devait sûrement approcher cinquante.

Le vert lâcha alors le mur qu'il longeait jusque-là et se dirigea vers le centre de la pièce, ses mains battant le vide devant lui pour chercher un éventuel meuble, mais cette précaution ne fut pas suffisante ses genoux heurtèrent le bois d'un meuble assez bas, lui arrachant un léger grognement de douleur. Kyoya pesta dans sa tête, baissa un peu plus les mains pour chercher dans quoi il s'était cogné et sentit sous ses doigts une sorte de planche travaillée en bois. Ça devait être le pied d'un lit à sommier, ce qui voulait dire qu'il se trouvait actuellement dans une chambre. Visiblement le meuble était en plutôt bon état, il tenait toujours debout et il semblait encore plutôt solide. Peut-être que le blader de Léone pouvait se glisser en-dessous ? Il pouvait toujours essayer en tout cas.

Toujours à tâtons, Kyoya tenta alors de remonter le lit dans le sens de sa longueur et essaya de voir s'il y avait toujours des draps dessus. Il mit la main sur ce qu'il pensait être le matelas, mais la sensation fut très bizarre… Au lieu d'être doux, moelleux, froid et humide, comme le matelas d'un lit abandonné à l'humidité depuis cinq ans devait l'être, ce qu'il venait de toucher n'était ni doux ni moelleux et dégageait de la chaleur. Ça n'avait aucun sens… Comme l'adolescent aux yeux bleus portait des mitaines il avait un peu de mal à définir la sensation sous ses doigts, mais ça ressemblait étrangement à la texture du cuir. Ça non plus ça n'avait aucun sens, du cuir ne pouvait pas être chaud, enfin à moins d'être porté par quelqu'un.

-Je peux savoir ce que tu fabriques Tategami ?

Kyoya sursauta brusquement et manqua de tomber en arrière tant il fut surpris. Non seulement il reconnaissait cette voix, mais en plus elle ne venait pas de derrière lui mais du lit.

-Ryuga ?! S'étrangla quasiment le lion à voix aussi basse que possible.

Il était sûr de lui, il ne pouvait pas se tromper. Kyoya était capable de reconnaître la voix de Ryuga entre mille, le blanc avait un timbre très particulier, et puis tous deux étaient obligés de se fréquenter un peu puisque leurs cadets sortaient ensemble donc l'adolescent s'était habitué à cette voix. Mais qu'est-ce que Ryuga fabriquait allongé sur un lit dans une chambre d'une maison abandonnée ? Et pourquoi était-il resté là sans bouger quand Kyoya était entré ? Et en fait pourquoi paraissait-il ne pas savoir qu'il y avait d'autres personnes dans la maison ? Ce n'était pas comme s'ils avaient fait preuve de discrétion, c'était même tout le contraire. Cette histoire n'avait ni queue ni tête…

-Mais qu'est-ce que tu fous là ?! Demanda le vert.

-J'te retourne la question, lui rétorqua le blader de L-Drago en se levant. Il ne le voyait pas bien dans le noir mais il réussit tout de même à deviner ses cheveux blancs. Je squatte les maisons abandonnées si ça m'amuse, mais toi tu fous quoi ici ?

-C'est pas tes affaires, grogna Kyoya sur la défensive, comme presque toujours avec le dragon. À quoi tu joues hein ? Pourquoi t'as pas dit que t'étais là au moment où je suis rentré ?!

Ryuga ne répondit pas mais l'adolescent l'entendit fouiller dans ses poches et vit soudainement une lumière percer l'obscurité de la pièce, lumière qui provenait en fait de l'écran du téléphone du blanc et qui illumina légèrement son visage. Kyoya vit alors autour du cou de l'homme un gros casque noir sans fil. Ah, effectivement, ça expliquait qu'il n'ait rien entendu du tout. Ça semblait être un modèle de casque réducteur de bruit en plus.

-J'ai coupé ma musique quand tu t'es pris le pied du lit dans les jambes, ricana le plus âgé d'un ton moqueur, rangeant en même temps son téléphone dans sa poche et les replongeant donc dans le noir.

-Mais c'était beaucoup plus marrant de me laisser encore galérer après hein, grogna le lion d'un air rageur que son interlocuteur ne pouvait pas voir. T'aurais pu au moins dire bonjour, enfoiré.

-Je voulais, mais tu m'en as pas laissé le temps, lui répondit Ryuga. Toi t'as une manière bien étrange de dire bonjour, Tategami.

-C'est bon, je t'ai touché la jambe, tu vas pas pleurer non plus, répliqua l'adolescent en levant les yeux au ciel, ce que Ryuga ne pouvait toujours pas voir. Et arrête de m'appeler Tategami bordel, je m'appelle Kyoya.

-Eh bien, Kyoya, c'est pas ma jambe que t'as touché.

-Hein ? Bah j'ai touché quoi alors ? J'ai touché du cuir, c'était ton pantalon non ?

-Oui, c'était mon pantalon, mais t'as pas posé ta main sur ma jambe.

Kyoya ouvrit la bouche pour redemander à l'empereur dragon ce qu'il avait donc touché, mais ça fit « tilt » dans sa tête avant qu'il ne puisse sortir un mot. Il rougit immédiatement jusqu'à la racine de ses cheveux et grogna entre ses dents avec beaucoup de contrariété. Évidemment, il fallait avec sa chance légendaire que, sur l'intégralité du corps de Ryuga, il ait touché le seul endroit qu'il ne fallait pas toucher. Vie de merde.

-Tes manières laissent à désirer Kyoya, le railla le blanc avec un amusement si tangible dans sa voix que le lion éprouva une immense envie de le baffer rien qu'avec ça. Moi ça ne me dérange pas que tu fasses ça, mais tu pourrais au moins dire bonjour avant.

-Ta gueule, j'ai pas fait exprès je te signale, marmonna le blader de Léone. J'y voyais rien au cas-où t'aurais oublié.

-Quoi, tu veux dire que tu viens de me peloter sans faire exprès ? Je suis déçu.

Kyoya était prêt à envoyer bouler Ryuga une nouvelle fois mais il entendit au loin dans la maison des éclats de rire et retint soudain son souffle. Merde, la partie de cache-cache ! Ça lui était sorti de la tête à cause de cette rencontre inattendue. Il n'avait toujours pas trouvé de cachette avec tout ça, c'était pas bon du tout ! Éternel compétiteur, le vert était bien décidé à gagner cette partie de cache-cache, et c'était pas Ryuga qui allait l'en empêcher.

-Y a un placard dans cette pièce ? Demanda-t-il sans détour.

-Euh, oui, lui répondit le blanc avec un air circonspect. Il est derrière toi. Pourquoi tu veux savoir ça ? T'es bizarre aujou-

Ryuga n'eut pas le temps de terminer sa phrase, Kyoya lui saisit le poignet et l'entraina avec force en arrière, vers le mur. L'adolescent se dépêcha de tâter le mur jusqu'à trouver le bois de la porte du placard, puis la poignée de la porte, et là il l'ouvrit et se précipita dans le placard, avec Ryuga.

-Mais qu'est-ce qui te prend aujourd'hui ? Demanda ce dernier avec un certain amusement tandis que le lion fermait la porte. Tu me tripotes, tu me traines dans un placard ! Tu sais très bien que si tu veux quelque chose, il suffit de demander !

-Ferme ta gueule bordel, tu parles trop fort, gronda le vert, l'oreille collée à la porte du placard pour écouter les bruits dans la maison. Contente-toi de rester là en silence, tu sais le faire ça non ?

-Et j'aurai le droit à une explication un jour ou je dois essayer de deviner ce qu'il se passe ? Dit simplement l'empereur dragon en croisant les bras, acceptant tout de même de baisser d'un ton.

-C'est l'anniversaire de mon frère, il a voulu venir ici et puis il a eu l'idée de faire un cache-cache dans le noir, c'est tout, résuma vite fait Kyoya.

-Mmh, Ryuto m'avait parlé de ça. Je pensais pas qu'il parlait de cette maison précisément, sinon je me serais barré pour ce soir.

-Voilà, donc contente-toi de la fermer, je compte pas perdre un stupide cache-cache à cause de toi.

Le ton de Kyoya laissait clairement entendre qu'il ne comptait plus parler après ça, mais Ryuga n'était pas franchement décidé à lui obéir et à se taire. Le blader de L-Drago n'était pas quelqu'un de bavard, il était même plutôt l'inverse, mais il n'aimait pas qu'on lui donne des ordres comme l'adolescent aux yeux bleus venait de le faire et il n'appréciait pas franchement non plus d'avoir été dérangé dans sa solitude habituelle. Tout ce qu'il voulait lui c'était dormir tranquille dans sa petite maison squattée, comme tous les soirs, et puis sans prévenir Kyoya débarquait, se cognait dans son lit, lui pelotait l'entrejambe sans le vouloir, et maintenant en plus il lui donnait des ordres ? Ryuga savait que l'adolescent était gonflé, mais là il dépassait les bornes. Puisque c'était comme ça, il allait lui pourrir sa partie de cache-cache en jouant avec ses nerfs. Autant lier l'utile à l'agréable.

Toujours collé à la porte pour écouter les bruits dans la maison et s'assurer que Gingka ne venait pas dans cette direction, Kyoya avait quasiment oublié la présence du blanc dans le placard avec lui. Il était trop concentré sur sa partie de cache-cache et la victoire qu'il espérait rafler. Il n'entendait pas Gingka arriver, c'était bon signe, mais la présence d'une autre personne avec lui dans le placard se rappela soudain à lui quand il sentit une main lui toucher les fesses. Ç'aurait pu être accidentel, enfin si la personne avec lui n'avait pas été Ryuga. Là, c'était totalement intentionnel.

-Ryuga, vire ta main de mon cul, soupira le lion avec lassitude.

-Et pourquoi je ferais ça ? Ricana l'empereur dragon.

-Parce que je l'ai dit, lui répondit Kyoya. Le consentement, ça te dit quelque chose ?

-Tout de suite les grands mots. On est partis pour rester dans ce placard un moment, moi je te propose un moyen sympa de passer le temps, glissa le plus âgé sur un ton de plus en plus bas et sensuel, s'approchant du vert jusqu'à presque coller son buste contre son dos.

-J'ai dit non, c'est pas le moment.

Si Kyoya ne paraissait ni choqué ni même un peu dérangé par le fait que le blader à la mèche rouge sang venait de lui proposer de coucher ensemble pour passer le temps, c'était parce que ça leur était déjà arrivé justement de coucher ensemble. Ça pouvait paraître surprenant, après tout Ryuga et Kyoya s'étaient détestés pendant longtemps et ne l'avaient absolument jamais caché, mais les choses avaient changé entre eux depuis que leurs petits frères sortaient ensemble. Les deux aînés avaient décidé d'enterrer la hache de guerre pour faire plaisir à Ryuto et Kakeru, puis ce qui au début ne devait être qu'une trêve s'était peu à peu muée en un début d'amitié…et là ça avait soudainement dérapé vers ce qu'on appelait une amitié avec des affinités, beaucoup d'affinités. En quelques sorte on pouvait dire qu'ils étaient sex-friends, même s'ils ne se voyaient pas franchement souvent. Mais bon, là ce n'était pas le moment pour un câlin de toute façon.

-Tu dis pas non parce que tu n'as pas envie, tu dis non parce que t'as peur qu'on t'entende, dit Ryuga avec un sourire en coin, visiblement pas décidé à lâcher l'affaire.

-Merci Captain Obvious, rétorqua le vert. Je suis en train de faire un cache-cache, j'ai moyennement envie de perdre à cause d'un gémissement de plaisir. Et puis les placards ça m'excite pas trop.

-Quoi, t'es traumatisé parce que t'y as passé trop de temps ? S'amusa l'empereur dragon sans lâcher son sourire en coin.

-Haha, très drôle, lui répondit Kyoya en levant les yeux au ciel, enfin au plafond du placard. T'es bien content que j'en sois sorti du placard, sinon toi et moi ça n'existerait pas.

-Ah ça, j'ai pas dit le contraire. Mais pour en revenir à notre sujet de base, moi ça m'excite les placards. On est juste tous les deux, à l'étroit… Allez quoi, me dis pas que ça ne te tente pas un peu. Je te connais Ky-

Une nouvelle fois, Ryuga ne put terminer sa phrase. Cette fois-ci, il fut coupé par la main du blader de Léone qui se plaqua avec violence sur sa bouche, l'obligeant à se taire. L'adolescent avait failli le manquer dans le noir, il l'avait tapé dans le menton avant de réussir à bien plaquer sa main sur sa bouche. Il lui avait fait mal d'ailleurs, il l'avait griffé cet idiot ! Franchement, qu'est-ce qu'il pouvait être bourrin ce mec.

Kyoya se fichait éperdument d'être brusque ou d'avoir fait mal au blanc en lui clouant le bec, il avait entendu des bruits et il était hors de question d'attirer l'attention. Gingka n'était peut-être pas une lumière mais il avait une bonne audition et il savait très bien s'en servir quand il ne pouvait pas se fier à sa vue, et puis s'il avait trouvé d'autres personnes en chemin ça faisait encore plus d'oreilles à disposition pour les recherches, donc Ryuga allait bien la fermer sa grande gueule ! Le problème, c'était que le dragon ne voulait pas coopérer et qu'il pouvait s'avérer plein de ressources pour l'emmerder, le plus jeune le savait. Et puis… Pour être parfaitement honnête, Kyoya trouvait la situation assez excitante. Le placard n'était pas bien grand, il sentait la chaleur corporelle de l'empereur dragon près de lui et ça lui collait des frissons de partout. Ça sentait le roussi cette histoire… Bordel, ce genre de choses n'arrivait vraiment qu'à lui. Mais qu'avait-il fait au monde pour mériter un karma si contrariant ?

Comme il s'y attendait, il ne s'écoula même pas trente secondes avant que Ryuga ne commence son petit manège. Le blader aux yeux de dragon ricana sous la main de l'adolescent et tendit la main pour attraper un bout de son t-shirt, tirant alors le plus jeune vers lui. Pour la forme Kyoya essaya de résister, mais au fond il n'en avait aucune envie. C'était une connerie de céder à sa libido, il était du genre bruyant quand il prenait du plaisir et il savait qu'il aurait beaucoup de mal à retenir ses gémissements et ses cris, mais il n'arrivait tout simplement pas à résister à Ryuga. C'était plus fort que lui ! Si les deux bladers au tempérament explosif qu'ils étaient avaient eu du mal à s'entendre sur le plan amical, sur le plan sexuel l'entente était si bonne qu'on pouvait parler d'osmose. Il n'y avait que comme ça qu'ils se comprenaient complètement d'une certaine manière. Et puis bon, le vert ne l'assumait pas vraiment mais le risque d'être surpris en pleine action l'excitait bien comme il fallait. Foutus kinks.

De son côté, Ryuga fut ravi de sentir le blader de Léone baisser les armes et ne perdit pas une seconde pour le coller contre lui. Il s'était permis d'insister parce qu'il avait envie de jouer avec ses nerfs mais aussi et surtout parce qu'il avait senti qu'il lui disait non mais qu'en fait il avait envie de dire oui. Il connaissait assez son amant pour différencier un faux non d'un vrai non, et, quand il sentit les fesses de celui-ci entrer en contact avec son entrejambe, il se remercia intérieurement de comprendre aussi bien la psychologie compliquée du lion. Dieu qu'il avait un cul merveilleux ce mec ! Un petit cul rebondi et raffermi par une intense activité sportive qui allait de pair avec son statut de blader. Ils avaient beau être encore habillés tous les deux, le simple contact du fessier de Kyoya avec sa queue à travers leurs fringues suffit à lui donner un début d'érection.

Le vert le sentit bien, impossible d'ignorer ça vu qu'ils étaient collés dans ce petit placard étroit, et se mordit la lèvre avec désir. Oh puis merde, tant pis pour le cache-cache ! De toute façon il n'entendait plus de bruits dans le couloir menant à cette chambre, ce con de Gingka avait dû repartir dans l'autre sens et eux avaient le champ libre. Il ne pouvait pas se retourner, il n'y avait pas assez de place dans cet espace restreint et de toute façon Ryuga le tenait trop contre lui pour ça, mais l'adolescent avait toujours les mains libres et ne se priva pas d'en glisser une dans le bas de son dos pour peloter le sexe de son amant à travers son pantalon en cuir. Le dragon laissa échapper un petit ricanement teinté de plaisir et décida de faire de même tout en remontant son autre main sous le t-shirt de Kyoya.

Il connaissait par cœur son gros point sensible : ses tétons. Il suffisait de simplement les effleurer pour le rendre complètement fou, et Ryuga adorait ça alors il ne se privait jamais. Tout en pelotant l'adolescent aux yeux bleus de sa main gauche, il s'amusa donc de sa main droite à caresser et pincer ses tétons. Quasi instantanément le pourtant si stoïque blader de Léone se mit à trembler et pousser des petits gémissements, presque des couinements, à cause du plaisir, resserrant du même coup sa prise sur le début d'érection de Ryuga. Ce dernier savait très bien ce qu'il venait de déclencher et ricana tout en continuant son petit manège, léchant et mordillant le cou de Kyoya pour achever de lui faire perdre la tête. Il était prêt à parier que dans moins d'une minute les choses sérieuses allaient commencer, il sentait déjà son amant accélérer ses caresses sur son sexe à travers son slim en cuir pour le faire complètement bander le plus vite possible. Ils n'étaient tous les deux pas fans des préliminaires, ce n'était pas vraiment leur truc alors ils expédiaient toujours ça pour directement passer aux choses sérieuses. Et cette fois-là ne ferait pas exception.

Dès que Ryuga sentit que son érection était au maximum, c'est-à-dire au moment au moment où elle commença à devenir douloureuse sous ses vêtements, il repoussa avec précipitation la main de Kyoya pour défaire sa ceinture, déboutonner son pantalon et le baisser sur ses cuisses, entraînant avec son boxer. Il ne put retenir un soupir de soulagement quand son membre se retrouva à l'air libre, ça faisait un bien fou… Le blanc adorait son pantalon en cuir, mais bordel que c'était douloureux de bander en-dessous ! Quand ça le serrait, ça le serrait vraiment trop. Le lion ricana légèrement à ce soupir, plutôt habitué à cette réaction, mais il n'avait pas trop la tête à railler Ryuga à ce sujet. Il crevait d'envie de se faire prendre et son amant était d'ores et déjà prêt à le faire, alors qu'est-ce qu'il attendait pour se déshabiller lui aussi ? En deux temps trois mouvements, Kyoya se retrouva donc dans le même état que l'empereur dragon : en érection, son pantalon et son boxer baissé sur ses cuisses.

-Alors, t'es prêt ? ~ Glissa Ryuga à l'oreille du vert d'un ton chaud et sensuel.

-Tu parles toujours trop, lui rétorqua Kyoya avec un ricanement provocateur, repassant sa main droite dans le bas de son dos pour saisir son sexe en érection. Arrête de parler et mets-la moi ~

-Mmh ~ Avec plaisir, mais il va falloir me guider un peu, ricana le plus âgé après s'être léché les lèvres, bouillant d'excitation. On est dans le noir je te rappelle, je ne vois pas trop ce que je fais ~

En vérité, s'il l'avait voulu le blader de L-Drago aurait parfaitement pu se débrouiller lui-même, mais ce n'était pas ce dont il avait envie et Kyoya le savait parfaitement. Malgré l'étroitesse du placard, le vert parvint à se tourner légèrement pour se mettre face à un mur contre lequel il prit appui d'une main et guida de l'autre le sexe tendu de son amant jusqu'à son intimité. Ça faisait plusieurs semaines qu'ils n'avaient plus baisé tous les deux alors il s'était plus que probablement resserré, mais il s'en fichait totalement. Il n'était pas en sucre, il pouvait parfaitement supporter la légère douleur que ça allait lui provoquer. Ryuga était un super coup, ça valait bien la peine de souffrir un peu pendant moins d'une minute.

Le dragon se mordit la lèvre inférieure avec plaisir en sentant l'intimité de Kyoya contre le bout de son sexe. Rien que cette sensation était merveilleuse, mais la suite le serait bien plus encore. Il ne perdit donc pas de temps pour entamer les hostilités. Le blanc mit sa main droite sur la hanche du blader rebelle, sa main gauche contre le mur pour avoir un appui solide, et d'un mouvement de hanche précis, sensuel et pas franchement tendre il le pénétra, laissant échapper de sa gorge un long râle de plaisir tandis que son membre s'enfonçait entre les chaires de son amant. Kyoya gémit lui aussi longuement de plaisir, les mains appuyées contre le même mur, se moquant complètement de la brutalité de cette pénétration. Il y était habitué et c'était même ce qu'il voulait. Le sexe tendre et amoureux, très peu pour lui. Ce que le lion aimait c'était la brutalité, le côté sauvage et un peu bestial du sexe, et c'était exactement ce qu'il avait avec Ryuga. Ils ne faisaient pas l'amour, ils baisaient comme deux bêtes sauvages, et ça leur allait très bien comme ça.

À l'instant même où le plus âgé sentit que sa queue ne pouvait pas aller plus loin entre les chaires du lion, il recula pour en sortir, puis il y revint avec la même force qu'à la première pénétration, et ainsi de suite, griffant dans sa main droite la peau douce et ferme de la hanche de l'adolescent qui lui gémissait son plaisir, visiblement comblé par ses mouvements de va-et-vient brutaux. Kyoya avait un peu mal, c'était comme une sensation de pincement fort dans le bas du dos, mais la douleur mélangée au plaisir n'avait rien à voir avec la douleur seule. Ça avait un côté agréable d'avoir mal mais d'éprouver du plaisir en même temps, enfin pour lui en tout cas. Et puis de toute façon elle allait vite s'estomper cette douleur, il lui fallait juste un peu de temps pour se réhabituer.

-Alors, satisfait ? ~ Demanda l'empereur dragon entre deux gémissements, son sourire carnassier aux lèvres.

-Quoi, c'est tout ce que t'as ? ~ Lui rétorqua le vert sur un ton de défi.

La réponse était bien évidemment non, Kyoya le savait, mais Ryuga et lui adoraient se chercher l'un l'autre pendant leurs ébats passionnés, ils fonctionnaient comme ça. Le blader de L-Drago ricana légèrement, resserra sa prise sur la hanche du plus jeune et mit bien plus de force dans ses coups de rein, augmentant proportionnellement le volume des gémissements de plaisir de l'adolescent qu'il baisait avec force. Plusieurs fois la tête de Kyoya frôla le mur tant son amant mettait de puissance physique dans ses mouvements, mais encore une fois il s'en ficha. Il était bien plus concentré sur le sexe de l'empereur dragon qui lui embrasait les chaires que sur sa propre tête qui frôlait dangereusement le mur à chaque gros coup de rein. Plus rien d'autre que son plaisir ne comptait à cet instant, vraiment plus rien. Tout ce que le lion voulait c'était prendre son pied, le plus possible, et rien d'autre. S'il se cognait la tête au passage, eh bien tant pis.

Malgré cela, Kyoya conservait assez de conscience de son environnement pour se rappeler qu'ils n'étaient pas tous seuls dans cette maison et qu'il valait mieux ne pas trop se laisser aller vocalement. Il demandait à Ryuga d'y aller toujours plus vite et plus fort en lui, encore et encore, mais miraculeusement il gardait un contrôle assez impressionnant de sa voix. Ryuga lui ne cherchait pas spécialement à se retenir, mais pour compenser il étouffait ses longues onomatopées de plaisir dans le cou de son amant. Seulement, il arriva bien un moment où retenir sa voix devint trop dur pour Kyoya. Un puissant coup de rein bien placé et le vert sentit une espèce de courant électrique lui traverser la colonne vertébrale puis enflammer tout son corps.

-A-AAAH PUTAIN ENCORE ! ~ Cria-t-il en cambrant le dos, des larmes de plaisir au bord des yeux. E-Encore ~

Ryuga ne répondit pas. Le cri du lion l'avait un peu ramené les pieds sur Terre et maintenant il se retrouvait à réfléchir à toute vitesse. Kyoya allait faire trop de bruit et l'empereur dragon n'avait pas franchement envie de se faire interrompre au meilleur moment à cause de ça. Il fallait trouver un moyen de le faire taire, mais comment ? Il n'avait pas franchement le temps d'y réfléchir alors il prit la première solution qui lui vint à l'esprit : mettre sa main sur la bouche de Kyoya pour étouffer ses cris. Le blanc lâcha donc la hanche de son amant, hanche qui était désormais zébrée de rouge par des griffures, et plaqua avec précipitation sa main gauche sur sa bouche pour le faire taire avant de reprendre ses coups de rein avec exactement la même force et le même rythme qu'avant de s'arrêter. Le vert fut un peu surpris mais il n'eut pas vraiment le temps d'y penser et se remit vite à crier, sa voix étouffée sous la main chaude de Ryuga.

Putain que c'était bon, mais que c'était bon ! Ryuga baisait vraiment comme un dieu, c'était le pied le plus total. Il ne le ménageait pas, il y allait avec toute sa force et sa brutalité, et c'était exactement comme ça que Kyoya aimait être baisé. Il n'y voyait toujours rien dans le noir mais il sentait parfaitement son sexe en érection palpiter et dégouliner de liquide pré-éjaculatoire, et probablement que quelques gouttes se retrouvaient par terre et commençaient à former une petite flaque à ses pieds. Dans quel état ils allaient se retrouver tous les deux après… Autant Ryuga s'en fichait de ça, autant la conscience du blader de Léone tenta de lui glisser qu'il allait avoir du mal à retourner à l'anniversaire de son petit frère en état post-coït, ce qui était vrai, mais Kyoya l'ignora. Son esprit était LÉGÈREMENT monopolisé par sa baise. Pour les conséquences, il verrait plus tard.

Comme le vert était dans l'incapacité de parler avec la main du blanc sur sa bouche, ce dernier se montra bien plus concentré que d'habitude pour sentir venir l'orgasme de son amant. Ce n'était pas franchement compliqué, Ryuga connaissait Kyoya sur le bout des doigts depuis le temps qu'ils couchaient ensemble. Il l'entendait crier de plaisir sous sa main, tellement fort qu'il n'arrivait quasiment plus à refermer la bouche et bavait, il le sentait trembler de plaisir comme une feuille contre lui, mais surtout il sentait ses chaires spasmer anarchiquement autour de son membre, le serrant fort mais pas encore assez pour le faire jouir. C'était sûrement ça la meilleure sensation, la sensation des chaires de Kyoya qui le compressaient encore et encore, de plus en plus fort, mais qui se relâchaient au moment où le blader de L-Drago sentait l'orgasme pointer le bout de son nez. Quelle délicieuse frustration. C'était la seule frustration que Ryuga acceptait dans sa vie parce que cette frustration-là, elle avait une fin, une fin qui se rapprochait de plus en plus d'ailleurs.

Les deux amants sentaient que l'un comme l'autre, ils n'allaient plus tenir. Ryuga essaya une dernière fois de mettre plus de force dans ses coups de rein, griffant le mur dans l'effort qu'il donnait, brutalisant la prostate de Kyoya comme jamais auparavant, et c'en fut trop pour l'adolescent. Il sentit ses yeux rouler vers le haut dans ses orbites, ses jambes comme céder sous son propre poids et, dans un grand cri étouffé par la main de son amant, il jouit sur le mur contre lequel il prenait appui depuis le début de leur ébat. Sous la force de son orgasme, les chaires du lion se contractèrent au maximum, compressant avec une force incroyable le sexe de Ryuga qui jouit alors à son tour, étouffant son long râle de jouissance dans le cou du plus jeune. Bordel, c'était l'orgasme le plus puissant de toute leur relation, peut-être même de toute leur vie, tellement intense qu'il leur fallut bien une minute complète pour reprendre leur souffle et revenir au moins un peu à la réalité. Le dragon enleva sa main de la bouche de l'adolescent aux cheveux verts, se retira, lui arrachant un dernier petit gémissement, et ouvrit la bouche pour lui dire quelque chose, mais il se stoppa très rapidement. Il venait d'entendre le bruit de la porte de la chambre…

Kyoya avait beau être encore légèrement dans les vapes à cause de son orgasme, lui aussi entendit le bruit et arrêta pratiquement de respirer. Bordel de merde, est-ce que Gingka les avait entendus ?! Si la réponse était oui, le blader de Léone hésitait entre buter son rival pour qu'il ne puisse rien raconter, se suicider sur place de honte, ou les deux l'un à la suite de l'autre. Mais les deux amants n'étaient pas au bout de leur peine puisque, brusquement, la porte du placard s'ouvrit sur eux. Toujours dans le noir, leur seul réflexe fut de plaquer leurs mains contre leur bouche pour qu'on ne puisse ni les entendre ni les sentir respirer, mais honnêtement ils se pensaient tous les deux foutus. Génial, ils venaient de se faire gauler post-baise dans un placard, leurs pantalons et leurs boxers encore aux genoux.

-Ah bah non, il est pas là… dit soudainement la voix de Gingka avec déception avant que la porte du placard ne se referme. Je pensais vraiment trouver Kyoya ici, j'étais sûr d'avoir entendu du bruit… Bon, il doit s'être caché dans la cave alors, ça lui ressemble bien ! Je l'aurais plaint s'il s'était caché dans ce placard, ça pue la transpiration là-dedans…

Et le rouquin repartit comme il était venu. Ryuga et Kyoya restèrent interdits de très longues secondes, les yeux écarquillés, hallucinant totalement face au n'importe quoi de cette situation, et puis, sans prévenir, ils se mirent à ricaner de concert. Décidément, qu'est-ce qu'ils s'amusaient ensemble !

THE END


Moi : Et voilà, fin ! Alors, c'était bien ? ~

Ryuga et Kyoya : Crève.

Moi : Pas envie u_u

Chris : La fin me TUE ! Mais qu'il est con Gingka ! XD

Moi : Ça oui, c'est pas nouveau XD

Kyoya : *se sert une deuxième vodka* Je hais ma vie.

Ryuga : Je hais aussi la mienne.

Moi : Eh bah allez chez le psy et nous faites pas chier !

Ryuga et Kyoya : -_-

Chris : Bon, du coup les choses reviennent à la normale la semaine prochaine ?

Moi : Yep ! On se retrouve dimanche prochain, pas dans deux jours hein évidemment, pour le prochain chapitre de The Only One ! Les deux râleurs auront peut-être retrouvé leur bonne humeur d'ici là XD

Ryuga et Kyoya : Non.

Moi : Laissez les reviews de l'amour, passez une bonne soirée, et à la prochaine tout le monde ! Et encore joyeux anniversaire Komachu, hihi ~