Takagi X Sato

Toi et moi tout simplement

Chapitre IX : Veux-tu m'épouser ?

Takagi sortit de sa voiture, arrivé devant la résidence de la famille Sato. Il était un peu à l'étroit dans le smoking blanc qu'il avait loué avant de venir.

Il tâta une de ses poches. Oui, la boîte de velours bleu azur est toujours là.

Il prit une grande inspiration et sonna à la porte.

La mère de Miwako vint ouvrir.

- Monsieur Takagi ? s'étonna-t-elle. Que faîtes-vous là à cette heure-ci ?

- Je vous promets que je ne ferai pas long, mais il faut que je parle à votre fille.

Elle le fit entrer en poussant un soupir.

- Vous savez, elle ne va vraiment pas très bien. Elle ne quitte plus sa chambre et encore moins son lit. Peut-être que vous elle acceptera de vous recevoir.

Elle le laissa au salon pour aller avertir sa fille de sa visite.

- Miwako ? dit-elle doucement en frappant à la porte. Miwako, tu as de la visite.

- Je ne veux voir personne, répondit une voix d'outre-tombe de derrière la cloison.

- Mais c'est monsieur Takagi ! Il a mis ses habits du dimanche, alors peut-être a-t-il quelque chose d'important à te dire…

La poignée pivota lentement, et une silhouette aux yeux cernés de noir et vêtue d'une couverture apparut.

Lui encore moins que les autres !

Et elle referma la porte en la claquant.

- Miwako !, s'indigna sa mère. Que veux-tu que je lui dise ?

- Tu lui dis que je vais bien et que je vais bientôt revenir au travail.

La vieille femme revint auprès de Wataru, l'air désolé.

- Elle ne veut pas vous voir. Je suis vraiment désolée. Il s'est passé quelque chose ?

L'intéressé ne répondit pas mais sortit la petite boîte de velours de sa poche. Il la garda un moment dans sa main, avant de la lui tendre.

- Si vous voulez bien lui remettre ceci…

Elle sourit.

- Ne vous inquiétez pas jeune homme, ce sera fait.

Miwako ouvrit la petite boîte que lui avait apportée sa mère, de la part de Wataru. A l'intérieur, se trouvait une magnifique bague en or et un petit morceau de papier, plié en quatre.

« Mademoiselle Miwako Sato, voudriez-vous devenir ma femme ? Wataru Takagi.

P.S. : j'attendrai ta réponse toute la nuit s'il le faut. Je suis dehors, devant chez toi et je ne bougerai pas avant de savoir. »

La jeune femme prit la boîte et la referma avant de la jeter sous son lit.

Le lendemain, elle était décidée à retourner travailler et à demander un autre partenaire au commissaire Maigret. Elle ne pouvait pas continuer à enquêter en compagnie de Takagi.

Lorsqu'elle sortit de chez elle, ses cernes cachés sous une épaisse couche de maquillage, elle ne put s'empêcher d'être émue aux larmes : Takagi, endormi, était assis par terre, appuyé contre sa voiture. Comme il l'avait dit dans son mot, il n'avait pas bougé.

Elle se jeta à son cou, ce qui le réveilla en sursaut. Elle pleurait à chaudes larmes lorsqu'elle dit :

- Oui, oui, mille fois oui, imbécile !