Chapitre 8 : la force de la promesse.
Il fessait beau, et c'était le jours de ses dix huit ans. Comme d'habitude, elle avait apporté le petit déjeuné à son père cloué au lit. Il était blême et respirait difficilement.
Comme d'habitude elle l'aidait a avalé ses médicaments, et dans une quinte de toux violente, il l'avait encore une fois remercié d'être aussi serviable et attentionnée a son égard.
Après avoir discuté de choses diverse, il lui avait pris la main et lui avait tenus un discourt qui avait fortement bouleversé la jeune fille.
-Neky, je t'aie plusieurs fois parlé de mon rêve de gamin...
Elle avait tenté de l'interrompre en ayant entendus son air grave.
-Ne me coupe pas, écoute jusqu'à la fin ce que j'aie a te dire...
Il y eu un long silence, durant lequel la jeune fille dévisageait son père qui regardait dans le vide, les yeux emplis de larmes qui ne coulaient pas.
-Comme tu le sais, Neky, j'ai toujours voulus voyager dans le monde, voguer sur les mers, sentir les embruns sur mon visage...
Il soupirât et fût repris d'une crise de toussotement avant de reprendre, le souffle court.
-J'ai toujours repoussé le moment ou je prendrais le large. Mes amis pirates ont toujours essayé de me convaincre lorsqu'ils venaient accoster sur notre île. Mais je trouvais une excuse, à chaque fois, me disant que de tout manière j'avais la vie devant moi, et que je trouverais plus tard le temps nécessaire.
La jeune fille l'écoutait et avait saisis la tristesse dans la voix de son père. Elle resserrât l'étreinte sur sa main.
-Je me disais que mon rêve pouvait bien encore attendre un peu. Qu'un jour je partirais prendre en photo tous ce qui peut être magnifique ou bien affreux... Saisir dans un cliché, un souvenir, un instant, qui la seconde d'après, deviendrait passé, s'envolerait...
Son regard se perdît dans celui de sa fille.
-Car vois tu, Neky, comme je te l'ais appris depuis ta plus tendre enfance, il n'y a pas beaucoup de chose qui peuvent faire perdurer la vie d'un bon ou mauvais souvenir, mise à part la mémoire. Et comme je te l'ais appris, la mémoire, au fur et à mesure du temps change de couleur, s'efface petit à petit... Et plus personne ne se souvient. Les gens ne savent pas saisir le moindre moments, la moindre beauté d'un paysage, le malaise d'une situations, les moments triste ou émouvants... Ils oublient tout.
Il soupirât une nouvelle fois.
-Nous photographes, nous sommes là pour capturer ces instants précieux avant qu'il ne s'efface à jamais. Nous somme là pour montrer aux gens, leur rappeler. Même si ce rôle n'est pas reconnus, il est tout aussi important dans le cœur des gens, et cela même s'il ne s'en rendent pas compte.
C'est ce que je voulais faire. Voyager pour photographier le monde. Et j'ai repoussé mon dépars à chaque fois...
Les larmes coulèrent sur ses joues ridées et Neky s'empressât de les essuyer. Il poursuivît :
-Maintenant, à l'aube de ma mort, je suis perturbé. Je ne peux plus réaliser mon rêve. Je n'en ais plus la possibilité. Qu'elle idiot j'ai fait !
Les joues inondés, il serait les draps du lit avec force.
-Je suis en colère contre moi même ! Je n'aie pas sus saisir ma chance, et maintenant, je vais partir sans avoir réalisé quoique ce soit !
Cette fois ce fût au tour de Neky de verser quelque larmes. Il venait de lui rappeler qu'il était gravement malade. Les médecins avaient été formel, il ne lui restait que quelque semaine à vivre.
-Neky, dit-il dans une quinte de toux tout en tirant le bras de sa fille vers lui. Ne fait pas comme moi, n'abandonne pas tes rêves. Réalise les pour moi. Part de cette maison dans les jours qui viennent ! Je ne veux pas que tu assiste à ma mort. Parts d'ici !
La jeune fille énormément perturbée par les propos de son père, se reculas doucement.
Et dans un souffle rauque, son père lui pointas du doigt son appareil photo posé sur un buffet non loin de là.
-Prend le avec toi, mets en pratique ce que je t'ai appris ! Et part réaliser notre rêve commun !
