Voilà le chapitre 1, déjà écrit sur mon blog du coup forcément je les poste à la suite donc le chapitre 2 sera très prochainement posté mais en ce qui concerne le chapitre 3, j'en ai pas la moindre idée.
Pour ce chapitre, je ne vous fais toujours pas de cadeaux, disons que je pose juste les bases de l'histoire donc il faudra attendre un peu avant d'avoir de la bonne et pure action.
Je vous souhaite une excellente lecture,
Lyli M.
Chapitre 1: Casus Belli
Le ministère de la magie était paisible car l'heure n'était pas au travail. Pourtant, dans les couloirs de marbre d'un certain étage, malgré qu'il soit si tôt, des bruits de pas résonnaient. Dans ce silence si pesant aux oreilles humaines, chaque pas martelaient le cerveau comme un marteau piqueur tirant d'un paisible sommeil. De petits talons noirs claquaient; elle n'avait jamais compris l'intérêt de porter des talons dépassant les deux centimètres vu l'impossibilité de marcher à son grès avec.
Un tailleur sévère lui sculptait des hanches de grand-mère austère et la couleur ne flattait pas son teint déjà si pâle. Les cernes violettes d'une nuit agitée ornaient son visage doux. La touffe de cheveux légèrement ondulée était remonté en une queue de cheval où les efforts mit à la faire étaient visibles. Entre ses mains tenait un paquet de dossier qui penchait dangereusement de tous côtés, pouvant d'un instant à l'autre glisser à terre. Ses yeux, dont les pupilles étaient dilatées par le manque de sommeil, bougeaient rapidement d'un côté à l'autre.
Au bout du couloir se trouvait une porte. « Département de contrôle et régulation des créatures magiques » figurait en toutes les lettres sur le devant de celle-ci, suivit de « Directrice: Hermione Granger». La porte de bois s'ouvrit sur un bureau assez luxueux, composé de quelques meubles et d'une fenêtre magique. Il faisait clair aujourd'hui et depuis la chute de Voldemort, le temps n'avait pas changer. Quelques fois, on pouvait même entendre quelques oiseaux gazouiller.
La pile de dossier atterrit sans grandes grâces sur le bureau et sa propriétaire fit de même en s'asseyant sur la chaise ensorcelée qui venait de la rattraper de justesse. Elle sortit sa baguette en bois de houx et crin de licorne, de 24,5cm, qui remplaçait son ancienne baguette. Celle-ci lui manquait toujours malgré les années passées mais elle s'était faites à l'idée qu'elle ne l'utiliserait plus jamais. Après un rapide « Accio » et quelques autres sortilèges plus tard, une tasse en porcelaine française, emplit de thé à la cannelle, fumait entre ses doigts. L'odeur agréable détendait ses muscles déjà endoloris.
Elle prit quelques gorgées puis soupira de contentement. Ses efforts pour commencer sa journée tranquillement furent de courte durée. Par la porte laissée entrouverte, deux petites notes voletèrent jusqu'à elle.
- Percy, murmura-t-elle en souriant.
Elle avait beau arriver la première, à 5h du matin, elle était souvent suivit de près par Percy Weasley. Le rouquin avait à nouveau gravi petit à petit les échelons malgré sa mauvaise réputation après son étroite collaboration avec l'ex-directeur du département de la coopération magique internationale, Bartemius Croupton Senior. Ils avaient pris l'habitude de s'envoyer des notes pour rester en contact à propos de leurs travaux et de leurs futurs projets ou de ceux en cours.
Après l'échec presqu'inévitable de sa relation avec Ronald Weasley, le petit frère de Percy, elle s'était imperceptiblement rapprochée de ce garçon si mystérieux et sérieux. Ils étaient sortit ensemble quelques mois mais avait reconsidéré ce choix et d'un accord commun, ils s'étaient séparés.
Elle attrapa les deux mots pour ouvrir le premier:
Chère directrice,
J'espère que votre semaine s'est bien passé car, pour ma part, mon voyage en Russie n'a pas tout à fait été une réussite. Je ne me souvenais pas que les Russes étaient aussi peu commodes, si je peux me permettre. Après avoir mal prononcé un mot au bout de quelques jours d'intenses négociations, je me suis littéralement fait jeter du pays. Je pense que Monsieur le directeur ne va pas être très content. Mais parlons de vous, comment avance votre projet top-secret dont-je-n'ai-pas-le-droit-de-connaitre-le-moindre-détail? J'attends avec impatience de connaître la vérité sur cette nouvelle grande révolution que vous allez engendrer; la dernière fut particulièrement, je dirais, étonnante.
Avec mes sincères salutations,
Percy Weasley.
Son sourire reprit de plus belle. Il avait l'art de placer les mots comme il se devait tout en restant poli. Ces petits mots lui avaient toujours fait plaisir. Tout en réfléchissant à une réponse, elle ouvrit le second papier.
Madame,
Vous êtes officiellement convoqué à une réunion d'urgence qui aura lieu au niveau deux dans la salle 747 à 11h, ce matin.
Cordialement,
Finch Ollerton.
Ses sourcils se froncèrent imperceptiblement. Elle n'aimait pas le nouveau directeur du département de la justice magique. Il était désagréable avec tout le monde et elle se demandait encore comment il avait pu être élu sans « pistons », bien qu'il ne soit pas un incapable. Elle soupira avant de décider de s'atteler à la pile de dossiers sur son bureau
Sa montre indiquait 10h55; elle était en retard sur son planning. Se pressant jusqu'à l'ascenseur, elle appuya avec plus d'insistance que voulut sur le bouton, laissant transparaitre son stresse. Lorsqu'enfin, le bruit clair indiquant l'arrivée de son carrosse retentit, il ne lui restait plus que deux minutes pour atteindre le deuxième étage. Les portes s'ouvrirent sur un ascenseur remplit à ras-bord et elle se trouva une place, tant bien que mal, entre deux Langues-de-plomb qui faisaient bien une tête de plus qu'elle.
- Allez, pensa-t-elle tout haut.
Niveau deux, Département de la justice magique, chanta une voix.
Elle put enfin respirer et après une seconde de grandes inspirations, elle se remit en marche vers la salle 747. Heureusement pour elle, ce n'était pas la première fois qu'elle devait s'y rendre et elle trouva rapidement jusqu'à la porte ou attendait déjà quelques personnes. Elle reconnaissait le directeur du département des accidents et catastrophes magique ainsi que le directeur de la coopération magique internationale qu'elle salua d'un mouvement de tête. Il y avait un binôme d'aurors qu'elle avait vu quelque fois, trois hommes qui tenaient chacun une mallette noire et une jeune femme qui avait l'air encore plus coincé qu'elle.
Au bout de quelques minutes, Finch arriva accompagné par sa secrétaire et un homme maigrelet. Il ouvrit la porte sans un mot et chacun prit place autour de tables placées en cercle. Elle sortit un bloc note de la poche de sa jupe et un stylo pour prendre des notes. Relevant la tête, elle remarqua que deux chaises restaient libre de propriétaire mais elle n'eut pas le temps de se demander qui pouvait bien manquer à l'appel stricte du directeur Finch.
- Bien, commençons. Je vous ai demandé de me rejoindre ici afin de vous parlez d'un problème constant que tout le monde connait.
« Demander ?» s'indigna-t-elle mentalement, il avait plutôt ordonner, oui.
- Il y a de cela tout juste trois ans, La mage noir, celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom tombait...
Elle secoua légèrement la tête, même après la chute de Voldemort, il restait beaucoup de personne qui l'appelait par ce surnom, comme s'il le craignait toujours. Elle avait souvent mené campagne contre cela, mais les faits étant trop ressent et les pertes trop grandes, elle s'était résignée à entendre son pseudonyme.
- ... et nous pensions tous que grâce à cela, la paix reviendrait dans le monde magique. Mais, nous savons aussi tous que ce n'est pas le cas et que la criminalité n'a fait qu'augmenter depuis. Que ce soit quelques incidents notoires aux enlèvements, chacun à fait la une de la presse ou presque. J'ai donc demander une réunion aujourd'hui...
La porte venait de s'ouvrir sur deux hommes à l'air désolé et passablement honteux. Le premier était assez fin et grand, une touffe de cheveux bruns en bataille sur la tête et de petites lunettes rondes au bout du nez. Un air enfantin, presqu'angélique, ornait son visage et une cicatrice en forme d'éclair se dessinait sur son front. Le deuxième était la meilleure amie d'Hermione, la benjamine des Weasley. Hermione leur fit un grand sourire qu'ils lui rendirent en l'apercevant.
Le couple s'étaient rendu compte que leur idée de faire équipe en tant qu'aurors n'était pas une bonne idée car chacun surprotégeait l'autre. Ils s'étaient alors séparés, ce qui ne les empêchait pourtant pas de passer tout leur temps libre ensemble. Ils avaient prévu leur mariage en mars et Ginny ne pensait qu'aux préparatifs depuis l'annonce officielle, c'était sûrement la cause de leur léger retard.
- ... pour vous parler du problème des mangemorts, dit le ministre en leur lançant un regard désapprobateur. Celui-ci devient de plus en plus conséquent et j'aimerais y remédier rapidement, mes précepteurs n'ayant pas cru bon de s'y intéresser plus que ça.
En effet, les directeurs du département de la justice s'étaient succédés tour à tour depuis trois ans et on parlait presque d'un poste « maudit ». Après cette annonce, les chuchotements allaient bon train dans la petite assemblée. Hermione, quant à elle, se demandait bien ce qu'elle pouvait faire ici. Elle ne voyait pas l'intérêt de sa convocation car son département ne s'occupait nullement des mangemorts mais plus, des autres créatures que les Hommes pensaient être des être inférieurs.
- Bien, haussa-t-il le ton pour récupérer le silence, je vais donc à présent vous parlez du plan mise en place pour les arrêter. J'ai déjà étudié ce plan avec les quelques aurors ici présent et nous avons donc défini quelque chose ou tout le monde aurait un rôle bien précis. Tout d'abord nous avons vaguement entendu parler d'une infiltration des mangemorts chez les géants comme aux temps de... C'est donc pour cela que Mlle Granger est présente.
Tout-à-coup, tous les regards se tournèrent vers la dénommée Granger qui rougit fortement. Bien qu'elle ait un poste important et des responsabilités, la jeune femme avait parfois des réflexes de petites filles et cela faisait bien rire Harry.
- Vous qui vous vous connaissez bien en peuples et créatures autres qu'humaines, vous serez-t-il possible d'expliquer les détails complexes du discours à tenir envers les géants aux aurors qui partiront en mission là-bas?
- Euh..., elle n'avait pas vraiment le choix. Bie... Bien sûr, dois-je le faire maintenant ?
- Non, évidemment, dit-il sur un fond de sarcasme et d'ironie. Les groupes doivent partir dans cinq jours donc vous irez leur expliquer durant leur prochaine réunion qui se tiendra dans trois jours. Vous recevrez un mot qui vous indiquera le lieu et l'heure exact. Parlons maintenant du rôle de...
Elle ne suivit plus ce qui se disait durant le reste de la réunion. Son cerveau était en ébullition et elle faisait déjà la liste de ce qu'elle savait sur les géants. Hermione se voyait déjà faire ses recherches et établir un dossier, arborant fièrement ses connaissances. La réunion se termina et elle l'a quitta précipitamment sans pour autant oublié de saluer vaguement de la main ses deux meilleurs amis.
Cela faisait deux jours qu'elle tenait un carnet de notes et les feuilles s'accumulaient. Il y avait des notes écrites à la va-vite, des articles de journaux, des textes de lois, et tout ce qui pouvait un temps soit peu à la réussite de cette mission. Elle savait que par des fois elle en faisait trop mais malgré cela, elle ne pouvait s'en empêcher.
Lorsque la porte s'ouvrit, Hermione était penchée sur son bureau, une goutte de sueur glissait doucement sur sa joue et une mèche pendait mollement devant ses yeux.
- Tu travailles trop, tu le sais ça?
Au son de cette voix mélodieuse, sa meilleure amie releva la tête. Elle était tellement absorbée par son travail qu'elle n'avait pas entendu la porte de son bureau s'ouvrir. La rouquine lui sourit mais ses yeux doux exprimait plus l'idée d'une punition si elle continuait ainsi. Elle avait hérité cette expression de sa mère et lorsqu'elles avaient remarqué ça ensemble, elle avait beaucoup rit.
- Je te dérange?
- Bien sûr que non voyons, je vais te faire une place.
Elle se leva en faisant tomber au passage quelques feuilles qui trainaient sur ses genoux et dégagea une chaise près de son bureau. La rouquine s'assit délicatement tandis que son amie fit de même pendant que son fauteuil la rattrapait de justesse. S'il avait une conscience, il devait bien se demander quel malheur l'avait envoyer faire un boulot aussi fatiguant.
- Alors, dis-moi, que me vaut l'honneur de cette visite? J'imagine que ce n'est pas juste pour le plaisir de voir ta meilleure amie?
- Mais du tout, tu te trompes, tu me manquais juste c'est tout.
- Je connais cette tête Ginevra Weasley, vous avez quelque chose à me dire et je veux savoir ce qu'il en retourne immédiatement.
Elle avait pris le ton de Molly et celui-ci, malgré qu'elle n'ait pas réellement sa mère en face, faisait toujours frémir la rouquine. Un silence s'installa tandis que cette dernière réfléchissait à une manière d'aborder le sujet et Hermione attendait sagement qu'elle trouve ses mots. Sa réflexion s'interrompit lorsqu'une pile de vieux dossiers s'effondra dans un coin de la pièce, faisant sur sauter les deux jeunes femmes. Après un fou rire partagée, la conversation reprit:
- Et bien tu vois...
- Oui? Enfin non, là, je ne vois rien.
- Très drôle, articula-t-elle, tu ne fais que compliquer les choses !
- Oh excuse-moi mon petit bout, je ne t'interromprais plus.
Hermione lui sourit et Ginny lui envoya un regard de biais.
- J'allais donc te dire que; et bien tu vois, les grandes personnes qui s'apprécient beaucoup ont des relations particulières entre elles et, non; laisse-moi continuer...
Son interlocutrice venait d'ouvrir la bouche pour manifester qu'elle n'était pas une gamine de cinq ans qui ne connaissait rien à la vie mais elle se ravisa après cette réponse.
- Et normalement ils se protègent pour ne pas avoir de mauvaise surprise... Et bien je crois que nous avons une mauvaise surprise...
La mâchoire d'Hermione pendait dans le vide tandis que Ginny la priait des yeux de ne pas faire cette tête.
- Tu veux dire... Que tu... Je Veux... Tu es enceinte?
- Exactement et je ne l'ai pas encore dit à Harry. D'ailleurs je ne sais même pas comment lui annoncer cette nouvelle, j'ai un peu peur qu'il prenne mal cette nouvelle, la rouquine fit la moue.
- Tu vas le garder de tout façon donc il vaut mieux lui dire le plus tôt possible avant qu'il ne l'apprenne par un « heureux » hasard.
- Tu as raison, dit-elle en souriant.
- J'ai toujours raison.
Les deux jeunes femmes partirent dans un fou rire nerveux puis papotèrent pendant un long moment au sujet du futur prénom de bébé et de tout ce qui le concernait. L'ex rouge et or était aux anges, elle savait déjà qu'elle allait gâtée le fils ou la fille Potter et s'imaginait déjà dans 9 mois.
Il était 15h pile lorsqu'elle arriva devant une grande porte de bois. Le mot qu'elle avait reçu dans la matinée (au dernier moment comme elle s'y était attendu) lui indiquait cette salle ainsi que cette heure précise sans plus amples informations. Elle avait beau avoir tenté de réduire le nombre de ses recherches à ce qui restait de primordiale, elle avait vraiment l'impression que le dossier ne s'était pourtant pas aminci. Elle le tenait à bout de bras et devait bien pesé 4kg. Lorsqu'elle poussa la porte, celui-ci tangua dans ses bras tandis que quelqu'un la rattrapait de justesse alors qu'elle tombait, entrainée par son paquetage.
