Bonjour !

Comment va la vie ?

Alors, voilà un nouveau chapitre à cette fiction qui n'est donc pas terminée :)

Merci beaucoup pour vos reviews qui m'ont beaucoup encouragée à écrire un nouveau chapitre qui je l'espère sera aussi bien que vous l'espériez.

Mon Dieu, j'ai un bug avec les mots... Je dois carrément me servir de Word ou de Synonymes . com pour ne pas me répéter sinon, je le fait tout le temps... En clair, je n'ai plus autant de vocabulaire que je le voudrais...

Bref, je me suis remise à How I Met Your Mother, alors que je devrais être en train de réviser pour le bac de français et de sciences (en clair, là, mes parents croient que je révise... Mais pas du tout !) mais je vais m'y mettre, parce que, si je vise la mention (laquelle je sais pas, mais j'en veux une), il faut que je m'y mette...

J'ai lu un livre d'Amélie Nothomb, Cosmétique de l'ennemi. Je ne sais pas si vous l'avez lu, mais j'ai adoré. Vraiment. Je n'avais jamais lu aucun livre d'elle, mais j'ai du le lire avec ma classe et j'ai été carrément attiré. C'est pour ça que je ne l'ai lu qu'en un jour... Enfin, je vous le conseille. Et je ne vais pas vous raconter l'histoire parce que ça gâche le plaisir.

Oui, parce que ma prof avait l'habitude de nous raconter au moins le début des livres, même parfois carrément la fin, et ça ne me donnait plus vraiment envie de lire... Bon, après, chacun sa curiosité. Certains préfèrent savoir la fin pour savoir comment ça en arrive là, et d'autres ont la patience. Je crois me situer entre les deux. Ça dépend des cas. Parce que je sais que, pour certains livres, je me mets à lire le dernier chapitre après le premier pour savoir la fin et pour m'amener à le lire plus vite. Ça me donne l'envie d'aller jusqu'à la fin, que je connais déjà, et je le lis plus vite, sans pour autant sauter des passages...

Bref...

J'ai encore commencé ce chapitre en cours d'histoire. A croire que les cours d'histoires sont vraiment barbants. Quoique, non. Ce ne sont pas les cours qui sont barbants. C'est le prof. Mon prof d'histoire était (que je suis heureuse que ce soit fini !) S.O.P.O.R.I.F.I.Q.U.E. Sans déc'...

Mais l'année est finie et je dois me préparer pour mourir.

Quoique, je mourrais surement l'année prochaine, avec le gros bac.

Mon Dieu, j'aurai 8H de philo par semaine, l'année prochaine ! Vous vous rendez compte ! Si le prof est nul, je vais faire un caca nerveux...

Bref : Ces personnages ne m'appartiennent pas. Ils appartiennent à la très vénérable J.K. Rowling que je respecte et admire.

Alors, souhaitez moi bonne chance pour mon oral de français, parce que j'en aurai vraiment besoin à ce moment-là, parce que l'écrit, ça passe et les sciences, ça passe aussi ! (J'adore y aller au feeling x))

Et bonne lecture !

Anonyme Particulier.


- Alors, tout ce que les journaux racontent, ce qu'ils disent, tout est vrai ? Il est vraiment de retour ?

La jeune femme observa le journal posé au centre de la table autour de laquelle ils étaient installés. Une mèche blonde devant les yeux, elle la ramena rapidement d'un geste nerveux derrière une oreille et reposa sa main sur son ventre arrondi.

Le titre en couverture les narguait. Le nom qu'ils connaissaient par coeur et que tout le monde avait sur les lèvres depuis toujours en tant que "Sauveur" et "Survivant" leur ramenait des souvenirs. Et les mots qui suivaient ce nom tant connu leur rendait un espoir qu'ils avaient cru oublié.

- Ne jamais croire ce qu'écrivent les journaux. Surtout la Gazette et Rita Skeeter...

Elle regarda impuissante son mari, qui, après avoir dit ces mots, s'était enveloppé dans ses bras posés sur la table. Posant une main sur son épaule, elle la serra doucement et le sentit peu à peu se détendre.

Elle sourit en sentant un coup tendre son ventre et ferma les yeux de bonheur en sentant la main de l'homme qu'elle aimait recouvrir la sienne pour un instant.

- Ron...

L'homme releva la tête vers les deux femmes assises face à eux, supprimant en même temps tout contact avec Luna.

- Je sais, Ginny. Mais ça fait tellement longtemps qu'on attend ce moment où il franchira l'une de nos portes que j'ai fini par me dire qu'il ne reviendrait peut-être jamais.

Sa jeune soeur acquiesça et posa une petite main sur son bras, pour le rassurer de sa compréhension.

Ron lui sourit en retour.

Il la trouvait changée. Plus mâture peut-être que lorsqu'ils étaient partis à la recherche des Horcruxes où elle s'était comportée comme une petite fille gâtée.
Aujourd'hui, il la voyait comme une femme forte et aimante, qui les soutenait par sosn inquiétude et son amour parfois trop expansif. "Un peu comme Maman" pensa-t-il, son sourire s'agrandissant.

Il observa ensuite sa meilleure amie, qui regardait leur échange sans un mot depuis le début.

- Tu y crois, toi ? Tu penses vraiment qu'il est de retour ?

Après tous ces mois, toutes ces années à attendre qu'il revienne, Ron se demanda si son amie n'était pas aussi perplexe que lui. Pas qu'il doutait qu'il revienne un jour. Quoique...

- J'ai envie d'y croire, Ron. Vraiment. Parce que si je n'y crois pas et qu'il revient vraiment, je me sentirais terriblement coupable d'avoir perdu la confiance quasi aveugle que j'avais pour lui. Et je ne veux pas que ça arrive. Pas après tout ce qu'on a vécu ensemble.

Ron acquiesça et reposa sa tête dans ses bras, comme pour se cacher pendant un court moment de la réalité à venir.

Luna observa son amie brune et se remémora toutes les épreuves que la jeune femme avait vécu et vivait encore.

Elle se sentit presque insignifiante face à cette femme qui, malgré tout, arrivait à garder le sourire et la tête haute, sans jamais flancher, avec une force d'esprit incroyable qu'elle n'avait jamais vu chez aucune autre femme.

Elle ne l'avait pas souvent vu fléchir sous le poids du monde. Une fois, lorsque, Harry partit, elle avait débarqué dans l'appartement que partageaient Luna et Ron pour annoncer sa grossesse inattendue. C'était une des rares fois où Hermione avait émis des doutes sur elle-même et sur ses facultés.

Luna se souvenait encore des remises en questions qu'Hermione avait tenté d'émettre, bien vite coupée par son meilleur ami.

\O/

« - Ron, qu'est-ce que je vais faire ? Mon Dieu, je ne suis même pas capable de te gérer toi, alors, un bébé ?! Mon Dieu ! Tu imagines si... si je le blesse ? Ou si, pire, je suis une mauvaise mère, je l'éduque mal et qu'il m'en veuille et ne veuille plus me parler jusqu'à la fin de sa vie ? Ou qu'il soit un de ces monstres qui hurlent dans le supermarché ? Tu sais, ceux que tout le monde déteste et auxquels on veut donner des coups ! Mon Dieu ! Ron !

La jeune femme était entrée en coup de vent dans l'appartement, ne se souciant guère de la présence de Luna, qui s'éclipsa rapidement dans la cuisine, devinant à l'instinct que les deux amis avaient besoin d'un moment. Hermione en profita donc pour annoncer la nouvelle à Ron qui la fit s'asseoir pour essayer tant bien que mal de la calmer, tout en étant surpris par son annonce.

- Hermione, ça suffit ! Mon Dieu, tu es enceinte ! Et tu es aussi la personne la plus apte à être mère parce que tu es la meilleure amie que j'ai jamais eu et...

- Ça n'a absolument aucun rapport ! Une meilleure amie n'est pas censée être la mère du meilleur ami ! Mon Dieu, Ron ! Je vais... Je vais mourir !

Elle avait gémit ces derniers mots en se relevant mais Ron la tira en arrière et elle tomba bruyamment sur le canapé.

- Hermione, tu vas être la meilleure mère de la planète ! Et tu sais comment j'en suis sûr ?

La jeune femme secoua la tête doucement, un masque d'angoisse peint sur son visage.

- Parce que tu ne serais jamais venue ici nous faire part de tes doutes si ce n'était pas le cas. Tu n'aurais jamais eu la pensée de nous demander notre aide et tu aurais pensé être assez forte pour ça, ce que tu es, mais tu l'es encore plus parce que tu acceptes tes peurs.

Luna revint, un plateau de tasses de café dans les mains qu'elle posa sur la table basse face au canapé où elle s'installa au côté d'Hermione. Elle posa une main délicate sur son épaule. Hermione se retourna à ce contact et l'enlaça, des larmes lui montant aux yeux.

L'ancienne Serdaigle lui caressa tendrement les cheveux et sentit ses épaules se détendre doucement, tandis que les larmes stockées au coin des yeux coulaient silencieusement sur ses joues.

- Et si je suis une mauvaise mère ? S'il ne m'aime pas ? Je ne veux pas...

Sa phrase finit dans un sanglot plus fort que les autres et Hermione se cacha dans le cou de son amie qui l'étreignit avec plus de forces. Ron lui passa une main dans le dos, affligé de voir sa meilleure amie, sa soeur, dans une telle position.

Luna continua à caresser doucement les boucles brunes et ferma les yeux, sentant elle aussi les larmes affluées. Elle se sentait tellement impuissante en cet instant qu'elle prit le temps de se ressaisir avant de dire les mots qui réconforteraient la Gryffondor à coup sûr.

- Hermione...

Cela n'avait été qu'un souffle à son oreille mais Luna sut qu'elle avait toute l'attention d'Hermione.

- Si jamais cela se produisait, s'il s'averait que tu sois une mauvaise mère et que ton enfant, qui sera j'en suis sûre merveilleux, ne t'aime pas, alors je ne vois vraiment pas qui il pourrait aimer.

Hermione se redressa et sécha ses larmes, une étincelle de surprise dans son regard que Luna identifia sans mal. Elle lui remit tendrement une mèche rebelle derrière son oreille et lui prit les mains.

- Tu es la personne la plus aimante... la plus forte que je connaisse. Et, le plus important dans tout cela, c'est que tu n'es pas et ne seras jamais seule. Ron, Ginny, moi... Nous serons tous toujours là pour toi, que tu le veuilles ou non. Pour t'aider dans ton travail, dans l'éducation de ton enfant ou même dans ton éducation.

Hermione gloussa et Luna sourit.

- Nous serons présents. Toujours. Alors, tu n'as absolument aucune raison de douter sur ta capacité à avoir un enfant. Tu seras parfaite. Et il t'aimera comme tu l'aimeras. Profondément.

Luna serra les mains de son amie dans les siennes et vit Ron sourire par-dessus son épaule. Il ne la regardait qu'elle tout en passant une main dans le dos de sa meilleure amie et Luna se sentit rougir sous ce regard fixe. Baissant les yeux pour l'éviter, elle vit du coin de l'oeil un sourire moqueur se dessiner sur son visage et tenta désespérément de se cacher derrière le rideau que formaient ses cheveux blonds.

- Merci.

Luna releva prestement la tête pour voir Hermione s'échapper de leurs étreintes passées et se diriger vers la sortie. Elle marqua une pause avant de refermer la porte d'entrée sur elle et se retourna à demi, sans les regarder.

- Je...

Elle hésita un instant et releva les yeux vers ses amis qui l'avaient rejointes. Elle leur sourit doucement.

- Merci.

Et elle partit, aussi rapidement qu'elle était arrivée.

Les deux amants regardèrent un moment la porte fermée, comme si leur amie allait revenir aussi souriante que d'habitude et que tout ceci n'avait été qu'un mirage.

- Hermione est enceinte.

Luna observa Ron digérer la nouvelle. Elle le vit lui sourire et sentit ses bras entourer sa taille fine.

Il l'embrassa et répéta à son oreille.

- Hermione est enceinte. Tu y crois, toi ?

Elle lui sourit amoureusement et regarda la porte encore une fois, pour se retourner vers lui et hocher la tête doucement.

- Hermione est enceinte. »

\O/

Un coup la ramena soudainement à la réalité et une grimace lui échappa. Elle retint difficilement un gémissement pour ne pas alerter ses amis mais c'était sans compter l'oeil de sa belle soeur qui s'inquiéta aussitôt. "Foutu instinct maternel Weasley" pensa aussitôt la future maman.

- Luna ? Tout va bien ?

Ginny se leva à demi, prête à sauter de sa chaise pour récupérer Luna au cas où. Mais cette dernière l'arrêta d'une main, reprit son souffle car la douleur et la surprise de ce coup avait stoppé sa respiration.

- Tout va bien, Ginny. Juste un coup plus fort que les autres.

Ginny se rassit lentement, comme si une urgence pouvait se déclencher à tout moment, mais rassurée, se réinstalla plus confortablement après un moment.

- Un futur sportif dans la famille ?

Luna sourit à Hermione qui regardait tendrement son ventre arrondi.

- Peut-être. Mais pour l'instant, je prefererais qu'il s'abstienne parce que je suis fatiguée de servir de punching ball...

Hermione éclata de rire et acquiesça.

- C'est toujours comme ça. Mais, en même temps, ça nous donne encore plus envie de rencontrer ce petit être, non ?

- Ça, c'est certain.

Elle regarda son ventre et sourit.

Ron, qui avait longuement observé sa femme les sourcils froncés, en quête d'un indice de son état, sentit les longs doigts de Luna croiser les siens et tenir sa main avec force, pour le rassurer. Il se détendit, lui sourit et se retourna vers sa meilleure amie.

- Et Ethan ? Comment prend-il tout ça ?

Hermione baissa les yeux vers le journal et posa une main sur un des bords.

- Plutôt bien. Il a passé la soirée à me poser des questions sur son père, à quoi il ressemblait, quelles aventures il avait pu entreprendre, comment était-il à l'école... Enfin, toutes les questions qu'il avait refoulé durant tout ce temps.

- C'est étrange qu'il ne t'ai jamais rien demandé sur lui. Après tout, ce garçon tient de toi, il est curieux de tout, mais de son père...

Hermione sourit doucement.

- Il est tellement délicat. Il ne voulait certainement pas me blesser en ramenant des souvenirs qu'il jugeait douloureux. Il est presque aussi sensible à ça que son père.

- C'est vrai, tu as raison. Mais c'est bien qu'il le prenne aussi naturellement.

Hermione secoua la tête de gauche à droite, ses cheveux ondulés remuant lentement sur ses épaules couvertes.

- Non, je ne dirais pas qu'il le prenne naturellement, Ron. Je pense qu'il essaie de faire avec.

Ron sourit.

- Il fait avec... J'imagine qu'il dit qu'il va bien, qu'il fait comme si, mais qu'en réalité, il est tout chamboulé à l'intérieur. Un peu comme toi, en fait.

Hermione rit et tapa du dos de la main le bras de son meilleur ami.

- Arrête ! Je ne fais absolument pas ça.

- Tu fais tout le temps ça !

- Ron a raison, Hermione. Ethan tient ça de toi. Vous essayez tous les deux de montrer que vous pouvez tout surmonter mais en réalité, vous êtes encore plus perdus que des naufragés échouant d'un accident.

Hermione regarda Luna qui l'observait avec un regard sérieux et concerné.

- Je sais... Mais, je ne veux pas qu'il se sente oppressé par toutes les questions que je pourrais lui poser. Notre Ginny nationale le fait bien pour nous deux.

Elle entoura les épaules de la jeune rousse qui se renfrogna et lui tira la langue.

- Je rigole, Ginny-Gin ! Tu sais bien qu'on adore quand tu t'inquiètes !

Elle se renfrogna encore plus, croisa les bras et lança un regard noir à sa colocataire.

- Dit celle qui me surnomme "Tante Alcoolo" avec son fils dans mon dos !

Ron sourit à cette phrase. Il était au courant du surnom que son neveu et sa meilleure amie donnaient à sa jeune soeur et il adorait les voir se moquer d'elle parce qu'ils savaient qu'elle ne leur en voudrait jamais. Ginny les aimait trop pour ça.

Il regarda sa meilleure amie rire et sourire comme si rien de mauvais ne leur était jamais arrivé. Elle vivait grâce à l'amour qu'elle portait aux gens qui l'entouraient et ne se soumettait jamais, par sa force de corps et d'esprit. Elle était plus forte qu'aucun d'entre eux. Elle leur avait même tout appris. L'amitié, l'abnégation, l'amour, le sacrifice. La famille. Elle leur avait donné la force et le courage de se battre pour ce qu'ils croyaient. Mais il n'y avait pas eu qu'elle. Tout le monde avait participé à cet enseignement de la vie. Par son expérience, par ses peines, par ses joies. Tout le monde, tout ceux qui avaient voulu écouter, avait appris de soi-même et des autres. Mais Hermione avait été celle qui les avait menés le plus loin.

Ron se souvenait du jour où Harry était venu le voir, juste avant de partir pour ne jamais revenir.

Et malheureusement, il s'en rappelait comme si c'était hier.

\O/

«Les coups retentirent une seconde fois contre la porte en bois avant qu'il ne parvienne jusqu'à la porte et l'ouvre.

- Bordel, Harry, qu'est-ce que tu fous là à cette heure ? Tu sais bien qu'avec la guerre, bien qu'elle soit finie, Luna et moi sommes toujours sur le qui-vive alors te voir te pointer à deux heures du matin sans prévenir et sans raison évidente, excuse moi de trouver ça légèrement douteux ! Et c'est un euphémisme !

En voyant son meilleur ami torturé, Ron avait été grandement surpris, mais il s'était vite repris et s'était mis à parler rapidement, se dirigeant vers la cuisine pour préparer des tasses de cafés, laissant la porte ouvert pour que son ami entre.

Il l'entendit s'asseoir lourdement sur le canapé et revint quelques minutes plus tard, un plateau de tasses fumantes dans les mains.

Posant son fardeau sur la table basse, il observa du coin de l'oeil son meilleur ami et remarqua les immenses cernes noires qui obscurcissaient ses yeux verts perdus dans le vide.

S'asseyant lui-même sur le canapé, il claqua ses paumes sur ses genoux, faisant sursauter son visiteur, qui passa une main gênée dans ses cheveux en bataille.

- Alors, que me vaut cette visite inattendue ?

Il prit une tasse entre ses mains et poussa le plateau vers son ami, pour qu'il se serve. Mais il n'en fit rien et Ron soupira.

Il voyait bien que son meilleur ami s'était de nouveau plongé dans ses pensées qui ne semblaient pas très joyeuses au vue de son état presque cadavérique et cauchemardesque.

Ses cheveux noirs, plus en bataille que jamais, semblaient passés dans une sorte de tornade qui les avait emmêlés au maximum. Ses yeux, entourés de cernes, paraissaient avoir perdus tout leur éclat habituel et semblaient encore plus épuisés que leur propriétaire. Même ses vêtements semblaient portés le poids de sa fatigue.

- Harry...

Le Survivant leva un regard perdu vers Ron et celui-ci fronça les sourcils d'inquiétude.

- Qu'est-ce qu'il se passe, Harry ?

Le noir de cheveux se prit la tête entre les mains, coude sur les genoux et ferma les yeux, pensant écarter la réalité par ce simple geste.

- Je suis...épuisé.

Ron le regarda se tasser sur lui-même, installant un sentiment d'impuissance que Ron détesta dès la minute où elle s'immisça dans son coeur et son esprit.

- On a tellement perdu, Ron. La guerre. Elle nous a tout pris. Même si nous sommes les vainqueurs. Même si nous avons gagné. Tous les morts. Tous les blessés. C'est trop. Et j'ai à supporter des éloges que je ne mérite pas... Les gens répètent sans cesse que je les ai sauvés alors que ce n'est pas vrai... Je n'ai fait qu'accomplir une prophétie qui n'a fait que me plonger encore plus dans un cauchemar.

- Arrête, tu sais très bien que ce que tu dis est faux. Tu mérites tout ça. Tu es le Sauveur. Tu es...

- Je n'ai rien d'un sauveur, Ron. Je ne suis qu'un piètre pion dans un jeu que les gens importants comme Dumbledore ont joué à ma place. Je n'ai jamais suivi que leur volonté. Et moi, pendant tout ce temps, je me laissais faire pensant que c'était pour le bien commun...

Ron le regarda, interloqué que son ami puisse avoir de telles pensées.

- Harry, enfin, c'était pour le bien commun. Et tu as toujours eu le choix, comme Hermione et moi avons eu le choix de te suivre. Par Merlin, Harry, tu n'as jamais été un simple pion !

- Non, tu as raison. J'étais le pion le plus important du jeu. Celui qui devait prononcer les trois mots les plus importants du jeu.

Ron retint sa respiration, pour la lâcher quelques instants plus tard, en même temps que les mots qu'il s'apprêtait à prononcer.

- Échec et Mat.

Harry sourit, vaincu.

- Exactement. J'étais le seul capable de dire ça au plus cruel Mage Noir de notre génération. Et je les ai dit. Et ça m'a détruit, Ron. Ça me détruit en ce moment même.

Ron posa sa tasse et passa une main fatiguée sur son visage éteint. Il n'imaginait pas la douleur de son ami, mais il pouvait la comprendre. Au plus profond de lui-même, il la comprenait. Et ça faisait mal. Bordel. Ça le tuait de comprendre mais de ne rien pouvoir y faire. Parce qu'il n'avait pas le pouvoir de guérir son ami. Lui seul le pouvait. Personne d'autre. Harry était le seul à pouvoir se guérir de son mal intérieur.

- Pourquoi es-tu là, Harry ?

Il avait dit ça dans un souffle. Parce qu'il ne pouvait rien dire de plus. Il ne pouvait rien faire. C'était terriblement frustrant.

- Je pars.

Ron ferma les yeux, le plus fort qu'il put.

- Ron, s'il-te-plait, ne fuis pas. Pas cette fois. J'ai besoin de mon meilleur ami, là, mon pote.

Il rouvrit les yeux et vit des larmes s'amenuiser dans les yeux verts.

Il avala difficilement sa salive et hocha la tête. Il savait que parler serait trop dur alors il se tut.

- Je pars, et je veux que tu prennes soin d'Hermione. Que tu la rassures, que tu lui rappelles à quel point elle est formidable, que ce n'est pas sa faute et que je ne serais jamais loin...

"Bordel, elles sont vraiment dures à retenir, ces larmes..."

- Je veux que tu me promettes qu'aucun d'entre vous ne partira jamais à ma recherche.

"Va te faire foutre, Potter, si tu crois qu'on va te laisser tomber aussi facilement."

- Je veux que tu saches que je suis fier d'avoir été ton ami, ton meilleur ami et que je suis encore plus fier de toi maintenant que tu as réussi ta vie.

"Si tu continues, je vais vraiment chialer... Bordeeeel..."

- Et, une dernière chose. Ne retiens pas tes larmes, Ron. Tu sais ce que dit Hermione. Elles font de toi quelqu'un de meilleur.

"Et merde..."

Les deux amis, en pleurs, s'enlacèrent. Ron le tint fortement contre lui, pour ne pas qu'il parte, mais Harry se dégagea et se leva.

- Amis ?

Il tendit son poing vers Ron, qui se leva à son tour.

- Va te faire foutre, Potter.

Et il tendit lui aussi son poing vers celui de son meilleur ami.

- Avec plaisir, Weasley. Mais sache que je te surveille.

Et leurs poings s'entrechoquèrent, dans un signe de promesse entre deux amis qui s'étaient sacrifiés pour l'autre à maintes reprises.

\O/

- Bon, je crois qu'on ferait mieux de rentrer. Il faut que je travaille et Ginny doit se rendre chez Molly.

Luna se leva, tirant Ron de ses souvenirs qui se leva à son tour de sa chaise.

- C'était très sympathique de vous voir toutes les deux, même si ce n'était pas pour un sujet très plaisant.

Hermione serra Luna dans ses bras et Ginny fit de même tout en parlant au ventre de la future maman et en la complimentant sur combien elle était ravissante.

- Ron...

L'homme prit sa meilleure amie dans ses bras et la serra fort. Il huma ses cheveux et sourit en reconnaissant l'odeur qui la caractérisait si bien. Orange et vanille...

- Ne joue pas trop les aventurières. Et occupe toi bien d'Ethan. J'adorerais le voir, un de ces jours.

Hermionese détacha et lui sourit.

- Je te l'enverrai. Tu pourras lui raconter des histoires et lui apprendre des bêtises. Ginny en sera folle de joie.

Celle-ci donna un coup de coude dans les reins d'Hermione qui gémit et grimaça avant de demander du réconfort auprès de la future maman, qui la câlina.

- Au revoir, petite soeur. Prends bien soin de mon neveu pour moi, d'accord.

Il la serra dans ses bras et elle se laissa faire sans protester.

- Oui, monsieur.

Il sourit et prit sa femme par l'épaule, l'enlaçant d'un bras.

- Allez, à plus tard.

Ils se sourirent et Hermione et Ginny partirent en transplanant dans un bruit sonore.

Ron soupira et embrassa sa femme sur le front.

- Je t'aime.

Elle leva les yeux vers lui et lui sourit.

- Ne t'inquiètes pas. Tout va s'arranger.

Il regarda une dernière fois le journal qu'ils laisseraient derrière eux et hocha la tête.

- Je l'espère, Luna. Je l'espère vraiment.

Et ils marchèrent jusqu'au bout de la rue.

Là, ils transplanèrent.


L'enfant leva les yeux vers le ciel. Il avait encore le temps de passer par le parc pour voir si l'homme était revenu avant de rentrer chez lui et de faire face à sa tante et sa mère.

Il accéléra le pas et se retrouva rapidement devant une étendue de pelouse. De là où il se trouvait, il voyait le banc où il l'avait rencontré la veille, face au jardin d'enfant. Mais personne n'y était. Il se trouva déçu mais continua tout de même son chemin pour ne se retrouver qu'à quelque pas du banc.

Posant son sac, il regarda autour de lui, ne vit personne d'intéressant et s'assit.

Il trépignait d'impatience. Il se demandait si Harry allait revenir aujourd'hui, s'il allait le revoir et pouvoir lui poser toutes les questions qu'il voulait lui poser et qu'il avait toujours voulu lui poser.

- Eh bien, mon bonhomme, qu'est-ce que tu fais là tout seul ?

Ethan sursauta à l'entente de cette voix étrangère et se retourna avec appréhension. Mais il se détendit vite en apercevant une grand-mère de retour du marché avec un cabas plutôt voyant.

- J'attends quelqu'un, m'dame.

La vieille femme hocha la tête et posa une main sur le rebord du banc où il était assis. Elle se pencha alors vers lui et se tint près de son oreille, alors qu'il n'osait pas bouger.

- Ne te perds pas en chemin, Ethan James. Sinon, tu pourrais bien ne plus le retrouver.

Et elle se redressa en lui faisant un clin d'oeil.

Ethan resta figé un long moment et elle l'observa tout du long. Comment cette femme pouvait-elle connaître ses deux prénoms ? C'était quasiment impossible. Seule sa famille la plus proche les connaissait. Mais elle avait l'air d'en savoir plus long qu'il ne le pensait et ça le terrifiait

- Euh... Qui êtes-vous ?

Elle s'assit, posa ses mains sur la poignée du cabas et regarda le jardin d'enfant.

- Oh, tu ne me connais pas... C'est tout à fait normal. Mais, moi, je te connais. On m'a demandé de te prévenir qu'il était dangereux de fréquenter les mauvaises personnes.

Elle appuya sur le mot mauvaise et pencha la tête sur le coté, songeuse.

Ethan la prenait de plus en plus pour une folle échapper de l'asile de fou à mesure qu'elle parlait et pensa rapidement à un plan de fuite, qui ne marcherait pas, car tous ses plans de fuite, même les plus élaborés, ne marchaient jamais. Avec sa mère, toutefois. Mais avec une inconnue qui ne le connaissait pas, peut-être qu'il y avait une chance. Aussi infime soit-elle la chance...

- Pour l'instant, la seule potentielle mauvaise personne que je vois ici, c'est vous.

Et pendant qu'il disait ça, il glissa une main agile dans une des hanses de son sac et se glissa au bord du banc.

La femme ne semblait pas l'avoir remarqué et continuait à fixer le parc. Elle secoua la tête et ses cheveux mal coiffés piégés dans une barrette virevoltèrent.

- Non, je ne suis pas la méchante de l'histoire. Je ne suis que la marionnette. Je te parle de l'homme que tu as rencontré hier.

Ethan arrêta tous ses gestes et la regarda, surpris.

- Harry ?

- Oui, Harry.

Elle se retourna vers lui et l'observa avec des yeux vidés de toutes expressions.

- Tu ne dois plus t'en approcher. Ne le cherche pas, tu ne le trouveras pas. Il est très fort à ce jeu-là. Mais il a perdu une manche hier et il ne veut pas que ça recommence.

- Pourquoi ne vient-il pas me le dire lui-même, hein ? Pourquoi c'est à vous de venir ? J'avais envie de le voir, moi !

Son visage devint sévère et elle lui empoigna le bras avec une force qu'Ethan n'imaginait pas chez une vieille dame.

- Ne le cherche pas. N'essaie pas de le revoir ou tu en souffriras.

- Je veux le revoir !

Il avait crié ces mots de toutes ses forces et beaucoup de gens se retournèrent.

Ethan remarqua l'agitation qu'il avait engendré et se calma, baissa la tête d'un air coupable et essuya les quelques larmes traîtresses qui s'étaient échappés de ses yeux verts.

- Je veux simplement le voir.

Le murmure de ces mots parvinrent aux oreilles de la vieille dame qui le prit maladroitement dans ses bras.

- Je suis désolé, gamin...

Ethan releva la tête pour voir que la vieille femme avait disparu. Mais aucune autre personne qu'Harry ne l'aurait appelé "gamin" de cette façon.

Il se retourna dans tous les sens, scruta les moindres carrés d'ombres pour se rendre compte que, finalement, cette femme dont il ne savait pas le nom avait disparu. Et il ne pourrait plus revoir Harry. Alors qu'il en avait tellement envie.

Il se rassit piteusement sur le banc et pleura toutes les larmes de son corps.

Au bout d'un certain temps qui lui avait paru des heures, des bras s'enroulèrent autour de son corps et il s'y accrocha comme à une bouée.

- Maman...

Il gémit et Hermione lui caressa doucement les cheveux, regardant autour d'elle alors que son fils se cachait dans ses bras de douleur.

- Il n'est pas venu...

Elle le regarda.

- Je suis désolée, mon cœur. Tellement désolée...

Et il pleura plus fort encore.

Alors, à l'ombre d'un arbre, elle le vit.

Retenant son souffle, elle remarqua ses cheveux noirs, en bataille, qu'elle n'avait jamais réussi à arranger. Elle sentit plus qu'elle ne vit son regard sur elle et s'imagina les deux émeraudes la scruter avec attention, observant ses blessures qu'elle n'avait qu'à l'intérieur. Elle vit un sourire doux se dessiner sur son visage lointain et vit ses lèvres bouger pour lui dire des mots qu'elle adorait entendre.

"Je t'aime"

Elle ferma les yeux, des larmes glissant sur ses yeux et les rouvrit pour voir qu'il était toujours là, à attendre une réponse de sa part.

"Je t'aime. Maintenant et pour toujours"

Il hocha la tête.

"A jamais"

Elle rit dans ses larmes et plongea son nez dans les cheveux de son fils qui tentait vainement de se calmer.

Quand elle releva la tête, elle remarqua qu'il avait disparu mais ne s'en formalisa pas. Il était là, vivant et il l'aimait.

A jamais.


- Alors, où est-ce que tu l'as trouvé ?

Le petit garçon accroché dans son dos, Hermione posa les deux sacs qu'elle portait dans l'entrée pendant que Ginny prenait Ethan et l'amenait dans sa chambre pour le coucher, tout endormi qu'il était.

Hermione les suivit et embrassa son fils sur le front.

- Dans le parc, sur un banc. En train de pleurer.

Ginny ferma la porte pendant qu'elles se dirigeait vers le salon où elles s'assirent.

Hermione reposa la tête contre un coussin et ferma les yeux.

- Hermione, que s'est-il passé ?

- Ethan pleurait, je suis allée le consoler. Et je l'ai vu, à demi caché dans l'ombre d'un arbre, nous regarder. Mon Dieu, Ginny, ça m'a fait tellement du bien de le revoir après tant d'années...

Ginny observa les larmes commencer à couler sur les joues de sa meilleure amie et se cala à ses côtés.

- Tu vas essayer de le retrouver ?

Hermione rouvrit les yeux et observa le plafond.

- Je ne sais pas, Gin. Ce que je sais, c'est qu'Ethan reviendra sur ce banc tous les jours s'il le faut pour le revoir. Et ça me tue parce qu'il ne reviendra surement pas... Et je ne veux pas voir mon fils pleurer comme il l'a fait aujourd'hui...

Hermione se retourna vers sa meilleure amie pour la voir la regarder avec un regard désolé et impuissant.

- Ne me regarde pas comme ça. Je vais bien. Ethan aussi. Comme Ron le dit si bien, on fait avec, pas vrai ?

Ginny sourit piteusement et Hermione la prit dans ses bras.

Elles se bercèrent ainsi l'une l'autre pendant un long moment.

- Maman...

Elles levèrent les yeux vers le petit garçon qui se frottait les yeux pour chasser les dernières traces des larmes et de la fatigue.

- Viens par là, mon coeur.

Hermione tendit les bras et Ethan se plaça entre les deux femmes qui le câlinèrent.

- Je sais que j'agis en enfant gâté mais... Je veux vraiment revoir Harry.

Il leva des yeux pleins de douleur vers sa mère qui le serra contre son coeur et le consola.

- Je suis sûre qu'il veut te revoir aussi, mon coeur. Mais parfois, il n'est pas toujours facile de revenir. Laisse lui le temps.

Ethan hocha lentement la tête et se cala plus confortablement entre sa tante et sa mère qui commencèrent à lui parler de tout et de rien, pour le consoler.


- Ce petit garçon... Qui est-il ?

L'homme se retourna vers la femme qui venait de lui parler.

Il sourit doucement et se retourna vers le banc où les deux personnes avec qui il aurait dû être se tenaient quelques instants plus tôt.

- Mon fils.

La vieille femme le regarda, surprise et se tourna elle aussi vers le banc. Elle serra le châle qui entourait ses épaules de manière nerveuse et observa l'homme qu'elle avait vu grandir par sa fenêtre.

- Allons, Mrs Figg, ne soyez pas surprise. Vous auriez dû vous en douter.

Il lui sourit malicieusement et elle lui répondit par un froncement de sourcils.

- Toi, tu m'as fait venir ici pour dire des mots douloureux à un petit garçon qui ne le méritait pas et qui se trouve être ton fils. Alors excuse-moi, Harry Potter, de ne pas comprendre ton comportement de torturé !

Son regard changea et Mrs Figg prit peur.

- Mon comportement ne vous regarde pas, Mrs Figg.

Son ton, devenu rageur, fit sursauter la femme qui recula de quelques pas et elle se tassa sous son regard rempli de fureur.

Mais la tempête se calma et Harry se passa une main dans ses cheveux en bataille en soupirant.

- Pardon, Mrs Figg. Mais je le fais pour son bien. Pour leur bien à tous les deux.

Il regarda vers le ciel, devenu noir à présent que la nuit avait pris place.

- Je ne veux que leur bonheur.

Mrs Figg le regarda, sceptique, avant de se sentir partir vers ce monde où les morts se retrouvaient, cherchant en vain leurs familles, leurs amis, leurs partenaires.

- Ce que tu ne comprends pas, Harry Potter...

Sa voix ne portait plus très loin à présent qu'elle disparaissait mais elle savait que cet homme l'entendait et l'écoutait.

- C'est que tu es leur bonheur.

Et le vent souffla sur les dernières paroles de Mrs Figg, la Cracmol de voisine des Dursley.


Voilà !

Bon, dites moi vos impressions et tout le tra la la que vous voulez me dire.

Hum, si vous avez des remarques sur quoique ce soit, dites le...

Et c'est là qu'on remarque que je cale dans les idées de quoi dire d'inintéressant aux lecteurs.

Bref, n'hésitez pas à me laisser des reviews ! Mais vraiment, ne vous gênez pas ;)

Je vous souhaite tout le bonheur du monde :)

Anonyme Particulier.