Tout d'abord, un grand merci à tous ceux qui m'ont laissé une rewiew, ça me fait super plaisir ^^'.
Sinon, j'ai oublié de préciser que tout les personnages et les lieux appartiennent à JK... Ect (vous connaissez la chanson, je suppose).
Voilaaa, bonne lecture.
Chapitre 3 : La retenue :
Harry était assis dans la grande Salle, à sa place habituelle, soit entre Ron et Seamus. Il chipotait dans son assiette depuis plus de vingt minutes mais n'avais pourtant encore rien avalé. Il était vraiment très stressé par la retenue que Snape lui avait donnée et qui aurait lieu le soir même. L'estomac coupé et abandonnant son assiette, il se leva pour aller prendre une douche, histoire de tenter de se calmer un peu. Il ne s'agissait pas de perdre encore ses moyens devant son professeur.
Mais dans sa hâte, il ne remarqua pas le regard inquiet que trois personnes lui lancèrent.
La première Hermione, s'inquiétait pour son ami. La guerre les avait un peu éloignés et le Survivant n'avait pas l'air bien depuis quelques temps. Mais après un petit moment de réflexion, elle haussa les épaules et se tourna vers son petit copain pour discuter de ce qu'ils feraient plus tard.
Dumbledore quant à lui, avait un air un peu soucieux que l'on ne lui voyait que rarement. Il pensait qu'avec la mort du Mage Noir le « petit » (en même temps à côté du directeur, tout le monde est bébé…) allait enfin pouvoir vivre sa vie en paix. Mais visiblement ce n'était pas le cas, et il comptait bien sur un certain professeur pour redonner sa joie de vivre à Harry.
Ledit professeur, justement, était presque aussi stressé que son élève de la retenue. Il s'en voulait un peu d'avoir réagis aussi impulsivement en classe.
« Oh et puis, zut. Ce n'est pas parce que Potter fait une tête de Cocker à qui on aurait piqué la nourriture que je dois faiblir. Je dois donner une bonne leçon à ce gamin. Mais mon dieu, ses yeux… Non ! Pense à James, le morveux ne vaut pas mieux que son père. »
Mais il eut un pincement au cœur en pensant à la réaction qu'avait eu le jeune homme à cause de leur proximité. Potter n'avait pas eu l'air dégouté, mais juste extrêmement troublé.
« Et si ce n'était pas une blague ? » Pensa le professeur. Mais n'ayant connu que des déceptions dans sa vie, il chassa vite cette idée de sa tête et se concentra sur le moyen le plus efficace de se venger de la mauvaise blague de son élève.
L'élève quant-à-lui était prostré à genoux dans la salle commune des Gryffondors, qui était vide à cette heure-ci. Il pleurait toutes les larmes de son corps. Il aimait vraiment Snape et savait que celui-ci ne partagerai jamais ses sentiments. Et cela, il avait beaucoup de mal à le supporter. De plus, connaissant son professeur, il pouvait s'attendre à de grosses représailles de sa part.
Mais il avait une retenue, et il devait bien y aller.
Toc, toc, toc.
« Entrez Potter » Dit le Snape avec une voix cassante, comme à son habitude.
Harry entra, les yeux fixés sur le sol. Il était vraiment trop gêné et trop triste pour le regarder en face.
« Vous êtes en retard… Encore. »
« Je, heu… Jesuisdésoléprofesseur » répondit le Golden Boy.
« Potter vous n'avez jamais appris à parler ou quoi ? Et la politesse veut que l'on doit regarder les gens quand on leur parle »
L'Elu leva la tête et répéta : « Je suis désolé professeur ». Puis il se remit aussitôt à fixer le sol de ses yeux émeraude.
Le maitre des cachots resta figé un instant à la vue des yeux rougis de son élève.
« On dirait qu'Harry, heu Potter, a pleuré. Mais pourquoi ? » Une petite voix dans sa tête lui souffla que c'était de sa faute, mais le professeur n'y fit pas attention, et puis après tout il n'en avait rien à faire, non ?
« Vous allez trier tous les flacons de ma réserve dans l'ordre alphabétique. Sans magie, bien sûr. Vous êtes un crétin fini, mais je suppose que vous y arriverez quand même. » Ironisa l'enseignant.
Le Gryffondor acquiesça mais ne répondit pas à la provocation.
C'est son absence de réaction qui étonna le professeur, habituellement le jeune homme ne se serait jamais laissé insulter de la sorte sans répondre vertement. Et malgré lui, le directeur des Serpentards commençait à s'inquiéter.
Assis par terre sur le sol froid de la réserve, Harry se morfondait. Si seulement il avait su tenir sa langue au lieu d'avouer, ou presque, à sa Némésis qu'il l'aimait.
Mais malheureusement, il ne pouvait pas retirer ce qu'il avait dit et le professeur semblait l'avoir très mal pris. Entendant un bruit proche, il se leva d'un bond et se remit à trier les petites bouteilles en verre sur les étagères.
« Visiblement, je me suis trompé. Vous êtes même totalement incapable de faire la moindre tâche qui demande un tant soit peu d'intelligence. » Cria Snape.
L'élève sentit ses yeux se remplir de larmes à l'entente de ces paroles. Il tournait toujours le dos à l'adulte.
« Et je vous ai déjà dit qu'il fallait regarder les gens quand on vous parle ! Vos parents ne vous ont jamais appris ça ? Oh mais non, j'oubliais. Ils sont morts à cause de votre parrain, le sale clébard. Retournez-vous. »
Le Survivant ne bougea pas, les larmes dévalant sur ses joues. Il avait l'habitude que Snape l'insulte mais à chaque fois que ça arrivait, il sentait son cœur se déchirer.
« RETOURNEZ VOUS POTTER ! » Hurla Snape en saisissant l'épaule de son élève pour le faire faire demi-tour.
La colère surpassant la peine, l'Elu leva la tête et croisant les yeux du maitre des Potions dit :
« Ça vous excite de vous acharner sur moi ? Vous ressentez quoi quand vous me voyez pleurer ? De la joie ? »
Le professeur se sentait mal, un poids alourdissait sa poitrine. Il voulut parler mais le Gryffondor ne lui laissa pas l'occasion de dire un mot.
« Vous savez quoi ? Moi j'en peux plus. Depuis que j'ai cassé la gueule de l'autre crétin, ma vie est encore pire qu'avant. Mes amis m'ignorent, j'ai des cauchemars toutes les nuits et je me sens sans cesse coupable de toutes les morts qui ont eu lieu pendant la bataille. Je pensais que je pourrai enfin vivre tranquillement dans ma maison, loin de la célébrité et de ma famille. Mais eu lieu de cela, je dois passer toutes mes vacances chez les Dursley ''pour ma sécurité''. Tout cela parce que des imbéciles de mange-merde sont toujours en cavale » Le Survivant avait dit son discourt d'une traite et était à bout de souffle.
Le plus âgé en profita pour prendre la parole.
« De quoi vous plaignez vous, Potter, partout où vous allez un fan club vous attend. Je suis sure que vous êtes traité en héros par votre famille ! Vous êtes comme votre père, un pleurnichard ! » Il avait dit ça impulsivement, plus par habitude que parce qu'il le pensait vraiment. En vérité, Snape s'en voulait terriblement. Le poids qui comprimait sa poitrine s'alourdissait de plus en plus.
« Le pire dans cette histoire, c'est que je suis amoureux d'un homme qui me hait et que personne n'est au courant, sauf l'homme en question. Et quand il se moque de vous, ça fait mal, n'est-ce pas monsieur. Je ne suis pas mon père. »
Sur ce, il se dirigea vers la porte mais n'atteint jamais son but. A mi-chemin, il perdit connaissance et s'écroula sur le sol.
La dernière chose qu'il eut le temps de voir avant de sombrer dans les Ténèbres fut le regard angoissé de son professeur. (j'adoooore finir sur un truc comme ça).
