Coucou mes petits lecteurs d'amouuuur. Je sais, ça fait beaucoup de retard dans ma publication et dans les réponses aux rewiews mais je vous jure c'est pas de ma faute. J'ai eu quelques petits... ennuis. Un petit passage à l'hôpital on va dire ^^'. Enfin je vais pas vous raconter ma vie mais en tout cas je suis vraiment désolée. Ca n'arrivera plus, promis ;)

Ps: si vous me tuez, je ne peux plus écrire hein ! =)

Juste un petit mot avant de commencer l'histoire, merci encore à tous pour les rewiews que vous me donnez, cela me touche beaucoup et cela me motive pour avancer dans l'histoire ! Je voulais juste faire un petit merci particulier à Kisis qui me laisse de très gentilles rewiews (anonymes) et à qui je me permet de répondre ici ! Voila, c'est tout !

Chapitre 4 : Remords et révélations.

L'angoisse. Snape était littéralement figé par l'angoisse. Habituellement, il ne se laissait jamais envahir par ses émotions. Habituellement…

Pour lui, Harry était un mystère. Il n'avait jamais su cerner le garçon. Depuis la première année du gamin à Poudlard, il n'avait jamais été capable d'être impartial avec lui. Et là, il se tenait immobile, le regard fixé sur le jeune homme étalé par terre, complètement dépassé par les évènements.

Au bout de quelques secondes, reprenant un semblant de lucidité, il se précipita vers le corps de sa Némésis et le pris dans ses bras. Mme Pomfresh étant partie à Sainte-Mangouste pour la semaine, il décida de conduire le Gryffondor dans ses quartiers. (NDLA: Quoi comme par hasard ? J'y suis pour rien si Poppy est occupée, si ?)

''En même temps, c'est un peu de ma faute si il est dans cet état là… Severus, tu es vraiment con parfois. Mais qu'est ce qui lui a pris au gamin ? Qui n'es plus tellement un gamin d'ailleurs, c'est qu'il pèse son poids lui…''

Il sortit de la réserve et se dirigea vers le tableau fixé au mur derrière son bureau.

''Labor vincit perpetuam'' Le tableau pivota et il entra dans ses appartements. Il traversa le salon et la salle à manger en vitesse et se rendit dans sa chambre.

Il posa délicatement le rouge et or sur son lit et ne put s'empêcher de laisser sa main courir un instant sur la joue de celui-ci. "Par pure curiosité" se dit-il. Harry, qui était pourtant inconscient, frotta sa joue à la manière d'un chat sur la main de son professeur. Snape sentit les battements de son cœur s'accélérer dans sa cage thoracique.

Il se redressa et lança un sort de diagnostic dur son élève. Il ne remarqua rien de particulièrement grave si ce n'est de nombreuses traces de coups et un affaiblissement relativement important de ses capacités physiques et magiques. Interpellé par ces symptômes, il enleva la cape et la chemise du Lion et se mit à observer le torse du garçon. Malgré une maigreur extrême, le jeune homme avait des muscles fins et dessinés, sans doute dû à la pratique du Quidditch. En revanche, le nombre de cicatrices présentes sur le ventre et l'abdomen du garçon inquiétèrent l'enseignant. Il avait déjà vu des marques similaires sur certains élèves de sa maison qui souffraient de maltraitances, mais jamais aussi nombreuses.

Il fit léviter le Lion et le tourna pour inspecter le dos. Et le professeur se sentit très mal devant la vision d'horreur qui s'offrait à ses yeux. La peau de son élève était marquée de cicatrices qui formaient des mots. On pouvait lire M.O.N.S.T.R.E, A.N.O.R.M.A.L et encore bien d'autres insultes. Mais le pire était sans doute les lacérations, probablement provoquée par un fouet ou un outil semblable, présentes dans le bas du dos du jeune homme.

Complètement mortifié par ce qu'il voyait, et voyant toutes ses illusions sur la magnifique vie du Survivant s'effondrer, il resta figé par la surprise. Puis, presque malgré lui il gémit. ''Harry, qui t'as fait ça ? Comment avons-nous pu ne rien voir ? ''

Puis, écrasé par la fatigue et par les émotions fortes, il s'endormit sur un fauteuil qu'il avait fait apparaître à côté de son lit.

Quelques heures plus tard, quand Harry se réveilla, il ne comprit pas tout de suite où il était. Il se redressa péniblement et son regard tomba sur son professeur. Tous les événements de la soirée lui revinrent en mémoire.

''Keskimapri mon dieu mais je suis vraiment un crétin infini moi ou quoi ?" Puis, réalisant qu'il était torse-nu (NDLA: miam) et que ses charmes glamours étaient tombés, il se mit à paniquer. "Merde ! Snape à du voir mes cicatrices ! Il faut que je sorte d'ici.''

Il balaya la pièce du regard et enfila sa chemise qui était posé à côté de lui sans même prendre le temps de la fermer (NDLA: la chemise, hein). Il se redressa sur ses coudes et regarda son professeur.

''Il est encore plus beau comme ça. Loin de l'air si sévère qu'il m'adresse d'habitude. Il a l'air tellement apaisé ainsi.''

Puis il s'assit au bord de son lit et tenta de se mettre debout. La pièce tangua, il était encore faible, et il évita la chute uniquement grâce aux bras qui encerclèrent son ventre.

''Hein ? Des bras ?'' Se demanda-t-il.

Le propriétaire de ces bras, alias le maître des potions s'était réveillé quelques secondes auparavant et avait à peine eu le temps de réaliser que son élève était en train, d'une part de s'enfuir, et d'autre part de s'étaler sur le sol de sa chambre. Sans réfléchir, il attrapa la taille du Gryffondor et l'attira à lui pour empêcher la chute.

Celui-ci hoqueta de surprise.

'' Monsieur? '' Dit Harry.

Le Serpentard, qui avait toujours le jeune homme dans les bras, émit un grognement.

''Potter, je ne suis pas d'attaque le matin avant d'avoir avalé au moins une tasse de café. Vous devriez plutôt me remercier de ne pas vous avoir laissé vous encastrer dans le parquet de ma chambre', je n'ai pas besoin d'un changement de décoration, j'aime bien mon sol comme ça.

Rassuré par le ton de son professeur (qui n'avais pas changé à d'habitude) le jeune homme souria et dit :'' Merci monsieur, mais je pense que vous pouvez me lâcher maintenant.''

Les joues rosies, le professeur se détacha rapidement du morveux.

''C'est la fatigue, Potter''

Harry, lui, s'envoya une claque mentale. Il regrettait déjà les bras du maître des cachots.

''Monsieur ? Comment suis-je arrivé ici ?'' Demanda timidement le Survivant au bout de quelques secondes de silence inconfortable.

'' Pas maintenant, suivez-moi.'' Répondit l'enseignant.

Il poussa la porte de la chambre et Harry se retrouva dans un salon aux couleurs chaleureuses. D'un sort le professeur alluma un feu dans la cheminée et désigna un fauteuil à son élève.

''Je reviens'' Marmonna celui-ci, l'air endormi.

Et en effet, il réapparut deux minutes plus tard avec un plateau chargé de deux tasses de café fumantes. Il posa le plateau sur une table basse et tendit une des tasses au Gryffondor. Il en prit une aussi et se mit à la boire. La caféine ayant fait son effet, l'enseignant releva la tête et fixa l'Elu.

''Potter, je pense qu'il faut que l'on parle.'' Dit-il.

Le Survivant se raidit. Il n'avait jamais parlé à quiconque de ce qu'il subissait chez les Dursley, et il ne voulait pas en parler. Il se renferma.

Voyant le visage de son élève se tordre, il se lança et lui dit : ''Potter, heu Harry… Je suis vraiment désolé. S'il te plait, essayons pou une fois d'avoir une conversation civilisée, juste au moins une fois. Je te jure que je ne m'énerverai pas."

Harry tiqua à l'entente de son prénom. Jamais Snape ne l'avais appelé par son prénom, et surtout, jamais il ne l'avait tutoyé. Cela le fit sortir de sa torpeur.

''Tu dois me dire qui t'as fait ça. Pourquoi n'as-tu jamais rien dit ?'' Questionna le professeur.

''Parce que je suis le Survivant et que ma vie est parfaite. Je suis riche, célèbre et un fan-club m'attend partout où je vais, vous avez oublié ? Si j'avais raconté cela à quiconque, on ne m'aurai jamais cru.'' Lâcha le jeune homme, rancunier. Puis il se reprit : ''Vous savez professeur, c'est de ma faute si mon oncle, ma tante et mon cousin me traitaient pas très bien.'' Snape grimaça en entendant l'euphémisme phénoménal. Après tout, c'est quand même de ma faute si mes parents sont morts. Si je n'étais pas né, ils seraient toujours vivants. Peut-être qu'ils ont raison. Peut-être que je suis un monstre.'' Des larmes dévalèrent sur les joues du Gryffondor. Celui-ci avait les yeux dans le vague teintés d'une immense douleur. Snape était très inquiet, cela ne ressemblait vraiment pas au Potter qu'il connaissait de parler comme ceci. Le garçon devait être sacrément secoué.

Sans vraiment réaliser, il se leva et prit le jeune homme dans ses bras. "Mais je fais quoi là ?" se demanda t'il. Mais sentant qu'Harry se détendait peu à peu dans son étreinte, il ne se dégagea pas. Il sentait bien qu'à partir de ce moment, il ne pourrait plus lâcher le Gryffondor. Et étrangement, cette idée ne le dérangeait pas tant que ça...

"Foutu Potter" Pensa le professeur.

Gros kiss les amis, et encore désolée pour le retard !