Bien le bonjour!
Alors, que dire..., voici enfin le chapitre 2! Un petit cadeau en ce début d'année scolaire!
Cela fait une semaine que j'ai repris les cours à la fac donc c'est pas vraiment la joie. Mais bon, je me force parce que plus qu'un an et ça y est (sortez le champagne!) j'ai ma licence.
Bizarrement, même comme ça, je suis pas plus motivée... Il faut dire que mon rêve de parcourir le monde me semble bien loin et mon compte bancaire bien vide...
Mais positivons, positivons! Il me reste mes très chères fictions pour m'évader. Pas de bol avec tout le travail personnel que je devrais me taper avant le mois de décembre (exposés, dossiers, enquête,...), je suis pas sortie de l'auberge.
Donc, pour ce chapitre je me suis déchaînée ( mes soeurs ont halluciné devant le nombre de pages). Comme le laisse présager le titre de ce chapitre, il est exclusivement consacré à Lord Voldemort et à son passé. Je suis désolée pour ceux et celles qui aiment que l'histoire avance vite, moi je suis plutôt du genre à prendre mon temps. Vous l'aurez deviné, ce chapitre ne sert pas à grand chose, il m'était juste impossible de ne pas l'écrire:
Que s'est-il passé pendant toutes ces années avant son grand retour?
Enfin je vous laisse, et j'espère que vous passerez un bon moment!
Chapitre 2: Les fantômes du passé de Mr V
Dans le grand manoir de la famille Malfoy, assit sur un fauteuil face à l'imposante cheminée, Lord Voldemort, ou tout du moins ce qu'il en restait, réfléchissait à ce qu'il avait dû endurer jusqu'à maintenant. L'accomplissement prochain de son plan, le plongeait dans une profonde perplexité.
Une fois déjà il avait tout perdu, tout! Alors qu'enfin il était reconnu pour son immense pouvoir, son intelligence, son envoûtante beauté,… qu'enfin le monde était à porter de ses mains. Puis, la prophétie lui était parvenue, annonçant sa fin prochaine. Il ne la connaissait même pas dans son intégralité, pourtant il s'était jeté à corps perdu dans une traque qui le conduirait à un sort funeste.
Les efforts fournies pour atteindre le sommet avaient ainsi été balayées par son trop plein d'orgueil! Que pouvait faire un bébé face à lui?
Cependant, l'orgueil n'expliquait pas tout. Son empressement à chercher cet enfant lui avait fait oublier toutes prudence, et le piège s'était refermé.
Cette nuit là, chez les Potter, la mort aurait dû l'emporter. Ce ne fut néanmoins pas le cas, comme il l'avait prévu. Les précautions qu'il avait prises avaient fonctionné.
Oui, mais pouvait-on dire qu'il était vivant?
Il ricana amèrement. Avec le recul, il pourrait recevoir une médaille pour cet exploit, avec gravé dessus: « The Survivor ». Bien sûr, il savait que ce surnom était déjà pris. La gazette parlait énormément du Survivant, Harry Potter. Le petit bébé qui a vaincu l'horrible mage noir grâce à un stupide ricochet, mais de cela personne ne disait mot. Le vieux Dumbledore avait dû étouffer l'affaire, sinon le petit miracle aurait été gâché.
Pendant que le monde sorcier fêtait allègrement sa disparition, lui devait lutter pour sa survie. Tant d'années à errer sous la forme d'un vulgaire spectre, tenant plus du fantôme revenu de la tombe qu'autre chose. La folie eut presque raison de lui. Ignoré, sans consistance, il passait au travers de toutes choses, il n'avait plus aucune emprise sur rien. Ses tentatives de communication avec des sorciers, et par défauts avec des moldus, avortèrent sans la moindre exception. Au mieux, ils percevaient une présence, avaient un sentiment étrange,… mais cela n'allait jamais plus loin. Tous inutiles, voilà ce qu'il se disait.
Heureusement, il eut l'occasion de faire des rencontres intéressantes, pas toujours enrichissante, certes, mais divertissante. Ceci le sauvant du gouffre de désespoir qui menaçait de l'engloutir.
La plus marquante fut, ironiquement, sa rencontre avec un petit groupe de trois jeunes hommes, chasseurs de fantôme, et accessoirement moldus. Au début, il fallait être honnête, il n'en avait rien à faire. Ne pas avoir de corps ne l'avait pas fait changer d'avis, les moldus n'étaient qu'une bande d'animaux stupides, cruels et aussi insignifiants que des insectes. Cependant, ils avaient en leur possession un appareil qui, dès qu'il s'en approchait, sonnait de façon stridente.
La curiosité l'emporta sur son scepticisme. Cette bande de dégénérés détenait le premier moyen qu'il voyait d'établir un contact avec le monde. Les bip stridents lui prouvaient qu'il était encore là. Bien vivant. L'espoir revenait.
Malheureusement pour lui, il repartit tout aussi vite. Non mais qu'est-ce qu'il croyait, un moldu restait un moldu. Pourquoi avait-il fallu qu'ils ouvrent la bouche?
Fort de leur découverte, ils avaient commencé à élaborer des théories toutes plus fumeuses les unes que les autres. Mais, ce qui mit véritablement le feu au poudre, fut le nom dont ils l'affublèrent. Apparemment, les moldus appellent ce genre de phénomène, et donc apparemment les esprits tel que lui, des poltergeists, des résidus de personnes décédées si on veut. Pour eux, il n'était qu'une chose, l'insulte suprême. Être considéré comme un déchet par ces sous-hommes, s'agitant comme des puces autour de leur détecteur d'énergie surnaturelle comme si c'était la huitième merveille du monde, était particulièrement insultant. Une vengeance pour un tel affront lui parut complètement indispensable. Ils voulaient un esprit, un fantôme, soit ils allaient en avoir un. Il se ferait un plaisir de les entraîner dans les ténèbres avec lui.
Il allait les hanter.
Tout à coup, un parfum de nostalgie emplit l'atmosphère. Ces trois jeunes moldus lui manquaient parfois. Ils lui avaient apporté tellement de bonheur pendant cette période si sombre de sa vie. À leur manière, ils l'avaient aidé à remonter la pente. Grâce à eux, il s'était enfin sentis un peu exister, redevenir un bref instant le maître, alors qu'il n'était qu'un esprit fantomatique coincé entre la vie et la mort. Le souvenir de leurs cris de panique, de leurs courses hystériques pour lui échapper, leurs plans tordus pour ne pas qu'il les retrouve,… encore maintenant ils lui réchauffaient le cœur dans les moments de déprime.
Enfin, de toute façon, il n'en restait plus qu'un sur les trois encore de ce monde, les autres n'avaient pas résisté à son sens de l'humour post-mortem.
Le premier était mort d'une manière vraiment très idiote, et aussi en grande partie à cause de lui il fallait bien l'avouer.
FLASH BACK
L'esprit frappeur qu'il était devenu, s'amusait joyeusement à faire voler, et parfois exploser, tous les objets présents dans l'appartement. Oui, c'était une capacité qu'il avait réussi à développer sous sa forme auto-plasmique, pour son plus grand ravissement. Dans ces moments, il était comme fou, survolté de pouvoir faire une chose qui se rapprochait si près de la magie. Et aujourd'hui était un jour de folie.
Emporté par son enthousiasme, et sans s'en rendre compte, il avait suivis aveuglément sa victime du jour. Son environnement lui sauta aux yeux, uniquement, lorsque l'eau de la baignoire commença à couler à gros bouillons. Il était dans la salle de bain.
Une douce musique zen s'éleva de l'autoradio. Apparemment, le jeune moldu avait choisis d'adopter la tactique de l'ignorance, et décidé de patauger dans l'eau chaude pour se détendre. Il ne manquait plus que les bougies parfumées. Une attitude parfaitement inacceptable! Ce petit crétin n'aurait la paix qu'une fois que le seigneur des ténèbres l'aurait décidé. C'est-à-dire, pleurant sur le sol et au bord de la dépression nerveuse.
Les serviettes, brosses à dents, dentifrices, shampoing et autres babioles en tout genre continuaient de se balader dans les airs mais plus vite, emportés par la contrariété du sorcier fantôme. Malgré tout, le jeune moldu ne s'en préoccupa pas un seul instant. La frustration ne tarda pas à envahir celui qui jadis portait avec fierté le nom de Lord Voldemort. Être invisible, même si techniquement c'était bien le cas, était intolérable. Sauf, que l'autre individu fit une chose qui détourna son attention de sa future vengeance, et à laquelle il aurait dû s'attendre.
Le jeune homme se déshabilla.
Et oui, quand on fait couler un bain, c'est généralement pour se laver, et pour se laver, on enlève tous ses vêtements.
Normalement, il n'était pas homme à être déstabilisé par un corps nu, surtout s'il s'agissait de celui d'un vulgaire moldu. De son vivant, il avait été un grand amateur des plaisirs charnels, attiré autant par la chaleur et le contact des corps que par le pouvoir qui circulait en eux. Il avait eu autour de lui des sorciers au physique des plus avantageux, et lui-même avait été considéré comme un homme d'une grande beauté. Enfin cela, c'était avant. Il faut croire que la solitude, l'absence de corps propre, et le fait que ce moldu, bien que dépourvu de magie, n'est aucune raison d'avoir honte du sien (il était plutôt bien pourvu le bougre!), cela vous change un homme. Bon, en bref, il s'était rincé l'œil du début à la fin, le regardant sous toutes les coutures, à défaut de pouvoir le toucher.
Le jeune moldu s'allongea ensuite de tout son long dans l'eau. Là, il avait envie de se tordre de rire. La baignoire débordait littéralement de mousse. Faire abstraction de sa présence n'était donc pas si aisé en fin de compte. Le pauvre, croyait-il vraiment qu'une simple barrière de bulles allait le stopper? Petit naïf!
Ni une, ni deux, il plongea le rejoindre.
Comme il le pensait, il ne ressentit rien du tout. Monsieur, lui, se savonnait langoureusement en faisant passer un gant de toilette sur ses pectoraux saillant, lui rappelant douloureusement son sors de fantôme. Dépité, il se concentra, rassemblant toutes les maigres forces accumulées jusque là, puis approcha sa main du torse nu complètement imberbe de son vis-à-vis, et l'effleura de ses doigts imaginaires.
Un cri strident sortit de la bouche du pauvre humain le sortant brièvement de la transe dans laquelle il s'était plongé.
Il ne pouvait pas se tenir tranquille deux minutes celui-là, au lieu de crier! Animal stupide va! Le mage noir fut coupé dans sa réflexion. Ça y était! Ses efforts avaient finis par être récompensés. Enfin, il le sentait. Sa chaleur. Sa peau mouillée par l'eau savonneuse, douce et glissante.
Premier contact avec un être vivant, depuis si longtemps que cela lui paraissait être une éternité. Il se recueillit cinq minutes en laissant son pouvoir jaillir hors de lui, savourant ce moment béni.
Humm… Ça sentait pas le cramé là?
Le jeune moldu était évanoui. Le choc du contact avec un être hors du commun tel que Lord Voldemort sans doute. Les bulles s'étaient en grande partie dissipées. Tiens! Depuis quand sa victime avait-elle la peau brune?
L'esprit qu'il était, regarda tout autour de lui. À par le fait que plus aucun objet ne volait, il ne remarqua rien d'inhabituelle. Toujours assis dans la baignoire, il réfléchit à cette mystérieuse transformation. La radio vint flotter devant lui. Une petite minute. Son regard remonta le long du câble de branchement. Elle était toujours branchée, et donc chargée d'électricité. Oups!
Du fond de ce qui lui restait de corps, il sentit l'esprit du moldu quitter le monde des vivants et rejoindre celui des ombres. De nouveau il se retrouvait seul, horriblement seul.
Mais ne nous laissons pas abattre, il en restait encore deux sur les trois pour lui tenir compagnie.
FIN DU FLASH BACK
Que de souvenirs, c'était à ce moment précis que l'idée avait germé dans son esprit. Un moyen de revenir parmi les vivants: la possession.
Encore une fois, il s'était aventuré là où aucun sorcier n'était jamais allé, repoussant toujours plus loin les frontières de l'impossible.
L'aventure de la salle de bain avait été le point de départ de son grand retour. Il avait, un bref instant, réussi à entrer en contact avec le monde réel, c'était déjà quelque chose. Mais il lui avait fallu bien plus pour arriver à se fondre dans la matière, dans un corps et réussir à l'animer de sa propre volonté. Au départ, il s'était entraîné sur de petits animaux, puis toujours plus gros, pour en arriver à ce qui l'intéressait le plus: les humains.
Ce qui nous amène au deuxième cadavre.
FLASH BACK
Lord Voldemort était terriblement en colère contre lui-même. Il était inexplicablement chamboulé par la mort de l'un de ses souffres douleurs survenu quelques mois plus tôt, tout comme son compagnon actuel qui conduisait comme un fou dans les rues de Londres. Affalé sur la banquette arrière, avec toute l'élégance d'un spectre informe, le mage noir le dévisageait dans le rétroviseur.
Ce dernier était, paraît-il, le meilleur ami du défunt. Ils partageaient tout ensemble. Ils avaient les même loisirs, le même emploi dans le même bureau, la même voiture qu'ils conduisaient chacun leur tour une semaine sur deux, la même malédiction: lui, et également la même copine. Pour la dernière chose, il n'était pas certain que le conducteur soit au courant. Que voulez-vous, l'amitié à la moldu.
Depuis « l'accident domestique » de son ami, le jeune homme avait adopté un comportement autodestructeur. Il avait quitté son emploi, sa petite amie (ceci dit, elle, ce n'était pas une grosse perte), et vivait désormais dans un nouvel appartement, plus modeste que le dernier. Au début, le seigneur des ténèbres avait été plus que ravie par les nouvelles résolutions que son jouet du moment avait prise. Ensemble, ils s'amusaient comme des petits fou, enfin surtout lui mais c'était l'essentiel!
Cela aurait pu durer ainsi pendant longtemps, mais le vide au fond des yeux de cet homme gâchait sans cesse son plaisir.
Le vide. Toujours et encore ce vide qui le poursuivait sans fin. Dans un sens, le moldu était aussi mort que lui.
Un éclair de détermination éclaira le regard de l'homme, le sortant de sa déprimante réflexion. Il appuya brusquement sur l'accélérateur, et la voiture doubla de vitesse. En tant qu'esprit, il dut se concentrer vite fait pour ne pas être éjecté de l'automobile. Non mais ça va pas la tête!
Le feu du carrefour passa au rouge.
Le conducteur ne s'arrêta pas.
Un énorme camion nous fonça dessus. Si vite, que le fantôme mit un instant avant de réaliser ce qui se passait. Un instant de trop. La pauvre petite voiture fut comme engloutie par ce monstre de métal, qui faisait au moins trois fois sa taille. La carrosserie se ratatina sous la violence du choc et passa à travers lui. Le conducteur, qui lui était pourvu d'un corps, fut écrasé. La vitesse provoqua une pluie de sang en giclant lors de l'impact, qui recouvrit tout l'habitacle.
L'odeur du sang et l'adrénaline lui rappelèrent les séances de torture, les raids, les duels et tous les moments de sa vie passé de sorcier qui l'avaient fait vibré, comme rien, rien, ne l'avait jamais fait auparavant.
Les sirènes de police et de l'ambulance résonnèrent, assourdissante fanfare alertant tous les citoyens à des kilomètres à la ronde, qu'un terrible événement s'était produit. Une petite foule devait déjà s'être amassée autour du drame, pour savoir ce qui s'était passé.
Durant de longues années, on avait souvent qualifié le seigneur des ténèbres de monstre sanguinaire. Il avait tué, torturé pour obtenir ce qu'il voulait. Il avait fait agoniser un grand nombre d'hommes, sorciers et moldus, devant ses mangemorts afin de leur montrer qui commandait. Mais au grand jamais, contrairement à ce que tout le monde pensait, il n'avait considéré la mort comme un plaisir. Elle était pour lui une nécessité en temps de guerre, un moyen décisif de gagner, une tactique d'intimidation imparable. Jamais un spectacle.
Il est vrai que d'une certaine façon elle le fascinait, mais cela c'était une toute autre histoire.
Enfin pour le moment, l'ombre qu'il était, se trouvait toujours assise sur la banquette arrière, regardant impuissant, la vie quitter l'autre occupant du véhicule. Sa faiblesse était plus que visible. S'il prenait possession de lui maintenant, il ne résisterait pas très longtemps. Sa situation était dramatique, on pouvait même dire qu'elle était désastreuse. Le jeune homme était presque perdu. Cependant, pour le sorcier noir, il représentait une opportunité incroyable.
La tentation lui dévora soudainement le ventre. Saisissant sa chance, l'ombre plongea en lui, se revêtant de sa chair comme d'un manteau. Tout devins noir autour de lui, il était devenu aveugle. Il se sentait oppressé de toute part. Calme, il se concentra, se familiarisant avec sa nouvelle enveloppe: la respiration, les mouvements du buste, les battements lents du cœur, la tête douloureuse. Malheureusement, il ne ressentait rien au niveau des jambes et des bras. Le moldu était en train de mourir.
Les secours choisirent ce moment pour réussir à enlever la portière côté conducteur. Le camion devait avoir été déplacé plus loin. Des mains le saisirent et le soulevèrent, le sortant de la voiture accidentée. Les bruits de roulettes lui indiquèrent la présence d'une civière, sur laquelle il fut déposé sans préambule.
Bientôt, le cœur allait lâcher. Il le savait.
Boom…..Boom…..Boom…..Boom
L'agitation autour de lui ne l'atteignait pas. Par-dessus tout, il voulait animer ce corps, une fois, une unique fois, vivre ne serait-ce qu'une seconde.
Boom….Boom….Boom
Lentement, Lord Voldemort ouvrit les yeux. Une intense lumière l'aveugla, il avait oublié qu'il faisait beau aujourd'hui. Une fois habitué, il réussit à distinguer le bleu éclatant du ciel, ainsi que les nuages cotonneux qui poursuivaient paresseusement leur route.
Boom…..Boom…Boom
Un visage apparut au-dessus de lui, flou et aux contours indistinct.
« - Monsieur, vous m'entendez? Vous m'entendez? »
Boom….Boom…
« - Surtout restez conscient, on va vous évacuer vers l'hôpital le plus proche! »
Boom.
Le dernier battement de cœur retentit, il sortit en vitesse de ce qui ne tarderait pas à être un cadavre.
FIN DU FLASH BACK
C'étaient toutes ces petites victoires qui l'avaient aidé à garder espoir et à persévérer. Il était à l'époque déterminé à y arriver. Pour lui, il était évident que cette entreprise folle se solderait par un succès. Le troisième moldu, rescapé du groupe de chasseur de fantôme fit plus tard, malheureusement pour lui, les frais de sa motivation. Bien qu'il soit encore de ce monde, il fut interné à vie dans un établissement psychiatrique.
Tout son travail ne fut donc pas vain. Plusieurs années après, il avait réussis à prendre contact avec un sorcier, puis à le posséder. Pour la première fois depuis longtemps, il avait obtenu un corps, même si c'était une colocation, ce qui lui avait déjà permis de retourner dans le monde magique. Un début prometteur. Bon évidemment sur le coup, c'est ce qu'il se disait. La réalité avait été nettement moins reluisante. Ce cher professeur Quirrell… Tout avait commencé lors du voyage de ce cher professeur d'études des moldus en Albanie.
FLASH BACK
Partout où l'on posait les yeux, on ne voyait rien d'autres à part de grandes étendues brumeuses. Quelques arbres au tronc desséché jaillissaient par endroit de cette mer blanche brisant la monotonie du paysage. Soulevant la brume à chacun de ses pas, enroulé dans une cape aussi sombre que la nuit, une grande silhouette avançait maladroitement comme si elle-même doutait de sa destination. Une brise se leva, effleurant le sol et provoquant des vagues lui donnant ainsi un aspect mouvant.
Comme surgissant de nulle part, une auberge se dressa devant le voyageur, promesse d'une bonne nuit et d'un bon repas chaud. Vu de l'extérieur, elle ne semblait pas très accueillante. Une unique lanterne, seule source de lumière, se balançait sous le perron, éclairant comme elle le pouvait une grosse porte en bois qui avait du voir passer bien des hivers.
Une main tremblante sortie de la cape noir et frappa. Malheureusement pour lui, personne ne vint lui ouvrir et il dut s'y reprendre à plusieurs reprises avant qu'enfin l'aubergiste pointe son nez.
C'était un homme grand, tout le contraire de l'image que l'on se faisait d'un propriétaire de ce type d'établissement. Il était tellement maigre qu'il semblait se mouvoir grâce à un énigmatique pouvoir mystique, si le vent avait soufflé à ce moment là, assurément il se serrait envolé. Derrière une paire de binocle, ses yeux étaient à peine visible, fuyant le monde en s'enfonçant le plus possible dans leur orbite et souligné de grosses poches résultant d'une énorme fatigue physique ou d'un trop grand nombre d'années. Cet homme n'avait rien de jovial ou de sympathique, il tenait davantage d'une veille momie qui a passé trop de tant à prendre la poussière dans son cercueil. Le fait que son établissement soit encore ouvert tenait presque du miracle, mais il fallait être réaliste la concurrence dans ce désert de brumes et de désolation n'était pas légion.
Sans un mot, il s'écarta afin de laisser son client entrée. Un feu ronflait dans un hâtre couvert de suie, éclairant partiellement la pièce mais suffisamment pour éviter de tomber, les rideaux avaient été tirés et un ensemble de quelques fauteuils, canapés et tables basses avaient été disposé autour de la cheminé.
Après avoir refermé la porte et tiré un verrou d'une complexité effrayante, l'aubergiste se plaça derrière un vieux comptoir poussiéreux éclairé par une lampe à pétrole d'un autre âge, sortit un registre aux pages jaunies par les ans et enfin se décida à ouvrir la bouche:
« - Alors, désirez-vous prendre une chambre? », une phrase de courtoisie courte, prononcée d'une voix caverneuse et dépourvue de la moindre émotion.
« - Je…heu….oui, je prendrai une chambre pour une seule personne, avec un lit double si c'est possible. », bégaya son client.
« - Très bien, vous êtes monsieur? »
« - Quirrell, monsieur Quirrell. »
« - Souhaitez-vous vous restaurer avant d'aller vous reposer? »
« - Non, je vous remercie mais je suis exténué par mon voyage. »
Le vieil homme hocha la tête en signe d'assentiment, attrapa une des nombreuses clés attachées sur le panneaux fixé au mur derrière lui ainsi que la lampe à pétrole, et prit la direction de l'étage invitant muettement l'autre personne à le suivre. Après avoir gravit un escalier et longé un interminable couloir aussi sombre que le reste de la demeure, il s'arrêta devant une petite porte qu'il ouvrit. Quirrell émit un soupir de soulagement en découvrant la chambre.
Elle était simple: un lit recouvert de draps qui avaient du jadis être blanc, une table de nuit où était disposés une lampe à pétrole, une armoire, un miroir accroché au mur, il y avait également un fauteuil prêt d'une grande cheminée et un ancien tapis troué par endroit. Malgré l'aspect quelque peu vieillot des lieux, pas un gramme de poussière ou de toiles d'araignée n'étaient visibles, prouvant que l'endroit était bien entretenu malgré les apparences. L'aubergiste craqua une allumette et alluma la lampe de la chambre, puis il se tourna vers Quirrell:
« - Voilà, j'espère que cela vous convient. Je vous donne la clé et vous souhaite de passer une bonne nuit. », dit-il d'une voix froide. Sans un mot de plus, il partit en fermant la porte derrière lui. Peut-être devrait-il retravailler sa relation client, il y avait vraiment des progrès à faire au niveau accueil chaleureux.
Debout au milieu de la pièce, Quirrell dénoua l'agrafe de sa cape de voyage qui tomba à ses pieds. Cependant, il n'amorça pas un geste pour la récupérer, restant planté là complètement immobile. Un courant d'air frais passa sous la porte et ce fut comme s'il s'était électrocuté. D'un geste vif, il sortit sa baguette et en fit jaillir d'un Incendio des flammes qui allumèrent un feu dans la cheminée. Au plafond, le fantôme de celui qui tînt le monde entre ses mains tournoyait dans des volutes de fumées noires. Le sorcier, le corps tremblant, s'avança près de cette nouvelle source de chaleur, se recroquevillant sur lui-même comme dans une tentative de se réchauffer plus rapidement. Mais tout cela ne suffit pas, un grincement se fit entendre faisant redoubler ses tremblements. À dire vrai, cette réaction physique ne résultait pas de la fraîcheur ambiante, non, elle était d'origine interne.
« - Je te trouve bien pitoyable ce soir, quelque chose te dérange t'il mon si servile petit Quirrell? », dit une voix suave et lointaine.
La réaction fut immédiate. Le sorcier toujours seul face à la cheminée se ratatina sur lui-même encore plus si c'était possible.
« - Pourquoi réagis tu ainsi? Est-ce à cause du sang qui couvre dorénavant tes mains? Regrettes-tu d'avoir agit ainsi? Tel un animal? », continua la voix d'un ton froid. « Je te concède que tuer des moldus pour un homme tel que toi, un professeur d'études des moldus, a dû beaucoup te coûter. Mais je sais pertinemment que d'une certaine manière tu as aimé ce moment, ce moment où pour une fois tu étais tout puissant, où tu détenais leur pauvre petite vie entre tes mains. Après tout, tu es un sorcier, un être supérieur à ces animaux dénués de la moindre source de magie. »
L'homme ne répliqua pas, les yeux perdus dans le vide et un air absent sur le visage.
« - Que signifie ce silence? Te fais-tu tellement horreur au point de n'être plus qu'une loque? », continua t'elle méprisante.
Quirrell plaqua violement ses mains sur ses oreilles.
« - Taisez-vous, mais taisez-vous! Je vous en supplie laissez moi tranquille… »
« - Enfin, une réaction! Hum…, mais pourquoi partirais-je alors que tu es si prometteur? N'as-tu pas aimé ce que nous avons fait ensemble? »
« - Arrêtez, vous dites n'importe quoi! C'était une erreur, une regrettable et terrible erreur! », s'emporta le pauvre professeur. Il blêmit, se rendant compte de ce qu'il venait de dire. « Non, je ne voulais pas, je…je… par pitié… »
« - Allons, allons à quoi bon supplier? Tu sais très bien que je déteste qu'on me tienne tête, en particulier lorsqu'il s'agit d'une personne faible sans aucun moyen d'ajouter du poids à ses paroles. Et pour l'instant, j'ai le regret de te dire que tu fais partie des personnes faibles mon cher Quirrell… », ces mots furent prononcés d'une voix suave dénué de toute compassion.
Sans aucun signe avant coureur, le sorcier hurla en se roulant sur le sol. Quirrell se débattait contre un ennemie invisible, continuant à hurler à plein poumons. Avec des gestes brusques et désordonnés, il arracha son pull ainsi que sa chemise, se déchaussa grâce à ses pieds pour finir par se plaquer sur le ventre contre les pierres froides qui tapissaient le sol autour de la cheminée. Il avait mal, si mal. Rien ne semblait pouvoir atténuer la souffrance qui avait pris possession de son corps. Sans qu'il puisse se maîtriser ses doigts griffèrent le sol jusqu'au sang comme pour se sortir de cet enfer.
« - Haaaa! Maître! Maître! Haaaa! », hurla le sorcier désespéré.
Son visage rouge écrevisse exprimait une vive douleur, la bave qui s'écoulait de sa bouche et ses yeux qui se révulsaient, présageaient son prochaine évanouissement. Cependant, au moment où son esprit sembla l'abandonner, le corps de Quirrell se relâcha. Sa respiration était rapide. Des larmes silencieuses dévalaient se joues toujours aussi rouge.
« - Merci maître. », lâcha le pauvre professeur du bout des lèvres. Il ne restait plus grand-chose de ses cordes vocales après cette douloureuse démonstration d'autorité.
« - Mais je t'en prie! », la voix du spectre de seigneur des ténèbres marqua une pause. « J'attends beaucoup de toi mon très précieux serviteur. Et tu sais ce dont je suis capable lorsque je n'obtiens pas ce que je veux, alors ne t'avise plus de me décevoir. »,dit-il d'une voix tranchante.
« - Ou…Ou…Ouiii maître, je ferais tout ce que vous voudrez mais ne me punissait plus. »
« - Je te punirais autant qu'il le faudra. » Le ton n'admettait aucune réplique. « Mais passons, je veux que tu récupères quelque chose de très important pour moi. Il s'agit d'un objet très rare et très précieux gardé dans un coffre à Gringotts. Le coffre 713. »
« - Mais c'est impossible de cambrioler cette banque! Il faudrait être fou! », Quirrell se rappelant de sa récente erreur, se rattrapa: « Je ne veux pas dire que vous en n'êtes incapable, après tout vous êtes le plus grand sorcier de tout les temps! Je me demande juste comment moi je pourrais réussir à faire une tel chose? »
« - Il est heureux pour toi que tu te souviennes à qui tu t'adresses. Et tu oublies un peu vite que tu n'es pas seul, je suis là… »
Curieusement, cette affirmation ne réconforta pas plus que cela le professeur. Ses yeux n'exprimaient plus qu'une profonde résolution, sans plus aucun espoir d'échapper à son sort. Un nouveau frisson le parcourut comme s'il avait d'un côté un pistolet pointé dans le dos et de l'autre un précipice. Cette peur qu'on pouvait aisément lire en lui, se disputait à la lueur sauvage que les propos du seigneur des ténèbres avaient au fil du temps réussis à allumer au plus profond de son être et qui doucement lui rongeait les entrailles.
« - Bien mon maître, qu'attendez-vous de moi? », il ne bégayait plus.
« - Voilà qui est bien mieux. », répondit le spectre satisfait. « Quirrell je t'ordonne de voler la pierre philosophale. »
FIN DU FLASH BACK
Ce fut là, dans cette vieille auberge d'Albanie, que débuta sa quête de résurrection. Quirrell était un fidèle petit soldat mais toujours craintif, obligeant son maître à sans cesse le pousser à s'exécuter. Mais malgré cela, il commettait à cause de son manque de courage beaucoup trop d'erreurs. Une fois à la banque, la pierre avait déjà été emportée, déplacée à Poudlard le bastion de Dumbledore. Il est inutile de mentionner à quel point sa colère fut grande à ce moment là. Mais Lord Voldemort n'avait pas dit son dernier mot. Si la pierre était à Poudlard, alors ils iraient à Poudlard. Il montrerait à ce vieux croulant qu'il n'avait pas peur de lui, et pour y parvenir il n'avait pas vraiment eu le choix.
Quirrell avait réussi à se faire embaucher comme professeur de défense contre les forces du mal. Rester un problème: réussir à infiltrer le plus puissant mage noir au sein de l'école.
Jusqu'à présent, le seigneur des ténèbres n'avait possédé son serviteur qu'uniquement pendant de courte période: pour torturer, tuer ou encore s'exercer à la magie dans la mesure des médiocres capacités de son hôte. Afin de tromper tous les sorciers et les fantômes du château, il avait dû possédé le nouveau professeur durant toute l'année scolaire, communiquant avec lui seulement grâce à la legilimancie.
Cette année avait été longue pour lui, habitué à plus d'action et de sang, malgré quelques escapades nocturnes pour se nourrir du sang des licornes. Le spectre du mage noir avait du faire montre de patience, restant tapis au fin fond de l'esprit de Quirrell en attendant son heure. Même s'il n'agissait pas, Lord Voldemort ne manqua pas de mettre à profit tout ce temps passé en simple spectateur. Il observait et écoutait.
Il avait retrouvé l'un de ses plus proches partisans, bien que le mot proche ne soit pas vraiment le plus adéquat. Severus Rogue.
Cet homme, toutes ces années ne semblaient n'avoir laissé aucunes traces sur lui, il était toujours le même. Ses longues robes noires qu'il faisait toujours tourbillonner avec grâce lorsqu'il partait d'une pièce. Sa peau pâle qui jamais ne prenait le soleil, le maître des potions restant cloîtré dans les froids cachots du château. Ses cheveux noir graisseux prouvant à quel point la terreur des cachots comme l'appelaient si familièrement les élèves, se fichait de plaire ou de séduire. Ces yeux noirs pareil à deux tunnels dont on ne verrait jamais la sortie, fixaient chaque personne qu'il croisait avec la même froideur que jadis.
Le mage noir savait qu'une seule personne avait été capable d'illuminer son regard. Malheureusement, cette personne n'était plus.
Lorsque Rogue s'était insidieusement dressé contre lui en surveillant Quirrell de près, le froid avait de nouveau glacé son cœur ou tout du moins ce qui lui servait de cœur. Il ne s'attendait pas à ce que le professeur de potions agisse ainsi, contre lui. Bien que ce ne soit pas du tout dans sa nature, il avait secrètement espéré que Rogue ne sache pas qu'il était là, caché au fond de Quirrell. Après tout, il était de notoriété publique que son partisan avait toujours convoité le poste de défense contre les forces du mal.
Plus tard, il ferait la lumière sur sa fidélité. Mais pas maintenant, pas maintenant, tellement d'obstacles se dressaient encore entre lui et la pierre.
Quirrell pouvait bien le haïr de tout son être, cela ne changerait rien à sa décision. Les petites tentatives du potionniste pour lui mettre des bâtons dans les roues ne représentaient, après tout, pas grand-chose au final.
Pourquoi gâcher un an de recherche, d'exploration, de mauvaises surprises (surtout cet horrible chien à trois tête qui avait terrifié Quirrell à un point inimaginable) et tout cela en évitant d'éveiller l'attention de Dumbledore?
Il avait été très difficile de récolter des informations sur les mesures prises par les professeurs et le directeur de l'école pour protéger la pierre philosophale sans être suspecté. Quirrell était parfait dans le rôle du pauvre professeur craintif et bégayant. En fait, Rogue était le seul à se douter de quelque chose.
Puis une nuit, ce fut enfin le moment. Le vieux glucosé était partie à un de ces nombreux rendez-vous à l'extérieur, Rogue avait un bref instant baissé sa garde trop occupé à s'acharner sur James Potter bis (avec tous les encouragements du mage noir: vas y et pas de quartier!), la voie était donc libre pour qu'enfin son grand projet de résurrection se concrétise. Emprisonné dans la chair de ce sorcier de seconde zone, Lord Voldemort était plus qu'impatient de regagner un corps à la hauteur de sa puissance magique.
FLASH BACK
Après avoir affronté le chien à trois tête d'Hagrid, le filet du diable du professeur Chourave, les clefs volantes du professeur Bibine, l'échiquier du professeur McGonagall et l'énigme du professeur Rogue, tout cela sans laisser la moindre trace de son passage (ce qui n'était pas gagné avec Quirrell), ils arrivèrent devant la dernière barrière qui les séparait de la pierre philosophale.
Le miroir de Riséd, ultime rempart made in Dumbledore.
Il n'y avait que ce vieux tordu pour imaginer un stratagème de ce genre. La pierre était ce que lui, Lord Voldemort, désirait le plus au monde. Malheureusement, au vu de l'incapacité de Quirrell à la récupérer, ce n'était pas son cas. L'impatience du maître commençant à se faire sentir, le pauvre professeur qui entrevoyait déjà une punition bien sentie paniquait face à ce nouvel échec. Cet incapable ne savait plus quoi faire.
« - Vous! »
La voix d'Harry Potter résonna dans son dos. Le seigneur des ténèbres en fut profondément troublé. Il sentait sa présence, comme une aura lui indiquant où ce trouvait le garçon.
Durant toute cette année, il s'était efforcé d'occulter tous les sentiments qui l'auraient détourné de son but et Quirrell avait évité d'entrer en contact avec ce gamin impertinent. Oublié à cause de qui il était dans cette situation lamentable n'avait pas été facile, mais il avait tenu bon.
Ce petit crétin n'était qu'un bébé à l'époque alors il n'avait sans doute aucun souvenir de ce qui s'était passé. Aucun souvenir.
Quirrell sourit, affichant un calme qu'il était loin de ressentir.
« - Oui, c'est moi, dit-il tranquillement. Je me demandais si vous alliez me rejoindre ici, Potter. »
« - Mais je croyais… Rogue… »
Le jeune garçon avait vraiment du mal à assimiler la cruelle vérité. Il s'était planté sur toute la ligne, aveuglé par la haine qu'éprouvait le professeur de potion à son égard. Le mage noir songea avec amusement que le comportement de Severus avait servi de base à une inimitié qui n'était pas prête de s'éteindre.
« - Severus? »
S'en suivit une longue discussion sur Rogue que Lord Voldemort n'écouta plus que d'une oreille. Il était partagé vis-à-vis de ce qu'il ressentait pour le jeune Potter.
D'un côté, il aurait tout donné pour avoir son propre corps afin de faire hurler ce gamin de douleur jusqu'à ce que sa voix s'éteigne et que ces cheveux blanchisses, ne laissant plus derrière lui qu'un légume.
Il nota que Quirrell avait solidement ligoté Potter.
Cependant, il était très curieux. L'envie de connaître cet enfant, de tester ces limites et de découvrir les sombres capacités qu'il possédait était très présente. Et puis, il voulait savoir ce qui s'était réellement passé cette nuit où il avait tout perdu.
Harry Potter, quel pouvoir caches-tu? Enfin pour le moment, le principal était de récupérer un corps.
Pendant ce temps Quirrell continuait de s'énerver sur le miroir sans jamais réussir à obtenir un résultat. L'imbécile continuait de parler à Potter distraitement sans faire attention à ce que le garçon faisait.
Le seigneur des ténèbres était intimement persuadé que le gamin trafiquait quelque chose. Peut-être que si cet incapable n'arrivait à rien, le nouveau petit protégé de Dumbledore y arriverait lui.
« -Sers-toi du garçon… Sers-toi du garçon… », insista le mage noir à l'adresse de Quirrell toujours en train de s'énerver sur le miroir.
Le sorcier frappa dans ses mains et libéra le jeune Potter qui se releva lentement.
« - Venez ici, répéta Quirrell. Regardez dans le miroir et dites-moi ce que vous y voyez. »
Le gamin regarda dans le miroir sans rien dire. Le lord trouva ce comportement plus que suspect. Il ordonna à son hôte de le brusquer un peu.
« - Alors? », dit Quirrell avec impatience. « Qu'est-ce que vous voyez? »
« - Je me vois en train de serrer la main de Dumbledore, répondit-il finalement. J'ai…j'ai fait gagner la coupe à Gryffondor. »
Quirrell s'emporta: « Poussez-vous! »
« - Il ment…Il ment… », le mage noir le sentait. Le professeur était définitivement trop impulsif, sur les nerfs, bref incapable de prendre de bonnes décisions et de voir la vérité.
« - Potter revenez ici, cria Quirrell. Et dites-moi la vérité! Qu'est-ce que vous avez vu? »
Lord Voldemort était exaspéré.
« - Laisse moi lui parler face à face. »
« - Maître, vous n'avez pas assez de forces, dit Quirrell. »
Comme s'il avait besoin de se faire materner par ce chien galeux.
« - J'en ai assez pour ça… »
Quirrell défit son turban puis pivota. Enfin, il pouvait de nouveau voir par lui-même. Ses yeux se posèrent sur le petit garçon de onze ans qui lui faisait face et il ne put s'empêcher d'être surprit.
« - Harry Potter… »
Harry Potter était petit et maigre pour son âge, n'importe qui s'en rendrait compte. Il avait un visage mince, une peau blanche, des genoux noueux, et des cheveux noirs qui partaient dans tous les sens. Mais les points les plus marquant de son physique étaient: ces yeux d'un vert brillant, la couleur du grand Salazar Serpentard par excellence, ainsi qu'une fine cicatrice en forme d'éclair, sa marque à lui gravé sur son front. Il détestait déjà ses horribles lunettes rondes qui dissimulaient son magnifique regard. Un lien invisible semblait s'être déjà établie entre eux, il le sentait du plus profond de son âme comme s'il avait été toujours là, attendant juste cet instant pour se nouer.
Mais le dégoût et la terreur qu'il lut en cet enfant le ramenèrent à la dure réalité. La haine et la rancœur revinrent au galop, prenant le pas sur tous le reste.
« - Tu vois ce que je suis devenu? Ombre et vapeur… Je ne prends forme qu'en partageant le corps de quelqu'un d'autre… Heureusement, il en reste toujours qui sont prêts à m'accueillir dans leur cœur et leur tête… Le sang de licorne m'a redonné des forces, ces dernières semaines… Dans la forêt, tu as vu le fidèle Quirrell s'en abreuver pour moi… Et lorsque j'aurai l'élixir de longue vie, je pourrai recréer un corps qui sera bien à moi… Maintenant… Donne-moi cette pierre qui se trouve dans ta poche. »
« - JAMAIS! »
FIN DU FLASH BACK
Harry Potter avait refusé, il s'était ouvertement opposé marquant ainsi clairement son appartenance au camp de Dumbledore. La fureur lui avait fait dire des choses horribles sur le meurtre de ses parents, se mettant à dos le garçon définitivement.
Puis, alors que le jeune Potter tentait de s'enfuir, Quirrell le saisit et il ressentit une vive brulure. Le sorcier empoigna de nouveau son élève mais là encore son sang bouillit allumant un feu ardent consumant tout sur son passage. Une souffrance effroyable se déversa sur eux, Quirrell hurlait que ses mains lui faisaient horriblement mal. Cela faisait un moment que le Lord n'avait plus entendu Potter mais vu le bouquant de son hôte ce n'était pas étonnant.
Il n'eut pas l'occasion de beaucoup développer car un voile de souffrance s'abattit sur lui. Son sang n'était plus que lave, ses cellules allaient d'un moments à l'autre explosées en miles morceaux. Le corps de Quirrell qu'il avait eu tant de mal à convertir à sa cause était en train de partir en cendre. Un seul choix était encore possible: la retraite.
De nouveau ce fut l'errance, mais cette fois elle dura moins longtemps. Ce petit bilan de toutes ces années de galère était très curieuse. Habituellement, il n'avait jamais été du genre à se retourner sur son passé.
Le feu qui jusque là avait ronflé dans l'imposante cheminée de ses appartements du manoir Malfoy s'éteignit, mettant fin à toutes ses divagations. Cette fois c'était la bonne! Il allait enfin revenir et alors le pouvoir serrait enfin à lui!
Cependant, les fantômes appartenait au passé, le trône des ténèbres appartenait au futur (proche il l'espérait) et Harry Potter appartenait au présent.
La lumière du soleil traversa les rideaux diffusant ses rayons matinal dans la chambre. Aujourd'hui, Lucius allait au ministère de la magie pour régler les derniers détails de la mise sous tutelle puis tout s'enchaînerait.
Un sourire cruel étira ses lèvres difformes, le seigneur des ténèbres connaissait un petit garçon qui risquait de ne pas passer une très bonne journée.
Que pensez-vous de ce chapitre?
Le prochain promis il y aura Harry Potter! J'ai déjà plein d'idées!
Mais bon je dois d'abord écrire la suite de ma fiction Le Crépuscule des Dieux pour ceux qui connaissent. Et oui, j'écris une fois un chapitre de l'une puis un chapitre de l'autre. Je participe aussi à un projet de co-écriture et là il faut vraiment que je m'y mette!
Donc en espérant que le temps ne me fasse pas défaut, je vais me dépêcher de vite revenir et poster la suite!
