Note de l'auteur : Bonjour, voilà le chapitre 6 avec beaucoup, beaucoup de retard et je m'en excuse. Avec tous les événements qui se sont produits ces derniers jours, j'admets ne pas avoir eu l'envie et le temps d'écrire. En tout cas j'espère que ce chapitre vous plaira. Petites explications de ce qui est arrivé à Josh quand il était encore dans les montagnes. Bonne lecture !

Survie

Un an plus tôt

Josh ouvrit difficilement les yeux. Son crâne lui faisait attrocément mal et du sang séché lui tirait la peau au niveau de l'arcade gauche. Que s'était-il passé ? Se relevant tant bien que mal, il essaya de rassembler ses souvenirs, ignorant la douleur qui assaillait sa pauvre tête. Des images des dernières heures lui revinrent en mémoire, morcelées comme les pièces d'un gigantesque puzzle qu'il fallait emboîter pour le reconstruire. Et son crâne qui lui faisait de plus en plus mal.

Un cri bestial se répercuta contre les parois en pierre de la mine, et Josh se figea, fixant, tétanisé, l'immense fissure dans la roche qui faisait office d'entrée. Le cri retentit une nouvelle fois, beaucoup plus près désormais. Le brun se traîna lourdement derrière les vestiges d'une palissade en bois, l'obscurité le rendant invisible, et attendit, immobile. Son cœur s'emballa à la vue de la créature qui venait d'arriver et il eut l'impression de n'entendre plus que ses battements affolés. Recroquevillé derrière la parois de bois, il observa le wendigo s'éloigner et son regard se posa sur le tatouage en forme de papillon sur son épaule décharnue. Hannah.

Alors tout ceci n'était pas un rêve. Sa jeune sœur était bien devenue une de ces créatures mangeuses d'hommes. Josh plaqua sa main sur sa bouche afin de faire taire le sanglot qui montait au fond de sa gorge. Non, tout ça ne pouvait pas être réel. Les monstres n'existaient que dans les contes afin d'effrayer les enfants.

La blessure à son œil se rappela à lui, bien réelle, elle, et il dût se rendre à l'évidence. Ses pires cauchemars avaient pris vie. Coïncé depuis de longues années dans sa propre folie, Josh n'arrivait plus à distinguer la réalité de son imagination. Et désormais, la frontière entre les deux lui paraissait encore plus floue. Mais une chose était sûr, il était en danger et il devait trouver le moyen de sortir de cet endroit. Mike avait disparu après leur traversée dans l'eau, et il était maintenant complétement seul avec ces monstres et ses pensées.

Une fois assuré que le wendigo n'était plus dans les parages, le brun se leva difficilement. Sa jambe lui lançait. L'atterissage dans ces mines ne s'était pas fait en douceur et il avait dû se blesser lors de sa chute. Josh leva précipitement la tête, cherchant une quelconque issue menant directement à l'extérieur. Mais rien.

La seule sortie était cette large fissure dans la pierre derrière laquelle le wendigo avait disparu. Trop dangereux. Dans son état actuel, il serait incapable de se défendre ou de prendre la fuite s'il venait à tomber nez à nez avec une de ces créatures. Il valait mieux qu'il attende que sa blessure à la jambe cicatrise quelque peu. Pour l'instant, il devait rester un maximum à couvert. Ensuite, il pourrait réfléchir à un plan. Et puis, les autres avaient sûrment dû prévenir les secours et ils allaient arriver. Jamais ils ne le laisseraient mourir dans cet endroit. Il était leur ami après tout. Sam ne le laisserait pas tomber. Elle était toujours là pour lui. Elle allait revenir.

Les heures avaient filé et Josh commençait à désespérer. Son estomac grondait et ses paupières devenaient de plus en plus lourdes au fil des minutes. Que faisaient les autres ? Pourquoi n'étaient-ils toujours pas encore arrivés ? L'avaient-ils vraiment abandonné ? Non, impossible ! Tu vas payer pour ça ! Putain de cinglé !

-Non, taisez-vous ! Hurla le brun, se plaquant violemment les mains de part et d'autre de son visage, cherchant à faire taire ces voix qui n'existaient que dans son esprit.

Sa raison laissait peu à peu place à la paranoïa et il sentait qu'il allait perdre pied. Il fallait qu'il se ressaisisse. Il ne devait pas céder à la panique. Plus facile à dire qu'à faire. Tandis que les secondes et les minutes s'engrénaient, la faim se faisait de plus en plus ressentir et Josh entrevu la souffrance que sa sœur avait dû éprouver, seule dans ces mines. Depuis combien de temps n'avait-il rien avaler ? Il ne s'en souvenait même plus. Il avait perdu toute notion du temps.

Affalé parterre, front contre le sol en terre battue, le brun ferma les yeux. Son estomac se contracta une nouvelle fois et, ouvrant les yeux, il suivit l'ascenssion d'un scarabé. D'un geste vif, il attrapa le pauvre insecte et le fourra dans sa bouche. Il mastiqua longuement avant d'avaler. Il réprima son envie de vomir et fit une grimace de dégoût. Il aurait tant aimé avoir de l'eau pour faire disparaître le goût immonde qu'avait laissé l'insecte dans sa bouche.

Se maintenant difficilement sur ses jambes, il commença à avancer tel un automate. Il ne pouvait plus rester ici. Il devait à tout prix s'échapper de ces mines ou la folie allait prendre le pas sur le peu de raison qu'il lui restait. Prenant une profonde inspiration pour se donner du courage, il se faufila à travers la fissure dans la roche. Alluma la lampe torche accrochée à sa ceinture, il examina l'endroit dans lequel il venait d'attérir. Aucun signe de wendigos. Il continua donc son avancée, suiviant l'unique voie qui serpentait entre les pierres.

Un léger bruit lui parvînt et il se figea. Cherchant du regard un endroit pour se cacher, il repéra une fente étroite dans le mur et s'y glissa sans un bruit. Il attendit plusieurs minutes, le cœur battant à tout rompre. Le danger écarté, il reprit sa marche.

Il marchait depuis ce qu'il lui paraissait être des heures. Il était épuisé et la faim se faisait toujours ressentir. Qu'avait-il crut ? Qu'un simple insecte suffirait à le combler ? Il était stupide. Tandis qu'il débouchait dans une nouvelle zone de la mine, plus vaste cette fois-ci, il décida de faire une pause. Il avait besoin d'un peu de sommeil. Retournant un vieil bureau de bois où étaient entassés des plies de dossiers vieillis par le temps, il se recroquevilla dessous afin de ne pas se faire repérer par les wendigos lorsqu'il dormirait.

Alors qu'il s'apprêtait à glisser dans les bras de Morphée, son regard émerode se posa sur une chaîne qui scintillait à la douce lumière de sa torche. Le prenant dans le creux de sa main, il reconnut le pendentif qu'il avait offert à Hannah pour son anniversaire. Ouvrant délicatement le pendentif, un sourire nostalgique se dessina sur ses lèvres tandis que les larmes creusaient des sillons d'eau salée le long de ses maigres joues.

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Il procéda de la même manière les jours qui suivirent. Marchant ce qu'il pensait être la journée et cherchant une cachette pour dormir la nuit, se nourrissant exclusivement d'insectes et buvant l'eau qui ruisselait le long de la roche.

Alors qu'il commençait à perdre tout espoir d'un jour quitter cet endroit, un vent glacial lui mordit la peau, le faisant frissoner, signe d'une liaison directe avec l'extérieur. Oubliant la douleur qui tiraillait sa jambe, Josh suivit la provenance du vent au pas de course et se stoppa net face au spectacle des montagnes qui s'offrait à lui. Fermant les yeux, il inspira l'air pur de la nature, un large sourire prenant possession de ses lèvres pâles. Les faibles rayons du soleil d'hiver carressaient son visage, le réchauffant quelque peu. Tout ça lui avait tellement manqué.

Entendant un énième hurlement bestial retentir, le brun se précipita hors de la mine, le souffle court. Se plaquant contre la parois rocheuse, il entama une descente périeuse sur le sol enneigé. Son pied dérappa et il se rattrapa de justesse, le cœur cognant bruyamment à l'intérieur de sa cage thoraxique tandis qu'il observait le vide devant lui. Inspiant profondément, il reprit son ascenssion. Derrière lui, les cris des wendigos avaient cédé la place aux hurlements du vent et il se détendit quelque peu.

La neige fouettait son visage mais il ne s'en souciait plus. Ses pensées étaient focalisées sur ses pieds. Un seul faux pas et il terminerait sa chute 600 mètres plus bas. À cette hauteur, il avait peu de chance de s'en sortir indème.

Il poussa un profond soupire de soulagement lorsque son pied se posa enfin sur le chemin sécurisant qui menait au chalet. Il s'accorda une courte pause sa jambe le faisait attrocément souffrir. Tandis qu'il s'adossait contre le tronc d'un des immenses pins qui bordaient la route enneigée, le vent glacial du nord redoubla d'intensité, lui arrachant un frisson. Le soleil entamait lentement sa descente derrière l'horizon, teintant le paysage d'une agréable lueur dorée. Les wendigos ne tarderaient pas à quitter l'obscurité des mines pour leur chasse nocturne. Il lui fallait à tous prix trouver un abri sûr pour la nuit. Le chalet était sûrement le meilleur endroit.

Se remettant difficilement sur ses jambes, il reprit sa descente. Alors que l'obscurité reprenait ses droits sur la nature, il arriva enfin à destination. Il se figea devant le paysage chaotique qui se dessinait devant lui. Le chalet n'était plus qu'un amas de bois carbonisé et de cendre. Son dernier espoir venait de s'éffriter. Qu'était-il arrivé aux autres ? Non, ils ne pouvaient être morts.

Plongé dans ses sombres pensées, Josh avança inconsiemment vers ce qui, autrefois, fut le chalet des Washington. Ses mains s'activèrent à dégager les planches de bois brûlées sans qu'il ne puisse les contrôler. Il avait besoin de s'assurer qu'ils étaient encore en vie. À chaque débris qu'il retirait, son cœur se serrait dans sa poitrine de peur de découvrir le corps sans vie d'un de ses amis. Mais il ne trouva rien de plus que de la poussière. Fermant les yeux, il inspira une profonde bouffée d'air frais.

Un hurlement sauvage résonna dans la nuit, le faisant sursauter. Il ne devait pas rester dans les parages. Il se remit à courir aussi vite que sa jambe blessée lui permettait, jetant de frénétiques regards derrière lui. Les hurlements semblaient être toujours plus proches et il s'attendait à tout instant à voir un wendigos lui barrer la route. Mais il n'en fut rien et il redoubla la cadance. Le gîte se dessina dans son champ de vision. S'engouffrant précipiemment à l'intérieur, le brun referma la porte derrière lui, se plaquant dos contre.

Percevant le bois grincer sous les pas du wendigos, Josh s'immobilisa complètement. Il pouvait sentir le souffle pestide de la créature sur sa nuque et il se raidit encore danvantage. Il attendit quelques minutes sans bouger, puis, une fois assuré que la créature avait rebroussé chemin, il s'autorisa à respirer. Poussant le bouton de l'interrupteur, il leva les yeux au ciel. Pas de courant.

-Et merde !

L'air hivernal s'infiltrait à l'intérieur du gîte par le carreau brisé de la porte, emportant avec lui quelques flocons immaculés. Jetant un regard mal assuré à travers la vitre en éclats, Josh détailla le paysage blanc à la recherche d'un wendigo. Rien si ce n'était le mouvement furtif du vent qui faisait danser les branches des pins. Il se détendit quelque peu mais n'était pas rassuré pour autant. Il devait rester sur ses gardes. Attrapant sa lampe torche qui reposait toujours à sa ceinture, il balaya la pièce principale de son faiseau lumineux. Les vêtements jetés négligement sur le sol témoignaient de l'ancienne présence de ses amis.

Fouillant dans un placard, il trouva une vieille boîte à outil rouillée qu'il ouvrit dans un grincement sinistre. Il prit l'unique marteau qui sommeillait dans cette boîte depuis des années, empoigna quelques clous qui fourra dans sa poche puis referma délicatement la caisse en métal. Se dirigeant vers la chambre à coucher, il attrapa une pile de draps avant de retourner dans le séjour. Là, il commença à fixer, à l'aide de clous, les draps sur chaque ouverture. Ça ne retiendrait peut-être pas les wendigos mais ça le protégerait du froid et de leur vue. Du moins, pour cette nuit.

Sa tâche terminée, il se laissa tomber sur le canapé, fermant les yeux. Combien de jours s'étaient écoulés depuis cette fameuse nuit ? Il n'en avait aucune idée. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il était désormais seul sur ces montagnes. Plongé dans ces sombres pensées, il finit par sombrer dans un sommeil sans rêve.

oOoOo

Il ouvrit péniblement les yeux, n'ayant aucune idée de l'heure qu'il pouvait être. Se levant, il tituba dangereusement vers la fenêtre et en souleva le lourd drap qui la barrait. Les rayons orangés de l'aube l'éblouirent et il papillonna des yeux quelques secondes afin de s'accommoder à la vive lumière. Son ventre gronda et il fouilla dans les placards à la recherche de quelque chose de comestible. Il ne trouva qu'une multitude de boîtes de conserve ayant dépassé depuis longtemps la date limite de consommation. Il s'en contenterait. Il ne pouvait pas jouer les fines bouches. Il avait bien mangé des insectes alors ce n'était pas une boîte de conserve périmiée qui allait lui faire peur.

Après avoir prit une douche à l'eau gelée, Josh enfila de vieux vêtements qui traînaient dans l'armoire de la chambre et attrapa la veste que Mike avait oublié. Il était encore tôt aux vus du soleil qui n'avait pas encore atteint son zénith, et le brun décida de sortir. Il devait à tout prix trouver un moyen de prendre contact avec les autorités du coin. Il se souvenait que Sam avait mentionné une radio dans la tour de guet au-dessus des ruines du sanatorium.

Resserant le pans de sa veste, il avança difficilement dans la poudreuse, ses pieds s'enfonçant toujours plus dans la neige fraîche. Il avançait sans vraiment savoir depuis combien de temps il marchait, lorsqu'il entrevut plus loin la silhouette métalique de la tour qui se découpait sur le blanc du paysage. Du moins, ce qu'il en restait. Josh se figea devant la scène qui se déroulait devant ses yeux. La structure en acier de la tour s'était enfoncée dans le sol, ne laissant que son extrêmité dépasser.

-Non, pas encore !

Ses jambes cédèrent sous son poids et il se laissa tomber au sol. La tête baissée sur ses poings qui agrippaient désespérement le sol, il se laissa aller à son impuissance.

-Putain ! Je veux pas crever ici !

Des larmes de rage roulèrent le long de son pâle visage, terminant leur descnte sur le blanc imaculé de la neige. Il ne voulait pas mourir, pas comme ça, pas ici, dans ces montagnes infestées de monstres légendaires. Il voulait vivre. Comme c'était ironique. Lui qui se sentait mort de l'intérieur depuis la disparition tragique de ses jeunes sœurs, voulait vivre alors que la mort libératrice venait enfin le chercher. Mais il lui restait encore tant de choses à faire. Il tenait tout d'abord à s'excuser auprès de ses amis, il voulait retrouver ses parents, mais avant tout, il voulait revoir une dernière fois Sam. Sortant le pendantif qui ne le quittait jamais de sa poche, il caressa du bout des doigts le sourire figé de la blonde. Une nouvelle larme solitaire s'écrassa sur sa main tandis qu'un sourire nostalgique étirait ses lèvres.

Résolu, il se remit debout. Il ne devait pas abandonner. Il commença donc à retirait les débris métaliques, espérant trouver la radio. Elle devait sûrement être dans le coin, et avec un peu de chance, elle fonctionnerait toujours. Il fallait y croire. Il passa des heures à balayer la zone sans rien trouver. Il n'en pouvait plus et sa jambe commençait de nouveau à se manifester. Pourtant, il continua ses recherches. C'était son unique billet de sortie de cet Enfer.

Alors qu'il soulevait une énième barre en acier rouillée, son pied heurta quelque chose de dur et il se stoppa dans son mouvement. Baissant les yeux, son regard se posa sur un objet rectangulaire noir et il laissa tomber la barre qu'il maintenait toujours avant de gratter la neige afin d'estirper l'objet. Un sourire de pure joie s'empara de ses lèvres alors qu'il attrapait la radio. Il la tourna et retourna entre ses mains afin de juger de son état. Elle n'avait pas l'air abîmée.

Levant la tête vers le ciel orangé, le brun décréta qu'il était temps de retourner au gîte, sa précieuse trouvaille pressée contre sa poitrine. Une fois rassuré par la sécurité des murs de bois, il consacra plus d'attention à son analyse de la radio. Elle semblait fonctionner à l'aide de piles. Ouvrant tous les placards, il finit par tomber sur ce qu'il cherchait : une boîte remplie de vieilles piles électriques. Retournant s'asseoir, il essaya plusieurs piles, sans qu'auncune ne fonctionne.

-Fait chier ! S'emporta le jeune homme, qui commençait à perdre patiente.

Il devait être maudit. D'un geste enragé de la main, il balança la boîte qui s'écrasa quelques mètres plus loin, son contenu se déversant sur le sol. Se prenant la tête entre les mains, il hurla, extériorisant son frustration.

oOoOo

Des jours, des semaines et des mois entiers s'étaient écoulés depuis sa fuite hors des mines. Dans ces montagnes où les saisons se confondaient, le temps semblait l'avoir oublié. Chaque jour qui passait devenait une véritable torture pour le jeune homme. La nourriture commençait à se faire rare et il n'avait toujous aucun moyen de contacter les autorités. Il passait donc le plus clair de son temps à fouiller les décombres dans l'espoir de trouver de quoi faire fonctionner la radio. Et chaque jour, c'était les mains vides qu'il rentrait se réfugier au gîte pour la nuit. Mais il ne voulait pas perdre tout espoir. Il s'était fait une promesse, celle de s'en sortir, et il comptait bien la respecter.

De plus, ses escapades journalières n'avaient pas été entièrement vaines. En effet, lors d'une fouille dans les alentours de l'ancien atelier appartenant à sa famille, il était tombé sur un objet très intéressant : un lance-flamme. Se remémorant sa discussion avec Mike sur la peau impénétrable des wendigos qui semblait fondre sous les flammes, le brun considéra qu'il serait plus prudent d'emporter l'arme avec lui.

La nuit était tombée depuis plusieurs heures maintenant, et Josh vérifia une nouvelle fois la résistance des barricades de bois qu'il avait construit afin de se protéger des attaques des créatures qui vivaient dans ces montagnes avant de se coucher. Son sommeil fut perturbé encore une fois par d'attroces songes et c'est avec plaisir qu'il se leva. Il jeta un regard à la radio qui semblait se moquer de lui dans un coin de la pièce. Il fallait qu'il quitte maintenant cet endroit. Cette pensée sonna comme une évidence et c'est résolu qu'il attrapa un vieux sac à dos qu'il bourra de nourriture et de choses qui lui paraissèrent utiles.

S'armant de son sac et du lance-flamme, il quitta le gîte sans un regard en arrière. Il allait s'en sortir et retrouver sa paisible vie d'autrefois. Il en était persuadé à présent.

Il marchait, luttant contre le foid mordant des hauteurs, luttant contre la fatigue qui se faisait de plus en plus ressentir à chaque pas. Le ciel était sombre, et c'était à peine s'il voyait ses pieds, pourtant il continuait d'avancer résolument. Au loin, les plaintes des wendigos résonnaient dans la nuit et il frissonna. Alors qu'il continuait sa descente, un hurlement bestial déchira les ténèbres et Josh pivota sur lui-même, trop tard. La créature était face à lui et sans qu'il puisse réagir, bondit sur lui, lassérant son dos de ses immenses griffes acérées. Le brun poussa un cri de douleur tandis qu'il essayer d'échapper à son assaillant.

Il réussit finalement à attraper le lance-flamme et aspergea de ses flammes la créature et se débattut un moment avant de tomber à terre, carbonnisée. Se tournant vers le corps immonde de cette chose qui avait faillit le découper en morceaux, le regard du jeune homme se posa sur le tatouage que la bête arboréait sur son bras. Prenant le marteau qu'il avait emporté avec lui, il fracassa le crâne du wendigos.

-Je suis tellement désolé Hannah.

Ses mots se perdirent dans le vent et il reprit sa route.

OooOo

-J'aperçois quelque chose là-bas !

Josh ouvrit péniblement les yeux avant de les refermer aussitôt, agressé par la vive lumière du jour. Il réitera son geste, papillonnant de longues secondes des cils afin de s'accommoder aux rayons du soleil. Une main glacée se posa sur son cœur, il y fut parcourut de frissons le long de la colonne vertébrale.

-Il est vivant. Reprit la voix qu'il avait entendu quelques minutes auparavant. Joshua, vous m'entendez ?

-Je suis mort... parvint à murmurer le jeune homme d'une voix rocailleuse.

-Non, mais vous étiez pas loin d'y passer. Lui avoua le secouriste avant de passer un bras autour de la taille du fils Washington afin de le soulever. Tout va bien maintenant, vous allez vous en sortir.

Josh se laissa guider vers l'hélicoptère, un fin sourire étirant ses lèvres. Son vœux avait été exhausé.