Coucou, avant de commencer, je remercie toutes les personnes qui sont venu m'encourager en me donnant leur avis par reviews

J'en profite également pour répondre aux deux questions qui m'ont été pausé.

Au sujet de Duo et de ses deux cent ans : déjà, il est à savoir que je vais prendre de très grande liberté au sujet de la lycanthropie de Duo. Son immortalité en est une "en quelque sorte". En effet, vous vous doutez peut être que cela à un rapport avec ce qu'il a pu se passer il y a deux cent ans justement :) Et de façon plus large, je prendrais certaines liberté pour que mon histoire reste celle que je voulais qu'elle soit :P

En ce qui concerne le nombre de chapitre, je suis tout à fait incapable de le dire :P

Ce que je peux dire par contre, c'est qu'en toute logique, il devrait en paraître un tous les jours ou les deux jours (sauf absence de ma part). Voilà, n'hésitez pas pour les question et bonne lecture :)
La veille des chapitres précédents, un quartier huppé au nord de la Rose Écarlate.

Heero monta le petit perron de la résidence des Winner. D'un petit regard à droite et à gauche, il se rendit compte que malgré l'aspect "modeste" de la résidence, les deux maisons de chaque côté de cette dernière étaient habité -vraisemblablement- par une partie de la garde royal du jeune héritier, également son meilleur ami : Quatre Raberba Winner.

A peine son poing allait il frapper le bois épais de la porte d'entrée que celle ci s'ouvrit à la volée, faisant place à un homme grand et large d'épaule qui fit lever la tête à Heero pour le voir complètement.

Ils n'échangèrent pas de mots. Heero avait un certain respect pour ces hommes qui avaient juré fidélité à Quatre, et qui jusqu'à présent honoraient leur serment, mais ayant été élevé lui même dans une doctrine de droiture et de discipline, il ressentait comme une répulsion instinctive face à ce genre de personne.

Le petit duel de regard ne dura pas car l'homme finit bientôt par se mettre de côté, laissant un espace quelque peu étroit à Heero afin qu'il puisse passer.

Ne s'attardant pas plus, le jeune japonais salua l'initiative d'un hochement de tête et s'engouffra dans l'immense maison. Elle avait vraiment l'air plus petite vu de dehors...

L'habitude guidant ses pas, Heero se dirigea naturellement vers un petit salon où les gardes du corps n'étaient pas autorisé à pénétrer. Il s'agissait un peu du refuge de Quatre. Il aurait bien aimé se servir de sa chambre comme endroit de consolation et de refuge, mais l'équipement médical qui s'y trouvait était justement ce qu'il cherchait à fuir. D'où l'idée de ce petit salon.

Comme tout les week end, Heero prenait donc la direction de ce même salon pour y retrouver Quatre et y parler de tout et de rien.

Quoi que depuis quelques temps, la conversation était très orienté par Quatre. C'est à dire qu'en même temps, la conversation d'Heero était souvent assez limité en mots...

Mais le sujet même de cette conversation taraudait sensiblement l'asiatique. Il était inquiet pour Quatre.

Depuis qu'on lui avait diagnostiqué son cancer du poumon, Quatre s'affaiblissait à vue d'oeil. Son corps était touché mais également son psychisme.

Ne supportant plus les traitements qu'on lui infligeait et qu'il ne voyait pas avoir un effet quelconque sur lui, Quatre s'était retranché derrière tout un tas de solutions plus loufoques les unes que les autres.

-Plutôt tout essayer que de mourir comme ça...-

C'est ce qu'il lui avait dit quand Heero avait rejeté en bloc les idées de son ami. Il ne pouvait pas croire que Quatre, ce garçon doux et sensé avait pensé à la magie blanche, rouge, noir et tout un tas d'autres couleurs... Pire que ça, sa dernière lubie concernait le vampirisme.

Le japonais hocha la tête dans un signe de dépit en montant les escaliers qui le séparait encore du salon de son compagnon malade.

Quatre avait demandé de l'aide à Heero pour toutes les recherches qu'il ne pouvait pas faire lui même grâce à internet.

Et malgré ses protestations, Heero avait accepté. Il avait "vraiment" fait des recherches pour Quatre. Il en était encore tout secoué. De toute évidence, lui aussi était frappé de folie...

Oui mais...

Le genoux d'Heero tremblèrent légèrement et d'une forte poigne il se rattrapa à la rambarde de l'escalier, le souffle soudain court.

Sur ses prunelles d'un bleu sombre, il revoyait cet homme.

Il resserra sa prise sur la rambarde, sentant un vague malaise l'étreindre.

"Heero ! Ça ne va pas bien ?!"

L'asiatique rouvrit brusquement les yeux pour apercevoir Quatre qui descendait les quelques marches qui restaient à vive allure.

Le blond posa un regard des plus inquiet sur son ami d'habitude tellement inébranlable.

"Tu veux que j'appelle quelqu'un ?"

Mais le souffle d'Heero était revenu, les vertiges avaient cessé et l'image de l'homme avait disparu de devant ses yeux.

"Non, ça va, je dois manquer de sommeil."

Puis regardant Quatre, habillé d'un pantalon de jean beige et d'une petite chemisette blanche il ajouta :

"Tu devrais rester assis dans le salon."

L'arabe eu un magnifique sourire, il retrouvait son compagnon et ses sempiternels conseil.

"C'est à dire que je m'inquiétais. Tu avais une petite minute de retard !"

Disant cela, Quatre était entré dans le salon, à la suite d'Heero et il referma la porte avant d'aller s'asseoir dans l'un des grands canapé couleur crème de la pièce.

Heero tiqua, regarda sa montre et se renfrogna légèrement :

"C'est de la faute de Rachid. Il ne m'a pas laissé entrer assez vite."

Quatre eu un petit rire, satisfait de l'effet de sa remarque. Rire qui se mua bientôt en une toux rauque, visiblement douloureuse pour le jeune homme.

Heero vint s'asseoir près de lui et lui présenta un verre d'eau qui était posé sur la petite table basse, ainsi qu'un mouchoir.

Quatre le gratifia d'un regard pour tout remerciement. D'un revers de mouchoir il ôta le sang qui avait franchit légèrement ses lèvres, les colorant de façon assassine.

Puis il bu une petite gorgée d'eau, tout doucement de peur de s'étouffer et de repartir dans une de ces crises de toux qui lui créaient de véritables spasmes douloureux dans tout le thorax.

Enfin, il passa une main sur son front pour en dégager la sueur.

"Ça va bien" assura t-il "Je viens tout juste de prendre mes traitements, tout devrait bien aller à présent."

Heero ne dit rien, sachant que rien de ce qu'il pourrait dire n'apporterait quelque chose à cette conversation stérile.

Il savait que Quatre prenait toujours respectueusement ses différents remèdes quand il venait, afin de ne pas lui offrir le spectacle de sa vie sur le déclin.

Mais l'asiatique, étudiant en physique, avait déjà été demander conseil auprès de confrères spécialisés dans une branche plus médicale.

Leurs mines sombres avaient suffit au jeune homme pour comprendre. Il les avait pourtant longuement écouté, chacun à leur tour, espérant voir une petite lueur d'espoir au bout du tunnel.

Pourtant au fond de lui, il savait que les personnes auprès desquelles il s'était présenté ne lui en apprendrait pas plus que ce que Quatre ne savait déjà.

Les Winner avaient dépensé une somme colossale dans la recherche et le financement de différents spécialistes afin de trouver une solution pour leur fils.

Ils étaient même à l'origine de la création d'un immense complexe pharmaceutique dans la ville même où résidait Quatre.

Le coupant dans ses réflexions, le jeune homme s'intéressa directement et sans plus de cérémonie aux recherches qu'il lui avaient demandé d'effectuer.

Heero se raidit et commença par une question, qu'il posa doucement, sentant un point lui nouer l'estomac :

"Qui t'as parlé de vampires devant arriver en ville cette semaine ?"

Les yeux de Quatre pétillèrent de plaisir.

"Cela veut dire que tu en a bel et bien vu un ?"

"Et si s'était le cas tu te rend compte du risque que cela implique ?"

Heero avait utilisé volontairement un ton de réprimande et Quatre eu un petit pincement au coeur. Dans son empressement, c'est vrai qu'il ne s'était même pas pausé la question de savoir ce qu'il pouvait bien arriver à Heero. Il s'était donné tellement de mal pour réunir toutes les informations qu'il avait, pour "atteindre" cet être surnaturel qu'il n'avait pas vraiment réfléchit à "comment" l'aborder.

Son visage ravit se mua en quelque chose de plus sombre et d'inquiet, et il posa une main qui se voulait rassurante sur la cuisse du japonais dont le visage était grave, peut être même soucieux, mais s'était difficile à dire avec lui.

Heero s'empara de la théière sur la table basse et se servit un thé vert. Il en servit un à Quatre et lui tendit le petit verre décoré. Ce dernier l'accepta et plongea son regard clair dans celui plus foncé de son vis à vis.

Ce dernier ne broncha pas et arqua un sourcil comme pour dire "hé bien alors, tu me réponds ?"

Quatre réfléchis une seconde et se reprit, pouffant rapidement :

"Ha oui excuse moi, comment je l'ai su."

A l'excitation que dégageait l'arabe, Heero devina qu'il n'était pas peu fier de sa trouvaille et qu'il avait dû y passer un temps conséquent.

"Ça m'a prit des mois si tu savais !"

"Je le sais..."

Quatre essuya la remarque d'un petit sourire avant de poursuivre :

"Un contacte m'a dit que les vampires revenaient toujours sur le lieu de leur resurrection chaque fois que 100 ans sonnaient. Comme un anniversaire si tu veux. Une façon de commémorer leur mort peut être, on ne sait pas trop pourquoi en fait..."

Il prit une grande respiration, avala une gorgée de thé et poursuivit :

"Tu sais ce qu'il y avait à l'emplacement du quartier de la Sainte il y a environs 800 ans ?"

Heero soupira :

"Un quartier de saltimbanque et d'immigrés... Beaucoup de réfugiés d'orient notamment."

Quatre resta perplexe. Il avait pausé la question pour la forme, il ne s'était pas attendu à ce qu'Heero y répondent.

Il se ressaisit un peu, balbutiant légèrement au début :

"Heu... Oui... C'est ça. Il y a eu une grosse révolte de la part des immigrés d'orient qui ne voulait pas être sous le joug d'un roi dont ils sentaient bien qu'il serait tout sauf démocrate."

Le blond jeta un petit regard curieux à Heero qui ne disait rien, fixant sans vraiment le voir son verre de thé.

"Dans ce quartier il y avait une des plus grandes et des plus belles églises, baptisé pour cela : La Rose. En réalité, investit par tout ces immigrés venant tous de cultes différents, c'est devenu une sorte de centre pluri-religieux. Les institutions de la ville étaient furieuses. Elles finirent un jour par tous les réunir dans l'enceinte de l'église et se fut un immense massacre..."

Heero ajouta, comme pour lui même :

"La Rose Écarlate..."

Quatre tapa dans ses mains, comme pour féliciter Heero de sa perspicacité.

"Tout à fait, on peut supposer que l'hôtel à reprit ce nom à cause de cette histoire."

"Je ne vois pas du tout le rapport avec les vampires."

Quatre leva les yeux au ciel :

"J'y viens Heero ! J'y viens !"

Se réinstallant bien il poursuivit donc :

"Les immigrés qui avait survécu furent chassé pour une petite partie. La plus grosse ayant décidé de fuir. Les corps furent brûlé dans l'enceinte même de l'église, qui brûla donc à son tour. A l'époque le consul dit qu'il était question de purifier la Rose... Enfin bref ! Afin de finir cette purification, on demanda à un moine de venir chasser les démons qui pourraient encore avoir survécu dans ce lieu jadis sacré. Le moine, arrivé bien tard en ville décida de faire un détour par l'église afin de voir par lui même dans quel état elle se trouvait. La nuit était pourtant bien avancée. Et tu sais ce qu'il trouva, dans les ruines jonchés de squelettes et de cendres ?"

Heero eu un nouveau long soupire :

"J'ai une petite idée oui..."

Quatre, que l'idée de se faire casser une fois de plus son idée dramatique n'enchantait guère ignora donc la remarque :

"Il y trouva un homme, la tête niché dans le cou d'un autre. Sans bruit, le moine se dissimula derrière ce qui fut un pilier et observa la scène sans rien dire, sans doute trop apeuré. Dans des notes qu'il rédigea plus tard et qui furent condamné à ne jamais être diffusées, il écrivit qu'il s'agissait là d'un nosferatu, une créature de la nuit ni vivante ni morte buvant le sang des autres êtres vivants."

Les joues de Quatre étaient rouges de plaisir, comme s'il touchait là le but de son petit exposé, ce qui était sans aucun doute le cas :

"Quand la créature eu terminée, elle déposa sa victime sur ce qui fut autrefois un autel et disparue dans la nuit. Le moine s'approcha, décidé à porter secours à la pauvre victime, mais l'homme qui avait été agressé était déjà mort. Il récita donc tout un chapelet avant de décider de faire machine arrière et d'aller prévenir le corps ecclésiastique. Mais..."

"Mais derrière lui l'homme mort se réveilla..."

Quatre donna une tape sur l'épaule d'Heero :

"Tu n'es pas drôle, tu le savais déjà."

mais poursuivant comme s'il ne l'écoutait plus Heero termina, plongeant son regard dans celui de Quatre :

"Un jeune asiatique, que le moine dissimula dans un cachot, dans l'espoir de vaincre le démon..."

Les yeux de Quatre s'écarquillèrent, alors qu'il comprenait enfin.

"Heero tu as rencon..."

Mais Heero pausa une main sur les lèvres de Quatre. Dans un dernier soupir il lui avoua :

"Je crois que j'ai une histoire, nettement plus récente, à te raconter moi aussi..."