Note de l'auteur: Chapitre 2 comme prévu ! =) Je posterais le 3ème & dernier lundi prochain -pas dans deux jours hein ! dans neuf !- seulement néanmoins car je ne serais pas là de la semaine prochaine... Bref, merci de vos compliments & reviews -que j'espère plus nombreux à ce chapitre... snifOuille ! N'y-a-t-il plus de hordes de fan Gin/Harry ? [n'y-en-a-t-il jamais eu !? xD] Bref, ptit peu d'humour dans ce chapitre comme dans le précédent, un peu plus de naaamoooureuh aussi ! =)
¤ Bonne lecture ! ¤
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Magically Yours - Chapitre 2.
"Rien ne se ressemble, rien n'est plus pareil, Mais comment savoir, la peur envolée que l'on s'est trompé ?"
- La Belle & la Bête.
Harry et Ginny marchaient côte à côte dans les rues Londoniennes, côté moldu pour qu'Harry ne soit pas trop harcelé. Leurs thermos de café à la main, ils ne disaient pas un mot, se demandant par où commencer exactement.
Après la fin de la guerre, ils étaient parti chacun de leur coté et ne s'étaient qu'aperçu en dix ans. Les seules nouvelles qu'elle avait eues de lui étaient dues aux magazines de ragots qu'elle feuilletait dans les salles d'attentes lorsqu'elle s'ennuyait. Quant à lui, Ron lui avait parfois donné quelques nouvelles aux cours des conversations habituelles sur la famille. Ginny s'était plus ou moins éloignée des Weasley au fond, elle ne les voyait pas aussi souvent qu'elle le souhaitait, accaparée par sa vie de femme plus ou moins active. Et Harry restait un obsédé du Quidditch, ne voyant les membres de ce qu'il considérait depuis toujours comme sa famille que pour certaines fêtes et pour son anniversaire. Néanmoins, aussi étrange que ça puisse leur paraître à tous les deux, ils ne s'étaient pas adressé la parole depuis des années.
Elle essaya de se souvenir des derniers mots qu'ils avaient échangés et réalisa qu'il s'agissait d'une discussion sur le sapin de noël du Terrier, sept ans plus tôt. Ils avaient trouvé ce sapin ridicule car préparé par Fleurk. Elle esquissa un sourire avant de se tourner vers lui. Elle ne s'était pas souvenue qu'il fût si beau. Bien évidemment, elle se rappelait avec une précision folle de chaque instant où -fillette puis adolescente- elle avait rêvé du beau Harry Potter dont elle était folle amoureuse à l'époque. Mais au long des années, elle l'avait complètement oublié, recalé au rang des amours de jeunesses impossibles, du fantasme même. Avec les années, elle se rendait compte d'à quel point elle était ridicule en sa présence. Elle le scruta, essayant de savoir à quoi il pensait. Le regard dans le vague, il avançait simplement à ses cotés si bien qu'elle se demanda s'il le remarquerait si elle partait. Elle le trouvait affreusement séduisant comme ça, presque inaccessible. Même les photos qu'elle avait vues de lui dans les magazines ne lui rendaient pas justice. Il la dépassait d'une bonne tête, plus musclé qu'autrefois, plus bronzé également. Il semblait sortir tout droit d'une pub pour un parfum à la mode moldue.
« Je suis ravi de te revoir. » murmura-t-il finalement en se tournant vers elle, sentant son regard curieux.
Elle sourit à nouveau légèrement, heureuse qu'il engage la conversation. Elle savait qu'il était difficile de revoir une personne après tant de temps, que réapprendre à se connaître était encore plus complexe que se rencontrer pour la première fois. Il lui désigna de la tête un banc sur un trottoir et ils s'y installèrent.
« Je ne savais pas que tu tenais une… agence de rencontres.
- Je ne savais pas que tu aurais besoin de mes services ! Rit-elle simplement, n'en revenant toujours pas qu'un homme tel que lui puisse avoir besoin d'aide pour rencontrer une femme. Je… je ne me moque pas. Juste que c'est… étrange. Je ne dirais rien à personne, promis ! Je sais que les jumeaux se moqueraient et que… maman te ferait un discours très très long sur le plaisir de la surprise des rencontres…
- Oui, j'imagine. Et puis, si je suis ton client, tu me dois le secret professionnel ! Railla-t-il avant de boire une gorgée brûlante de son café pour se réchauffer.
- Bien évidemment ! Quoi qu'avec maman… les secrets ne restent pas secrets très longtemps ! Mais je promets de tout faire pour que personne ne sache rien ! Bref… comment vas-tu ? Ça fait…
- Des siècles qu'on ne s'est pas vu ! Conclut-il en fronçant les sourcils. Je pensais que tu étais toujours journaliste !
- Je croyais que tu étais toujours avec… cette… Margaret ou je-ne-sais-quoi… j'avais lu son nom dans un magazine !
- Margaret, c'est ça. Et non, c'est fini.
- Désolée.
- On est grand maintenant, on s'y fait ! Les ruptures, on s'y habitue. Mais bon… j'ai vu l'annonce dans le Quidditch Magazine et j'ai… pensé que ce serait pas mal de recevoir un peu d'aide pour rencontrer des femmes… normales.
- Pourquoi ? Dans le monde des célébrités, il n'existe que des femmes avec six yeux et huit jambes ?
- Non, elles ont juste toutes les seins de la taille d'obus et un visage monstrueux sous leur maquillage… ça se décompose presque ! Ajouta-t-il avec une grimace.
- Charmant ! Ça doit être plaisant au réveil ! »
Il l'accompagna dans son rire avant de réaliser qu'il parlait à la petite sœur de Ron. Il l'avait toujours considéré comme une petite fille, même à Poudlard. Et parler de réveils en compagnie de femmes lui semblait étrangement glauque. Même quand Ron lui disait que Ginny avait des petits amis, il voyait toujours cette fillette qui courait après le Poudlard Express le jour de sa première rentrée. Et voilà qu'il redécouvrait cette même fille avec vingt ans de plus, vingt années qu'il n'avait pas vues passer. Elle était jolie, plus naturelle que ces femmes qu'il voyait tout le temps. Elle avait l'air humaine, normale, heureuse et épanouie. Elle le coupa dans ses pensées nostalgiques.
« Alors… quel genre de femme tu recherches ? Petite poitrine et pas de maquillage ? »
Elle réalisa brusquement qu'elle parlait d'elle et s'empourpra si imperceptiblement qu'il ne le remarqua pas, perdu dans sa liste mentale des qualités que devait avoir une femme.
« Et bien… Il faut qu'elle soit… jolie. Je sais que c'est superficiel mais…
- Je ne t'aurais pas présenté une femme de cinquante ans avec cinquante kilos en trop et un triple menton, Harry ! Mais merci de préciser ! Ensuite ?
- Intelligente. Du moins, comme il faut ! Je ne te demande pas non plus de me présenter le Prix Nobel des potions. Drôle. Il faut qu'elle aime s'amuser et qu'elle soit assez sociable parce que j'ai plein d'amis et que j'espère les garder. Il faut qu'elle aime le Quidditch !
- Quelle qualité essentielle ! Se moqua Ginny en songeant qu'elle-même adorait le Quidditch.
- Je suis joueur de Quidditch. J'ai besoin qu'on comprenne ce que je fais ! Riposta-t-il en haussant les épaules. Il faut aussi qu'elle aime les animaux… parce que j'ai un chien qui mord quand on ne l'aime pas ! Et les enfants… parce qu'entre les Weasley et les enfants de mes amis il ne se passe pas une semaine sans que je doive faire du baby-sitting.
- Je connais ça. Acquiesça-t-elle, compatissante. À partir du moment où tu es célibataire, les gens pensent forcément que tu n'as rien de mieux à faire que surveiller leurs rejetons pour qu'ils puissent en concevoir un autre que tu devras aussi surveiller !
- Exactement ! Ce qui ne te laisse pas le temps de rencontrer l'homme ou la femme avec lequel tu concevras toi aussi des rejetons que tes amis célibataires devront surveiller ! C'est le cercle vicieux de l'humanité ! »
Elle sourit, se rendant compte qu'ils étaient exactement sur la même longueur d'onde. Elle sentait ce tourbillon dans son ventre qui venait toujours la faire sourire niaisement quand elle rencontrait quelqu'un. Elle essaya de se concentrer, se répétant qu'il était là pour trouver une femme. Et pas elle ! Une autre femme !
« Quoi d'autre ?
- Et bien… en bonus, il faudrait qu'elle soit brune ou rousse, qu'elle ne soit pas plus grande que moi mais que je n'ai pas besoin non plus de lui proposer un escalier pour m'embrasser, qu'elle ait un vrai travail autre que VIP dans les clubs Londoniens et qu'elle soit assez… euh… comment dire ?
- Assez ? Répéta Ginny en voyant parfaitement de quoi il allait parler et pourquoi ça le gênait. Harry c'est bon ! Je ne suis plus une gamine !
- Disons que ce ne soit pas le genre de femmes qui attend le 19ème rendez-vous pour enlever son manteau à l'intérieur !
- Aucune femme de ce genre n'existe, mais je crois savoir où tu veux en venir. Il ne faut pas qu'elle soit… pudique… prude…
- En résumé, c'est ça ! Approuva-t-il en souriant.
- Okay… alors, ça ne devrait pas être si dur à trouver ! »
Elle ne put s'empêcher de penser : moi, moi et moi ! Néanmoins elle s'obligea à se taire pour ne pas le prononcer tout haut. Elle devait être professionnelle. Après tout, elle était là pour ça. Elle se jura mentalement de ne pas craquer sur lui, de ne pas essayer de faire tomber à l'eau tous les rendez-vous qu'elle lui organiserait et surtout de passer le moins de temps possible seule avec lui hors que dans le cadre de ses recherches.
« En fait, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vu alors… Tu voudrais qu'on sorte un peu ensemble ce soir ? » Proposa-t-il, amical et pas séducteur pour un sou.
Elle acquiesça à s'en dévisser la tête puis réalisa qu'elle venait déjà d'accepter de briser la règle numéro 3.
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Ginny sauta sur le lit de London en riant, réveillant de fait la jeune femme qui essayait de dormir en beau milieu de cet après midi ensoleillé mais hivernal. La blonde ronchonna, l'insultant en une langue qu'elle ne connaissait pas avant de se redresser d'un bond.
« Qu'Est-ce qu'il y a ? Je suis mannequin, j'ai besoin de repos !
- Tu poses nue et de dos pour des pubs glauques ! Se moqua Ginny en souriant de toutes ses dents.
- En attendant je gagne plus que toi ! Et c'est quoi ce sourire niais ? Oh non ! Ginny !
- Quoi, « oh non, Ginny » ?
- C'est qui cette fois ? Tu tombes toujours raide dingue amoureuse de garçons barges qui n'en valent pas la peine ! Et là… tu as ce sourire… ce sourire avant les larmes !
- Arrête ! Et là… c'est différent !
- Oui, enfin… ça aussi je l'ai déjà entendu !
- C'est… Harry Potter ! »
London haussa un sourcil fraîchement épilé par son esthéticienne à domicile avant de comprendre que Ginny était sérieuse.
« Attend… Le Harry Potter !? Tu… t'étais amoureuse de lui quand tu étais petite, non ? Et… j'croyais que tu ne l'avais pas revu depuis des siècles et que… tu avais mûrie… que tu n'étais plus amoureuse des célébrités… Et là, tu craques brusquement sur la star ultime de notre monde ?! Je veux dire… il a sauvé l'univers des sorciers et l'Angleterre n'a pas perdu une coupe de Quidditch depuis qu'il joue dans l'équipe ! Ce type est adulé par des millions de filles et de femmes !
- C'est bon, London j'ai saisi ! Il ne s'intéressera jamais à moi parce que comme il y a dix ans, je ne suis qu'une petite provençale qui essaie de se faire une place alors qu'il est sous les feux des projecteurs tout le temps ! Mais… je ne sais pas… je… Il était si… adorable. Et encore plus beau qu'avant. Et je le vois ce soir. On sort au Dinner 46'.
- Tu sais combien coûte un verre d'eau là bas ? Même pour respirer, il faut payer !
- Je sais… »
Elle adressa une moue de chien battu à sa meilleure amie qui leva les yeux au ciel avant de sourire, ne pouvant s'en empêcher.
« Okay… tu veux combien ?
- Euh… 100£. Et… une de ces magnifiques robes que t'avais offertes ce crétin milliardaire ! »
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Harry cessa de courir après être arrivé au bout du terrain, rapidement rejoint par Jason qui s'écroula au sol, se roulant dans l'herbe verdoyante qui s'accrochait à son maillot. Harry s'installa à coté de lui, s'allongeant entièrement afin de reprendre son souffle.
« T'étais où ce matin ? Je t'ai cherché partout. Commença Jason en se tournant un peu vers lui, s'attendant à un mensonge, auquel cas il l'aurait vu rougir.
- Avec une amie.
- Quel genre d'amie ? Railla-t-il, sachant que pour eux, aucune femme ne restait simplement une amie très longtemps.
- Le genre… vieille amie de Poudlard. La petite sœur de Ron.
- Hum… La rouquine sexy là qu'il y avait sur des photos chez les Weasley ?
- Elle-même. Et je t'interdis de dire qu'elle est sexy ! C'est la sœur de Ron.
- Dois-je te rappeler que tu as couché avec ma cousine lors de notre voyage en Espagne !?
- Elle… Ce n'est pas vraiment le genre de filles à… Enfin… j'en sais rien. Je ne l'avais pas vue depuis très très longtemps…
- Et... Elle est aussi sexy que sur les photos ? »
Harry leva les yeux au ciel avant de se remettre debout, faisant craquer ses phalanges comme pour annoncer « Je suis prêt à me battre ». Jason le défia simplement du regard avant de se lever à son tour, aussi immature et gamin que lui.
« Allez, réponds à ma question ! »
Harry hésita quelques secondes, puis enfonça ses poings dans ses poches, réfléchissant à ce qu'il aurait pensé de Ginny si elle avait été quelqu'un d'autre, s'il ne l'avait pas connu, si elle n'avait pas été la petite sœur de son meilleur ami…
« Elle est… plus que sexy à vrai dire. Elle est… étourdissante ! »
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Ginny hésita quelques secondes devant les portes du restaurant, resserrant les pans de son manteau -ou plutôt du manteau de London- autour d'elle comme pour cacher la robe qu'il y avait dessous. Elle humidifia légèrement ses lèvres, observant les femmes qui passaient les portes lorsque les portiers les leur ouvraient. Elle sentit son cœur battre contre ses lèvres comme si elle allait vomir ce qu'elle n'avait pas mangé ! Elle se demandait ce qu'elle faisait là exactement. Elle se doutait qu'Harry discuterait uniquement de ce qu'il recherchait et que sa propre vie -bien insignifiante- allait passer inaperçue.
« Mademoiselle, il y a un problème ? »
Le portier lui lança un sourire en fronçant les sourcils, se demandant sans doute pourquoi elle n'entrait pas. Elle s'empourpra avant de se lancer. Après tout, elle n'était pas venue dans ce restaurant chic pour rien. Et surtout, elle n'était pas en robe pour rien.
« Euh… à vrai dire… Je… J'ai rendez vous avec quelqu'un. Mr Harry Potter est-il arrivé ?
- Oui, Mademoiselle. Weasley, c'est exact ?
- Oui. Acquiesça-t-elle, surprise qu'ils doivent donner les noms des invités.
- Je vais vous conduire à l'intérieur. »
Elle le suivit dans le restaurant puis un serveur s'occupa d'elle. Au rez-de-chaussée, une trentaine de tables étaient déjà occupées alors que d'autres gens attendaient au bar, buvant plus que nécessaire. Le serveur la conduisit à l'étage où une petite dizaine de tables étaient réservées aux clients les plus célèbres. Chaque table était séparée des autres par des paravents ce qui donnait une allure un peu trop intime au lieu.
Harry apparut brusquement à ses côtés et glissa un pourboire au serveur qui s'éclipsa.
« Ginny, j'ai cru que tu n'arriverais jamais. Je suis vraiment désolé, mais des amis à moi se sont… incrustés. Enfin, un de mes coéquipiers et son épouse. J'espère que ça ne t'ennuie pas !
- Non. Mentit-elle. Du tout…
- Ils étaient déjà là quand je suis arrivé et en sont à commander le dessert. On sera seuls dans une heure au plus… Et puis, ce n'est pas comme si on avait un rencard. On ne pourra pas beaucoup discuter, c'est tout…
- Okay. Aucun problème ! »
Il esquissa un sourire soulagé et prit sa main dans la sienne pour la conduire derrière l'un des paravents qui dissimulait une table… et un couple que Ginny avait vu une bonne centaine de fois dans des magazines.
« Gin', je te présente Jake et Valéria Wil…
- Wilgrant. Un des batteurs de l'équipe d'Angleterre et la styliste de Witches-Girly -le magazine. Je… j'aime beaucoup le Quidditch. Conclut Ginny en souriant, se sentant toute petite face à eux.
- Oh mon dieu, vraiment ? Soupira Valéria. Si vous étiez mariée à un joueur, vous n'en pourriez plus. Ginerva Weasley, c'est ça ? »
Elle se leva pour serrer la main à Ginny, laquelle acquiesça. Jake se leva à son tour pour faire de même alors qu'un homme qu'elle prenait pour un serveur mais qui était en fait une sorte de maître d'hôtel s'approchait.
« Puis je vous débarrasser de votre manteau, Mademoiselle ? »
Ginny acquiesça simplement, jetant un coup d'œil à la magnifique robe de Valéria et aux costumes des deux hommes. À eux trois, ils devaient coûter plus que toute la garde robe de Ginny et de sa famille. Néanmoins, elle retira son manteau -avec l'aide inutile selon elle du maître d'hôtel. Le regard d'Harry défila sur sa robe et sur ce qu'elle contenait, esquissant un sourire agréablement surpris.
« Oh ! C'est la robe de la collection de l'hiver dernier de Marc Jacobs ? J'adore ! S'exclama Valéria.
- Euh… à vrai dire, je ne m'y connais pas trop. Elle est à une amie à moi. »
Elle s'empourpra davantage alors qu'Harry -galant- tirait sa chaise pour qu'elle s'asseye. Une fois tous installés, Harry demanda à commander les apéritifs alors que les desserts étaient déjà servis pour Valéria et Jake.
« Nos enfants nous attendent alors on ne va pas pouvoir rester longtemps. Que faites vous dans la vie, Miss Wesley ?
- Je viens d'ouvrir mon agence de rencontres. Juste pour les sorcières et sorciers.
- Vraiment ? Je pourrais vous faire un article dans mon journal si vous le souhaitez !
- Avec joie.
- Cette agence et la Fashion Week… ça devrait rendre Londres beaucoup plus intéressante pour les prochaines semaines ! Je déteste Londres.
- Votre magazine ne parle que de Londres, pourtant. Marmonna-t-elle, elle qui était simplement amoureuse de cette ville.
- Et vous ouvrez une agence de rencontres alors que vous êtes célibataire, n'est-ce pas ? »
Ginny acquiesça en grimaça, retenant un rire alors qu'Harry prenait sa commande.
« Un Bellini, s'il vous plait. Ginny ?
- Un… (Elle regarda rapidement sur la carte des apéritifs) Un Singapour Sling, s'il vous plait.
- Je vous apporte ça tout de suite. »
Le serveur s'éclipsa et Ginny observa le couple qui mangeait déjà leur dessert. Harry lui lança une œillade, se demandant sans nul doute à quoi elle pensait. Elle haussa les épaules, se demandant vraiment si elle n'aurait pas été plus à l'aise sur son canapé à regarder de vieilles rediffusions de « Charles, le gentleman sorcier célibataire » en grignotant un morceau de pizza froide.
« Tu es magnifique. Chuchota Harry en lui lançant un sourire adorable.
- Merci… Heureusement que London était là, sinon je serais venu en jean !
- Je ne sais pas du tout qui est London, et ils ne t'auraient pas laissé entrer en jean ! Plaisanta Harry.
- London est ma meilleure amie. Ils… m'auraient… jeté dehors ?
- Je crois que oui. London, donc ? Elle est née ici pour avoir un prénom pareil ?
- Non, mais ses parents lui ont toujours dit qu'elle avait été conçue ici ! Elle est mannequin et model pour des artistes de seconde zone. Mais, elle posait pour des grandes marques l'an dernier et… elle a pu récupérer les robes quand elle a commencé à coucher avec les photographes !
- Pratique ! S'esclaffa Jake. On devrait coucher avec les arbitres, Harry !
- Je n'ai pas l'impression que vous en ayez besoin actuellement. Fit remarquer Ginny.
- Oh non ! On ne parle pas de Quidditch, s'il vous plait, je vous en supplie ! Coupa Valéria. Parlons d'autre chose… J'ai entendu dire que Margaret s'était trouvé un nouveau compagnon de jeu, Harry.
- Est-ce une façon de dire qu'il est aussi joueur de quelque chose ? Sourit Harry, guère surpris.
- En effet. Attrapeur pour l'équipe d'Écosse ! Cette garce n'a aucune imagination. Vous voyez de qui je parle, Ginny ?
- Oui, bien sûr. Enfin, je ne la connais pas… personnellement.
- Personne ne connaît Margaret Tennisson personnellement ! Cette fille ne se montre jamais telle qu'elle est.
- Elle devrait bien s'entendre avec Drago Malefoy alors ! »
Harry éclata de rire, Jake et Valéria ne comprirent de toute évidence pas la blague, bien qu'ils connaissent Drago comme tous les sorciers de Londres. La discussion continua, alimentée par tous les ragots que connaissait Valéria. Elle et son mari finirent par quitter la table, après avoir salué Ginny et Harry avec un « J'espère vous revoir très bientôt, Miss Weasley ».
Harry et Ginny restèrent quelque peu silencieux, si bien qu'il se demanda d'où venait cette gêne palpable entre eux. Elle finit par bredouiller, ses joues devenant de plus en plus rouge à mesure qu'elle parlait et buvait.
« Tu… Ce restaurant est vraiment magnifique et tout ça mais…
- Tu as autre chose à me proposer ? » Coupa-t-il avec un grand sourire, comprenant parfaitement ce qu'elle ressentait pour l'avoir vécu au début de ses années Quidditch.
Elle hésita quelques instants à donner une réponse. Puis elle réalisa qu'il n'était pas vexé du tout et demanda simplement :
« Tu aimes les Kebabs ? »
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« C'est sans aucun doute le meilleur truc que j'ai mangé depuis des siècles ! S'écria Harry en savourant son kebab comme s'il s'agissait de caviar. Avec les entraînements, on doit manger sain et… je ne m'étais pas mangé de l'aussi bonne malbouffe depuis au moins dix ans !
- Je crois que le sacrifice en vaut quand même la peine. Sourit Ginny en mangeant elle aussi -bien qu'avec moins de fougue que l'homme l'accompagnant dans les rues Londoniennes.
- C'est sûr ! J'adore ce que je fais…
- En même temps, tu gagnes combien par match ? Si tu n'aimais pas ça, tu serais fou !
- Non ! S'exclama-t-il en avalant une gorgée de sa bouteille de bière. Je sais que je gagne 20000 gallions par match…
- Tu peux payer mon loyer pour deux ans avec autant d'argent ! Souffla Ginny.
- Okay… Je… J'ai l'argent, les entrées dans des soirées, mon nom dans tous les magazines et dans une bonne centaine de livres… je peux avoir toutes les femmes que je veux. Et il se peut largement que si je tue quelqu'un, je ne sois pas puni. Mais… je ne fais pas ça pour ça !
- Pour quoi alors ?
- Pour… Pour cette sensation que j'ai juste avant de rentrer sur le terrain avant les matchs. Pour le bruit, la vitesse, l'adrénaline ! Si je pouvais avoir ça sans les paillettes, ça m'irait parfaitement ! »
Ginny esquissa un sourire d'une sincérité qui désarma Harry un instant. Il baissa les yeux, surpris par ses propres mots qu'il n'aurait pas osé prononcer avec qui que ce soit d'autre en général. Il tenta donc de changer de sujet.
« Et toi ? Pourquoi tu fais ce que tu fais ?
- Et bien… Parce que… Tu es client, je ne peux pas vraiment te le dire !
- Bien sûr que si ! Allez ! L'encouragea-t-il en se mettant à marcher à reculons sur le trottoir pour la voir en face.
- Okay… Disons que mes derniers petits amis étaient tous de beaux salops. Et que… depuis quelques temps, je ne crois plus vraiment en l'amour. Celui avec un grand A !
- Alors… pourquoi tu fais ça ? Je veux dire… tu essaies de trouver le grand amour des gens. La moindre chose c'est d'y croire. Ou alors… tu profites de leurs espoirs pour te faire de l'argent ?
- Et bien… c'est plus ou moins ça. »
Il resta silencieux et se remit à marcher dans le bon sens. Elle crut avoir gâché la soirée, qu'il la prendrait désormais pour une monstrueuse manipulatrice. Il finit par se tourner vers elle, souriant légèrement, son kebab à la main.
« Tu sais… Peut-être que justement, un jour, un garçon beau et intelligent et je-ne-sais-quoi-encore viendra te demander de trouver la femme de sa vie… Et que tu seras cette femme.
- Tu crois ? Bredouilla-t-elle, la voix enrouée.
- Oui. Malgré toutes les femmes que j'ai rencontrées et qui se sont avéré être de vraies garces… Je crois qu'il y a encore quelqu'un sur cette planète qui est fait pour moi. Et je suis certain qu'il y a aussi quelqu'un pour toi. Une fille aussi belle ne peut pas finir sa vie toute seule ! »
Elle baissa les yeux, se demandant si son cœur réalisait qu'il allait bientôt sortir de sa poitrine. Harry ne se rendit même pas compte de son trouble réel, pensant simplement que comme toutes les femmes, elle aimait entendre des compliments.
« Il se fait tard… tu veux que je te raccompagne chez toi ? S'enquit-il, courtois.
- Harry, il est 23h ! Je n'ai plus dix ans ! Sauf si toi… tu veux rentrer ?
- Non, du tout… Il est encore tôt. C'est juste…
- Tu veux que je me mette au boulot pour trouver la femme de tes rêves maintenant ? Plaisanta-t-elle.
- J'ai juste du mal à me dire que la petite Ginny Weasley sort le soir.
- Premièrement, je ne suis plus si petite ! Et deuxièmement : la soirée est loin d'être finie ! »
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Harry cessa de courir, épuisé alors qu'il n'avait parcourut qu'un kilomètre à peine. Son téléphone portable sonna dans la poche de son jogging et il s'en empara en s'asseyant.
« Allo ?
- Harry, c'est Ginny. Ça va ?
- J'ai passé une nuit affreuse à cause de toi… répliqua-t-il en souriant bêtement avant de faire signe à Maraudeur de s'approcher.
- Affreuse ? Tu avais l'air de bien t'amuser hier à ta troisième Margarita ! Quand tu me parlais de ta soirée avec les jumelles Parvati à Ibiza !
- Par Merlin… je t'ai parlé de ça ?
- Oui et aussi de ce vol de serviettes de bain que tu fais dans chaque hôtel où tu passes et de ta courte minute gay avec l'auteur du « Quidditch, sport ou loisir ? » à L.A. Je pourrais vendre ces informations à un journal…
- Très amusant. Je ne sortirais plus jamais avec toi. Tu as une mauvaise influence sur moi.
- Comme si tu étais saoul pour la première fois !?
- Non, ce n'était pas la première fois… Mais c'est la première fois que je me réveille en ne reconnaissant pas mon propre appartement. D'ailleurs… qui m'a déshabillé ?
- Moi.
- …
- Et j'ai pu profiter de toi ! Allez, Harry, souviens toi de ton corps dans le…
- Tu plaisantes ?
- Oui ! Bref, je t'appelais pour ce soir. Tu es libre ?
- Pour un ciné ou un restau ! Pas pour une soirée avec toi et des bouteilles d'alcool.
- En fait… ce n'est pas pour moi, mais pour toi ! Le Speed Dating, tu connais ? »
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Ginny raccrocha avant de se laisser choir sur son canapé, simplement désespérée. La veille, elle avait sans aucun doute passé la plus belle soirée de son existence. Elle et Harry avaient consumés les bars Londoniens chics du côté moldu, buvant plus que nécessaire ce qui avait provoqué un profond désir de parler de ses plus étranges frasques au jeune homme. Ils avaient dansé collé-serré durant des heures, elle se souvenait même de cet étrange instant où elle avait eu l'impression de voir du désir dans ses yeux lorsqu'il l'avait regardé. Puis elle l'avait ramené chez lui, ne voulant pas profiter de son état d'ébriété pour faire une chose qu'elle aurait pu regretter par la suite. Les minutes qu'elle avait prises pour le dévêtir alors qu'il dormait déjà à moitié dans son lit avaient été inoubliables.
Elle était rentrée chez elle, la consommation d'alcool la rendant aussi vacillante que cette foule de désirs simultanés qui engourdissaient son crâne. Elle n'avait jamais eu envie à ce point de se retrouver dans les bras d'un homme en se rendant toutefois compte qu'elle n'y parviendrait jamais. Et que c'était peut-être mieux comme ça.
Elle s'était mise au travail en quelques minutes, dressant une liste de cinq femmes susceptibles de plaire à Harry. Elle y avait passé la nuit. Et même les douze cafés qu'elle avait ingurgités ne lui permettaient plus de garder les yeux ouverts. Elle avait ensuite contacté les cinq femmes qui attendaient avec impatience de rencontrer Harry le soir même dans un restaurant moldu des quartiers chics de Londres. Elle avait même réussi à réserver une salle entière afin d'éviter que qui que ce soit reconnaisse la star du Quidditch.
La porte s'ouvrit à la volée et London apparut, aussi sautillante et de bonne humeur que pouvait l'être une mannequin de vingt-sept ans posant nue pour une campagne de pub pour la bièraubeurre à midi après avoir mangé sa pomme de la journée.
« Petite cachottière ! Hurla-t-elle au sautant sur le canapé, écrasant les jambes de Ginny au passage.
- Pas si fort ! J'ai toujours la gueule de bois…
- Et tu ne m'as pas donné tous les détails de ta soirée avec le bel attrapeur. Marmonna London en tentant de se calmer.
- Pourquoi tu dis ça ? »
London lui tendit le magazine Wizard People avec un grand sourire et Ginny dut regarder la première page pendant une bonne minute avant de réaliser qu'elle était en couverture. Avec Harry. Collé à elle. Dans un bar. Des cocktails à la main.
« Oh mon dieu, ma mère va me tuer !
- Ta mère ? Gin', t'as vingt-neuf ans, tu l'as oublié ? Mais t'es devenue une star ! S'afficher avec Harry Potter, c'est une super pub pour l'agence. C'était un coup de maître !
- Je n'avais rien prévu du tout, London. J'ai juste… profité de la soirée avec Harry et… je ne savais pas qu'on nous prendrait en photo.
- Et tout cas, tu es devenue « la nouvelle inconnue -mais néanmoins aussi somptueuse que les femmes s'accrochant habituellement à Harry Potter » ! Tu es une célébrité ! On a parlé de moi dans ce magazine une seule fois… quand j'ai couché avec le batteur des Bizar Sister's. Et ça après trois années de carrière ! Tu es géniale ! Alors, tu le revois quand ?
- Ce soir, pendant son speed-dating… »
London se figea avec une grimace horrifiée.
« Tu plaisantes ? Attend, Ginny… Je croyais qu'il te plaisait !?
- Oui, sauf qu'on ne vient pas du même monde et qu'il cherche la femme de sa vie. De toute évidence, ce n'est pas moi, sinon il l'aurait déjà remarqué.
- C'est un homme, Ginny ! Un homme ! Ça te dit quelque chose : immature, aveugle, stupide ? Les hommes sont comme ça ! Même si tu lui dis « regarde devant toi » il prendra dix minutes à comprendre ce qu'il y a devant lui ! »
Ginny haussa les épaules, ne sachant pas quoi répondre à ça car London avait parfaitement raison. Mais elle n'y pouvait rien, elle n'allait tout de même pas écrire « Je suis la femme de ta vie, Harry » sur son front à l'encre indélébile pour qu'il daigne s'intéresser à elle de manière moins amicale.
« Qu'Est-ce que je peux y faire ? »
London fronça les sourcils et posa ses doigts sous son menton en une parfaite imitation du Penseur de Rodin, songeuse et en pleine recherche d'une solution by London -solutions toujours extrêmement spéciales.
« Okay… Ce soir, tu mets ma superbe robe noire de Valentino qui coûte plus que notre appartement et tu te fais belle… Et une fois qu'il aura réalisé qu'aucune de ces femmes ne lui convient… Fonce ! »
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Ginny s'approcha d'Harry dans sa robe noire, avançant dans le restaurant en tentant de cesser de trembler. Il la remarqua enfin et se redressa pour s'approcher d'elle. Il ne put s'empêcher de l'admirer. Il avait beau la considérer comme une gamine depuis toujours, il restait un homme et il ne pouvait rester indifférent. Il lui lança un sourire désarmant.
« Je sais que je dois rencontrer d'autres femmes ce soir mais je crois avoir le droit de te dire que tu es… Magnifique. »
Elle sentit ses joues bouillonnaient et sourit à son tour, tentant de se retenir de le supplier de quitter ce restaurant et de la suivre chez elle. Mais elle se retint et essaya de redevenir plus professionnelle.
« Tu te sens stressé ?
- Disons que j'ai un peu l'impression de servir de cobaye à une expérience très étrange ! Tu as fait ça beaucoup de fois avant moi ?
- C'est la… troisième fois. En deux semaines. Mais ne t'inquiète pas… ça va bien se passer.
- Vraiment ? Ça s'est déjà bien passé ?
- Euh… Non ! Avoua-t-elle, ne souhaitant pas lui mentir. Mais… il y a une première fois à tout ! Et… Maman dit tout le temps que la troisième fois c'est toujours la bonne ! »
Il passa sa main dans ses cheveux, les ébouriffant en un geste si sensuel qu'elle se mordilla la lèvre inférieure comme elle aurait voulu mordre la bouche du jeune homme. Il croisa son regard et parut suspicieux un instant, comme s'il avait lu dans ses pensées. Elle avala difficilement sa salive en baissant la tête vers ses escarpins.
« Tu devrais… aller t'asseoir là bas ! Je t'envoie la première fille dès que possible. Et… je reste au bar. Pour observer… comment ça se passe.
- Tu ne restes pas près de moi ? »
D'ordinaire, elle l'aurait fait. Elle se serait installée à une table ou deux de distance. Mais cette fois, elle ne pouvait pas être si proche du couple, elle était trop concernée et craignait de dégager de mauvaises ondes. Elle secoua donc la tête en signe de dénégation et il parut déçu. Sans doute avait-il espéré ne pas se retrouver seul face à ses potentielles petites amies.
« Je vais… là bas. Soupira Ginny en montrant une des chaises du bar.
- D'accord. Euh… à tout à l'heure… »
Elle lui adressa un simple sourire avant d'aller s'asseoir, le cœur battant et une envie de vomir lui prenant à la gorge. Il rejoint lui aussi son siège à son tour, patient mais angoissé par ce qui l'attendait. La première invitée arriva assez rapidement avec quelques minutes d'avance. Brune, grande et un peu trop mince, elle portait des lunettes de soleil malgré le fait qu'elle soit à l'intérieur et qu'il fasse nuit dehors. Elle accorda manifestement un regard à Ginny, puis un sourire avant d'aller s'asseoir auprès d'Harry, seul client du restaurant. Elle s'installa face à lui en lançant un « bonsoir » d'une voix suave et séductrice. Elle retira ses lunettes et lui adressa une moue incroyable -véritable invitation à la débauche. Harry esquissa un sourire. De toute évidence, Ginny s'était concentré cette fois sur le fait qu'il veuille une fille qui ne soit pas coincée.
« Je m'appelle Clara. J'ai toujours adoré le Quidditch.
- Euh… Merci. Grimaça-t-il, agacé qu'elle parle déjà de son travail.
- Je suis ravie de te rencontrer même si je suis assez… surprise.
- Surprise par ? S'enquit Harry dans une vague tentative de sembler intéressé par elle-même s'il ne l'était pas du tout, le mot Quidditch ayant un effet radical sur lui généralement.
- Tu es plus grand qu'en photo ! »
Harry baissa les yeux en soupirant avant de se redresser, n'ayant pas du tout envie de perdre son temps avec ce genre de femmes qu'il connaissait trop bien.
« Je suis désolé… Je ne crois pas que ça puisse marcher. Vous n'êtes pas le style de femmes que je recherche… »
Il essaya d'être galant et courtois mais la réaction de Clara n'en fut pas plus agréable. Elle le regarda de haut, comme s'il n'était plus aussi intéressant à ses yeux maintenant qu'il la repoussait.
« De toute façon, les sportifs, ça n'a jamais été mon truc ! »
Elle se leva d'un geste sec avant de quitter les lieux, guindée, mais faisant une sortit très théâtrale. Ginny l'observa faire avant de reporter son regard sur Harry qui haussa simplement les épaules avant de pousser un soupir désespéré. De toute évidence, il allait passer une très longue soirée… Ginny ne put s'empêcher de sourire. Malgré son désir d'être professionnelle, elle ne pouvait s'empêcher d'espérer qu'aucun des rendez vous ne se passe bien. Elle regrettait de ne pas avoir choisi des filles qui lui avaient laissé une mauvaise impression. Néanmoins, de toute évidence, même celles qui lui avaient plu à la première rencontre ne plaisaient pas à Harry.
La seconde jeune femme -brune elle aussi- entra dans le restaurant et s'approcha de Ginny qui lui désigna son rencard d'un signe de tête. La brune s'approcha donc d'Harry et s'installa en souriant.
« Bonsoir, je m'appelle Joséphine. Harry, c'est ça ? »
L'homme acquiesça en scrutant la jeune femme. Elle était très jolie et souriante bien que ses vêtements soient semblables à ceux d'une femme de soixante ans. Il se demanda si elle l'avait interrogé sur son prénom juste pour faire mine de ne pas le connaître. Puis elle demanda :
« Vous faites quoi dans la vie ? »
Il resta bouche bée quelques instants avant de bredouiller :
« Je suis Harry Potter !
- C'est un métier ? Pouffa-t-elle.
- Non, mais c'est juste que… tout le monde le sait ! Persifla-t-il, se rendant compte qu'il n'avait jamais été aussi semblable à toutes ces soit disant stars qui se prenaient pour le centre du monde.
- Pardon ? Je sais juste ce que vous avez fait pour notre monde. Mais… on ne vous a pas rémunéré pour ça !
- Je… non… Je joue au Quidditch.
- Ah oui ?
- Oui. Vous…
- Je déteste le Quidditch. Je suis désolée… mais des imbéciles qui volent après une balle pour la mettre dans des anneaux ! »
Harry se racla la gorge avant de grommeler :
« Suivante… »
Ginny l'observa se lever et quitter les lieux et demanda à Harry ce qu'il s'était passé d'un regard. Il grimaça simplement, ne pouvant lui expliquer que cette femme venait plus ou moins de le traiter -lui et ses meilleurs amis- d'imbécile. Ginny se sentit étrangement plus légère et espéra que chaque rendez vous se passe aussi mal et aussi vite afin qu'elle puisse prendre la place des autres femmes face à Harry. Puis elle se gifla mentalement pour se remettre les idées en place. Le serveur -qui avait observé comme elle les deux premières rencontres- demanda :
« Vous croyez que je dois le faire commander ? Si chaque rendez vous passe aussi vite…
- Non, c'est bon. Par contre, je pourrais avoir une Tequila ! Je sens que je vais avoir quelque chose à fêter ce soir…
- Oui, je suppose. Acquiesça le serveur en lui lançant un sourire narquois. Ça se voit comme le nez au milieu de la figure qu'il vous plait.
- Je vous demande pardon ? Balbutia-t-elle, ahurit.
- Quand il vous a complimenté tout à l'heure… j'ai cru que vous alliez fondre sur place. »
Elle se sentit rougir et baissa les yeux vers ses pieds alors qu'il posait son verre sur le bar.
« Allez… Il suffirait de lui dire. Il ne lui faut qu'une autorisation et il vous déshabille !
- Je n'en suis pas si sûre.
- Arrêtez ! Je suis barman ! J'en ai vu défiler des couples. Je sais lire tout ce qu'il faut dans leur regard. Et dans le sien… il est passé l'ombre du désir lorsque vous êtes entré ! »
Elle éclata de rire, ne pouvant s'en empêcher. Harry l'observait de loin et sentit un étrange nœud se former dans son ventre. Il se demanda si cet homme plaisait à Ginny, s'il la draguait et s'il arrivait à l'intéresser. En la voyant rire, il se doutait bien que oui. Alors qu'il analysait ce sentiment comme de la jalousie, il se ressaisit. Il s'agissait une fois encore -comme lorsqu'elle sortait avec des garçons à Poudlard- d'un simple désir de la protéger comme il l'aurait fait avec une sœur.
« Excusez-moi. »
Il releva les yeux, quittant Ginny du regard pour s'intéresser à la femme lui faisant face. Une jolie rousse qui lui souriait. Il esquissa un sourire, heureux de découvrir cette couleur de cheveux en particulier.
« Vous êtes mon troisième rendez vous je suppose ? »
Elle acquiesça en s'asseyant et il commença à lui parler, lui posant mille questions afin de s'avoir exactement ce qu'elle faisait là et si elle lui faisait perdre son temps.
Elle passa une bonne dizaine de minutes à parler de son ex petit ami et il finit par lui conseiller d'aller le retrouver, agacé par ces rendez vous et ce temps gâché. Il se rendait compte que ça ne menait à rien. Les deux autres femmes subirent le même sort, Ginny les voyant entrer puis sortir sans pouvoir retenir son sourire. Le barman fit de même alors qu'Harry se levait en même temps que la dernière candidate. Elle rejoint la porte. Il retrouva Ginny.
« La même chose, s'il vous plait. » demanda-t-il simplement à l'adresse du barman en désignant le verre de la rouquine.
La jeune femme ne put s'empêcher de sourire à nouveau en le voyant si désolé, preuve que cette soirée avait bel et bien été un échec. Ils restèrent silencieux à siroter leurs boissons puis elle souffla :
« C'était affreux ?
- Disons que je ne m'étais pas senti aussi incapable face à des filles depuis Poudlard.
- C'est vrai que tu n'étais pas très doué à l'époque ! Se moqua-t-elle avant de rire.
- Et toi, tu t'es amélioré en poèmes d'amour ou tu as laissé tomber ? »
Elle lui tira bêtement la langue en se sentant rougir, se souvenant mot pour mot du poème qu'elle lui avait écrit à onze ans. Elle savait qu'il était minable et que la honte qu'il avait ressentie à ce moment là avait sans doute atteins des sommets. Il se tourna vers elle, l'air plus sérieux.
« Tu crois vraiment que j'ai une chance de rencontrer une femme qui rempli toutes les qualités demandées ? Ou tu fais ça juste pour que je te paye…
- Premièrement : tu es un ami, je ne te ferais pas payer !
- Alors ça, rêve ! J'ai de l'argent, je le dépense.
- Deuxièmement ! Coupa-t-elle sans l'écouter. Je suis certaine qu'il existe une femme de ce type dans ce monde…
- Oui. Ça je n'en doute même pas. Toi ! »
Elle fronça les sourcils et le regarda, se demandant où il voulait en venir. Il esquissa un simple sourire avant d'expliquer :
« Sois réaliste. Tu es la seule femme de ce monde à réunir les qualités que je demande… et tu aimes le Quidditch. Il ne me reste plus qu'à trouver ton double. »
Elle baissa la tête en s'empourprant davantage. Elle se rendait compte sans peine qu'il plaisantait, ou du moins, qu'il ne la voyait pas comme une candidate potentielle. Elle était l'amie. La petite sœur de l'ami. Rien ne changeait malgré les années. Il esquissa un sourire en la scrutant, ne percevant qu'à peine son trouble.
« Tu sais… je crois que cette soirée se serait bien mieux déroulée si j'étais resté avec toi dès le début. C'est avec toi que j'aurais dû sortir ! Alors… qu'Est-ce qu'on fait maintenant ? »
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Note d'auteur : Hihihi ! finiii ! =) -faut que j'arrête de dire des conneries un jour moi quand même hein... (Mais ça fait 19ans & j'y arrive toujours pas !) Bref, j'espère que ce ptit chapitre vous aura plu ! Les hommes sont tous aveugles... pffff ! Allez Harry, bOuge toii ! =p La suite lundi prOchain ! =)
BisOus bisOus, reviews reviews ! -pleaseuh !
°¤ Bewitch_Tales ¤°
