Disclaimer : Les personnages de Harry Potter ne m'appartiennent pas, mais l'histoire, si !

Couple : Harry/Draco.

Rating : M (avec le le temps...).

Coucou ! Voici la suite de HSM !!

Ce chapitre a été écrit par Didi et corrigé par Jojo.

Bonne lecture !


Chapitre 3

Sirius courrait dans le couloir, ses pieds effleurant à peine le sol. La rencontre pour le tournoi approchait et il était hors de question que les Wilddogs perdent ne serait-ce qu'une seule minute de leur entraînement. Il était important qu'ils soient bien entraînés pour ce match qui serait déterminant pour la suite.

Vêtu de son sublime survêtement orange pétant, veste et jogging compris, Sirius joyeusement s'en allait vers le terrain de basket. Malgré les remarques de Remus, qui pensait très sérieusement qu'il faudrait renommer cette équipe par « Wildchicken », il portait cet ensemble avec fierté. Il le portait du temps qu'il était lycéen comme membre de l'équipe, et maintenant, il en était l'entraîneur. Et son Harry en était le capitaine…

Depuis qu'il était tout petit, Sirius l'entraînait au basket, en souvenir de son défunt père : James et Sirius avaient grandi avec un ballon orange dans les mains et ce sport n'avait fait que consolider leur amitié. Aujourd'hui, Harry était un excellent joueur de basket, qui, par bonheur, arrivait à lier sport et études : ses résultats étaient satisfaisants dans la majorité des matières, sans être excellents. Il avait le niveau, quoi.

Il entra en fanfare dans la salle de sport immense où ses joueurs, en tenue, lançaient déjà leurs ballons dans les filets.

« Salut les jeunes !! »

Les membres de l'équipe poussèrent un cri de joie en voyant leur entraîneur. Ils se rassemblèrent autour de lui alors que Sirius attrapait un ballon et le balançait vaguement vers le panier, où la balle entra avec une extrême facilité.

« Plus que deux semaines avant le grand match ! Je compte sur vous, les gars ! »

Des acclamations suivirent ses mots, il sentait l'excitation de ses joueurs. Et soudain, son sourire étincelant tomba, alors que ses yeux fouillaient la foule de visages, qu'il connaissait par cœur.

« Où sont Harry et Ron ? »

Aucune réponse. De ses yeux noirs, Sirius regardait chaque adolescent, demeurant calme.

« Où sont Harry et Ron ? Fit-il en appuyant bien sur ses mots.

- Ils sont en retenue, » répondit l'équipe.

Sirius crut s'étouffer avec sa salive. Sans demander d'autres explications, il siffla, et l'entraînement commença. Les joueurs savaient déjà qu'ils allaient en baver…

o.o

Pendant ce temps-là, en retenue, les élèves s'ennuyaient à mourir. Pionçant à moitié dans l'arbre, ou du moins ça lui ressemblait, qu'il avait cessé de peindre, Ron répondait vaguement aux taquineries d'Harry, penché sur ledit arbre, dont il devait normalement agrafer les feuilles. Ayant abandonné sa tâche, Draco s'était assit devant la plante en carton pâtes, et il faisait comme les autres : il écoutait vaguement ce que leur professeur de littérature leur racontait.

« Le théâtre est un temple dédié à l'art ! Les acteurs sont des artistes, des êtres nobles et créatifs, des interprètes divins ! N'importe qui ne peut jouer dans un théâtre ! Être un banal imitateur est aisé, mais jouer, vivre les textes, ce n'est pas donné à tout le monde ! Il faut de la prestance, du courage, du charisme… il faut être également être consciencieux et concentré ! Imaginez qu'un portable sonne dans un théâtre ! De suite, l'attention est détournée, le texte se mélange, la panique se fait sentir…

- Moi, c'est la faim qui se fait sentir…

- Weasley, vous disiez ?

- Ça va bientôt être l'heure de partir ! »

En effet, il venait de voir leur entraîneur, Sirius, qui, tel un ange tombé du ciel, se rua dans la salle de théâtre, fulminant. Il venait chercher ses deux brebis égarées dans le « temple dédié à l'art ». Et, par la même occasion, libérer les autres élèves…

« Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire, Pince ?! Et que faites vous dans cet arbre, tous les deux ?! »

Les punis pouffèrent en regardant Harry descendre dudit arbre tandis que Ron en sortait, tout simplement. Pince, tel un paon prêt à déployer ses plumes contre son vil agresseur, se mit à glousser de contentement en le voyant aussi furieux.

« A chaque crime son châtiment ! S'ils n'avaient pas sorti leurs maudits téléphones portables en plein cours, ils ne seraient pas là ! Et puis, ça ne peut pas leur faire de mal ! Être en contact avec l'art ne peut qu'être bénéfique à leur esprit créatif…

- Justement, j'ai besoin de leur esprit créatif pour mettre au point des techniques de jeu ! Potter, Weasley ! Au gymnase, et tout de suite ! Pince, on va causer deux minutes, vous et moi. »

Les deux joueurs s'en allèrent, la tête basse.

o.o

Albus Dumbledore, directeur depuis des lustres, d'ailleurs il ne connaissait même pas son âge exact, avait toujours adoré le sport. Le football, le basket, le hockey… Il aimait l'esprit d'équipe, les réparties plus ou moins violentes ou intelligentes entre les équipes, ce désir de la victoire qui menait à tant de belles actions…

Actuellement, il était en train de suivre un match vraiment passionnant entre le professeur Pince et le professeur Black, qui se renvoyait tour à tour la balle de manière assez féroce, à propos, d'après ce qu'il avait compris, d'une bête retenue qui avait eu lieu pendant l'entraînement de basket de deux de ses élèves. On aurait dit deux gosses qui se chamaillaient, l'un voulant avoir le dessus sur l'autre.

Sirius soutenait mordicus que l'entraînement de ses élèves était très important, pour des raisons que l'on savait, mais que Dumbledore ignorait, alors que Mme Pince se battait bec et ongles en affirmant que ses auditions cruciales pour le spectacle avaient exactement la même importance. Pour Dumbledore, dont on se fichait éperdument pour le moment, pensait qu'il aurait été plus sage de discuter devant un bon thé au tilleul avec des bonbons au citron.

Voyant que la « conversation » partait légèrement en vrille, comme disaient poliment les jeunes, le directeur décida sagement qu'il était de son devoir d'intervenir. Et si ça continuait plus longtemps, il savait très bien qu'il était bon pour les écouter jusqu'au lendemain.

« Mme Pince ! M. Black ! »

Les deux protagonistes, surpris, se tournèrent vers leur vénéré directeur, qui semblait assez sérieux. Pour une fois qu'il n'avait pas ce sourire amusé, à peine masqué derrière sa barbe…

« Ecoutez, jeunes gens. Depuis que vous enseignez ici, vous passez votre temps à vous quereller… »

Pour ne pas dire « engueuler »…

« … à propos des priorités de vos élèves ou de vos activités. Ici, le théâtre et le basket ont la même importance, ce sont tous deux des passe-temps qui font popularité de notre établissement. Il est donc inutile de vous disputer là-dessus. »

Sirius et Mme Pince se jetaient des regards furieux. Dumbledore songea vaguement que la dispute était loin d'être finie, et qu'il aurait dû laisser la noble tâche de départager ces deux là à Mme McGonagall…

Il attrapa un petit ballon de basket sur son bureau et retrouva son sourire amusé.

« Au fait, Sirius, prêt pour le grand match ? Harry les a bien motivés ? »

Mme Pince poussa un soupir à fendre l'âme alors que Sirius acquiesçait en souriant d'un air narquois. Dumbledore lança son ballon dans le mini filet accroché sur un mur de son bureau et marqua un panier. Content, il sortit un paquet de bonbons au citron qu'il tendit à ses deux professeurs. Excédée, Mme Pince tourna les talons et s'en alla se plaindre chez McGonagall, tandis que Sirius chopait un bonbon.

o.o

On pouvait presque dire qu'il était harcelé. Le fait qu'il était un très bon élève, voire même excellent, en sciences avait propulsé Draco sur le devant de la scène. Lui qui avait horreur d'être poursuivi pour ses notes, il était servi… Il aimait bien se faire remarquer, pour son charisme naturel par exemple, mais quand il était question de cours, il était à deux doigts de la crise nerveuse.

La seule personne potable, parmi ses poursuivants, c'était ce Zabini. Il avait beau lui répéter régulièrement qu'il devait s'inscrire à leur club, il demeurait quelqu'un d'assez sympathique. Il ne le considérait pas comme l'intello de service mais plutôt comme le petit nouveau qui avait besoin de temps pour s'adapter à ce lycée de dingues. Donc, il lui avait fait visiter le lycée, Harry ayant disparu il ne savait où.

Il trouvait ça assez dommage. Harry semblait être quelqu'un d'assez ouvert et sympathique, mais depuis qu'il était dans ce lycée, avec lui, il semblait plus distant. Draco avait rapidement compris qu'il devait être une sorte de star dans cette école, vu le nombre de filles qui lui faisaient la bise et le nombre impressionnant de garçons à qui il serrait la main.

Malgré lui, le blond était un peu déçu : il aurait aimé retrouver ce qu'il avait ressenti ce jour-là, quand ils avaient chanté ensemble. Cette étrange complicité qui les avait liés l'espace de quelques minutes, ces sourires et ces regards pétillants qu'ils avaient échangés. Et maintenant, plus rien…

Draco avait rendez-vous avec Blaise dans une dizaine de minutes, pour poursuivre sa visite du campus. Un peu perdu, il vit un panneau, où il était écrit « salles de sport ». Sans réfléchir, il poussa la porte et traversa divers couloirs, avant d'atteindre le terrain de basket. Il était en haut des gradins, et le léger grincement que la porte avait émis était largement atténué par le bruit violent des ballons frappés contre sol.

Un certain nombre de joueurs courraient sur le terrain, habillés avec des joggings et des maillots d'un orange criard. Il chercha Harry du regard, et il aperçut ses cheveux noirs ébouriffés, alors qu'il courrait le long du terrain, le ballon entre les mains. Il sauta soudain et jeta la balle qui atterrit dans le panier.

L'entraîneur, un gars musclé aux longs cheveux noirs, les rassembla autour de lui, parlant fort, attisant leur excitation et leur impatience.

« Les Hotducks nous ont piqués la place pendant trois ans de suite ! Mais cette fois-ci, nous leur montrerons de quoi nous sommes capables ! Un match, un seul et unique match, et nous serons qualifiés ! »

Draco eut l'impression de voir des chiens aboyer de joie devant leur maître et il eut un sourire amusé. Mme Pince n'avait pas tout à fait tord : un peu de temps dans le temple dédié à l'art ne pouvait pas leur faire de mal…

Soudain, il entendit son nom, derrière lui. Blaise, étonné de le trouver là, regarda par-dessus son épaule et vit leur équipe de basket se faire motiver par leur coach.

« J'attends de vous de la concentration ! Soyez fixés sur votre objectif, que rien ne vous en détourne ! Je n'admettrai aucune absence et absolument aucun relâchement de votre part. J'ai été clair ?!

- Ouais !!! »

Des bulldogs en chaleur, glissa Blaise d'un air dédaigneux, alors que Draco pouffait.

Ron s'avança un peu de la rangée.

« Qui c'est les meilleurs ? Qui c'est les meilleurs ?!

- Les Wilddogs !! »

La main sur le ballon, ils firent leur cri de guerre. Draco et Blaise étaient à deux doigts d'éclater de rire, mais ils préférèrent s'éclipser discrètement. Même si le blond aurait aimé rester un peu plus longtemps.

Les deux adolescents traversèrent quelques couloirs et ils purent enfin avoir accès à la lumière du soleil. C'était sans doute ça qui manquait à ces crétins de sportifs : du soleil. A force de rester dans ces salles closes qui puaient la sueur, ils finissaient par s'abrutir la tête. Draco songea que ça devait être vrai…

Blaise revint sur son Décathlon scientifique, et n'ayant plus la force de le faire taire, et aussi pour oublier un peu Harry qui lui trottait dans la tête, Draco l'écouta.

« On a jamais réussi à dépasser la première étape du Décathlon, expliqua Blaise, passionné. Alors cette année, on veut mettre toutes nos chances de notre côté. C'est pour ça que je te demande de t'inscrire : on n'est pas aussi asocial qu'on en a l'air, tu sais. Ce sera sympa, crois-moi. Et puis t'aime les maths, nan ?

- Ouais, j'aime ça… Mais je viens d'emménager ici, je dois rattraper les cours et aider ma mère. On vit seul, tous les deux.

- Ah ouais… Tu veux que je vienne vous aider ? Me regarde pas comme ça, c'est pas pour rentrer dans tes bonnes grâces, mais je connais ça, aussi : je suis arrivé ici il y a deux ans, c'était pas évident. »

Draco accepta sa proposition. Malgré lui, une question qui lui brûlait les lèvres sauta de sa bouche.

« Dis, tu connais Harry Potter ? »

Blaise sembla réfléchir deux minutes, puis il répondit, un peu évasivement.

« Pas beaucoup, dit-il en poussant un soupir. Je ne suis pas un spécialiste de cette race, dérivée de l'espèce humaine. Ils ne pensent qu'au sport. A croire que leur cerveau, c'est leur ballon. Et vu le nombre de fois où ils le frappent par terre, il en reste plus grand-chose… »

Draco eut un petit rire.

« Regarde, tu vois les nanas là-bas ? C'est leurs pom-pom girls. Elles trouvent toutes Harry trop canon. Il est plutôt bien fichu, mais de là à écrire son prénom partout…

- Ouais, je vois le genre, fit le blond, un peu écœuré.

- C'est Harry, le beau basketteur. La star du lycée.

- T'as déjà essayé de le connaître ?

- Pas vraiment, non. Mais viens manger à la cafétéria, avec nous demain, au lieu de rester seul dans ton coin. Tu verras comment il est, avec toute sa clique.

- T'as vraiment l'air de les détester. »

Blaise défia Draco du regard, ce dernier semblant assez amusé par l'attitude de son camarade. Le black leva les yeux au ciel et attrapa le bras de Draco.

o.o

Sirius ne semblait pas prêt à laisser passer la pilule. Deux jours qu'il avait été collé, et deux jours que son parrain l'entraînait dans le petit terrain à côté de la maison. Harry en sortait toujours exténué.

A chaque fois, il lui demandait pourquoi il avait été collé, et Harry lui répondait que c'était de sa faute, il avait sorti son portable, mais il n'avait pas osé dire que c'était à cause de Draco qui avait reçu un appel.

Il n'arrêtait pas de penser à lui, même s'il le voyait peu. Il n'avait pas vraiment le temps de lui parler, avec les entraînements et Sirius qui lui collait aux basques, de peur qu'il se fasse coller une fois de plus. Le blond semblait être sous la coupe de Zabini. Harry n'avait rien contre lui, même si c'était un intello qui ne leur était guère agréable. Disons qu'il était un peu déçu que Draco se soit fait un ami, autre que lui. Enfin, si on pouvait dire qu'ils étaient amis…

Une autre chose lui trottait dans la tête : le chant. A chaque fois qu'il entrait et sortait du lycée, ou même traversait le couloir principal, ses yeux tombaient sur l'affiche où étaient écrit les noms des candidats pour les premiers rôles. Cette histoire d'homosexualité l'ennuyait moins que le fait même de chanter. Il avait un peu peur de la réaction de son équipe. Et puis, pour chanter avec qui ? Draco ? Il avait dit lui-même que ça ne l'intéressait pas…

« A cause de cette fichue retenue, Pince en a profité pour te critiquer !

- Elle le fait dès qu'elle le peut, de toute façon… » Soupira le brun en lançant le ballon orange.

Sirius le récupéra quand il tomba du filet, puis il le lança à son filleul. Ce dernier eut un instant d'hésitation, puis il se lança : son parrain avait beau être bordé, il était tout de même son journal intime personnel depuis sa plus tendre enfance.

« Sirius… T'as jamais eu envie de faire quelque chose de différent ?

- Genre ? Être défenseur au lieu d'attaquant ?

- Sirius… Je veux dire… Autre chose que le sport, un truc qui sorte de l'ordinaire… Un truc que tu ne pourrais pas avouer à tes amis parce qu'ils se moqueraient de toi…

- Alors ce ne sont pas tes vrais amis, répliqua Sirius, convaincu. Il faut être solidaire, dans la vie !

- Je sais…

- Et c'est toi le chef de l'équipe ! C'est toi qui commande !

- Sirius, je parle pas de ça, tenta le jeune homme.

- Il y aura pas mal de personnalités, des responsables d'école. Tu sais combien c'est une bourse, de nos jours ? »

Pas besoin de plus : Sirius avait bien compris le message, et Harry aussi. Il était hors de question qu'il se lance dans autre chose, surtout en ce moment. Il ne devait penser à rien d'autre qu'à ce match qui serait déterminant pour leur équipe, et peut-être pour son avenir à lui.

Harry n'insista pas : ce match était important pour lui, mais encore plus pour Sirius. Il le considérait comme son fils, et le voir aller aussi loin le remplirait de fierté. Harry lui devait bien ça, avec tout ce qu'il avait fait pour lui…

La conversation était donc close. Il essaya d'arrêter de penser à la pièce de théâtre.


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