Disclaimer : Les personnages de Harry Potter ne m'appartiennent pas, mais l'histoire, si !

Couple : Harry/Draco.

Rating : M (avec le le temps...).

Hello les gens !

Voici un nouveau chapitre de notre HSM ! Je présente mes plus sincères excuses, je SAIS que le passage de la cafétéria est absolument ridicule mais... on était obligée de le faire XD Nan mais vous avez déjç vu des étudiants chanter comme ça dans une cafétéria ? Moi, jamais XD Mais bon, c'est HSM, donc c'est normal :p En plus, mine de rien, j'ai galéré ! La chanson fait deux pages O.O Alors j'ai racourci un p'tit peu et j'ai fait comme j'ai pu XD

Ce chapitre a été écrit par Didi et corrigé par Jojo.

Bonne lecture !


Chapitre 5

Un hurlement de colère résonna dans tout le lycée. A croire que cet établissement célèbre et respecté était devenu un lieu de torture. C'était sans doute ce que Parvati et Padma Patil allaient penser dans les jours à venir.

« Un deuxième tour ?! »

Tout le lycée avait dû les entendre, même les pom-poms girls qui se trémoussaient dans la cours en clamant « Harry Potter est notre héro ! ». La voix suraiguë et terrifiée de Parvati alerta les élèves, qui trouvèrent les deux sœurs devant le tableau d'affichage, à dans le hall d'entrée de l'école.

Tout de rose vêtue, au bord de l'évanouissement, Parvati s'éventait avec ses mains, les yeux fixés sur une affiche : celle du club de théâtre. Etaient écrit sur la feuille le nom des deux sœurs, et ceux d'Harry Potter, le capitaine de leur équipe de basket, et Draco Malfoy, le petit nouveau. Padma était tellement hallucinée par ce qu'elle voyait qu'elle restait devant le panneau, bouche bée, regardant fixement les lettres, comme foudroyée sur place. Si Parvati était ridicule à agiter ses mains devant son visage, elle avait au moins le mérite d'avoir l'air vivante.

Derrière elle, un élève lut l'affiche à haute voix, comme pour prouver que ce qui était affiché était… bah bien affiché.

« Deuxième tour pour les rôles de Michael et Brandon, ou Angela et Britney. Parvati Patil et Padma Patil. Draco Malfoy et Harry Potter. »

Furieux et au bord de la crise d'hystérie, comme le prouvaient ses cheveux blond platine hérissés sur sa tête, Parvati se tourna vers sa jumelle et se mit à lui gueuler dessus comme si c'était de sa faute.

« Mais comment est-ce possible ?! Ils n'étaient pas là pendant l'audition, on les aurait vus ! Tous ceux qui sont passés étaient nuls et on a été les seuls retenus pour les rôles principaux ! Pourquoi ces deux là sont inscrits, eux aussi ?! »

Padma ne savaient pas comment répondre à sa sœur, elle n'avait absolument aucune idée de ce qui avait pu se passer. Elle envisagea l'idée du coup monté, mais Parvati la rejeta d'un mouvement gracieux de la main. Elle était furieuse à l'idée que le capitaine des Wilddogs et ce petit génie des maths leur vole la vedette. C'était pas leur domaine, le théâtre, ils n'y connaissaient rien ! Et puis, de toute façon, c'était elles qui avaient été retenues !

Le regard de Padma sembla s'illuminer, dirigé derrière sa sœur. Parvati voulut se retourner mais, trop tard, les membres des Wilddogs les avaient entourés, se marrant bien de sa crise de colère. Parvati poussa un soupir exaspéré en voyant sa sœur mater sans vergogne Weasley, qui regarda l'affiche pour connaître l'origine de ces hurlements de porc égorgé. Et là, son teint, déjà assez clair, pâlit affreusement, quand il vit le nom de son capitaine, et accessoirement meilleur ami. Son sourire moqueur tomba.

C'était une mauvaise plaisanterie. Très mauvaise plaisanterie.

Il regarda les deux sœurs, cherchant une réponse sur leur visage. Padma était écarlate parce qu'il la regardait, ce qu'il ne faisait quasiment jamais, et l'autre était au bord de la crise de nerfs. Ron partit sans un mot de plus, tandis que les autres membres de l'équipe lisaient et relisaient avec stupeur l'affiche.

OoO

Hermione était une personne assez patiente et de nature calme. Elle adorait les matières telles que la philosophie, l'histoire ou encore le latin. Jouant du piano depuis qu'elle était tout petite, elle avait décidé de s'inscrire au club de théâtre dès sont arrivée au lycée, comme cela avait déjà été le cas au collège.

Le théâtre était sa seconde passion, après la littérature. Enfin, elle était timide et se sentait incapable de chanter ou même réciter son texte en public, sauf si les rôles étaient mineurs. Mais écrire des pièces, composer des musiques et mettre en scène étaient des rôles qui lui allaient très bien.

La seule chose qu'elle n'aimait pas vraiment dans le théâtre, c'était les sœurs Patil. Enfin, surtout Parvati, car Padma n'était pas bien maligne mais jamais vraiment désagréablement. Mais sa jumelle, aussi blonde que Marilyn Monroe, lui tapait sérieusement sur les nerfs.

Actuellement, alors que tout le club était au self, assis autour d'une table, à déguster leur modeste repas, Parvati ne cessait de faire des allers et des retours, grognant comme un lion en cage. Ou plutôt un minou qui aurait été bien arrosé. Elle se retenait d'hurler au scandale, tout comme Hermione, qui en avait assez de l'entendre se plaindre.

Certes, Parvati avait déjà choisi la couleur de tous ses costumes, certes, Malfoy était nouveau et il était en train de lui piquer sa place dans la pièce. Mais bon, chacun son tour, tout le monde avait droit à sa chance ! Oui, peut-être que Malfoy savait chanter mais pas jouer. De même, Potter était doué pour taper dans un ballon mais peut-être pas pour chanter la sérénade. Mais s'ils étaient venus, c'était qu'ils avaient quelque chose, quand même. Enfin, vu les phénomènes qu'ils avaient eu sur scène…

« En plus, ils ne font même pas parti du club, ajouta Padma.

- Exactement ! »

Hermione voulut répliquer que tous ceux qui se présentaient à l'audition ne faisaient pas du tout parti du club. Dans le cas contraire, ils n'auraient pas été renvoyés aussi facilement de la scène.

« Il va falloir lui faire comprendre quelles sont les règles, ici. »

A savoir, compléta Hermione intérieurement, personne ne peut faire parti de deux clubs différents. Si on allait par là, Malfoy n'était pas le seul à mettre la pagaille, Harry était dans la même galère. Mais Hermione n'avait pas envie de recevoir une fourchette dans l'œil, alors elle préféra se taire.

A une autre table, l'équipe de Basket était assise, avec quelques pom-poms girls. Ron avait disparu, cherchant activement Harry dans le lycée. Le reste de l'équipe était déçu par le comportement de leur capitaine et ils ne comprenaient pas pourquoi il avait décidé de participer à la comédie musicale de la vieille Pince. Avec un nouveau, en plus, que personne ne connaissait.

C'était les règles du lycée, même si cela n'était écrit nulle part : chacun son club. Personne ne se mélangeait aux autres. Quand cela arrivait, les membres des clubs respectifs forçaient les « coupables » de revenir là où était leur place.

Pourtant, Seamus, qui écoutait ses coéquipiers, trouvaient toute cette agitation assez stupide. Il comprenait le comportement de Harry, il avait le droit d'avoir deux passions, même s'il était capitaine de l'équipe. Bon, certes, le fait que les rôles principaux représentent des gays gênaient certains membres de l'équipe, mais pour Seamus, cela lui passait complètement au-dessus de la tête.

En chantant, histoire de rigoler un peu, Seamus essaya de défendre son capitaine, s'adressant aux membres de leur équipe.

You can bet
There's nothin' but net
When I am in a zone and on a roll
But I've got a confession
My own secret obsession
And it's making me lose control

De suite, les lycéens se rapprochèrent pour écouter ce que Seamus allait leur dire. Il leur révéla alors qu'il faisait des gâteaux après l'école. Il adorait la pâtisserie, surtout les crèmes brûlées. Il eut un sourire gêné devant la réaction moqueuse de ses coéquipiers. A se demander si ces ramollis du cerveau savaient ce qu'était la cuisine… C'est alors que l'équipe, en chanson aussi, histoire de se moquer un peu, voulurent le persuader que ce n'était pas son truc, la cuisine. Ils l'assirent une chaise devant un ballon : voilà à quoi tu es bon.

No, no, no, nooooooooooo
No, no, no
Stick to the stuff you know
If you wanna be cool
Follow one simple rule
Don't mess with the flow, no no
Stick to the status quo

Une fille, qu'ils ne connaissaient ni d'Eve ni d'Adam, se leva alors de la table des intellos. Elle était assez ronde et s'appelait Millicent Bulstrode.

Look at me
And what do you see
Intelligence beyond compare
But inside I am stirring
Something strange is occuring
It's a secret I need to share

Comme l'avait fait Seamus, elle révéla à son tour sa seconde passion : la danse hip-hop. Ça la changeait des devoirs, c'était pour elle un moyen de s'évader. A présent, tout le monde regardait la jeune fille, qui était prête à se lever pour montrer ce qu'elle savait faire, mais les intellos l'en empêchèrent.

No, no, no, noooooooooo
No, no, no
Stick to the stuff you know
It is better by far
To keep things as they are
Don't mess with the flow, no no
Stick to the status quo

Comme l'avait fait les basketteurs, ils la rassirent à table, insistant sur le fait que, son truc, c'était les études. Déçue, la jeune fille se rassit. Mais elle n'était pas la seule à se mêler de ce jeu, parmi tous ceux qui étaient au courant pour la candidature de Harry. Un squatteur, Terry Boot, entra dans la danse, à la plus grande surprise de ses potes.

Listen well
I'm ready to tell
About a need that I cannot deny
Dude, there's no explanation
For this awesome sensation
But I'm ready to let it fly

Lui aussi voulait être honnête : Harry aimait le chant, lui aimait le violoncelle. A peine mima-t-il l'archer sur les cordes que les skateurs lui sautèrent dessus pour l'empêcher de continuer. Et puis quoi encore ? Leur truc, ce n'était pas la musique classique, zut alors ! Et en plus, il devait s'habiller comme un pingouin !

No, no, no, nooooooooooo
No, no, no
Stick to the stuff you know
If you wanna be cool
Follow one simple rule
Don't mess with the flow, no no
Stick to the status quo

Tous les élèves du self s'étaient mis à chanter comme les skateurs, sur un air de rap. Seamus, Millicent et Terry ne participaient pas à ce refrain stupide. Ils étaient vexés. Comme pour prouver leurs dires, les basketteurs, qui se baladaient toujours avec leurs ballons, se mirent à jongler avec, tandis que les rappeurs faisaient des figures sur le sol plus ou moins propre de la cantine. Mais Millicent se mit debout sur la table et se mit à se mouvoir de façon quand même assez appréciable malgré ses rondeurs, tandis que Seamus mangeait tranquillement une crème brûlée.

De là où elle était, Parvati regardait tout ce petit monde faire les débiles. Elle cherchait Malfoy des yeux. Il était quand même assez canon, en tout cas suffisamment pour ne pas passer inaperçu, même dans une foule en délire. Elle avait deux mots à lui dire, à ce petit blondinet. Car, mine de rien, il n'était pas bien grand, du moins comparé à Harry…

This is not what I want
This is not what I planned
And I just gotta say
I do not understand
Someting is really

Something's not right

Really wrong

Les deux sœurs avaient bien l'intention de remettre tout en ordre. Ce n'était pas un matheux qui allait tout dérégler dans leur beau lycée. En tout cas, pas dans leur spectacle, c'était sûr et certain.

And we gotta get things
Back where they belong
We can do it

Et soudain, elle le vit. Cet abruti blond, au visage clair et bien dessiné, habillé simplement mais avec classe. Ce petit génie persuadé qu'il pourrait saboter la pièce sans le moindre problème. Parvati cria …

Everybody quiet !

Et le silence s'installa dans le self. Draco regarda autour de lui : tous les regards étaient posés sur lui et un silence de mort régnait dans la large salle. Il tenait son plateau dans ses mains, Blaise à sa gauche. Ce dernier, en voyant Parvati furieuse, se dit que cela ne pouvait évidemment pas durer. La matinée n'avait été que le calme avant la tempête.

« Blaise ?

- Ouais ?

- Pourquoi tout le monde te regarde, là ?

- C'est toi qu'ils regardent, blondinet.

- Et merde, c'est à cause de la pièce, ils peuvent pas se mêler de leurs affaires ? Je leur ai rien demandé moi.

Et ce refrain tant chanté quelques minutes auparavant retentit à nouveau. Draco s'avança entre les rangs, suivit de Blaise. Ce dernier était bousculé dans tous les sens et il se sentait exaspéré par cette chanson stupide. Il avait bien le droit de faire ce qu'il voulait, mince ! Et pourquoi ils ne s'en prenaient pas à Harry, tiens ? D'ailleurs, où était-il, celui-là ?

Noooooooooooooo, no, no, no
Stick to the stuff you know
If you want to be cool
Follow one simple rule
Don't mess with the flow, oh no
Stick to the status quooooooooooooo
No, no, no
Stick to the stuff you know
It is better by far
To keep things as they are
Don't mess with the flow, no no
Stick to the status
stick to the status
Stick to the status quo

Draco avait beau regarder à droite et à gauche, pas de place en vue. Pas évident d'y voir quelque chose avec tous ces dégénérés qui se dandinaient autour de lui. Il vit une fille ronde se déhancher sur un table, un autre tenait tant bien que mal debout sur une autre que des élèves poussaient, un autre encore semblait jouer de la contrebasse… Mais c'était quoi, cette école de fous ? Blaise semblait être le seul à peu près correct… Non, Harry était bizarre aussi, mais c'était agréable, chez lui…

Enfin, il vit une place. Il s'avança vers elle mais soudain, il glissa sur une flaque, qui se révélait être du lait, et son plateau lui échappa des mains. Ou, plutôt, tout ce qu'il y avait dessus tomba en avant. Etant un être plein de grâce, Draco put rester sur ses deux jambes, mais il faillit lâcher le plateau pour se boucher les oreilles quand un hurlement strident lui perça les oreilles.

Quand il leva les yeux, il vit Parvati, devant lui, qui regardait son décolleté où tout le repas de Draco, à savoir saumon sauce hollandaise avec de la purée, avait atterri, lui sans la moindre grâce. Derrière lui, Blaise était à deux doigts d'exploser de rire, et si tout le monde ne savait pas que la colère de Parvati Patil était terrible, ils en auraient fait de même. Avant même que Draco ne puisse s'excuser, Blaise l'attrapa et ils sortirent de la salle. Sait-on jamais, Blaise était certain que les filles ne se laissaient pas pousser les ongles pour rien…

A ce moment-là, Harry arriva avec Ron. Quand il vit la situation, il voulut rejoindre Draco, dans la pensée absurde de le protéger. Parvati avait déjà vécu cette situation avec Grégory Goyle, et son visage n'y avait pas réchappé. Mais Ron l'arrêta de suite, il n'avait pas à se mêler à ce genre d'affaire. Harry croisa le regard de Draco, et bizarrement, le voir lui fit chaud au cœur.

Mais il devait penser à d'autres choses, et notamment à Mme Pince, qui venait de les rejoindre. Ce devait être une sorcière, cette vieille bique : elle arrivait toujours au mauvais moment…

Parvati, humiliée, se mit à crier. Elle dénonça Draco à Mme Pince, comme quoi il avait balancé son déjeuner sur elle. Harry eut envie de le défendre : Draco avait largement passé l'âge de faire des choses pareilles de façon volontaire. Mais Ron lui lançait un mauvais regard qui voulait dire « Tais-toi ou je t'éclate la tête ». Elle dit aussi que c'était dans le but, avec Harry et toute sa bande de saboter la pièce de théâtre. Personne ne répliqua, parce que tout le monde s'en fichait dans le fond. Elle termina non émouvante tirade d'une voix larmoyante : tout ce travail allait être gâché par tous ces crétins, et c'était vraiment injuste. Comme quoi, le théâtre était toujours utile, ça permettait d'être crédible.

Evidemment, cela n'étonnait personne, Mme Pince mordit à l'hameçon. Elle quitta la pièce dans un grand mouvement de châle, parce qu'elle n'avait pas de cape, on ne peut pas tout avoir en ce bas monde.

« Heu… Ron ? Tu peux m'expliquer ce qui vient de se passer, là ? Bon, Parvati s'est prise une assiette dans son décolleté, mais c'est quoi tout ce monde ?

- Attends deux minutes, Harry… »

Ron prit une grande inspiration. Il avait attendu d'être dans la cantine, avec toute l'équipe, pour parler à son meilleur ami. Maintenant, il pouvait commencer les « explications ».

« Déjà, tu as loupé l'entraînement hier, et pas pour réviser, commença-t-il. Tais-toi, je t'ai pas vu dans la classe.

- T'es allé vérifier !

- Et tout ça pour passer une audition stupide ! En plus, regarde ! À cause de toi, tout le monde s'est mis à avouer ses secrets ! »

Il attrapa Seamus qui passait par là avec une crème brûlée, histoire de la manger tranquillement, la première ayant déjà disparu dans son ventre.

« Regarde Seamus : l'As des fourneaux. Il adore les crèmes brûlées.

- Gné ? Fit Harry.

- C'est super bon ! Une sorte de crème anglaise avec du caramel dessus, à damner un saint !

- La ferme, Seamus ! »

Ce dernier, vexé, s'en alla sans un mot de plus. Ron était particulièrement remonté. Harry, excédé, s'assit à une table et déballa son sandwich : il avait une faim de loup. Le rouquin l'accusa de semer la zizanie à cause de son audition : tout le monde se mélangeait, tout le monde parlait à tout le monde, et il trouvait ça aussi incroyable qu'inacceptable. Harry mordit dans son pain pour ne pas avoir à répondre, même s'il regardait les groupes d'un œil surpris.

« Ils pensent qu'ils peuvent faire d'autres trucs, parce que toi tu chantes ! »

J'ai bien le droit de chanter, non ? se demanda le brun. Il avait l'impression d'être une de ces stars fashion : elles s'habillaient en rose, donc tout le monde était en rose. Lui il se mettait à chanter, donc tout le monde voulait faire d'autres trucs. Quel truc de dingues…

« Sauf que nous, on a un match important, je te signale ! »

S'il n'avait pas été son meilleur ami, Ron l'aurait insulté. Il s'en alla sans un mot de plus, laissant Harry se démerder avec son sandwich.

OoO

Pendant ce temps-là, bien à l'abri dans son bureau, Sirius lisait un journal sportif, dont une rubrique était consacrée à Harry. Il sautait vers le filet, la balle dans la main. Sirius avait l'impression de voir James, quand il était lycéen. Le même genre de photos, dans le même genre d'article. L'entraîneur était persuadé que son filleul et toute l'équipe allait gagne le match. Les Wilddogs gagneraient, il en était certain. Remus lui demandait d'être doux avec Harry, il devait sans doute être stressé. Sirius lui promit de faire attention, même s'il savait qu'il ne s'y tiendrait pas.

Son bureau se trouvait à proximité des vestiaires des garçons. Il fallait traverser un long couloir pour atteindre son bureau, et sans qu'il ne le sache, sinon il serait sorti admirer le spectacle, Mme Pince s'aventurait dans les contrées éloignées et dangereuses des vestiaires pour garçons.

Autant dire que la propreté du lieu était réglementaire mais quand même pas très élevée. Il fallait dire qu'ils avaient pas mal de sportifs, dans le lycée. Les basketteurs avaient un assez bon niveau, mais il ne fallait pas oublier l'équipe de volley et de tennis, même si leur niveau n'était guère élevé.

Mme Pince fut donc obligée de passer dans ce long couloir. Les garçons, étant peu pudiques entre eux, se baladaient en serviettes, ou même carrément à poils, ce qui faisait rougir de honte le pauvre professeur d'art dramatique. Certains garçon firent exprès de traverser le couloir nus ou presque, d'autres se balançaient des serviettes qui atteignaient malencontreusement le visage de Mme Pince. Les sportifs rigolaient la voyant passer à toute allure, fière et droite comme un « i ».

Enfin, elle arriva dans le bureau de Sirius Black, qui lisait toujours son journal, avachi dans son siège. Il fut plus que surpris de la voir là, surtout qu'il semblait très, mais alors très énervée.

« A nous deux, Black ! »

Ce dernier dut faire face à un discours obscur de son collège, qui parlait de « cartes sur table », de « hockey » et de « revanche ». Oui, bon, Pince n'avait toujours pas compris que c'était du basket, mais il ne voyait pas où elle voulait en venir avec son idée de « revanche ». JUsqu'à ce qu'elle lui dise qu'Harry était venu à son audition.

Là, Sirius haussa un sourcil, en se demandant ce que Pince avait mis dans son thé pendant sa pause déjeuner.

« Je laisse toujours une chance aux participants, c'est une de mes règles d'or, et je m'y tiens ! Affirma-t-elle. Mais croyez-moi, Black, s'il s'agit d'une mauvaise plaisanterie et que votre filleul ruine mon travail, je…

- Pince, deux minutes ! L'arrêta-t-il. Harry ne sait même pas chanter…

- Ah, je suis désolée, mais vous vous trompez lourdement. Passons. Ni votre filleul, ni qui que ce soit ne détruira ma pièce de théâtre, je vous le garantis ! Jour de pluie est un œuvre sérieuse, et ce n'est pas votre tennisman à deux sous qui ruinera mon travail !

- Jour de pluie… »

Mme Pince eut un sourire triomphant, à la vue du visage moqueur de son collègue.

« J'en étais sûre !

- De quoi ?

- Je le savais !! »

Sirius la regarda partir. Lui, par contre, il ne savait rien du tout, hormis que Harry avait, une fois de plus, fait une connerie.


Nous espérons que ce chapitre vous a plu, et n'hésitez pas à laisser des review pour nous encourager ou nous lancer des tomates !