Coucou tout le monde !

Bon… Je crois qu'il y a certains points à mettre au clair. Premièrement, je n'ai jamais vu King Kong ou l'île mystérieuse. Je ne prends aucune drogue (dur à croire, je sais…) Si je consomme quelque chose… C'est du chocolat ! Ensuite, j'ai effectivement vu Jurassic Park, le premier et le troisième, quelque temps avant de commencer l'écriture de cette fic, mais l'idée m'a frappée pendant que j'écoutais un vidéo sur la création de la Terre en science. Il faut dire que j'étais épuisée à cause des somnifères que je prenais à ce moment-là… Mais bon, c'est un détail !

Merci à Julie, bien entendu, pour la rapide correction. Je t'adore ! Merci aussi à tous les autres qui ont lus et/ou reviewer le premier chapitre. J'ignorais totalement ce que vous penseriez de mon délire, alors… merci d'embarquer. J'espère que vous aimerez tout autant cette suite !

Bonne lecture !

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Le cœur battant, nous courions tous au travers des arbres. Nous ignorions où nous allions. Il n'y avait que deux choses certaines présentement : Il fallait courir et un dinosaure était à nos trousses. Ben… un dinosaure, ça restait à confirmer. Mais il s'agissait sans aucun doute d'un monstre, d'un très horrible monstre. J'avais tellement couru, que j'avais la gorge en feu. J'avais beau inspiré, l'air ne semblait pas vouloir pénétrer mes poumons. C'était idiot, mais j'avais presque peur d'étouffer si je ne cessais de courir aussi vite.

Devant moi, je voyais Sara qui courrait tout aussi vite que moi et les autres. Greg, Nick et Warrick étaient parsemés entre elle et moi. Nick tournait légèrement la tête parfois pour voir si nous étions toujours poursuivis. Par l'expression d'horreur que je voyais sur son visage, je supposais qu'il était encore là, le monstre. Comme pour rappeler la menace qu'il faisait régner sur nous, l'espèce de dinosaure rugit, la terre en tremblant presque. Ses pas martelaient le sol sans arrêt. Le bruit se rapprochait incontestablement de notre groupe. Allions-nous réussir à nous en sortir ?

« À droite ! » hurla Warrick soudainement.

Tournant brièvement la tête dans la direction indiquée par Warrick, je vis une espèce de grotte creusée dans un pan de la montagne. Tout le monde tourna à droite, courant toujours. Je me penchai pour éviter quelques branches. Quelques mètres devant moi, Sara se retourna pour regarder. Était-ce moi ou le monstre ? C'était vraiment sans importance pour le moment. Le fait est que Sara ne vit pas la branche au sol. Elle se prit les pieds dedans, tomba et roula sur le sol. Personne ne se retourna pour l'aider… Personne sauf moi.

Arrivé à sa hauteur, je lui tendis la main, qu'elle saisit rapidement. Elle se remit sur pieds, mais sa cheville était blessée. Je passai un bras autour de sa taille pour la soutenir et l'entraîner avec moi. Il était hors de question que je laisse Sara derrière moi, simplement hors de question ! Notre course en était incroyablement ralentie, parce que Sara devait sauter à cloche-pieds. Les autres étaient déjà entrés dans la grotte et il ne manquait que Sara et moi. Derrière moi, j'avais presque l'impression de sentir le souffle de la bête dans mon cou. C'était une sensation affolante.

« Grissom ! Sara ! Allez, courez ! » C'était ce que nous criait Catherine, alors que Greg faisait de grands gestes des mains pour nous faire signe de nous grouiller.

Sara poussait de petits halètements de douleur, à cause de sa cheville foulée ou cassée. Elle avait, elle aussi, passé un bras autour de ma taille et ses doigts s'enfonçaient dans ma peau. Elle avait peur de me lâcher, c'était évident. Je n'osais pas me retourner, parce que j'avais bien trop de constater que je n'arrivais pas à m'éloigner du dinosaure. Mon cerveau refusait de penser aux conséquences si jamais nous n'arrivions pas assez rapidement à la grotte. La seule chose qui m'importait, c'était d'au moins tenter de me sauver, et de sauver Sara par la même occasion.

Finalement, nous avons réussi à atteindre la fameuse grotte. Elle était profonde, du moins assez pour nous permettre de se cacher au fond sans que le museau du tyrannosaure puisse venir nous croquer. Elle était assez large pour permettre à un groupe d'y vivre. C'était une cachette des plus parfaites. Mais malgré cette cachette, il nous faudrait nous nourrir et nous défendre, ce que j'avais du mal à envisager. Nous savions qu'il y avait au moins un dinosaure. En avait-il d'autres ? Des plus petits ?

Et puis, franchement, comment était-ce possible d'avoir un dinosaure sur une île déserte ? Étions-nous sur le plateau de tournage de Jurassic Park ? C'était complètement absurde, mais il me semblait tout aussi impossible qu'un vrai dinosaure nous est pourchassé. C'était bien connu : Les dinosaures avaient disparus de la surface de la Terre depuis des milliards d'années ! Tout ceci ne devait qu'un cauchemar, particulièrement réaliste, certes, mais un cauchemar. Il ne me restait qu'à me pincer et je me réveillerais peut-être avec Sara à mes côtés…

Malheureusement, je sentais que tout ça était la réalité et non un quelconque cauchemar. Les mains appuyées sur mes genoux, je tentais de reprendre tranquillement mon souffle. Le dinosaure nous avait nargués pendant un moment en restant près de l'entrée de la grotte, mais après un moment, il s'était éloigné et n'était pas revenu. Sara, essoufflée, était assise sur le sol. Son dos était appuyé contre la paroi de roche. Elle avait fermé les yeux, pour se calmer un peu. Quand enfin elle rouvrit les yeux, elle baissa la tête vers sa cheville douloureuse. J'entendais la discussion que tenaient les autres.

« C'était quoi ça !? » s'exclamait Greg, fixant l'extérieur avec hantise.

« On aurait dit un tyrannosaure… » murmurait Warrick. « Mais c'est impossible. »

« Je n'ai jamais rien vu de si… Je ne sais pas. Étrange ? Horrible ? Monstrueux ? Géant? » disait Catherine, horrifiée.

« On aurait dit Parc Jurassique ou… » marmonnait Nick, perdu dans ses pensées.

Plus loin, le pilote et le co-pilote discutaient ensemble. « Pensez-vous qu'il y a plus qu'une bête de ce genre ici ? » demanda le plus jeune des deux.

« Je ne pense pas, j'en suis persuadé. » fit l'autre. « Mais nous devons nous rendre à la côté quand même. C'est là que les autorités nous rejoindront… »

« On a été chanceux… » murmurai-je à Sara. Greg, Nick, Warrick, Catherine, le pilote, son assistant et l'hôtesse de l'air se retournèrent et nous regardèrent. Le pilote s'approcha. « On n'a pas vraiment eu le temps de faire connaissance. Je m'appelle John Winston, le pilote de notre avion.» dit le pilote en se désignant. Il montra son assistant. « Lui, c'est Matt Cameron, le co-pilote et voici notre hôtesse, Jena Houston. » Matt releva à peine la tête et Jena fit un léger geste de la main.

« Je suis Gil Grissom, superviseur de l'équipe de nuit de la police scientifique de Las Vegas. Il y a Sara Sidle, Catherine Willows, Greg Sanders, Nick Stokes et Warrick Brown. Ils sont tous des membres de mon équipe. » déclarai-je au pilote. Il salua gentiment chacun de mes employés, mais il s'attarda un peu trop sur Sara. Elle sembla d'ailleurs un peu mal à l'aise de cette attention, elle détourna la tête vers moi et me tendit la main. Je la saisis pour l'aider à se relever. Elle tenta de se tenir debout, mais sa cheville lui faisait beaucoup trop mal.

Elle perdit l'équilibre et allait tomber à nouveau, mais j'ai glissé mon bras autour de sa taille et je l'ai ramenée contre moi. « Tu serais mieux de t'asseoir. » lui ai-je dit très sérieusement. Sara a soupiré, alors que je l'aidais à s'installer de nouveau sur le sol. Je n'avais même pas remarqué que je l'avais tutoyé en présence de nos collègues. Je me suis agenouillé pour examiner la cheville de Sara.

J'avais beau essayer d'être délicat, je savais que je lui faisais mal rien que par son expression. Sa cheville était bleue et elle avait doublé de taille, si ce n'était plus. Sans une radiographie, il était assez dur de savoir si c'était une entorse ou juste une très bonne foulure. Quoique ce soit, il fallait absolument mettre un bandage autour de la cheville de Sara. Je lui adressai un sourire désolé, puis, toujours à genoux, je me suis tourné légèrement vers Matt et John qui avaient observés mes moindres gestes. « Alors ? » me demanda anxieusement Sara.

« Hum… difficile à dire. » lui répondis-je en revenant vers elle. « Elle est très enflée, mais il est possible que ce soit simplement une grosse foulure. C'est seulement avec une radiographie qu'on pourrait le savoir de source sûre. En attendant… Il faudrait un bandage, ça c'est certain. » John regarda autour de lui, cherchant quelque chose.

« Malheureusement, quand nous avons le… heu… le monstre, nous avons tous laissés tomber. La trousse de premier soin doit être là… devant l'avion. » annonça Matt. « On serait mieux d'oublier la trousse. » finit-il avec une légère pointe d'agressivité.

« Vous ne comprenez pas ? » fis-je fermement, mais tout de même calmement. « Il faut absolument faire quelque chose pour sa cheville. Ou au moins essayer de lui mettre un bandage… Nous ignorons si elle est brisée, mais si elle l'est et que Sara continue de marcher, ou même de courir comme si de rien n'était… Les dommages peuvent être irréparables. Vous comprenez mieux maintenant ? » répliquai-je à ce Matt.

« Pardonnez-moi, mais je ne risquerai pas ma vie pour la cheville de cette femme ! » s'écria Matt, son visage se colorant d'une couleur plutôt rouge. J'ai regardé fixement Matt pendant quelques instants, question qu'il sente intimidé. Il soutint bravement mon regard, mais fut rapidement forcé de détourner la tête pour regarder son chef. John semblait mal à l'aise. Il saisissait visiblement l'ampleur de la blessure pour Sara, mais en même temps, j'étais bien conscient que ce n'était pas tout le monde qui était prêt à risquer sa vie pour Sara… Il y avait moi.

« Je n'ai jamais dit que vous deviez venir avec moi. Je peux très bien ramener cette trousse seul. » ai-je déclaré. Je jetai un regard à Sara, au sol. Silencieusement, elle m'intimait à ne pas y aller, mais je ne pouvais pas la laisser dans cet état. Plus loin, Catherine s'avança. « Mais voyons Gil ! » s'exclama mon amie, outrée. « Il est hors de question que tu risques ta vie pour une trousse… S'il te faut absolument quelque chose pour faire un bandage, tu pourrais très bien utiliser des bouts de tissus mis ensemble… » Elle tentait de me raisonner, vainement bien entendu.

« Écoute Cath, le plus simple est vraiment d'aller chercher cette satanée trousse. Comme ça, si jamais quelqu'un d'autre se blesse, nous l'aurons… C'est bien plus simple. Et je peux très bien y aller seul si personne ne veut m'accompagner. Ça ne me fait pas p… »

Sara me coupa avec colère. « C'est trop dangereux ! Ne risquez pas votre vie pour ma cheville ! » s'écria-t-elle, insistant sur le fait qu'il ne s'agissait que d'une cheville. « Oui, Gil, mais ce n'est pas la cheville de n'importe qui… C'est celle de Sara ! » me dis-je.

« Écoutez Sara, l'avion n'est pas loin, je suis rapide, je sais où fouiller… Trouver cette trousse ne sera pas un problème et vous le savez ! Laissez-moi ramener cette trousse et ce sera bien plus simple ainsi… d'accord ? » Voyant qu'elle ne me convaincrait jamais, Sara acquiesça lentement en soupirant. « Sois prudent… » murmura-t-elle si bas que seul moi l'entendit.

Je lui ai adressé un sourire assuré qui ne sembla pas calmer ses peurs. Je me levai doucement, mon esprit déjà en train de penser à ma tâche. Je paraissais beaucoup plus calme que je ne l'étais réellement à l'intérieur. C'était la seule façon pour qu'on me laisse partir, car je devais absolument récupérer autre chose dans mes affaires. Il était simplement hors de question que je la laisse derrière moi. Au prix qu'elle m'avait coûté et avec tout le mal que j'avais eu pour me la procurer…

« J'y vais avec Monsieur Grissom ! » déclara John, en en surprenant plus d'un, dont moi.

« Non… Heu… Ce n'est pas nécessaire… » balbutiai-je, en tentant de paraître ferme. Ça ne marchera vraiment pas, car le pilote John Winston s'avança vers moi et me donna une petite tape sur l'épaule gauche. « Comptez-vous chanceux que je vienne avec vous… Vous êtes sûr de revenir vivant dans cette grotte. » marmonna-t-il, coupant court à toute discussion.

En haussant les épaules, je fus forcé d'accepter. Ça ne me plaisait pas vraiment qu'il vienne, mais je ne pouvais tout de même pas refuser son aide…

Lui, John Winston et moi, Gil Grissom franchîmes les derniers mètres qui nous séparaient de ce monde si inhospitalier et si dangereux que nous ne faisions que commencer à apercevoir…

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John avança de quelques pas, puis s'arrêta. Il observa à sa gauche et à sa droite, essayant de découvrir les menaces avant qu'elles n'en deviennent. Comme rien ne semblait dangereux, il me fit signe d'approcher pour le rejoindre. En courant, j'emboîtai ses pas. Je savais que nous avions été chanceux lors de la première attaque et maintenant, il fallait croiser les doigts pour éviter de croiser la route de nouvelles créatures étranges.

Nous avancions à un rythme régulier. Pour l'instant, rien n'était vraiment inquiétant, mais il valait mieux rester vigilant. Le soleil commençait à se coucher. Il fallait donc que nous nous dépêchions à regagner la grotte si nous ne voulions pas nous perdre et errer dans ce coin inconnu. Étrangement, il n'y avait aucune créature inquiétante que nous avions rencontrés, rien. Dans ce cas, était-il possible qu'il n'y est qu'un dinosaure ?

Mais lorsqu'il ne resta que quelques arbres nous séparant de l'avion, je compris pourquoi nous avions atteint sans difficulté ce lieu.

Des voix nous parvenaient et des lampes torches éclairaient la nuit naissante. John me fit signe de venir me cacher derrière un arbre non loin de lui. Comme les bruits de pas semblaient se rapprocher, il grimpa dans l'arbre géant et m'aida à faire de même. Nous nous sommes installés sur la branche la plus basse, qui était pourtant à facilement quatre mètre du sol. Les larges feuilles de cet arbre nous cachaient des regards et la lumière qui s'amenuisait ne faisait que contribuer à notre cachette.

De notre perchoir, nous vîmes tout. Ils étaient peut-être vingt ou trente hommes, éclairés par des gros projecteurs. Ils portaient tous des manteaux noirs, qui les faisaient se fondre dans la nuit. Dans leur dos, j'apercevais un logo, mais je n'aurais su dire quoi. Ils fouillaient l'avion et les bagages sans aucune gêne et nous pouvions entendre de façon très nette leurs propos.

Il y avait un gars qui se promenait de long en large en criant des ordres par-ci et par-là. Il était visiblement le chef. « Allez ! Il faut trouver quoi que ce soit qui puisse nous donner une idée de leur identité ! Allez ! Fouiller ! » hurlait-il sans arrêt. À ses côtés se tenait autre un gars, un assistant sans doute, qui avait une tablette entre les mains. Il notait des choses de temps en temps.

Quant aux autres, ils étaient séparés en deux groupes. L'un de des deux groupes formaient un cercle ouvert vers l'extérieur. Ces gars-là étaient armés de fusil et protégeaient leurs comparses. Le deuxième groupe fouillaient sans ménagement les valises et les sacs qui nous appartenaient. Ho merde ! S'il la trouvait….

Pendant un instant, le chef et son assistant furent presque juste sous nous. Leur discussion nous parvint donc parfaitement. « Qui croyez qu'ils sont, patron ? »

« Peut-être de simples touristes un peu curieux et assez téméraire… » répondit le patron sans regarder son subordonné. « Peu importe qui ils sont, il faut absolument s'en débarrasser. On ne peut risquer qu'il fasse foirer toute notre opération… » Sa voix semblait refléter de mauvaises intentions et le rire guttural qui suivit n'était en rien rassurant. L'assistant rit également, bien que son rire sonnait beaucoup moins vrai que celui de son supérieur. John et moi échangeâmes un regard. Ce que nous venions d'entendre n'incluait rien de rassurant.

« Hey patron ! J'ai une bague de fiançailles ! » s'écria un gaillard plus loin. Je me mordis la lèvre. Combien de personne dans notre avion pouvait avoir amené une bague de fiançailles ? Très peu. En vérité, je devais être le seul… Merde, merde, merde, merde… ! J'étais bien le seul auquel arrivait de telles choses.

« Il faudrait se dépêcher, boss ! Les créatures vont bientôt arrivées ! » s'exclama un de ceux chargés de la surveillance.

« Bien ! » fit le chef, en captant l'attention de tout son monde. « Emmenez avec vous le maximum de choses que vous pouvez. Elles nous seront utiles, c'est certain. Maintenant, on se pousse avant qu'elles arrivent.

« Il va falloir partir » murmura Winston à mon oreille. J'acquiesçai, tout en reculant légèrement. Malheureusement, la branche craqua sous mon poids et j'entendis, en dessous de moi, l'assistant dire à son chef : « Patron, je crois qu'il y a quelqu'un au dessus de nous. » Ma respiration se bloqua alors que j'échangeais un regard paniqué avec John.

« Idiot ! Ce n'est que le vent ! » rétorqua le boss immédiatement. Je fus soulagé, mais pas pour longtemps.

« Boss, je fais quoi avec la bague de fiançailles ? » demanda celui qui l'avait trouvé. J'espérai pendant un moment qu'il lui dirait de la laisser là où il l'avait trouvé, mais il lui dit plutôt : « Garde-la pour ta Rosalie ! » Des rires retentirent autour de l'homme, qui glissa le boîtier dans la poche de son manteau noir. La troupe s'éloigna rapidement et bruyamment. Quand plus aucun son ne nous parvint, nous entreprîmes la descente. Encore une fois, l'aide de John fut la bienvenue.

Nous reprîmes le chemin en sens inverse. Il ne restait presque plus rien du passage du groupe qui nous avait précédé. La bague de fiançailles et la trousse de premier soins que j'avais voulu récupérer n'étaient plus là. Nous sommes donc repartis bredouilles en direction de la grotte, mais nous en avions appris un peu plus ce qui se passait dans notre entourage.

Nous retrouvâmes facilement le chemin vers la grotte. Juste avant d'entrer, John s'arrêta à mes côtés. « Je suis désolé pour la bague. Si j'ai bien compris, c'était pour Sara la brunette, non ? » J'ai acquiescé lentement et Winston posa une main sur mon épaule. « C'était très évident, vous savez. Mais vos collègues ne le savent pas, n'est-ce pas Monsieur Grissom ? » Encore une fois, j'ai acquiescé. « Et dire qu'ils se pensent CSI… » ajouta-t-il avant que n'entrions tous les deux dans la grotte.

Sara était au même endroit qu'avant, mais elle dormait. Catherine avait la tête posée contre le torse de Warrick, elle aussi plongée dans un sommeil profond. Warrick nous salua d'un geste fatigué. Nick et Matt s'approchèrent, alors que Greg était en train de discuter près du feu avec l'hôtesse, Jena.

« Je ne vois pas de trousse ! » s'exclama Matt, d'un ton méchant et moqueur. Son attitude me mit hors de moi et avant que je me rende compte de ce que je faisais, Matt Cameron était plaqué contre la parois de roche de la grotte par nul autre que moi. « Hey ! On se calme les gars ! » s'écria Nick en nous séparant. L'éclat des voix réveilla Sara.

« Vous êtes malade ! » me lança Matt, furieux.

« Si vous m'aviez laissé le temps d'expliquer, j'aurais pu vous dire que nous nous sommes pas les seuls humains sur cette île ! » lui rétorquai-je, surprenant tout le monde, sauf John Winston, bien entendu.

« Quoi ? » s'enquit Sara, les yeux brillants de l'espoir de rentrer bientôt chez soi. Les autres aussi affichaient des airs semblables au sien. Ils ne comprenaient pas ma colère et encore moins l'espèce d'inquiétude mêlée de tristesse que semblait ressentir John.

« Je vais vous expliquer ce qui s'est passé… » commença Winston. Je l'avertis du regard et il me fit comprendre qu'il ne parlerait pas de la bague.

« Donc, comme je disais, je vais vous raconter ce qui s'est produit… »

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Verdict ? :D