Coucou tout le monde ! Voici enfin la fin de L'Île, en espérant que vous aimerez. Tout ce sera plus clair, à la fin de votre lecture ^^. Merci à tous ceux qui ont lus et/ou reviewés cette fic'. Ça fait vraiment chaud au cœur d'avoir votre support. Merci spécial à Julie, qui a bêta-reader ce texte. Sans toi, je suis plus que minable. :P
« Ça suffit Mike. On arrête de jouer ! »
L'air paniqué de John parlait de lui-même, alors que le pilote écarquillait les yeux en regardant le corps de Sara, qui se balançait toujours au bord du précipice. À ses côtés, celui qui devait être Mike acquiesça rapidement alors qu'il accourait en ma direction et agrippait solidement les avant-bras de Sara afin de l'aider à remonter sur le pan sécuritaire de la falaise. Les soldats qui formaient toujours un demi-cercle, nous confinant à la falaise, regardaient ce qui se passait sous les yeux, ébahis, mais surtout choqués.
Et moi, je pouvais me voir poser mes mains de chaque côté du visage de Sara et la regarder dans les yeux, une fois en sécurité, pour m'assurer qu'elle n'avait rien.
La dernière image avant le début du générique était moi, posant mon front contre celui de Sara, soulagé, lui murmurant en cachette un petit « Je t'aime ». Ensuite, la voix de l'animateur nous parvint, alors que les noms de ceux ayant participé à l'émission commençait à défiler tranquillement sur le fond noir de la télévision.
« C'était tout pour Survivance Surprise… Merci d'avoir suivi cette émission spéciale. J'espère vous retrouvez la semaine prochaine, pour plus d'aventures encore… »
Sur le sol, devant moi, Nick et Greg se relevaient péniblement, ayant décidé d'écouter l'émission de télévision assis sur le sol. Catherine et Warrick s'étaient installés sur le même canapé que Sara et moi. Jena, John, Matt et Ecklie avait pris l'autre sofa et Brass s'était tiré une chaise. Finalement, après avoir regardé tous mes invités, je tournai la tête vers Sara… Ou ma Sara, comme je me plaisais à le dire, parfois.
J'observai ses traits de profil, son air songeur tandis qu'elle regardait les courts extraits vidéos sensés nous intéresser à écouter le prochain épisode. Avant, j'aurais peut-être pu apprécier cette émission. Mais avec ma mésaventure…
J'avais encore du mal à croire que j'avais pu être piégé aussi facilement. Depuis mon retour de l'Île, comme je l'appelais souvent, il m'arrivait de me demander comment j'avais pu croire une seule seconde qu'il y avait vraiment des dinosaures là-bas. Je revoyais encore une fois l'hélicoptère atterrir sur la plage, rappelant à ma mémoire la fin du premier film de Parc Jurassique, bien malgré moi. Je revoyais le producteur de l'émission en descendre, s'avancer vers nous, suivi de Brass et d'Ecklie. Et puis, les explications à une Sara en colère et à moi, furieux d'avoir été tourné en monstre de foire sans mon consentement.
Hum… Il vous en manque peut-être quelques morceaux, non ?
Tout avait commencé plus de sept mois plus tôt, quand le shérif s'était plaint à Ecklie que le labo et ses employés n'avaient pas assez de « visibilité » auprès des habitants de la ville. Il avait alors mandaté Ecklie de trouver une solution rapide et efficace pour arranger la situation. Un soir, son épouse lui avait parlé d'une nouvelle émission de télé, passant sur les ondes de BBC et qui attirait fortement l'attention. En gros, ça consistait à monter un scénario de toutes pièces, mais de le rendre si réel que les gens impliqués dans la scène croyaient que c'était vrai. Le but était, bien évidemment, de piéger une, deux, trois et parfois même quatre personnes dans des situations extraordinaires, mais où les participants devraient survivre – ou du moins en avoir l'impression – devant des caméras. Tout ça était ensuite diffuser à la télévision.
Ecklie avait réfléchi à l'idée, puis s'était dit que c'était complètement une mauvaise idée.
Il y avait repensé et avait presque rempli le formulaire d'inscription, quand il avait tout effacé. Ce n'était certainement pas une bonne façon de promouvoir le labo, décida Ecklie. Ou du moins, ce n'était pas la vision qu'il souhaitait en donner. Il passa donc les papiers dans la déchiqueteuse pour effacer ses traces, comme s'il se sentait minable d'avoir pensé qu'une telle idée pourrait fonctionner. Après tout, c'était un peu exploiter une des équipes du labo et Ecklie ne pouvait s'y résigner. Il cessa d'y penser, mais ne put s'empêcher de s'en vouloir à chaque fois qu'il passait devant la salle de repos pour voir toute mon équipe assise.
Quelque temps passèrent et Conrad crut presque que le shérif avait oublié sa demande faite presque deux mois plus tôt. Mais évidemment, le shérif n'avait pas oublié et pressa Ecklie d'arriver avec une idée en moins de quarante-huit heures ou son poste irait à un autre directeur du labo. Alors, Ecklie avait eu du mal à croire ce qu'il faisait. C'était peut-être égoïste, mais il préférait se mettre l'équipe de nuit à dos, mais garder son poste. Finalement, il fit part de son idée au shérif, qui accepta, bien heureux de ne pas avoir à ses salir les mains et à seulement récolter les lauriers comme il le faisait tout le temps.
C'est alors que Conrad avait rempli les papiers, hésitant plus d'une fois avant de les envoyer.
Lorsque le formulaire était dans l'enveloppe, puis envoyé, Ecklie n'avait pas dormi de la nuit.
Une semaine s'était écoulée, sans aucune nouvelle. Il fut brièvement soulagé, croyant que ce qu'il avait essayé de faire ne marcherait pas.
Dans l'après-midi suivante, il avait reçu un appel du producteur de la série lui-même, qui était intéressé à faire une émission spéciale avec l'équipe de nuit du laboratoire de la police scientifique de Las Vegas. Habituellement, il y avait de une à quatre « victimes » piégées et la mise en scène ne durait pas plus d'une heure, dont on gardait environ une demi-heure pour être diffuser à la télévision. Mais là, le producteur voulait faire une émission diffusée en deux parties, pour les deux jours passés sur l'Île et qui dureraient toutes les deux environ une heure et demie. Et l'équipe entière, c'est-à-dire six personnes, seraient pigée.
C'était tout un objectif. Il fallait un scénario en béton, un endroit où filmer sans risque de tout faire foirer, des acteurs crédibles… Et tout ça, le plus rapidement possible.
Rapidement, l'histoire devint crédible. Ecklie n'aurait qu'à annoncer qu'un séminaire aurait lieu en Floride, à Miami, faire des réservations bidons pour un hôtel quelconque et tout le monde marcherait dans l'histoire. Le shérif serait content que le directeur-adjoint du labo ait fait sa publicité facilement et rapidement. Bon... L'équipe de nuit, mon équipe, serait peut-être en colère, mais à ce point-là, peu l'importait…
Tout avait été prévu à la seconde près. L'atterrissage, la poursuite, la découverte de la grotte… La seule fausse note avait été quand Sara s'était fait mal à la cheville, me motivant ainsi à aller chercher la trousse de premiers soins. Comme dans caméras étaient disposés partout sur l'Île, cela permit aux acteurs de se préparer. En vérité, ils récupéraient nos bagages, mais durent improviser légèrement. Ensuite, nous fîmes tous ensemble le choix. Allions-nous à la côte ou restions ici ? Des scénarios avaient été préparés dans les deux cas, mais le mieux était que nous cherchions la côte.
Pour le reste, tout avait bien fonctionné. Les participants appelés à « mourir » étaient prévenus d'avance et se retrouvaient ensuite derrière les écrans qui surveillaient les évènements sur l'Île. Ils leur étaient donc possibles de savoir ce qui nous arrivait, ce qui se disait…
Lorsque j'avais appris la supercherie dans laquelle j'étais tombé, j'avais fait une demande expresse au producteur d'empêcher certaines scènes d'apparaître au montage. Notamment celle où je parlais des forces et des faiblesses de mon équipe à John, alors que Sara était endormie. Je ne tenais pas non plus à ce que tout le monde apprenne le cheminement que j'avais parcouru après l'enlèvement de Nick. C'était du domaine du privé.
Participer à cette émission de cette façon ne m'avait pas réellement dérangé. Je comprenais la position de Conrad. Il avait été coincé. C'était son job ou nous. Et comme tout homme normal, il a tenté de sauver ses fesses. Ce que j'apprécie moins, c'est que ma relation avec Sara est désormais bien connue, quoiqu'apparemment, avant notre séjour sur l'Île, tout le monde le savait… Ce sur quoi j'ai quelques doutes.
« Alors, Grissom… Affamé ? » me demanda John, me sortant ainsi de mes pensées.
Je relevai lentement la tête vers lui, presque surpris de le voir debout devant moi. Il sembla remarquer mon étonnement avant d'ajouter :
« On se rejoint toujours au restaurant non loin de votre labo, non ? »
Je regardai autour de moi, pour voir tous mes amis attendant dans le living room, sac à main aux bras pour les femmes, vestes sur le dos pour les hommes. Et ça me revint… Le plan initial était d'écouter les deux émissions de Survivance Surprise, une après l'autre, pour ensuite aller manger tous ensemble au restaurant non loin du labo. Ce serait donc plus facile pour mon équipe d'aller travailler et d'arriver à l'heure.
Acquiesçant rapidement, je me levai et Sara me tendit ma veste que je m'empressai d'enfiler avant de laisser passer mes invités devant moi. Une fois qu'ils furent tous à l'extérieur, je verrouillai la porte avant de me diriger vers ma voiture. Un léger vent agita les cheveux de Sara, qui marchait devant moi, rappelant à tous que nous étions en décembre. Bien que nous vivions à Vegas, le mois de décembre restait tout de même un des mois les plus froids de l'année. La chaleur et l'air sec étaient du passé… Des vestiges anciens de l'été, qui ne viendraient que dans quelques mois.
Nous nous sommes rendus au petit restaurant, qui au fil des années était en quelque sorte devenu un repère. À un tel point que la serveuse, Stacy, nous connaissait tous par nos noms et savait qui prenait quel plat. D'ailleurs, nous en savions aussi pas mal sur elle, comme par exemple qu'elle s'était mariée quatre fois, avait vécu tout autant de divorce, que sa fille de 17 ans s'appelait Cynthia, qui voulait devenir biologiste et que Stacy adorait les asperges arrosées de beurre d'arachide.
Elle s'étonna devant la présence de nouveaux arrivés, mais nous servit tout aussi cordialement qu'à l'habitude, tout en s'émerveillant de me voir prendre la main de Sara.
« Il était temps ! » s'exclama-t-elle, en posant sa main sur l'épaule à Sara. « Ça fait des mois que je les vois venir manger tous les deux dans le secret. » ajouta-t-elle, à l'intention des autres. « Je crois que vous êtes le seul couple qui me fait croire que l'amour existe encore ! »
Elle s'éloigna dans sa démarche habituelle, le dos légèrement courbé, comme écrasé par le poids des années. Stacy revint plus tard avec nos assiettes et les déposa devant nous sans jamais se tromper une seule fois. Elle nous souhaita un bon repas et nous rappela de l'appeler s'il y avait quoique ce soit. Après, elle partit en direction d'une autre table, de nouveaux clients.
Le repas se déroula dans le calme et la joie. Les conversations, nombreuses, passaient d'un sujet à l'autre dans le temps de le dire. Je découvris qu'en réalité, Jena s'était mariée l'été dernier avec Matt. Ce dernier avait décidément tout un autre caractère et on comprenait aisément qu'il n'avait eu que son rôle à jouer. Dans la réalité, il était convivial, gentil et souriant. Lui et Jena formait un très beau couple, équilibré et heureux. Ils souhaitaient ardemment avoir des enfants, mais une infection dont Jena avait été atteinte enfant les en empêchaient. C'est pourquoi ils prévoyaient adopter un enfant parmi ceux ayant survécu au séisme destructeur qui venait de se produire en Haïti. Nous leur avons souhaité la meilleure des chances.
Par la suite, Catherine et Warrick rougirent lorsque tout le monde remarqua qu'ils se tenaient la main sous la table. Ce que nous avions vu se construire au fil des semaines était donc devenu réalité. Quand Warrick s'était marié avec Tina, quelques mois plus tôt, Catherine avait été dévastée, attristée. Rapidement, ils avaient eu la preuve que cette relation était vouée à l'échec et c'est sans histoire que Tina et lui avaient divorcés. Ils avaient décidés d'agir civilement envers l'autre et d'éviter la chicane et les conflits. En attendant de se retrouver un nouvel appartement, Catherine avait hébergé Warrick. Ce qui apparemment, avait mené à d'autre chose entre mes deux experts…
Heureusement, les règlements concernant les relations amoureuses entre experts d'une même équipe venaient de changer. Sara restait donc dans mon équipe, à la condition que nous restions professionnels au labo, ce que nous avions toujours été. Bon, je vous entends. Il y a bien eu quelques échappements, mais rien de bien flagrant… L'important était aussi que les évaluations de Sara seraient complétées par Catherine et celle de Warrick, par moi. Tout le monde était content et il semblait que depuis, tout allait bien mieux au labo.
Quant à Greg, il avait beaucoup changé depuis notre retour de l'Île. À moi, il semblait qu'il s'était définitivement intégré à l'équipe, comme si sa place était maintenant claire. Il faisait toujours autant l'idiot, mais une lueur dans ses yeux me laissaient parfois croire qu'il avait pris un peu de maturité. Sa relation avec moi était différente, surtout depuis que Sara et moi avions avoué vivre ensemble depuis quelques mois. J'avais toujours su qu'elle ne le laissait pas indifférent, mais jamais je n'aurais cru qu'il l'aimait presque autant que moi. Je me souvenais encore quand nous avions descendu de l'hélicoptère et que j'avais pris la main à Sara. Son regard… C'était comme une menace. Quelque chose du style « Brise-lui le cœur et je te casse la figure. »
Il n'était pas le seul, d'ailleurs. La première fois que je me suis retrouvé seul en présence de Nick, il m'avait clairement averti.
« Griss, savez-vous ce que dit un grand frère au copain de sa petite sœur ? »
La question m'avait surpris. Je ne m'attendais certainement pas à ça. Ou peut-être était-ce plutôt son ton dur… ?
« Oui, j'ai une vague idée. » avais-je répondu, tout bas, comme effrayé.
« Bien. » Il y eut un silence. « Dans ce cas, je crois que c'est clair. »
Et avec ça, il s'était éloigné en direction de la voiture dans laquelle se trouvait toujours sa mallette.
En effet. Pour être clair, il l'avait été. Si Greg était amoureux de Sara depuis qu'il avait posé les yeux sur elle, lors de son premier jour en tant que CSI au labo de Las Vegas, Nick, lui, la considérait comme une autre de ses petites sœurs. Et jamais au grand jamais il n'aurait laissé passer une occasion de me faire savoir que je l'avais blessée.
La réaction de Brass fut semblable. Il m'avait lancé un regard appuyé lorsqu'il avait arrêté sa voiture dans l'allée de ma maison. Pas besoin de moi, encore une fois, tout avait été très clair. J'avais été sidéré. Décidément, tous nos amis avaient beaucoup d'affection pour Sara. Je trouvais cela bien pour elle. Ce qui me dérangeait, c'est à quel point tout le monde semblait inquiet que je la blesse encore une fois, que je lui fasse du mal.
Je savais très bien que par le passé, je ne l'avais pas toujours traitée comme elle le méritait. En fait, il m'arrivait de me demander comment elle pouvait me pardonner. Et alors, je me disais que je devrais prendre la chance qu'elle me donnait. Je faisais donc tout en mon pouvoir pour la rendre heureuse, comme elle l'avait toujours méritée.
Je fus peiné d'apprendre que John habitait en Californie et que, par conséquent, nous ne nous verrions que très rarement. Malgré tout, il promit de garder contact, au travers d'Internet et du téléphone. « Un coup de fil et je serai ici en le temps de le dire ! » s'exclama-t-il avec un sourire jusqu'aux oreilles. Il me fit un clin d'œil, qui me laissa comprendre ce qu'il sous-entendait. Il nous parla de sa femme, décédée d'un cancer du sein il y avait environ cinq ans, de ses deux filles jumelles qu'il élevait avec l'aide de sa sœur. Je découvris un homme souriant qui, malgré les épreuves, aimait toujours la vie et qui faisait de son mieux pour être un bon père. Nous discutâmes joyeusement du rôle qu'un père avait, selon nous, dans la vie de ses enfants. Je parlai du mien, mort alors que j'avais neuf ans et que personne n'avait jamais su remplacer. Il me parla de son père, un salaud, toujours saoul qui avait négligé sa famille. À ce moment de la discussion, je ne m'étonnai pas que Sara s'éloigne rapidement en s'excusant pour aller à la salle de bain.
La montre de Nick sonna, annonçant qu'il en restait qu'une demi-heure avant que le service de mon équipe ne commence. Nous étions tous fasciné de voir à quel point le temps avait filé ; nous aurions souhaité rester tous ensemble encore un peu plus longtemps mais le devoir nous appelait. Ecklie insista pour payer la facture et nous avons quitté le restaurant en nous éparpillant dans le stationnement, parmi la trentaine de voitures s'y trouvant. Je saluai Nick, Greg, Catherine et Warrick, qui étaient de service ce soir. Quant à Sara et moi, j'avais prévu une petite soirée tranquille chez moi.
Main dans la main, Sara et moi nous sommes rendus à ma voiture, de larges sourires comme imprimés sur nos lèvres. Nous allions embarquer, quand John nous interpella.
« Grissom ! Attendez ! J'ai quelque chose pour vous… » m'appela-t-il. Je dis à Sara d'aller s'installer dans la voiture et que je la rejoindrais rapidement.
John arriva à ma hauteur en courant et s'arrêta brusquement. Il sortit un boîtier de velours que je reconnus immédiatement de la poche de son manteau.
« Un des gars de l'émission m'a donné ça. Je crois que vous en aurez besoin bientôt… »
J'eus un léger sourire, cachai le boîtier dans la poche de ma veste, avant d'aller rejoindre Sara dans la voiture.
Même dans la voiture, alors que je conduisais, je pris la main de Sara dans la mienne, entrelaçant nos doigts ensemble tout le long du trajet. Une fois à la maison, Sara fila directement dans la chambre à coucher et j'allai sortir Hank pour qu'il puisse aller faire ses besoins. Je me dirigeai ensuite vers notre chambre, où je laissai tomber mon jacket sur le dossier d'une chaise. Je me penchai lentement et récupérai le boîtier de velours sombre. Sans trop savoir pourquoi, je relevai la tête et vérifiai que Sara n'était pas dans la pièce avant d'ouvrir en douceur le boîtier. La bague en or y était toujours, avec son diamant qui brillait légèrement dans le coucher de soleil magistral visible par la fenêtre.
La porte de la salle de bain connectant à la chambre s'ouvrit et je refermai brusquement le boîtier et l'échappai sur le sol. La boîte roula un peu sur le plancher et s'arrêta après avoir passé entre les pattes de la commode placée contre le mur, mais sans que Sara ne l'ait remarqué.
Elle fit quelques pas sans m'accorder un seul regard et se dirigea en direction de la fenêtre. Elle posa ses mains sur le rebord de la fenêtre et regarda à l'extérieur. Je baissai les yeux vers les pieds de la commode, même si le fameux boîtier de velours pourpre n'était pas visible et réfléchis.
Quatre mois plus tôt, j'avais pensé demander Sara en mariage. Mais maintenant… Nous en avions discuté et je savais que nous avions d'autres projets pour l'instant. C'est pourquoi le boîtier resta sur le sol, bien caché sous la commode de la chambre. Je m'approchai de Sara et vint coller mon torse contre son dos. Mes mains se glissèrent le long de son ventre. Je sentis un léger rire la secouer, puis un sourire apparaître sur ses lèvres. Elle s'appuya doucement contre mon torse et ses mains se posèrent sur les miennes. Nos doigts s'entrelacèrent encore une fois sur son ventre arrondi par cinq mois de grossesse.
Décidément, nous avions vraiment d'autres projets…
FIN – et le début d'une nouvelle aventure… ^^
