Coucou tout le monde !

Voici encore une fois la suite d'Accident fâcheux. Ça va sûrement me prendre un petit moment avant de terminer cette histoire, mais je le ferai. Je promet de ne plus commencer aucune fic avant d'avoir terminer toutes celles qui sont présentement en cours.

J'écris présentement la suite de L'île et de 10 Commandements. Ils seront publiés d'ici peu. Il faut seulement que je trouve le temps, avec mon nouvel horaire assez chargé et mes autres occupations. Cette année, mes résultats comptent beaucoup pour mon avenir. Ma priorité est et restera la prison… euh, l'école. ^^

Je tiens à remercier tous ceux qui ont reviewés Mes premières fois. Je suis vraiment surprise du nombre de reviews que j'ai reçu et je tenais à vous dire un gros merci. Encore une fois, le bouton Review n'est pas inutile, au contraire ! Il me sert à savoir si vous êtes intéressés et si je dois continuer !

Merci à Julie, pour la correction comme toujours, mais à tous ceux qui prennent de leur temps pour me lire. J'apprécie beaucoup !

Bonne lecture !

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La victime de la scène de crime où Sara avait été attaqué s'appelait Luke James. Il était un des hommes d'affaires les plus influents de Vegas et sa mort avait attiré les médias comme la charogne attire les vautours. Comme une tonne de journaliste avait rôdé autour de la demeure de la victime dans l'espoir d'un élément nouveau sur l'affaire, ils avaient tous vu l'ambulance arriver et repartir. Il y avait également eu des fuites ; et bientôt, on ne parla plus que de la CSI avait été attaqué en fonction par un suspect resté sur les lieux de son crime. Plusieurs prétendaient que l'employée du LVPD qui avait été attaqué reposait dans un état critique à l'hôpital après avoir reçu plusieurs coups de couteau à l'abdomen. D'autres disaient qu'elle était bien en vie, mais qu'elle avait plutôt subit un puissant choc nerveux à cause de l'incident et qu'elle était en arrêt de travail pour une durée indéterminée. Certains avaient mentionnés que l'agent de police chargé de sécuriser le périmètre était un complice du suspect.

Bref, personne ne connaissait la véritable histoire, sauf les experts et tous les autres employés du labo qui s'amusaient incroyablement d'entendre toutes ces spéculations et se gardaient bien de rectifier le tir.

Quand Grissom en avait eu vent, il avait d'abord cru que Sara serait vexée, mais en réalité, elle prenait la chose avec humour. Elle blaguait avec tous ceux qui lui en parlaient, un sourire béat constamment affiché sur ses lèvres. Gil l'avait même surprise en train de rigoler avec Ecklie à propos de cette histoire. Comme quoi tout était possible ces temps-ci !

À cette pensée, le cœur de Grissom sembla faire un bond. Tout était possible ? Un « nous » entre Sara et lui faisait-il partie de ces possibilités ? C'était la question que l'entomologiste se posait à chaque instant, mais encore plus quand il voyait Sara entourée d'autres hommes. Il devait avouer que dans ces moments-là, il était jaloux. Jaloux de voir que tous ces hommes pouvaient l'approcher, la serrer dans leurs bras et flirter avec elle sous son nez. Jaloux de savoir que lui devait attendre d'être à l'extérieur du labo pour ne pas avoir de problème avec la direction.

Eh oui, Griss était jaloux… comme n'importe qui amoureux.

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Sara n'eut pas le temps de parler à Griss entre son arrivée au labo jusqu'à son départ, trop occupée à remplir les papiers concernant son « accident de travail. » Quand finalement elle eut terminée et remis les documents à Ecklie, elle se dirigea vers le bureau de son patron, pour apprendre qu'il venait de quitter le labo pour aller sur une scène de crime. Leur journée serait-elle annulée ? Avant de s'imaginer des choses, elle saisit son téléphone portable et l'appela. Il décrocha à la première sonnerie.

« Grissom. »

« Bonjour Gil, » dit-elle alors qu'elle se dirigeait vers la sortie du labo. « J'ai appris que tu étais parti sur le terrain… »

« En effet. On a reçu un appel il y a environ une heure. Un randonneur a trouvé le corps d'un homme dans le désert. On commence à relever les indices et l'équipe de jour va prendre la relève un peu après. Je suis avec Brass. Et toi, tout va bien ? » demanda Grissom. Brass, conduisant la voiture, lui jeta un regard surpris. À qui Gil pouvait-il bien parler ? Ce n'était pas Catherine, car elle se trouvait dans le siège arrière de la voiture, parlant au téléphone avec sa mère depuis quelques minutes. Était-ce Sara ? Non, voyons ! Gil ne tutoyait pas Sara et il n'avait aucune raison de le faire, à moins que…

Il préféra écouter discrètement le reste de la discussion de Griss.

« J'ai remis mes papiers à Ecklie. J'ignorais qu'il y en avait autant… » Elle se tut pendant quelques secondes, tentant de trouver le courage de poser sa question. « Qu'est-ce que tu as prévus pour aujourd'hui ? » demanda-t-elle, sa voix devenant très aiguë à la fin de la question, comme si elle redoutait la réponse.

Gil regarda autour de lui et vit le regard de Brass. Au même moment, Brass détourna aussi la tête, piégé à son propre jeu. Griss comprit qu'il écoutait sa conversation. « Je te rappelle plus tard, S – Je te rappelle plus tard. » Il allait dire son nom, mais il s'était retenu. Car maintenant Catherine ne parlait plus au téléphone et avait aussi tendu l'oreille. Grissom ne laissa pas Sara répondre et raccrocha aussitôt.

Dès qu'elle entendit le BIP ! qui signifiait la fin de leur conversation, elle regarda son téléphone avec stupéfaction pendant une bonne minute. Gil pouvait vraiment être bizarre parfois…

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Grissom rappela Sara une fois qu'il fut sur le chemin de sa maison, deux heures plus tard. Il s'en voulait d'avoir raccroché aussi sèchement, mais il préférait que tous ne sachent pas ce qu'il faisait avec Sara. Si tous savaient que Sara allait partir bientôtcela pourrait nuire à sa tâche. Ils essayeraient de l'empêcher de partir et les dérangeraient alors qu'il tentait de la garder auprès de lui.

Quand il lui proposa d'aller au parc d'attraction, Sara éclata de rire.

« Pourquoi tu ris ? » s'inquiéta Griss.

Le rire de Sara était mélodieux. C'était un son que Gil adorait. Mais Sara riait de moins en moins ces temps-ci. « Sûrement à parce qu'elle est malheureuse et qu'elle veut quitter la ville… » pensa l'entomologiste.

« Je me demandais quand tu me le proposerais… » murmura Sara, le sourire aux lèvres. « On se retrouve où ? Et à quelle heure ? »

« Je passe te prendre ? » proposa Griss, content. « Vers onze heures ? »

« Je serai prête. » soutint Sara, en raccrochant.

Elle se prépara en vitesse et à onze heures piles, on cogna à la porte de son appartement. C'était Gil, bien évidemment. Ils partirent pour se rendre au parc d'attraction non loin de là. Sara n'avait jamais été une adepte des montagnes russes et du grand 8. Elle avait parfois de la difficulté à comprendre le plaisir qu'y prenait Gil. Ils en avaient discutés dans la voiture. Grissom aimait ressentir les sensations d'abandon et de liberté que lui procuraient les attractions. Certaines personnes n'aimaient pas les ceintures de sécurité pas assez serrées. Ça ne dérangeait pas Gil ; ça ajoutait même à son plaisir. Si le manège s'engageait dans une pente et que Gil ne touchait plus son siège parce que la barre de sécurité n'était pas assez basse, il ne s'en formalisait pas, contrairement aux autres. Grissom était un vrai adepte de manège.

À l'entrée, Gil insista pour payer leur admission, ce que Sara voulut refuser. Malheureusement, le caissier s'impatientait et la file d'attente pour entrer était longue. Grissom finit par sortir le montant requis et les deux experts entrèrent sur le site.

« Tu me remboursera plus tard, si ça te tient tant à cœur » finit par déclarer Griss pour clore le sujet, mais surtout, leur stupide dispute à ce sujet.

Sara, n'ayant plus aucune raison de continuer sur ce sujet, préféra demander à Griss par quelle attraction il souhaitait commencer leur journée. Grissom esquissa un léger sourire au changement brusque de sujet et pointa légèrement une des montagnes russes. Il se tourna vers Sara, se demandant ce qu'elle en pensait. Elle jugea pendant un instant le manège avant de soupirer, mimant un léger désespoir, et acquiesça doucement. « Allons-y. »

Le sourire de Griss s'agrandit encore plus alors qu'il lui prenait la main pour l'attirer dans la file d'attente.

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Le premier manège fut terrible, au dire de Sara. Elle fit mine de ne pas avoir aimé, seulement pour que Gil la supplie de le suivre dans le deuxième. Évidemment, Grissom avait compris que c'était une sorte de jeu entre eux. Après tout, elle avait ri du début à la fin, échangeant même un regard amusé avec son compagnon.

Le deuxième, cependant, était bien plus gros que le premier. Il allait plus vite et il y avait aussi des loupes. Quand Sara vit la longueur de l'attraction, elle refusa net d'y entrer. Grissom essaya de la raisonner, en vain. Elle ne cessait de fixer les loupes, les yeux écarquillés. Finalement, Gil lui prit la main et elle se calma. Elle accepta d'y aller. Une fois assise, elle recommença à paniquer légèrement. Et de nouveau, Griss lui prit la main, la calmant instantanément. Le wagon se mit en branle et ils escaladèrent la première pente. Grissom entendait Sara qui respirait à fond pour essayer de se calmer. Un bruit agaçant, tout autant qu'inquiétant se faisait entendre et ils virent enfin la fin de la montée. Ils allaient descendre d'une seconde à l'autre.

Les premiers passagers du wagon crièrent de toutes leurs forces lorsqu'ils amorcèrent la descente à toute vitesse. Sans réfléchir, Sara tendit la main et saisit celle de Griss. Elle la serra alors qu'ils avançaient à près de 130 km/h. Elle la serra dans la première, dans la deuxième, dans la troisième… Elle serra la main de l'entomologiste du début à la fin.

Lorsque le wagon s'arrêta et que la barre de sécurité se releva, Sara lâcha la main de Gil. Ce dernier fit bouger ses doigts, que la jeune femme avait littéralement écrabouillés. Elle s'en excusa d'ailleurs et fut surprise de la réaction de Grissom. Il éclata de rire et lui expliqua qu'il n'avait jamais vu personne crier autant dans une attraction de la sorte. Ne sachant si c'était un reprocher ou un compliment, Sara baissa la tête et rougit légèrement. Griss, toujours rieur, passa un bras autour de ses épaules et l'entraîna vers un autre manège.

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Leur journée se déroula agréablement. Gil et Sara enchaînèrent manège après manège, ne prenant aucun répit. Vers deux heures de l'après-midi, ils prirent une pause et partagèrent une barbe à papa. Ensuite, Griss gagna un ourson en peluche et le donna à Sara. Il fallait tirer cinq coups et faire tomber le plus de boîte de conserve possible. Chaque boîte de conserve équivalait à un certain nombre de point, dépendamment de leur grosseur. En cinq coups, Grissom en atteignit cinq, évidemment, mais en fit tomber une quinzaine. Sara éclata de rire en voyant le visage de l'employé. Visiblement, il n'avait jamais vu des experts de la police scientifique joués à son jeu. Fasciné par l'habilité de Grissom, il proposa à l'entomologiste de recommencer. S'il en faisait tomber encore le même nombre, Gil aurait droit à un ourson encore plus gros. Et l'essai était au frais de l'employé…

Griss accepta aussitôt et l'adolescent alla replacer les boîtes de conserve. Il s'écarta ensuite et Grissom chargea le fusil. Il visa ensuite et tira les cinq coups. Il visa les boîtes de conserve au bas de la pyramide et les plombs frappèrent les boîtes de conserve en plein milieu. Les cinq boîtes de la rangée du bas tombèrent, entraînant celles sur le dessus. Encore une fois, quinze boîtes de conserve touchèrent le sol. Surpris, l'adolescent applaudit légèrement Griss et apporta l'ourson. Il était gigantesque. Il le tendit à Sara.

« Vous êtes chanceuse, » lui dit-il, amusé. « Je connais beaucoup de filles qui aimerait avoir un petit-ami aussi talentueux à ce jeu. Vous devez avoir des tonnes d'oursons chez vous… »

Sara voulut ouvrir la bouche pour spécifier que Grissom n'était pas son petit-ami, mais ce dernier lui prit la main et l'entraîna plus loin, en direction d'un autre jeu.

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La journée tirait à sa fin et il était temps de faire un dernier manège. Gil aurait sûrement choisi une autre grosse attraction, mais il préféra laisser Sara choisir. Sara, à sa grande surprise, choisit d'aller dans la grande roue.

Habituellement, les employés de la grande roue embarquait le plus de gens possible dans les gondoles afin de diminuer l'attente. Même si les gens dans la gondole ne se connaissaient pas. Sara se demanda pourquoi l'employé les avait laissés, Gil et elle, seuls dans leurs gondoles, alors qu'il y avait clairement des gens qui attendaient. Griss fut content de constater que Sara n'avait pas aperçu le billet qu'il avait glissé au jeune homme pour être seul avec la brunette.

Une fois dans la gondole, le manège se mit en branle. Assis chacun de leur côté, Gil et Sara n'osaient pas se parler et encore moins se toucher. Ils observèrent le site, dont on voyait l'étendue et la beauté au sommet de la grande roue. Ce n'est qu'au troisième tour, lorsque la grande roue s'arrêta que Sara parla enfin. Ce faisait un bon cinq minutes qu'ils étaient arrêtés au sommet et ce n'était pas normal.

« Que se passe-t-il ? » demanda Sara, soudainement anxieuse.

« Peut-être qu'on embarque une personne en fauteuil roulant… » suggéra Griss. « Ou qu'il y a un problème technique. »

Sara acquiesça distraitement, jetant rapidement un regard sur les autres gondoles qui se trouvaient au sommet tout comme eux. Une d'entre elles attira son regard. Peut-être était-ce parce que le seul occupant avait passé par-dessus le petit muret de la gondole pour poser les pieds sur la structure métallique. Ses intentions étaient plus que claires. Il voulait se suicider. Sara se leva du banc inconfortable sur lequel elle était assise.

« Je ne crois pas que ça soit cela. »

Gil porta ensuite son regard sur le point que Sara fixait. Ses yeux s'écarquillèrent quand il aperçut l'homme. Grand et élancé, il se tenait sur la barre de métal, les mains posées sur celle qui remontait perpendiculairement pour s'empêcher de tomber. Ses cheveux bruns étaient impeccablement coiffés et sa chemise était entrée dans ses pantalons. Sara, sans vraiment réfléchir, franchit le muret et embarqua (grimpa) sur la structure de métal, comme le suicidaire.

« Sara ! » s'écria Griss, quand il comprit ce qu'elle voulait faire.

Pourtant, elle ne resta pas debout et s'assit sur la barre de fer. Elle garda cependant ses mains pour pouvoir se tenir. Grissom ne pouvait la laisser aller et décida de la rejoindre. Il s'installa comme elle l'avait fait sur la barre de fer et ils avancèrent doucement vers le suicidaire qui ne leur accordait aucun regard. Pendant ce temps, dans les autres gondoles, les passagers paniquaient, ne croyant pas la scène qui se déroulait devant leurs yeux.

« Hey ! » s'exclama Sara, attirant l'attention du suicidaire. L'homme tourna légèrement la tête vers l'experte. Ses traits étaient tirés et ses yeux étaient rougis. Début quarantaine, évalua Sara.

« Partez mademoiselle ! » fit-il en l'apercevant. « Ma vie ne vaut certainement pas autant que la vôtre ! »

Sara s'approcha un peu de l'homme. « Puis-je savoir votre nom ?» demanda Griss, non loin derrière elle. Sara et l'inconnu se tournèrent vers Grissom.

« John. Je m'appelle John Malard. » murmura John.

« Moi, c'est Sara et lui, c'est Gil. » dit alors Sara en se désignant et désignant Gil ensuite. « Ne faites pas ça, je vous en prie John. »

C'était une supplique et le pauvre homme ne put l'ignorer. « Ma vie ne vaut pas autant que les vôtres. » répéta-t-il, obstiné.

« Ne dites pas ça, John. Je suis certain que vous comptez beaucoup pour certaines personnes. » essaya Griss.

John Malard se tourna Grissom, en colère. « Non ! Ma vie ne vaut plus rien ! Plus personne ne se préoccupe de moi ! »

« C'est faux ! » intervint Sara. « Gil et moi nous préoccupons de vous. »

« Vous le faites seulement parce que je suis sur le point de me suicider. Sinon, vous ne m'auriez pas parlé ! » Des larmes coulèrent sur ses joues mal rasées. « D'ailleurs, qu'est-ce que ça peut bien vous faire que je me suicide, pour vous et Gil ?! Ça ne changera rien à vos vies parfaites !»

« Calmez-vous John. » s'écria Gil en voyant un des pieds de John s'aventurer dans le vide.

« Le suicide, ce n'est pas une façon de régler un problème. Laissez-nous vous aider, John. » ajouta Sara en tendant la main vers le suicidaire devant elle.

John Malard regarda la main de Sara pendant une minute. Le débat qui faisait rage dans sa tête était visible sur son visage. Finalement, il détourna la tête pour regarder le parc qui s'étendait devant ses yeux.

« Ma mère m'a abandonné quand j'étais bébé. J'ai grandi dans des foyers d'accueil. Personne ne m'aimait. Après mes études de notaire, je me suis marié avec la femme la plus extraordinaire du monde. On a été marié pendant quinze ans. Les plus belles années de ma vie. Il y a deux mois, elle m'a dit que c'était fini et qu'elle demandait le divorce. Et elle est partie vivre avec mon seul ami. Elle me trompait depuis près de quatre ans. Je n'ai pas d'autres amis, aucune famille et pas d'enfants. Qui peut bien se soucier de moi ? » expliqua John, scrutant le vide devant lui, mais évitant de poser le regard sur la foule à ses pieds. Les larmes embrouillaient légèrement sa vue. En périphérie, il vit Sara échangea un regard désespéré à Grissom. « Je n'ai plus d'avenir. La firme pour laquelle je travaille coupe régulièrement des postes à cause de la crise économique et je suis le prochain sur la liste. Ma vie est foutue. Et je n'ai aucune chance de retrouver l'amour… »

L'entomologiste comprit que Sara ne savait plus quoi dire à cet homme si découragé par sa vie, si blessé par les épreuves semées sur sa route. Il prit donc le relais.

« Allons John. Je suis certain que votre ex-femme ne voudrait pas que vous vous suicidiez. Et puis… Quant à votre chance de retrouver l'amour, il ne faut jamais désespérer. On ne sait jamais… » Il continua à avancer au fur et à mesure qu'il parlait. Sara le laissa passer devant elle pour qu'il se rapproche d'avantage de John.

« Vous savez, moi aussi j'ai déjà perdu foi en l'amour. Je ne croyais pas qu'il existait pour moi… Et aujourd'hui je sais que c'est faux. Il ne faut pas perdre espoir John. On ne sait jamais quand l'amour peut revenir dans notre vie… » En disant les derniers mots, Grissom tourna légèrement la tête vers Sara. Elle avait les yeux pleins d'eau et lui adressa une moue émue. « Il y a toujours un espoir John… Il n'y a que lorsque nous sommes morts qu'il n'y en a plus. Et vous n'êtes pas mort. »

Gil tendit à son tour la main vers le suicidaire. Encore une fois, John hésita. « Vous avez une tonne de possibilité devant vous, John. Et si jamais il vous faut de l'aide, je serai pour vous aider. C'est une promesse… Je tiens toujours mes promesses. » ajouta Gil pour le convaincre.

John soupira et se baissa pour prendre la main de Gil. En se baissant, il perdit l'équilibre et tomba. Il se rattrapa en entourant ses bras autour de la barre de fer. Cependant, il avait les mains moites, alors ses bras glissèrent et il faillit tomber dans le vide.

« JOHN ! » s'écria Sara, paniquée. Au bas de la grande roue, les gens poussèrent des exclamations.

Gil se jeta à plat ventre sur la structure métallique de la grande roue et rattrapa la main de John à la dernière seconde. Il tira pour ramener John auprès de lui, mais il sentait qu'il ne tiendrait plus longtemps. « Sara… Aide-moi. » arriva-t-il à dire sous l'effort. Sara se rendit jusqu'à Gil et s'étendit elle aussi sur la barre. Elle prit l'autre main de John et les deux experts ramenèrent le suicidaire en lieu sur la barre de fer.

« Merci… » murmura John, reconnaissant. « Merci beaucoup. »

Ils embarquèrent tous dans la gondole de John, le rassurant et le calmant. La grande roue reprit sa rotation. Arrivés en bas, Gil, Sara et John descendirent de la gondole, faisant face à la foule qui s'était amassée devant l'attraction. Il y avait plusieurs personnes qui filmaient avec des caméras et des cellulaires. Il y avait fort à parier que l'incident ferait la manchette ce soir. Et on parlerait de Sara aux nouvelles…

De nouveau.

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Sara arriva au LVPD après Gil. Elle garda la tête baissée alors qu'elle se précipitait dans la salle de repos. Malgré tout, elle sentait les regards posés sur elle. Elle comprenait que ses collègues devaient se poser des questions, dont une en particulier. Que faisaient Sara et Grissom ensemble dans un parc d'attraction ?

En entrant dans la salle de repos, elle fut accueillie par le reste de l'équipe. Greg, Nick, Warrick et Catherine regardait le journal télévisé, où on pouvait voir Sara et Grissom s'éloigner rapidement de la grande roue, un énorme ourson en peluche dans les bras de la jeune femme. Grissom était un peu plus loin, buvant un café à petites gorgées. Greg se tourna vers Sara.

« Décidément Sara, on dirait que tu as pris goût à la célébrité … »