Chapitre 3
Le Gallois releva la tête et plongea ses yeux dans le regard azur qui le fixait puis lentement, il attrapa les bretelles pour les faire glisser et s'attaqua aux boutons de la chemise tout en posant ses lèvres sur celle du Capitaine. Le cœur de ce dernier fit un bond, Ianto prenait les devants ainsi qu'il l'avait souhaité. Il répondit à son baiser un peu plus fiévreusement et sentit le tissu glisser de ses épaules. Il lâcha le corps nu pour libérer ses bras et le reprit aussitôt, le caressant du bout des doigts. Leurs torses se touchèrent, le baiser se fit plus pressé. Jack sentait son pantalon alourdi coller à ses jambes et commença à défaire sa ceinture, mais le jeune homme écarta sa main pour s'en occuper. Une fois libéré du vêtement tombé dans le bac, le Capitaine le poussa du pied tout en continuant d'embrasser les lèvres désirées.
Il quitta la bouche de Ianto pour goûter la peau de son cou, puis de son épaule, prenant garde de ne pas accentuer la douleur. Le jeune homme se tendit lorsqu'il sentit la bouche se promener sur son torse et descendre doucement vers son bas-ventre. Mais Jack se redressa et prit le visage de son compagnon qui ouvrit les yeux, ne comprenant pas la raison de cette interruption.
– Ianto, veux-tu vraiment continuer ? murmura-t-il.
La respiration saccadée, il ne put qu'acquiescer.
– Je peux encore tout arrêter si tu le souhaites. Je ne t'en voudrais absolument pas.
Toujours muet, le jeune homme secoua négativement la tête, attirant le Capitaine pour l'embrasser de nouveau. Il sentait son corps s'embraser et il voulait que son futur amant éteigne cet incendie qui couvait en lui depuis si longtemps.
Jack quitta les lèvres pour reprendre sa visite sur ce corps qu'il avait tant rêvé d'aimer. Petit à petit, il glissa ses mains sur la taille et les hanches du Gallois qui s'était appuyé contre le mur. Un gémissement lui parvint lorsqu'il se saisit de son sexe et commença à le caresser. Le Capitaine constata que le désir du jeune homme était au moins aussi évident que le sien. Quand il se mit à le lécher du bout de la langue, Ianto glissa ses mains dans les cheveux de l'immortel, se cambrant pour mieux se soumettre aux caresses expertes.
Quand il le prit en bouche, le Gallois poussa un gémissement rauque, crispant ses mains dans les cheveux mouillés de son partenaire. Jack commença à aller et venir sur le sexe tendu, jouant avec sa langue sur la longueur, caressant le frein et le bout du gland. Les râles étaient de plus en plus forts à mesure que la jouissance approchait. Ianto, les yeux fermés, voyait des étoiles danser derrière ses paupières. Rien à ce moment-là n'aurait pu l'atteindre, il se sentait bien, il voulait que cela continue. Et puis, après quelques caresses un peu plus appuyées, il finit par se déverser dans la bouche de son amant, le corps secoué de spasmes.
Le Capitaine se redressa et le serra dans ses bras, l'embrassant doucement, lui faisant goûter la saveur de sa propre semence. Puis Ianto se mit à frissonner violemment, contre-coup de l'intensité de la jouissance et de son corps mouillé par l'eau de la douche qui continuait de couler. Jack coupa le robinet et saisit un drap de bain dans lequel il entoura le Gallois puis le frotta énergiquement pour le réchauffer.
Ianto leva vers lui un regard un peu perdu et le Capitaine lui sourit en l'entraînant vers la chambre. Il écarta la couette et l'incita à se coucher puis retourna se sécher.
Quand il revint près du lit, le Gallois avait les yeux fermés et il semblait dormir. Préférant le laisser se reposer, le Capitaine allait quitter la pièce, lorsque Ianto l'appela.
– Jack, ne me laisse pas.
– Tu as besoin de te reposer, je suis juste à côté.
– Non, j'ai besoin de toi, insista-t-il en écartant la couette à côté de lui.
Jack se rapprocha en le regardant. S'il se couchait près de lui, il avait peu de chance de résister au désir qu'il avait de le faire sien. Une fellation c'était une chose, mais faire l'amour, cela en était une autre.
– Viens, dit le Gallois en tendant la main.
Finalement, l'immortel se débarrassa de la serviette qu'il avait autour des reins et se glissa près du jeune homme. Celui-ci vint se lover contre lui, posant sa main sur son ventre. Pendant quelques instants, il ne bougea plus et le Capitaine crut qu'il s'était endormi, mais il commença à caresser son torse du bout des doigts comme s'il avait, avant, réfléchi à ce qu'il devait faire.
Puis délicatement, il déposa de légers baisers sur le torse, remontant tranquillement vers le cou, puis il plongea son regard dans celui de son compagnon avant de poser ses lèvres sur les siennes. Jack caressa le dos du Gallois tout en répondant au baiser. Puis ils se séparèrent pour reprendre leur souffle.
– Tu n'es pas obligé, dit doucement le Capitaine.
– Je sais, mais j'en ai envie, répondit Ianto. À moins que ce ne soit pas ton cas, finit-il précipitamment, le regard soudain inquiet.
– Pas du tout, mais je peux attendre que tu sois prêt.
– Je le suis !
Jack prit son visage entre ses mains et l'attira à lui pour embrasser ses lèvres. Il le bascula pour se retrouver au-dessus et entreprit de goûter sa peau, quittant sa bouche pour descendre dans le cou, mordillant doucement, tirant des frissons du Gallois qui gémissait. Ses doigts agacèrent les tétons durcis et glissèrent le long de la hanche, venant se perdre dans l'aine tout près du sexe désireux. Le jeune homme se tendit comme un arc quand l'immortel s'empara de son membre et le caressa délicatement du pouce. Sa bouche traça un sillon de baisers brûlants le long du torse pour venir rejoindre la main qui commençait un doux va-et-vient.
Ses lèvres se posèrent sur le gland, puis il le prit en bouche. Ianto se cambra en agrippant les draps. La chaude humidité qui l'entourait et la langue qui le caressait lui faisait ressentir mille sensations. Doucement, Jack s'appliqua à l'amener vers le dernier plaisir puis il quitta le membre pour reprendre ses lèvres, laissant descendre la pression.
– Je reviens, souffla-t-il en quittant le lit pour aller dans le salon.
Ianto ne bougeait pas, il reprenait doucement ses esprits. Il avait attendu si longtemps pour arriver enfin à ce qu'il souhaitait, faire l'amour avec le Capitaine, cet homme qui avait volé son cœur, mais qui sans aucun doute l'ignorait.
Jack revint et se glissa sous la couette, posant près de lui un petit tube de lubrifiant. Le Gallois rougit violemment en voyant l'objet, ce qui tira un sourire de l'immortel.
– Ne t'en fais pas, on peut arrêter quand tu le souhaites, il suffit que tu le décides, dit-il en passant sa main sur son visage.
Il l'embrassa délicatement, le caressant de nouveau. Il avait rarement eu un joyau tel que cet homme entre ses bras et il entendait bien prendre son temps. Il promena sa bouche sur chaque parcelle de ce corps qu'il sentait brûler d'un désir ardent qu'il s'occupait d'attiser à mesure qu'il repartait vers le bas-ventre creusé par le plaisir grandissant. Délicatement, il happa le bout du gland, le titillant de sa langue, écoutant avec délice les gémissements du jeune homme.
Il commença de lents va-et-vient, serrant les lèvres de temps en temps pour accentuer la sensation. Ses mains se promenaient sur les hanches et dans l'aine, faisant naître de légers frissons sur le corps que vibrait sous ses caresses.
Il quitta à nouveau le sexe durci pour venir reprendre les lèvres entrouvertes. Ianto gémit doucement, passant sa main dans la nuque du Capitaine pour l'attirer plus près et approfondir le baiser. Jack se coucha sur lui et leurs virilités se touchèrent, provoquant des petites décharges qui augmentèrent encore leur désir. L'immortel se mit à onduler et le Gallois perdait pied peu à peu, se sentant partir dans un océan de volupté.
Il finit par se reprendre et bascula sur le côté, entraînant son amant. Il visita le torse par petites touches discrètes, remontant lentement à la base du cou qu'il mordilla.
– Ianto, souffla le Capitaine.
Le jeune homme se redressa pour le regarder dans les yeux. Il avait un éclat dans ses prunelles qui étonna un peu l'immortel, il ne pouvait définir ce que c'était exactement, mais il aimait ce qu'il voyait. Avec une infinie douceur, il le serra contre lui, léchant le lobe de son oreille pour le simple plaisir de l'entendre gémir. Puis Ianto s'échappa de ses bras et redescendit le long de son torse pour aller s'emparer de son sexe. Il le fit glisser dans sa bouche et commença à aller et venir, d'abord doucement, puis plus rapidement, ralentissant par moment pour accélérer de nouveau. Peu à peu, Jack approchait de la délivrance. Au début maladroites, les caresses devenaient plus assurées, le jeune homme apprenait vite, très vite même pour le plus grand bonheur de l'immortel. Finalement, la main associée à la bouche chaude et humide lui offrit la jouissance qui montait depuis quelques minutes et Jack, secoué par des spasmes, se déversa dans la bouche du Gallois.
Avec un léger sourire, Ianto quitta le membre radouci pour venir embrasser les lèvres soupirantes. Le Capitaine le prit dans ses bras, dévorant sa bouche en un baiser fiévreux. Le jeune homme gémit sous l'étreinte et Jack le relâcha.
– Excuse-moi, dit-il doucement.
Il le regarda tendrement puis le coucha sur le lit, le déplaçant vers le bord du matelas. Ianto se laissa faire sans vraiment comprendre. Le Capitaine s'assit sur le tapis et lui caressa à nouveau le sexe, le léchant du bout de la langue tout en lui faisant plier les jambes. Un de ses doigts dessina le bord de son anneau de chair. La sensation le surprit, mais il se détendit bien vite tandis que la langue continuait sa promenade. Puis la bouche descendit sur les testicules, goûtant la peau sensible pour finalement venir rejoindre le doigt inquisiteur qui laissa la place à la langue humide qui vint lécher l'entrée en la mouillant de salive. Ianto gémissait, s'agrippant aux draps comme à une bouée de sauvetage, se cambrant sous les assauts répétés de cette langue mutine.
Puis il se crispa violemment, la langue venait d'être remplacée par un doigt qui pénétrait dans son corps. Jack se redressa pour le regarder et posa sa main sur son ventre, tout en continuant à bouger doucement.
– Détends-toi, dit-il.
Voyant que le jeune homme avait bloqué sa respiration, il s'arrêta.
– Ianto, veux-tu que j'arrête ? demanda-t-il.
N'ayant pas de réponse, il se pencha pour embrasser le bas-ventre, espérant ainsi détourner l'attention du Gallois. Effectivement, celui-ci se remit à respirer presque normalement.
– Ianto, veux-tu que j'arrête ? demanda-t-il à nouveau.
– Non, soupira le jeune homme, continue.
Jack reprit ses mouvements, délicatement puis au bout de quelques minutes, il ajouta un autre doigt, puis enfin un troisième. Il continua à préparer le passage, s'appliquant à décrire des petits cercles pour le détendre. De son autre main, il enduisit son sexe de lubrifiant puis se mit à genoux, déplaçant le bassin du Gallois pour le mettre juste sur le bord du lit, puis il se présenta à l'entrée convoitée contre laquelle il se posa un instant après avoir retiré ses doigts. Les mains sur les hanches de son jeune amant, il commença doucement à pénétrer, s'arrêtant brusquement lorsqu'il le vit grimacer.
– Détends-toi, lui dit-il à nouveau, caressant son ventre, pour descendre s'emparer de son sexe tendu pour le masser. Respire doucement.
Ianto finit par se détendre peu à peu, Jack le sentit se desserrer autour du bout de son membre. Il resta sans bouger, le temps que le Gallois reprenne une respiration normale puis avança un peu, par petites touches pour finalement pénétrer entièrement dans la gaine chaude. Il commença de lents va-et-vient, surveillant toujours le visage du jeune homme, le voyant se détendre à mesure que la douleur disparaissait.
Les mouvements se firent plus précis et plus profonds, cherchant à toucher le point sensible du jeune homme. Lorsqu'il y parvint, Jack vit son visage s'illuminer, Ianto gémit doucement, la bouche entrouverte et murmura des mots que le Capitaine ne comprit pas, mais il sourit en entendant les mots gallois.
Les mains toujours ancrées sur les hanches de son partenaire, il accéléra ses mouvements puis les ralentit pour finalement s'arrêter profondément enfoui dans cette intimité accueillante. Il recommença à bouger, revenant buter sur la prostate de son amant, lui arrachant des gémissements de plaisir. Sentant qu'il ne tiendrait plus bien longtemps, il se saisit du membre érigé et le masturba au même rythme que celui de son bassin, l'autre main caressant toujours le bas-ventre creusé. Dans un cri, Ianto se libéra dans la main du Capitaine et celui-ci le suivit, se déversant tout au fond de son corps avec un râle rauque. Il reprit les hanches tout en continuant de légers va-et-vient le temps que les spasmes de jouissance se calment puis il se retira doucement et s'allongea près du Gallois, déposant des baisers sur le torse humide de sueur avant d'aller prendre ses lèvres pour un baiser délicat.
Le jeune homme, sonné par la jouissance explosive qu'il venait d'avoir, reprenait difficilement son souffle. Le Capitaine promena sa main sur son corps, le faisant frissonner sous la caresse de ses doigts. Ianto leva les yeux vers lui puis se lova contre son corps. Jack le sentait trembler et il le serra dans ses bras.
– Ianto, souffla-t-il, ça va ?
Le jeune homme acquiesça sans répondre.
– Tu devrais te mettre sous la couette, il ne faudrait pas que tu attrapes froid.
Ianto obéit toujours sans rien dire. Jack la rabattit sur eux et regarda le jeune homme toujours silencieux.
– Ianto, parle-moi, murmura-t-il.
Le Gallois le fixa quelques instants, juste avant d'enfouir son visage contre son épaule. Le Capitaine avait vu des larmes et il espéra ne pas avoir fait d'erreur. Posséder le corps de Ianto avait été un vrai bonheur pour lui, mais était-il partagé ?
– Ianto, s'il te plait, qu'est-ce que tu as ?
– Rien, dit-il enfin, je suis bien, c'est tout.
– Moi aussi, répondit le Capitaine en caressant ses cheveux.
Peu à peu, il sentit le jeune homme se détendre, sa respiration se fit plus régulière. Jack sourit en s'apercevant qu'il s'était endormi. À son tour, il ferma les yeux et partit pour le pays des rêves.
Au matin, il se réveilla seul dans le lit. Il se leva et récupéra la serviette qu'il mit autour de sa taille puis quitta la chambre, les narines chatouillées par une agréable odeur de café. Quand il arriva dans la cuisine, Ianto était penché sur la machine et Jack s'arrêta pour le regarder un instant puis il s'avança et le prit dans ses bras, le faisant sursauter.
– Eh ! Je ne voulais pas te faire peur, dit-il en déposant un baiser dans sa nuque.
– Je ne t'ai pas entendu arriver, répondit le Gallois.
– Tu as bien dormi ? s'enquit le Capitaine.
– Oui, dit-il simplement.
Jack le tourna vers lui, relevant son menton pour prendre ses lèvres avec douceur. Puis il le regarda, passant son pouce de sa pommette à son menton, détaillant chaque parcelle de son visage.
– Tout va bien Ianto ?
– Oui Monsieur, répondit-il.
– Comment ça Monsieur ? Ianto, regarde-moi, insista-t-il en voyant que le Gallois baissait ostensiblement les yeux.
Le jeune homme obéit et le fixa, les lèvres tremblantes. Jack ne comprenait pas sa réaction, cette nuit, il l'avait appelé Jack et ce matin, il lui redonnait du Monsieur. C'était assez déroutant.
– Ianto, que t'arrive-t-il ? Tu semblais consentant cette nuit, aurais-je mal interprété ?
– Non, souffla-t-il.
– Alors, qu'y a-t-il ?
Visiblement, le jeune homme était troublé, il avait passé une nuit merveilleuse, il avait apprécié de faire l'amour avec le Capitaine, mais maintenant, il était un peu perdu. Il s'était donné à lui avec toute la force de ses sentiments, mais il ne savait plus quoi faire. Il savait que Jack le désirait, il avait remarqué ses regards, ses gestes discrets, ses mains posées comme par inadvertance sur le bas de son dos, mais ce n'était qu'une simple attirance.
– Ianto, que m'as-tu dit cette nuit ? demanda Jack devant le silence du jeune homme.
Le Gallois rougit de nouveau ce qui tira un sourire à l'immortel. Il ouvrit la bouche, mais la referma aussitôt, lui donnant l'air d'un poisson hors de l'eau.
– Réponds-moi, insista-t-il doucement.
– Je suis désolé, ce n'était rien, tenta-t-il pour éviter de traduire les mots d'amour qu'il lui avait dit.
– Ianto, j'ai une excellente mémoire et je pense que je n'aurais aucun mal à trouver par moi-même, mais je préfèrerai que tu me le dises, souffla-t-il près de son oreille.
Le jeune homme se sentait piégé, effectivement, Jack pouvait se rappeler de beaucoup de chose et têtu comme il était, il aurait tôt fait de trouver la signification de ces mots. Il essaya de se dégager, mais le Capitaine l'emprisonna, le serrant tout contre lui.
– Dis-moi, souffla-t-il encore. Je ne te lâcherai pas avant que tu l'ais fait.
Ianto leva ses yeux embués de larmes, il essayait de sonder le regard qui le fixait, il aurait tellement voulu savoir si ses sentiments étaient partagés. Avec des baisers, Jack sécha les larmes qui s'étaient mises à couler, tenant toujours fermement le jeune homme contre lui. De nouveau, Ianto se sentit fondre et les mots lui échappèrent.
– Je t'aime, murmura-t-il.
Le cœur du Capitaine fit un bond, son Gallois venait de lui avouer son amour et cela lui fit mal. La tête contre son torse, Ianto écoutait les battements s'accélérer et soupira doucement. La main dans son dos s'était un instant crispée puis elle avait repris ses douces caresses. Il leva les yeux pour croiser le regard azur de son amant, il y lut beaucoup de tendresse, de passion même, mais il n'y reconnut pas la lueur de l'amour qu'il avait rêvé d'y trouver. Il y avait plutôt comme une trace de douleur indicible.
– Ianto, je n'ai rien fait pour mériter ton amour, dit-il douloureusement. Je ne peux pas t'offrir l'avenir que tu souhaites.
– Ce n'est pas grave, répondit le jeune homme. Je veux juste rester près de toi. Laisse-moi juste t'aimer, je n'en demande pas plus.
Le Capitaine sentit son cœur se serrer. Il savait que ne serait que provisoire, Ianto le quitterait un jour, tout comme d'autres l'avaient déjà fait, le laissant avec le désespoir d'une existence solitaire.
– Ianto, je n'ai pas le droit de t'imposer ça, tu as le droit de vivre une vie qui te convienne et je ne peux pas te la donner.
Le Gallois s'échappa de ses bras, des larmes ruisselaient sur son visage. Il le fixa quelques instants et s'enfuit dans la chambre, claquant la porte sur son passage. Jack resta figé dans la cuisine. Il venait de repousser le jeune homme alors que celui-ci ne demandait qu'à être aimé. Il s'approcha de la porte et toqua doucement, puis appuya sur la poignée, mais la porte était fermée à clé.
– Ianto, laisse-moi entrer, supplia-t-il. Je t'en prie, nous devons en parler.
Les mains posées sur le battant, il attendait une réponse qui ne vint pas, seuls des sanglots étaient audibles et le Capitaine en souffrit. Il aimait le Gallois, mais s'il le lui avouait, Ianto ne comprendrait sans doute pas pourquoi il refusait de le garder près de lui. Il se laissa glisser sur le sol, le dos appuyé à la porte et prit sa tête dans ses mains.
Il resta ainsi jusqu'à ce que son téléphone sonne. Il se leva rapidement pour prendre l'appareil et répondit.
– Harkness !
– Jack, c'est Tosh, je voulais juste savoir si tout allait bien !
– Pourquoi, il y a un problème à la base ?
– Non, mais il est 11 h et on ne te voyait pas arriver, c'est tout. Ianto a eu un problème ?
– Non, tout va bien, répondit-il en regardant la porte de la chambre. J'ai juste une chose à faire et j'arrive.
– Ok, à tout à l'heure, dit Tosh.
– À tout à l'heure, finit-il en raccrochant.
Il s'approcha de nouveau de la chambre et frappa doucement.
– Ianto, il faut vraiment que je te parle, tu dois savoir…
À suivre…
