Chapitre 13
Ianto le dévisagea pendant un instant, puis son regard se tourna vers le Capitaine. Celui-ci le fixait déjà depuis quelques minutes, connaissant la raison de sa discussion avec Owen. Maintenant, le Gallois connaissait la vérité, restait à savoir comment il allait encaisser la nouvelle.
– Mais pourquoi ? demanda le jeune homme, il n'y avait pas d'autre solution ?
– Non, nous l'avons fait dans l'urgence. Jack a déjà été utilisé, si je puis m'exprimer ainsi pour sauver des personnes, mais il ne s'agissait que d'organes et les incidences étaient moindres. Cependant, il semblerait que pour toi, ce soit différent.
– Comment ça ?
– Regarde tes poignets, crois-tu qu'il soit normal que les traces soient si infimes, je n'ai rien d'un chirurgien esthétique. Pour ton dos, c'est la même chose, la cicatrice est à peine visible.
– Tu veux dire que je me régénère comme lui ?
– Non, mais ta faculté de guérison a été améliorée. Tu n'es pas non plus immortel, alors évite les conneries, tu n'es pas comme lui.
– Et mes jambes, tu penses que c'est aussi pour ça ?
– Disons que c'est une explication possible. Je ne dis pas que ta volonté n'y est pour rien, mais les connections ne peuvent pas être réparées simplement parce que tu le souhaites.
– D'accord, donc normalement, je devrais pouvoir quitter ce fauteuil, c'est bien ça ?
– Oui, c'est possible, mais je ne peux pas te dire dans combien de temps, ni ce que tu pourras faire. Il est possible que tu ne puisses plus nous accompagner pour les chasses, même si tu arrives à remarcher à peu près normalement.
– Ok, j'ai compris. Merci Owen, je vais aller lui parler, finit-il en montrant son leader qui avait de nouveau baissé les yeux sur ses dossiers, répondant en même temps aux questions de Tosh.
– Ça ira Ianto ? Tu es sûr ?
– Oui, évidemment, j'ai bon espoir de quitter ce truc, fit-il en montrant son siège. Dans ces conditions, tout va pour le mieux.
Il se détourna du médecin et s'avança vers Jack puis s'arrêta, réfléchissant à ce qu'il allait lui dire. Il lui avait sauvé la vie deux fois, comment le remercier pour ça et pour le reste.
– Tosh, fit Owen en passant près d'elle, j'ai besoin de faire une course, tu viens avec moi ?
La jeune femme le dévisagea un peu surprise, puis suivit son regard et son coup de menton, voyant Ianto en pleine réflexion.
– Ok, j'arrive, dit-elle en se levant. À tout à l'heure Jack.
Ils quittèrent la base, laissant les deux hommes ensemble. Ianto s'avança de nouveau et vrilla son regard dans celui du Capitaine. Ce dernier lui sourit puis se leva à son tour et s'accroupit près de lui, posant sa main sur son genou.
– Pourquoi ne m'as-tu rien dit ? demanda le Gallois.
– J'ignorais ce qu'il s'était passé, c'est Owen qui m'en a parlé. Alex ne m'avait rien dit et je ne le savais pas.
– Mais quand tu l'as su, pourquoi ne m'as-tu rien dit ?
– Tu étais perturbé, je ne voulais pas ajouter à ton angoisse. J'ai préféré que ce soit Owen qui te le dise, il est plus à même de t'expliquer. Moi, ça me dépasse.
Le jeune homme le regarda, semblant chercher une explication au fond de ses yeux azur, mais il ne trouva qu'une lueur d'amour qui brillait. Il passa sa main sur sa joue et posa ses lèvres sur les siennes.
– Merci, fit-il doucement.
– Merci, mais de quoi ? s'enquit le Capitaine.
– Je te dois la vie deux fois, c'est beaucoup pour un seul homme, tu ne crois pas ?
– Une chose est sûre en tout cas, maintenant, tu ne pourras plus me quitter, nous serons constamment ensemble.
– Ah ! Et pourquoi dis-tu ça ?
– C'est simple, toi, tu es là, fit-il en pointant un doigt sur son cœur et moi, je coule dans tes veines. Alors, tu vois, nous ne pourrons jamais être plus proches.
– Oui, tant que je vivrais, murmura Ianto.
Jack prit son menton et le tourna vers lui. Il lut de la douleur dans les yeux du Gallois et essuya une larme qui roulait sur sa joue.
– Essaie de penser à autre chose, pour le moment, nous sommes ensemble et c'est tout ce qui compte, tu ne crois pas ?
– Oui, tu as raison. J'y vais, j'ai encore du boulot, fit-il en se dirigeant vers les archives.
Jack le regarda partir et tourna la tête vers le sas quand l'alarme retentit. Tosh et Owen revenaient et la jeune femme riait à une plaisanterie du médecin. En s'approchant de lui, ils l'interrogèrent du regard et il acquiesça avec un sourire puis retourna à ses dossiers.
Aux archives, Ianto avait repris ses essais, il profitait de l'excuse du rangement des dossiers, qui soit dit en passant n'avançait pas beaucoup, pour continuer ses tentatives. Son équilibre se raffermissait et il arrivait même à ne plus poser la main sur le mur pour s'aider. Avec un sourire, il reprit le chemin des douches et se délassa longuement.
– Décidément, ton travail doit être bien salissant, entendit-il soudain.
Il ouvrit les yeux et croisa le regard de son amant. Celui-ci souriait, détaillant son corps nu. Jack s'avança, laissant tomber ses vêtements au fur et à mesure qu'il se rapprochait de la douche. Arrivé près de Ianto, il ne lui restait que son boxer.
– Tu crois que je peux en prendre une aussi ? demanda-t-il en se penchant à son oreille.
– Je pense que oui, répondit le Gallois légèrement troublé.
Le Capitaine s'accroupit et posa ses mains sur ses cuisses, puis les caressa doucement. Ianto ferma les yeux, appréciant le contact de ses doigts. Un léger soupir passa la barrière de ses lèvres, étouffé par la bouche qui venait de l'embrasser. Le jeune homme répondit au baiser, passant ses mains derrière la nuque de l'immortel, l'attirant plus près de lui.
Jack laissa ses doigts remonter caresser le torse humide, dessinant les courbes harmonieuses de ce corps désiré. Sous les attouchements, Ianto gémit, se tendant peu à peu.
– On pourrait nous voir, dit-il en quittant les lèvres du Capitaine.
– J'ai fermé à clé, ne t'en fais pas, de toute façon, ils ont du boulot.
Le baiser reprit, plus passionné, plus fiévreux. Le Gallois sentait son corps répondre à l'appel du plaisir et il sourit tout contre les lèvres de son amant. S'écartant, celui-ci le prit dans ses bras et le coucha sur le sol, sur les serviettes étalées. Ianto sentait les mains qui parcouraient sa peau, il gémissait doucement. Puis il se cambra lorsque Jack glissa ses doigts le long de son sexe. Là aussi les progrès étaient visibles.
– Jack, murmura Ianto en tentant de l'arrêter.
– Chut, laisse-moi faire, répondit-il.
Voyant le membre désireux, le Capitaine le prit doucement dans sa bouche et commença de lents va-et-vient. L'immortel sourit, son compagnon réagissait très bien, il le sentait durcir sous ses doigts. Le jeune homme posa ses mains sur les cheveux de son amant, accompagnant le mouvement, le provoquant parfois. Jack était attentif et s'appliquait à suivre les consignes muettes.
Le Capitaine caressa le membre et suçota le gland, délicatement, faisant remonter des sensations que Ianto croyait avoir perdues à jamais. La main de son amant se fit douce, puis descendit effleurer les bourses et remonta reprendre le sexe, accompagnant le mouvement de la bouche.
– Jack, hum… soupira-t-il en se soumettant.
Après un long moment, Ianto crispa ses doigts dans la chevelure, se cambrant brusquement, puis dans un cri, il se libéra dans la bouche de son amant. Son corps fut secoué de spasmes violents et des larmes coulèrent de ses yeux clos. Le Capitaine abandonna le membre pour venir prendre les lèvres entrouvertes et serra son amant contre lui. Ils restèrent un moment ainsi, pendant que Ianto reprenait ses esprits. Puis Jack le réinstalla sur son fauteuil et prit une douche rapide faisant redescendre la pression dans son propre corps et fixant toujours le jeune homme encore sous l'émotion de sa jouissance. L'immortel était heureux, il avait enfin retrouvé son Gallois. Maintenant, ce serait beaucoup plus simple. Quand il passa devant lui, Ianto lui attrapa la main, le regardant d'un air interrogateur.
– Aujourd'hui, ce n'était que pour toi, rien que pour toi. Tu m'as déjà tellement donné, Ianto. Maintenant, prends ta douche et monte nous rejoindre, nous allons bientôt déjeuner.
Il l'embrassa puis quitta la salle, laissant le jeune homme seul. Il se sentait bien et cela se voyait à son visage radieux. Quand il entra dans la zone informatique, il croisa le regard de Tosh, après un instant, elle lui sourit, elle avait compris ! Le Capitaine commanda des pizzas puis, au bout d'un moment, il monta récupérer la livraison.
Dans les douches, le Gallois n'avait toujours pas bougé. Il n'avait pas prévu ce qu'il s'était passé mais avait grandement apprécié le résultat. Finalement, il se lava puis se rhabilla et il prit le chemin de la zone principale.
Il se rendit directement dans la cuisine, évitant le regard du Capitaine qu'il sentait posé sur lui. Il prépara la machine afin qu'il n'y ait plus qu'à la mettre en route, ainsi, il resterait plus longtemps avec ses collègues pour le déjeuner.
Ils s'installèrent sur le canapé, chacun se servant dans les boites posées sur la table basse. Tosh fixa le jeune homme avec un léger sourire. Il semblait beaucoup mieux et ses yeux avaient retrouvé leur éclat. Puis elle croisa le regard de son leader et reporta son attention sur sa part de pizza, écoutant distraitement les plaisanteries de Owen.
Quand ils eurent terminé, le Gallois alla chercher les tasses et les rapporta avec le plateau posé sur ses genoux. Un instant, il s'appuya contre le dossier de son fauteuil et ferma les yeux en soupirant doucement. Quand il les rouvrit, il s'aperçut que ses collègues le regardaient. Il leur sourit et but sa tasse.
– Tout va bien Ianto ? s'enquit le médecin.
– Oui, pourquoi ?
– Je ne sais pas, tu me sembles un peu fatigué, il faudrait que tu te reposes.
– Non, ça va, ne t'en fais pas.
– Bien, mais ne force pas, tu veux bien !
– Ok, fit-il en ramenant le plateau à la cuisine.
L'après-midi se passa calmement, Ianto décida de se reposer un peu, tout se passait bien, il fallait que cela continue. Les jours suivants, il descendit régulièrement aux archives afin de continuer ses tentatives et un jour, il réussit même à faire quelques pas un peu chancelants. Avec un sourire, il reprit sa place sur le fauteuil et partit pour les douches, refermant soigneusement à clé derrière lui pour que personne ne vienne le déranger. Seul, il continua patiemment ses exercices, profitant de la douceur de l'eau pour délasser ses muscles endoloris.
Un soir, alors qu'il finissait de ranger la zone principale, Jack vint près de lui et le dévisagea quelques minutes. Les bras croisés sur la poitrine, il semblait en proie à une réflexion intense.
– Je sais ce que tu fais dans les archives, fit-il après un moment de silence.
Ianto blêmit soudain, ce n'était pas possible, comment pouvait-il avoir deviné, à moins qu'il l'ait vu. Il avait pourtant soigneusement évité les caméras. Il regarda son amant, puis se lança.
– Ah bon ! Et je fais quoi selon toi ? tenta-t-il en réprimant les battements de son cœur.
– Tu m'évites, voilà ce que tu fais, tu passes ton temps enfermé dans cette pièce. T'aurais-je fais quelque chose ?
Le Gallois soupira doucement, son secret n'avait pas été découvert, en fait, Jack se plaignait d'être abandonné pendant la journée.
– Pas du tout, pourquoi dis-tu ça ?
– Tu as des problèmes avec le classement, c'est ça ?
– Un peu, j'avoue certains cartons ne sont pas faciles à déplacer.
– Je peux t'aider si tu le souhaites.
– Pourquoi pas, mais demain, j'aimerai rester chez moi, je voudrais me reposer, tu crois que je peux ?
– Si tu me promets d'être sage, je veux bien.
– D'accord, je te le promets. Bon, je vais rentrer.
– Tu m'invites ? demanda Jack avec un sourire.
– Bien sûr, quelle question, il faudrait juste aller chez le traiteur, tu peux y passer avant de venir ?
– Donne-moi ta liste ! fit-il en partant vers son bureau.
Ianto termina son rangement le temps que le Capitaine vienne le rejoindre puis ils quittèrent la base, laissant Myfanwy voler librement dans les hauteurs.
Le Gallois rentra chez lui et Jack fit les quelques achats prévus puis le rejoignit. Ils passèrent la soirée tranquillement blottis dans les bras l'un de l'autre, savourant le plaisir simple d'être ensemble.
Au matin, l'immortel se glissa hors du lit en prenant bien soin de ne pas réveiller son amant. Après s'être habillé, il le regarda un instant et passa sa main sur ses cheveux. Après un baiser sur son front, il quitta l'appartement et retourna à la base. Il avait pas mal de travail en attente et espérait ne pas rentrer trop tard, il avait déjà hâte de revenir auprès du Gallois.
Quand il ouvrit les yeux, Ianto resta un instant à apprécier le confort de son lit. Il glissa sa main à la place déjà froide du Capitaine et avec un grognement, il mit sa tête dans l'oreiller. Il était parti sans le réveiller, la journée allait être longue sans lui. Il referma les yeux et tenta de se rendormir, mais rien n'y fit. Il se dégagea de la couette et s'assit sur le bord du lit, regardant ses pieds posés sur le sol. Brusquement, un sourire éclaira son visage et il entreprit de se redresser. Le mur de la salle de bain était à deux mètres, il voulait aller le toucher. Prudemment, il se leva en écartant les bras puis, après s'être assuré de son équilibre, il avança un pied, l'autre suivit après quelques instants. Peu à peu, il se rapprocha de la pièce, transpirant légèrement sous l'effort consenti. Quand il toucha le montant de la porte, il posa son front sur le bois et reprit doucement sa respiration.
Il continua d'avancer lentement jusqu'à la cabine de douche, il avait envie d'un bain, mais seul, il n'était pas sûr de pouvoir s'y installer et encore moins d'en sortir. Il s'assit sur le tabouret qui avait été laissé à son attention et ouvrit les robinets. Il se frictionna en souriant, il montrerait ce soir au Capitaine qu'avec de la volonté, on peut surmonter bien des obstacles.
Quand il eut fini, il retourna lentement dans la chambre et s'installa sur son fauteuil. Bientôt, très bientôt, il n'en aurait plus besoin ! Dans la cuisine, il se fit un café puis s'attela à préparer le repas du soir. À midi, pendant qu'il déjeunait sur le balcon, son téléphone sonna. Il sourit en voyant le prénom de son amant s'afficher sur l'écran.
– Bonjour Ianto !
– Bonjour, Jack. Pourquoi ne m'as-tu pas réveillé ce matin ?
– Tu dormais bien, il n'y avait aucune raison pour que je t'en empêche. Comment vas-tu ?
– Très bien, j'ai dormi tard et maintenant, je suis installé sur le balcon.
– Ah ! Alors tu dois me voir !
– Comment ça ? demanda Ianto, où es-tu ?
– Regarde au-dessus du Hub.
– Je ne vois rien.
– Tu ne dois pas regarder assez haut, lève le nez.
À ce moment, un éclat de lumière apparut sur le sommet de la tour, Jack, perché, sur les poutrelles utilisait un petit miroir pour signaler sa présence.
– Ça y est, fit le jeune homme en éclatant de rire, je t'ai vu, mais que fais-tu là-haut ?
– Je te surveille, ça ne se voit pas ?
– Ok et tu as une si bonne vue que ça, dis-moi !
– Non, mais je peux t'imaginer, j'ai pas mal d'images dans ma tête, toutes plus agréables les unes que les autres si tu vois ce que je veux dire.
– Oui, mais fais-moi plaisir, ne va pas tomber, j'ai préparé une soirée pour nous ce soir.
– Oh, alors je suis invité ! lança Jack amusé.
– Quelle question, évidemment et tu as intérêt à ne pas être en retard, répondit Ianto fixant toujours l'éclat lumineux qui ne cessait de clignoter.
– C'est si gentiment demandé, Ianto, comment veux-tu que je résiste une telle proposition ? Allez, je dois redescendre, à ce soir mon cœur.
– À ce soir Cariad, fit le Gallois avant de raccrocher.
Dans l'après-midi, Ianto alla se coucher, il voulait être en forme pour la soirée. Il dormit deux heures puis se leva et apporta un soin tout particulier à sa tenue, pantalon et gilet anthracite et chemise rouge avec une cravate assortie. Il n'ignorait pas l'effet qu'il aurait, ainsi vêtu, sur son Capitaine lorsque celui-ci arriverait, mais la surprise serait de taille, alors autant sortir le grand jeu.
Vers 18 h, Jack quitta la base après avoir nourri les pensionnaires et Myfanwy et se dirigea d'un pas rapide vers l'appartement du Gallois. Quand il entra, Ianto l'attendait dans le salon, un sourire flottant sur les lèvres. Lorsqu'il le vit, le cœur de l'immortel fit un bond et il passa sa langue sur ses lèvres dans un geste inconscient.
– Ce que tu peux être appétissant, glissa-t-il en déposant un baiser dans le cou du jeune homme.
Il posa son manteau et s'assit sur le canapé. Le Gallois vint près de lui et l'embrassa tendrement.
– Installe-toi, fit-il en s'écartant, je reviens.
Jack le regarda partir vers la cuisine puis il ferma les yeux en s'appuyant sur le dossier. La journée avait été longue et il appréciait ce moment de calme. Un bruit le sortit de sa rêverie, il ouvrit les yeux et tourna la tête pour croiser le regard amusé de Ianto, debout, bien campé sur ses jambes, tenant son plateau à la main. Le Capitaine n'arrivait pas à croire ce qu'il voyait, le Gallois avait quitté son fauteuil et venait vers lui. Ce n'était pas possible, il devait rêver. Il secoua la tête et passa ses mains sur son visage puis leva de nouveau les yeux vers le jeune homme qui s'avançait toujours.
Il se mit debout, des larmes de joie roulant sur ses joues. Il tendit la main et saisit le plateau puis le posa sur la table. Arrivé près de lui, Ianto l'enserra de ses bras et se blottit contre son torse.
– Dis-moi que je ne rêve pas, Ianto !
– Tu ne rêves pas, répondit le Gallois.
– Mais… depuis combien de temps…
Jack n'arrivait pas à faire de phrases cohérentes. Il serrait le jeune homme dans ses bras, voulant pas le laisser partir.
– Tu avais dit que je remarcherai, tu vois, c'est fait, lui dit Ianto avec un sourire. Et tout ça, c'est grâce à toi. Merci, finit-il en prenant ses lèvres.
D'abord léger, le baiser devint plus passionné, plus possessif. Ianto réclama le passage pour aller caresser la langue du Capitaine. Elles entamèrent leur doux ballet, s'enroulant et se déroulant, se goûtant et bataillant.
– Je voudrais m'asseoir, souffla le Gallois en s'accrochant à la chemise de son amant.
– Oui, bien sûr, fit-il en l'aidant.
Assis près de lui, le Capitaine ne pouvait détacher ses yeux de son visage. Les pensées se bousculaient dans sa tête, il n'aurait jamais pensé avoir une telle surprise en revenant ce soir. Il était heureux et ne savait pas par où commencer. Il glissa sa main sur les cuisses du jeune homme, essayant de se convaincre qu'il ne rêvait pas.
– Ça fait combien de temps ? finit-il par demander.
– Environ quinze jours.
– Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?
– Je voulais d'abord savoir, être sûr.
– Mais comment as-tu fait ? Owen ne m'avait pas dit que tu as fait autant de progrès.
– Il l'ignorait.
– Mais alors… commença le Capitaine.
– Les archives, répondit Ianto. J'avais tout le temps nécessaire aux archives.
À suivre…
