Bon, comme vous avez été sages (je me comprends ) je vous mets le chapitre 5, pour la simple raison que j'avais très envie de l'écrire et puisqu'il est écrit, autant le publier, non ?
Certains vont me dire que j'ai trop regardé les X-files (ceux-là se reconnaitront !)
Bonne lecture !
Greg mit quelques minutes à se remettre du choc.
« Un cancer ? C'est une blague ?
- Je voudrais bien. Mais ce serait une blague de très mauvais gout.
Greg regardait Sara sans savoir que penser, que dire.
- Un cancer de quoi ? Mis à part ta fatigue chronique, tu as une hygiène de vie très saine ! Tu fais du sport, tu manges équilibré, bio, végétarien…
- C'est une tumeur. Je le sais depuis quelques mois maintenant. C'est en grande partie pour ça que j'étais un peu déprimée ces derniers temps… Et fatiguée à cause du traitement.
- Un peu déprimée ? Tu veux dire que tu aurais dû tout lâcher pour te soigner ! Et au lieu de ça tu te tues au travail ! Il s'arrêta brusquement en réalisant ce qu'il venait de dire. Quels traitements ? On aurait remarqué si tu avais fait de la chimio, tu n'aurais pas été en mesure de venir travailler.
- Surtout des perfusions en tout genre. Comme je te l'ai dit, il n'y a pas vraiment de traitement, c'est surtout expérimental…
- Pas de traitement ? Sara, c'est quoi cette tumeur ?
- Une tumeur rhino-pharyngée. Située dans les sinus.
- Tu vas te faire opérer ?
Sara regarda Greg tristement, avec un léger sourire sans joie :
- Je l'aurais déjà fait si on pouvait. La tumeur est trop petite, trop profonde et trop rare pour qu'un médecin tente l'opération. Il n'y a AUCUN traitement, Greg..
- Ce n'est pas possible… Ca veut dire que tu vas… ?
- Oui, je vais mourir. Je ne sais pas quand, pas comment. On n'a aucun moyen de prévoir l'évolution de la tumeur. Depuis qu'on l'a découverte, elle ne grossit pas. Je peux vivre encore des années sans être malade !
-Je ne peux pas le croire. Qu'est ce que c'était alors ce que tu nous as fait, ces derniers jours ?
-Un mauvais signe… Un symptôme de ce qui est à venir. La tumeur appuie sur le cerveau et donc peut parfois provoquer ce genre de chose.
-La tumeur a rempli tes poumons d'eau ? Ecoute, je ne suis pas médecin mais là ça me parait douteux…
- Pour être tout à fait honnête, la tumeur ne grossissait pas jusque récemment. Mais là elle appuie un peu plus sur le cerveau et ça semble avoir affecté ma fonction respiratoire.
-Sara ! Tu dois me dire la vérité ! Comment veux tu que je t'aide, que je te soutienne, si tu ne me dis pas tout ?
-Je ne veux pas de soutient Greg ! Sara s'était levée, sous le coup de l'agacement. Je veux continuer à vivre d'une façon la plus normale possible sans que les gens me regardent avec inquiétude et pitié chaque fois que j'ai un rhume !
-Tu veux dire que tu veux continuer à le cacher à tout le monde ? Que je ne dois rien dire, à personne ?
Elle le regarda sans répondre puis dans un soupir lui rétorqua « Oui. Absolument. Je vais retourner au travail, comme d'habitude, et faire chaque jour qu'il me reste comme je l'ai fait tous les jours précédents.
-Tu pourrais le faire même si les autres étaient au courant.
-Tu sais bien que non. Ils essaieraient à tout prix de me protéger, de me soustraire des enquêtes hautement stressantes pour ne pas me fatiguer ! Et on me demandera toutes les 3 minutes comment je vais, et ça c'est hors de question !
-Tu dois au moins le dire au docteur Robbins. Il sera tenu au secret médical mais si tu fais un malaise il saura exactement de quoi il retourne. C'est plus prudent. Et tu le connais, il est discret, il ne dira rien à personne.
-Tu me promets de tenir ta langue si je lui en parle ?
-Promis.
-Et… tu viendras avec moi pour lui en parler ?
-Evidemment sinon je ne saurai jamais si tu lui as vraiment dit ! »
Ils rirent tous les deux de cette remarque. Cela détendit un peu l'atmosphère tendue.
« Je me sens bien je t'assure. Je ne me sens pas malade.
-Tant mieux, parce que tu vas devoir me supporter ! Pas question que tu restes seule et déprimée. Tu auras de la compagnie et du soutient de ma part, que tu en veuilles ou non !
-Merci d'être là, Greg… »
Il fit la grimace, pour montrer que ce genre de marque d'affection n'avait pas lieu d'être. Il hésita un instant puis serra Sara dans ses bras : « Prends soin de toi Sara. Si tu ne le fais pas pour toi fais le pour moi. Tu es importante dans ma vie, je ne veux pas te perdre. »
