Chapitre 13
Hello !
Je sais que j'ai un peu tardé, mais j'ai commencé une fic sur JAG, et du coup les héros des deux séries doivent partager mon temps. Si ça vous intéresse de la lire (elle est loin d'être finie !), cela s'appelle « Là où je vais ».
..............................................................
Sara et Nick parcouraient le parc, à une vingtaine de mètres de distance. Ils s'arrêtaient parfois pour demander à des promeneurs s'ils avaient vu le chien, mais n'avaient jusque là obtenu que des réponses négatives. La nuit commençait à tomber, ce qui allait rendre les recherches plus difficiles. Sara cria à Nick de s'arrêter une minute, le temps de mettre son blouson. Sans s'apercevoir qu'il n'avait pas entendu, elle se mit à genoux, posa sa lampe de poche par terre et ouvrit son sac pour en sortir ledit blouson.
Elle s'apprêtait à se relever quand elle entendit un grognement derrière elle. Ses mouvements se firent plus lents d'un coup. Elle ne savait pas trop comment se comporter face à un chien agressif. Elle avait vaguement entendu dire qu'il ne fallait le regarder dans les yeux, ce qui n'allait pas beaucoup l'aider. Elle chercha Nick des yeux, mais ne le vit pas. Elle appela d'une vois étouffée :
« Nick ! ».
Sans réponse.
Elle prit une grande respiration et cria son prénom, plus fort cette fois. Le chien grogna de nouveau mais son collègue lui répondit pour le coup.
« Sara ! Où es-tu ?
-Je dois être une vingtaine de mètre avant toi, je me suis arrêtée pour prendre mon blouson, une bête grogne dans mon dos je ne sais pas quoi faire !
-C'est notre client ?
-Je ne sais pas, je ne me suis pas retournée !
Sa voix laissa poindre un peu de panique. Or, paniquer était la dernière chose à faire, et si Sara ne connaissaient pas les chiens, Nick, lui, le savait.
-Sara ? Reste calme, et fais exactement ce que je dis. Il faut l'impressionner, lui donner le sentiment que s'il attaque il n'aura pas le dessus. Les chiens sont des animaux de meute, tu dois t'imposer comme le chef et il sera doux comme un chaton !
-Moi je dois impressionner le chien ? Tu aurais plus de chance d'y parvenir !
-N'aies pas peur, il va le sentir. Relève toi et tourne toi pour lui faire face en même temps. J'arrive, mais je dois marcher lentement pour ne pas attirer son attention, sinon il attaquerait. »
Sara fit comme son collègue lui avait dit. Les chiens n'étaient pas vraiment son animal favori, en tout cas, pas les trop gros. Et après cette scène, ça ne risquait pas de s'arranger.
Toute à ses pensées, maudissant le moment où elle avait accepté cette enquête, elle se retrouva debout et face à l'animal. Il était à une dizaine de mètres d'elle, les babines retroussées, laissant apparaître des crocs bien blancs. C'était sans aucun doute le chien qu'ils cherchaient. Seulement, ses propriétaires n'avaient pas spécifié qu'il était agressif. Sans cela, ils se seraient directement fait accompagner par des maîtres-chiens de la fourrière.
Sara regardait le chien et le chien grognait après Sara. La situation semblait figée, et la jeune femme commençait à avoir des crampes. Son niveau de stress était tel qu'elle devait se concentrer pour respirer. Elle entendait Nick se rapprocher doucement, elle l'entendait murmurer dans son téléphone, sans doute en liaison avec la fourrière. Cela lui semblait être comme dans un rêve, comme le matin, quand on se réveille et que le rêve est encore bien présent dans notre esprit alors que l'on sait pourtant qu'on est réveillé.
Soudain, le téléphone cellulaire de Sara sonna.
Ce fut comme le déclencheur d'une bombe. Le chien grogna plus fort et pris son élan pour se jeter sur elle. Sans réfléchir, Sara se retourna et se mit à courir. Réflexe stupide sans doute, elle n'avait aucune chance de battre le chien à la course, mais réflexe de survie. Nick vit passer sa collègue et le chien et resta paralysé sur le coup. Il se reprit en quelques secondes et lui aussi se mit à leur poursuite. Il vit Sara se jeter sur des branches basses d'un arbre et y grimper à toute vitesse. Le chien se campa en dessous, et déchirait le tronc de ses crocs et de ses griffes, sans prêter la moindre attention à Nick. Celui-ci pensa à sortir son arme, mais entendit alors les sirènes de la voiture du maître-chien appelé quelques minutes plus tôt. Il choisit de l'appeler, en lui criant de venir vite, et avec des fléchettes tranquillisantes. L'homme fut là une minute plus tard, et encore 30 secondes après, le chien était couché, gémissant.
Le dresseur siffla antre ses dents :
« Et ben, c'est une belle bête, mais j'en ai rarement vu des aussi méchants ! Regardez moi cet arbre, tout déchiqueté ! Il en voulait vraiment à vot' copine ! Dix contre un qu'il est dressé à l'attaque ce clébard ! C'est la faute des maîtres ça ! » Il continua à marmonner tout seul sur « ses foutus gens qui pensent que les bêtes c'est de la viande ». Sous ses airs bourrus, il devait être un amoureux des bêtes.
En attendant, Nick cherchait à récupérer « sa copine », comme l'avait dit leur sauveur. Sara ne répondait pas à ses appels, et là, dans le noir désormais total, il ne la voyait pas.
« Sara ? Sara ! Allez, réponds-moi ! C'est bon, le chien est endormi et en cage, tu peux descendre. Sara ?
Il commençait à se faire sérieusement du soucis. Puis une petite voix lui répondit :
-Nick ?
-Sara ! Ça va ? Tu es haut ? Veux-tu que je monte pour t'aider ?
-Je sais pas trop, si je suis haut ou pas, mais il y a beaucoup de branches, je vais descendre seule. Et, hum, le chien... tu es sûr qu'il est bien enfermé ?
Nick ne put s'empêcher de sourire.
-Oui, je suis sûr ! Allez, descends ! »
Après quelques craquements, il vit une cheville chercher un appui pour descendre. Puis un mollet, un genou, et finalement, Sara, bien entière, glissa de l'arbre vers le sol, où Nick l'aida à s'assoir, le temps de reprendre ses esprits.
Son amie était blanche comme un linge, et ne répondait pas à Nick. Elle avait les yeux dans le vague, et semblait à mille lieues de lui. Il ne savait pas trop comment réagir, il pensait que Sara n'apprécierait pas trop qu'il la prenne dans ses bras et la ramène à la voiture, ni qu'il appelle le 911 pour demander de l'aide. Elle était juste choquée, pensait-il. On va attendre un peu. Il continua de lui parler, de la rassurer. Au bout de dix minutes, toujours sans réponse, il se pencha vers elle et lui parla un peu plus fermement :
« Sara ? Allez, il faut qu'on bouge, j'ai froid, je suis fatigué, j'ai eu peur, on va rentrer se mettre au chaud et se remettre de nos émotions autour d'un bon café !
Il lui tapota les joues. L'effet fut un peu trop concluant à son goût : Sara sursauta et le regarda. Elle avait un air étrange sur le visage, sans que Nick put dire ce qui n'allait pas. Il commençait à paniquer un peu.
-Sara, parle moi. Arrête, tu me fais peur ! Dis-moi ce qui ne va pas !
Dans un souffle, Sara lui répondit :
-Nick, je me sens pas bien. J'ai mal, ...j'ai du mal à respirer...
Sur ces mots, elle s'appuya contre son ami, sans plus de cérémonie. Nick était assez effrayé maintenant. Pour que Sara admette qu'elle ne se sentait pas bien, cela ne devait vraiment pas aller. Il l'allongea rapidement et lui suréleva les jambes, ainsi qu'il l'avait appris à ses cours de secourisme.
Sara semblait effectivement avoir des difficultés à respirer. Son souffle était très léger, à peine perceptible.
-Merde ! Sara ? Sara ! Respire, concentre-toi, penses-y, respire ! J'appelle des secours, il faut que tu tiennes jusque là !
-Fatiguée...
-Oh non, tu rêves là, tu ne vas pas t'endormir !
Il pensait à toute vitesse. S'il appelait l'ambulance, le temps qu'ils arrivent, qu'ils les trouvent, car il ne savait pas trop où ils étaient dans le parc, qu'ils aillent à l'hôpital, cela allait prendre beaucoup trop de temps. Il valait sans doute mieux qu'il l'emmène lui-même le plus rapidement possible. Mais c'était prendre le risque qu'elle arrête totalement de respirer en cours de route, et il ne pourrait pas conduire et la ranimer en même temps. Oui ! Mais il serait sur, la route, facilement repérable ! Il allait tenter cela. Dès qu'ils seraient en voiture ils téléphonerait au 911 pour être guidé et attendu.
-Sara ? Je vais te porter on va à l'hôpital. D'accord ?Accroche toi ! »
Il la souleva dans ses bras, un peu surpris de la trouver si légère. Il savait qu'elle ne pesait pas bien lourd, mais s'attendait à quand même avoir un minimum de difficultés.
Sa collègue eut le réflexe de se raccrocher à son cou, ce qui était une bonne chose. Pour autant que Nick pouvait en juger, seule la respiration semblait atteinte, pas le cœur ou les membres.
Avec son amie dans ses bras, Nick couru du mieux qu'il put vers sa voiture. Il assit Sara sur le siège passager, l'inclina un peu en arrière, en fonça s'installer au volant.
« Bon, téléphone ! »
Il regretta de ne pas avoir d'oreillette. Il avait toujours jugé cet accessoire inutile, mais là, cela lui aurait été vraiment utile. Tout en conduisant à une vitesse dangereusement haute, il surveillait que la poitrine de Sara bougeait toujours. Cela faisait plusieurs minutes qu'elle ne lui répondait plus. Nick était aussi au téléphone avec le 911, qui l'avait orienté sur le Desert Palm. Selon eux, le principal soucis était de surveiller si Sara respirait toujours. Nick s'en serait douté tout seul. Il s'abstenait juste de leur faire la réflexion car il voulait que Sara soit vite prise en charge à leur arrivée.
L'hôpital était enfin en vue. Nick s'arrêta sur la parvis ou deux médecins vinrent les trouver.
« Vous êtes Nick Stockes ?
-Oui ! Sara Siddle est la malade, moi, je n'ai rien.
-Que s'est-il passé ?
-Elle a été poursuivie par un gros chien, s'est réfugiée dans un arbre et quand elle en est redescendue, elle était absente. Puis elle m'a dit avoir du mal à respirer, donc je l'ai amené.
Un médecin marmonna à l'autre :
-Pas étonnant vu son dossier médical qu'elle ait eu du mal à respirer après une frayeur pareille !
-Quoi ? Quel dossier ? Demanda Nick ?
-Si elle ne vous a rien dit ce n'est pas à nous de la faire ! Venez ou restez ici mais il faut qu'on
bouge !
-Je vous suis !
Il arrivèrent dans la salle des urgences. Sara fut placée dans un box isolé par des rideaux. Immédiatement, un des médecins la mit sous monitoring cardiaque et respiratoire.
-Sat' en chute libre, 75 ! Il faut l'intuber. Amenez moi une sonde de 2.
Aussitôt une infirmière amena un plateau couvert d'instruments bizarres, tandis qu'une autre attachait un masque autour du visage du docteur.
Celui-ci se pencha sur Sara et averti Nick :
-Je ne veux pas l'endormir parce qu'elle est trop instable. Seulement, ça ne va pas être une partie de plaisir pour elle. Si vous voulez lui tenir la main, la rassurer...
-Je viens ! Puis Nick continua à parler à Sara alors que le praticien opérait l'intubation. Sara écoute moi. Détends-toi, tout va bien aller maintenant. Je reste là.
A ce moment, la main de Sara eut un sursaut, et ses ongles se plantèrent dans la main de son ami. Il retint cette main, le serra fort, espérant ainsi aspirer un peu de cette douleur.
Enfin le docteur finit les soins. Il brancha Sara à une machine, expliquant à Nick qu'elle allait aider Sara à respirer, mais que celle-ci ne pourrait plus parler en retour.
-Enfin, je dois joindre son tuteur pour les questions médicales...
Nick s'attendait à ce que ce soit le nom de Grissom qui soit prononcé, mais à sa grande surprise, le médecin finit sa phrase par
-... Greg Sanders ».
...............................................
Et voilà !
Je vais sans doute être moins longue à poster une suite, mais là je vous ai fait un beau chapitre je trouve !
J'ai essayé une autre méthode d'écriture, et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça fait des chapitres plus longs !
A bientôt !
