« Tu peux rien me faire... ils vont te choper et tu iras à Azkaban... »
« Pas de corps, pas de preuves... » murmura Harry, un sourire diabolique accroché aux lèvres.
« T'es fou... » balbutia Lann
« Peut-être bien. » ria Harry « Avada Kedavra »
à suivre
Chapitre 6 : Un changement s'opère.
Harry regarda le corps inanimé du Serdaigle. Il avait tué et ça ne le choquait pas. Au contraire, il ressentait une certaine jouissance. Il aimait savoir qu'il pouvait décidé du sort de quelqu'un.
Il se dirigea vers un lavabo et se mouilla le visage. En se redressant il revit son reflet. Ses yeux avaient perdus leur cercle violacé. Il était d'un rouge très vif, comme le sang, et il s'estompait dans le noisette de l'iris. Harry affichait aussi un sourire malicieux qui le rendait sûr de lui. Oui, Harry Gaunt avait changé. Il était de plus en plus le fils de Voldemort et ça lui plaisait. Il se retourna vers Lann et ricana en repensant à la naïveté du Serdaigle.
« Je te l'ai dit... Pas de corps, pas de preuves. »
Il traça de son sang, un symbole sur le front du Serdaigle et agita sa baguette en décrivant des cercles au dessus du cadavre. Celui-ci commença à se dissoudre sous forme de poussière. Bientôt, le sol des toilettes était recouvert d'une couche de poussière multicolore. Une pour chaque partie d'un corps : les muscles, les os, les veines et le sang. Harry ouvrit la fenêtre et invoqua un courant d'air qu'il contrôlait. La poussière forma une mini tornade qui s'échappa par la fenêtre et se dispersa dans les airs.
« Au revoir, petit Serdaigle naïf. »
Il sortit de la salle d'une démarche assurée et se dirigea vers son dortoir. C'était l'heure du cours de sortilège mais il s'en fichait éperdument. Il ne voulait plus obéir qu'à lui-même. Arrivé dans la tour il prit un parchemin et rédigea un mot pour Dumbledore.
Cher professeur Dumbledore,
Mon mari ayant été muté en Australie, suite à un jumelage de son bureau avec un local australien, je me vois dans l'obligation de retirer mon fils de votre établissement.
N'y voyez rien de personnel.
De plus les tensions et autres évènements inquiétants récemment apparues au sein de votre école ne sont en aucun cas, bénéfiques pour les études de Danys.
Cordialement,
Vanji Laan
Harry ensorcela la lettre pour que l'écriture devienne celle de Mrs Lann. Il était fier de pouvoir enfin utiliser un des nombreux sorts que son père lui avait apprit. Il rangea la lettre dans sa poche et en sortit une autre pour les Lann.
Mrs Lann, Mr Lann,
vous ne me connaissez pas et vous ne me connaitrez sûrement jamais, mais j'ai connu votre fils.
Cependant je me contrains de vous annoncer sa disparition. Oui, il est mort, comme tout ce qui a peu exister de lui. Il est mort dans votre esprit et partout.
Il n'a jamais existé. Vous êtes stériles, autant l'un que l'autre.
Passons maintenant à votre travail, Mr Lann. Vous allez partir en trouver un nouveau, en Australie pour être précis. Cependant vous vous y ennuierez à mourir. Ce qui tombe bien car vous vous suiciderez parce que vous ne supportez plus les contraintes de votre patron. D'ailleurs changeons, vous allez tuer votre patron ainsi que bon nombre de vos collègues. Puis vous vous tuerez en sautant tu toit.
Quant à Mrs Lann, après la mort de votre mari, vous deviendrez folle aux yeux de tous et vous finirez vos jours dans un hôpital moldu, où tout le monde pensera que votre « monde de sorciers » n'est que fruit de votre imagination.
C'est là un cruel destin que vous avez. Mais bon, vous êtes une entrave au retour de mon père.
De loin, certes, mais une entrave quand même.
Bien amicalement
H. Gaunt
Harry incrusta un Pentacle de Prédiction en filigrane sur le parchemin. Ainsi, tout ce qui était marqué sur le parchemin allait se réaliser. Malheureusement, ce genre de pentacle puisait une trop grande quantité magique d'un coup pour pouvoir l'utilisé à tout va. Quand les Lann ouvriront la lettre, Harry perdrait toute sa magie pendant au moins deux jours. Heureusement ce genre de symptôme est également celui d'une vielle maladie sorcière, la Vulnerablea. Une plaie en temps de guerre. Harry souffrira donc, officiellement de cette maladie, se discréditant ainsi de tout acte magique dans les douze heures précédant la crise.
Tout était parfait. Harry glissa la deuxième lettre dans sa poche et monta dans son dortoir. Il prit le cahier de son père et l'ouvrit. Un message y était déjà inscrit.
« Harry,
j'ai senti que tu avais des problèmes à garder le secret de ton identité avec un autre élève. Comme je t'avais prévenu, j'ai forcé le lien magique entre nous et j'ai transmis des instructions directement à ton esprit. Je me fait une petite idée sur la façon dont tu as réagis et j'espère que tu as pris les précautions nécessaire pour ne pas te mettre plus en danger.
À bientôt, mon fils. »
Quiconque aurait lu cette lettre se serait imaginé un père inquiet pour son fils. Mais Harry savait les menaces qui pesaient dans ces mots. Mais il se contenta de sourire. Il avait devancé son père et avait, dans sa poche en ce moment même, les « précautions nécessaires ». Son père allait être fier de lui.
Harry alla aussi discrètement que possible, jusqu'à la volière. Il appela sa chouette qui vint se poser sur son avant bras, tendu à cet effet. Il lui donna la lettre des Lann et l'animal cligna des yeux en signe de compréhension, avant de s'envoler. Harry prit ensuite une chouette de l'école et lui tendit la lettre pour Dumbledore. La chouette le pinça avant de s'envoler.
Harry mis son doigt ensanglanté à sa bouche.
« Rappelle-moi de te tuer » grogna-t-il
Il regarda l'heure et se mit en route pour son cours de métamorphose. Au moment d'arriver devant la salle de McGonagall, Hermione sauta sur Harry.
« Merlin, merci. Tu vas bien. »
Perdu Harry demanda :
« Quoi ? Oui je vais bien. Pourquoi ? »
Hermione se recula et dévisagea Harry
« Eh bien, l'entretien. Tu semblais complètement angoissé. Je sais que tu n'as jamais aimé les entretiens alors je me demandais si tu allais bien. Et comme je ne t'ai pas vu revenir je me suis inquiétée. Je me suis dit: Oh mon Dieu -c'est comme ça qu'on dit chez les moldus- il lui est arrivé quelque chose, et s'il était tombé dans les escaliers ? Si les juges l'avait tué ? Et si... »
Dean arriva, suivit de Seamus et de Ron
« Doucement Hermione, respire entre deux mots. » taquina-t-il.
Hermione arrêta de parler et prit un grande inspiration.
« Enfin, tu vas bien et c'est parfait. Tiens au fait je t'ai prit le cours de Flitwick. »
Elle lui tendit une petit liasse de parchemins. Harry les prit et les lu en travers.
« Merci Hermione. Je ne sais pas comment je ferrai sans toi. »
« Oh c'est normal, et puis si j'étais pas là, Ron t'aurait prit les cours.. n'est-ce pas ? »
Le jeune Weasley sembla se réveiller.
« Hein, quoi ? Euh.. oui, oui bien sûr. »
Le groupe de Gryffondor éclata de rire. Hermione secoua la tête en signe de désespoir, mais son sourire trahissait le fond de sa pensée.
« Et sinon vous êtes prêt pour l'examen de la vielle Mcgo ? » demanda Seamus un peu trop fort.
« Je l'espère bien Mr Finnigan sans quoi je me verrai dans l'obligation de vous punir. » dit une voix depuis la salle de classe.
Seamus piqua un fard monstrueux tandis que les rires de ses camarades rouges et or augmentaient.
Seamus et son manque de tact... pensa Harry en souriant.
Les Poufsouffle avec qui ils avaient cours arrivèrent et les élèves entrèrent dans la salle. Seamus se fit tout petit en passant devant le professeur de métamorphose. Une fois assis, des questions s'inscrivirent au tableau et tous sortirent leur plume et leur parchemin pour y répondre. Hermione se mit a gratter frénétiquement le parchemin, se souvenant sûrement du cours apprit par cœur. Harry connaissait les réponses. Mais il ne les écrivait pas. En fait il n'écrivait rien, il pensait. Il pensait à Lann, qu'il avait tué de sang froid, à ses parents qui allait mourir prochainement. Il pensait aussi à Dumbledore. Ce vieux fou allait nuire au retour de son père. Il lui fallait un plan pour s'en débarrasser, et le plus tôt sera le mieux. Il mangeait le bout de sa plume l'air songeur. Il regarda un mouche passer, l'air de rien. Il se moqua de sa simplicité, et de sa bêtise. Il la regarda se cogner contre la fenêtre pour tenter de la traverser...
Si seulement tu étais un fantôme, tu aurais pu passer. Mais bon, tu n'es qu'un insignifiante créature de la nature. Une parmi tant d'autre.
Depuis l'entretien, et l'altercation dans les toilettes, Harry se surprenait de plus en plus à critiquer tout et n'importe quoi. Il pensait aussi à tuer tout et n'importe quoi. Imaginant les points positifs d'un Poudlard sans Rusard ou son horrible chatte puante et pleine de puces. Ils allaient tellement bien ensemble ces deux vermines. Enfin bon, Harry soupira et répondit a quelques questions, histoire de passer le temps. McGonagall fit le tour de la classe pour vérifier qu'il n'y ait pas de tricheries.
Cinq minutes plus tard, les copies étaient ramassées et le véritable cours commença. Il lui semble ennuyeux à mourir. Si bien qu'il repensa à la lettre des Lann et se mit à sourire bêtement. Il réussissait tous ses sorts, écoutait le cours d'une oreille absente et dessinait sur sa table.
La sonnerie retentit et les élèves se bousculèrent jusqu'au prochain cours : Potion. Le temps passait trop lentement au goût de Harry. Mais il ne laissait rien paraître. Il était aux yeux de tous le même, sauf peut-être pour Hermione. Plus il y pensait, plus il se demandai s'il allait devoir s'en débarrasser. Rogue passa à côté de lui et fit un discret signe d'approbation que seul Harry pu voir. Il était sûrement le seul non-serpentard à recevoir des compliments, ou juste l'approbation, du maitre des potions. Peut-être savait-il au fond de lui qu'il était le fils de son ancien maître. Le tout restait de savoir s'il reviendrait auprès de Voldemort à son retour. Harry l'espérait. Selon lui il ne pourrait trouver un meilleur professeur de potion, il serait donc dommage d'avoir à le remplacer.
La fin du cours arriva, Harry sortit dans le parc où il errait en solitaire. Si son père revenait maintenant beaucoup de choses allaient changer. Rester maintenant à le convaincre de revenir.
L'avenir était devant lui, et il en avait les clés.
À suivre
Voilà les amis encore un chapitre de clos.
Je m'excuse des erreurs potentiels présentes dans ce texte.
Bref j'espère que vous avez aimé.
Faites-moi part de vos impressions, bonnes ou mauvaises.
Dans le prochain chapitre, on aura le droit à un face-à-face avec notre pote Voldy-chou.
À très vite les gens !
Elwy
