Bonjour, bonsoir ^^!

Cela fait un long moment que je n'ai rien posté, ni même fait un tour sur le site. Ce long silence est dû à la fois à un manque de temps et d'inspiration. J'ai commencé beaucoup de fics que je n'ai pas terminées, dont celle-ci qui heureusement a presque trouvé sa fin ^^. Je la poste en deux partie, dont la deuxième ne saurait tarder (il lui manque juste une conclusion). Vous m'avez manqué, vous savez ^^?

Merci à Nolwenn pour ses dessins ^^! Hibari-san 3. Et Fran, totalement dans son personnage un peu masochiste pour énerver Mukuro, kufufu... Je ne sais pas pour la fic Instants et petites anecdotes, généralement j'écris une suite quand j'ai des idées ou quand j'ai pas envie de m'ennuyer à créer un scénario ^^. Par contre, j'ai une fic sur la Varia en cours, même si je ne sais pas quand j'arriverais à la terminer (Varia vs loup-garou. Un programme. Maintenant reste juste à sortir tout ce beau monde de la mouise où je les ai fourrés, et c'est pas facile ^^'). Merci aussi pour ta review sur ma fic de bleach! Le tour du Seiretei (abandonnée...) est la suite du tour de Las Noche nu, mais le problème de ces longues fics est qu'il faut trouver les idées pour les terminer - ce que je n'ai pas toujours :/. Pour finir, je m'excuse à mon tour de mon retard XD. Pourquoi ne te créerais-tu pas un compte? Si tu viens souvent, ce serait plus pratique pour toi ^^. Bonne lecture!

Now : Merci pour tes reviews ^^! Je suis ravie de t'avoir fait rire et que tu apprécies suffisamment la fic pour laisser des commentaires. Effectivement, je n'aime pas le XS ; peut-être que je préfèrerais les deux séparés et juste pour moi :P, mais comme ma bêta-lectrice adore ce couple aussi, il y a régulièrement des allusions. Hibari déchire ^^. En tout cas, j'espère que ce chapitre te plaira!


Tsuna savait d'expérience que toute idée de réjouissance « Vongola » tournait au combat pour sa survie. Aussi quand Reborn parla de la « journée de la gourmandise » avec un petit sourire aux lèvres, il savait que la dite journée allait être difficile et sans doute figurer au palmarès des choses qu'il aurait bien aimé oublier.

- Journée de la gourmandise? répéta-t-il d'un ton étonné, essayant de faire taire l'alarme qui criait « Ennuis! Ennuis! » dans sa tête, déclenchée par son hyper-intuition.

- Oui. Une journée consacrée aux plaisirs de la table.

Tsuna imagina un buffet géant concocté par Kyoko et Haru, avant que l'image idyllique soit balayée par la vision de Bianchi et de son poison cooking.

- Tu t'intéresses au programme, Tsunaze? fit l'arcobaleno, coupant à toute rêverie.

- Hum... Oui. Que va-t-il se passer? On est samedi, on n'a pas cours.

A quelle sauce allait-il être mangé?

- Et bien, il s'agit d'une série d'épreuves couronnées à la fin par un buffet géant. Même les filles y participeront.

- Hum, série d'épreuves? s'inquiéta le brun.

- Oui. Mais rien de bien méchant pour quelqu'un qui veut devenir un chef mafieux, se moqua le bébé.

- Je ne veux pas devenir mafieux! protesta Tsuna avant de se prendre un coup de pied qui le projeta par terre.

- Tout le monde t'attend dehors pour la première épreuve!

Forcé, Sawada sortit donc de la maison pour faire brusquement face à un brouhaha causé par tous ses gardiens et quelques autres. Tout le monde était là, y compris Chrome ainsi qu'Hibari qui la surveillait du coin de l'œil.

- Tsuna! cria Yamamoto en l'apercevant, mettant fin à la dispute qui divisait Ryohei et Gokudera.

Les filles rompirent leur « préparation mentale au combat » qu'elles avaient mise au point lors de moments perdus pour saluer le nouvel arrivant avec un grand sourire. Seul Lambo continua d'embêter Ipin.

- Allez! Tous au collège! annonça Bianchi en saisissant amoureusement son amant.

- Eh? Mais qu'est-ce qu'on fait? C'est quoi la première épreuve? interrogea celui qui était toujours le dernier à être au courant.

L'ambiance sembla se tendre d'un seul coup. Ryohei arrêta de crier sur Lambo qui dessinait sur ses vêtements. Le sourire de Gokudera devint d'un coup très gêné. Hibari fronça les sourcils. Haru eut l'air brusquement déterminée. Bianchi sourit d'un air qui ne présageait vraiment rien de bon et même l'innocente Chrome rougit légèrement. Seul Lambo resta normal et se mit à beugler :

- Mouhahaha! Le buffet sera à Lambo-san pour lui tout seul!

Autant dire que l'hyper-intuition de Tsuna lui recommandait de partir en courant tout de suite. Quelque chose n'était pas normal.

- Hum, il s'agit d'une course, Juudaime!

- NOOOON! PAS UNE COURSE! eut envie de crier le petit brun.

La dernière épreuve de ce genre avait été épique, et avait laissé des tensions entre les gardiens. Sans même parler du fait que la « punition » d'Hibari l'avait laissé boiteux pendant une semaine. RIP, innocence perdue. Il sentait très mal cette course.

- En fait, c'est une course où on est déguisé en pâtisseries, hahaha! le rassura Yamamoto. C'est marrant!

Tsuna se détendit légèrement, mais pas totalement. Il avait peut-être rêvé, mais la voix de son ami s'était faite hésitante au moment de parler. Et il y avait sans doute autre chose, mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Une course dans le collège, déguisés en pâtisseries. Si Hibari était d'accord (et il semblait l'être), pourquoi pas?

C'est une fois dans le collège qu'il comprit le problème.

Hibari, mettre un déguisement de pâtisserie? Impossible. « Hibari » et « déguisement de pâtisserie » étaient des mots qu'on ne mettait pas dans la même phrase, à moins d'inclure « Mukuro » et « illusion » au milieu. Et maintenant qu'il y pensait, l'illusionniste était étrangement absent, alors qu'il l'avait harcelé ces trois derniers mois pour la ré-édition d'une course. Le gardien de la brume n'avait pas non plus une tête à se déguiser en éclair au chocolat pour faire plaisir à quelqu'un, et encore moins à un mafieux.

Mais il était trop tard pour fuir. Et il devait admettre que le buffet valait le détour. Tout le gymnase était rempli de tables, et sur toutes ces tables il y avait des desserts regroupés par thème. Il y avait quatre mètres d'éclairs au chocolat de tous les goûts. Un pan entier de mur possédait des gâteaux aux fruits rouges, et quelqu'un d'observateur pourrait remarquer un léger dégradé allant du rouge fraise au rose framboise.

- Ouah! s'émerveilla Tsuna en passant devant des meringues de toutes les couleurs et tous les goûts.

- Oui. Mais pour cela, vous allez devoir le mériter, intervint Reborn. Mais d'abord, tirons au sort les déguisements. Tsuna! Tu commences!

- Hein? Euh... Oui, répondit l'interpellé en se rendant compte qu'il n'avait de toute manière pas le choix.

Léon se changea en chapeau dans lequel frétillaient des bouts de papiers. Saisissant l'un d'eux, Tsuna le lut, la mort dans l'âme.

- Euh... Chocolatine, annonça-t-il dans le silence de mort qui s'était installé.

- Bon choix, Juudaime! le soutint Gokudera.

- Hahi, je vais sortir le costume, s'exclama Haru en battant joyeusement des mains.

Tsuna retint un soupir ; il était pourtant évident que l'auteur des costumes ne pouvait qu'être la jeune fille. Cette dernière sortit deux énormes boules de tissu de nulle part.

- Tada!

- Idiote! se mit aussitôt à brailler Hayato. Ce n'est pas un costume de chocolatine! C'est un costume de religieuse au chocolat!

- Hahi?

- Hein?

- Ah, c'est vrai, commenta Yamamoto en examinant la grosse balle de tissu percé.

- Tu n'as pas assuré, Haru! trancha l'arcobaleno. C'est effectivement un costume de religieuse.

- Hahi...

La jeune fille eut d'un seul coup l'air très triste.

- Haru ne savait pas ce qu'était une chocolatine, alors elle a fait comme elle imaginait, murmura-t-elle.

- Ma, ma, ce n'est pas grave, Haru, la consola Tsuna. Moi non plus je ne sais pas ce qu'est au juste une chocolatine.

« Mais moi j'aurais pensé à regarder sur internet » se retint-il d'ajouter.

- Haha, en fait on appelle ça un pain au chocolat, ici, lui apprit le baseballer avec un sourire.

Le petit brun aurait préféré un costume de pain au chocolat. Parce que celui de religieuse... Il avait une grosse sphère moelleuse et très chaude qui commençait à partir de ses épaules pour ne laisser passer que ses jambes. Et pour la tête, il avait une espèce de casque en mousse marron clair avec une sorte de couvercle marron foncé (coulée de chocolat) et deux trous pour les yeux.

Il avait l'impression d'être déguisé en culbuto. Vraiment, le pain au chocolat aurait été plus maniable. Pour finir, Reborn semblait indéniablement satisfait des souffrances de son élève.

- Sawada fait une chocolatine EXTREME!

- Haha, on en mangerait! très réaliste, Haru!

- Merci Yamamoto!

- Imbéciles, c'est une religieuse, une religieuse! tempêta le fumeur.

- Humpf. Tant que c'est mangeable, trancha Hibari avec un micro-sourire sadique.

- HIIII! s'affola intérieurement Tsuna, se rappelant la dernière course et ses conséquences.

Le gardien du nuage avait gagné, après une course riche en rebondissements. D'ailleurs, jusqu'à la dernière seconde, il avait pensé être le « trophée » de Mukuro. Mon Dieu, la perspective effrayante. Suite à cette course, des tensions étaient apparues entre les gardiens, principalement entre Hibari et Mukuro (pourtant déjà en guerre ouverte), mais touchant aussi dans une moindre mesure tous les autres. Curieusement, Dino-san n'arrivait plus à avoir un tête à tête « entre boss mafieux » avec Tsuna sans qu'au moins l'un de ses gardiens ne veuille y assister... quand ce n'était pas tous.

Tenir tous ses gardiens en paix sans se faire violer au passage s'était révélé être un combat de tous les instants. Mais il l'avait gagné, par des moyens parfois tordus.

Petite devinette : Comment se débarrasser de Gokudera pendant un bon quart d'heure lorsqu'on s'appelle Tsuna?

Réponse : dire « Je sens la présence Mukuro autour de la maison /du lycée... Il s'approche de moi et ses intentions ne sont pas claires. »

Réaction d'Hayato : « Ne bougez pas Juudaime! Je vais vous protéger de ce pervers! ». Et il se précipitait dehors, laissant Tsuna aller aux toilettes/ délaisser ses devoirs quelques minutes/ prendre une douche/ etc.

Tsuna arrêta la blague le jour où Mukuro s'introduisit dans sa chambre précisément à ce moment là, le remerciant d'avoir opportunément congédié son chien de garde.

- Suivant!

La voix de Reborn le tira de ses souvenirs traumatisants, et il regarda Yamamoto tirer un papier avec le déguisement de croissant.

Yamamoto faisait un croissant extrême. Ryohei tomba plus mal que Tsuna en étant une pièce montée, Haru ayant même poussé le détail jusqu'à rajouter un chapeau avec un couple de mariés dessus. Chrome était une meringue très mignonne (« à croquer » lui souffla Mukuro, la faisant rougir de nouveau), et Gokudera un éclair au chocolat plutôt remuant. Kyoko et Haru firent deux délicieuses parts de tartes à la pomme capables de faire baver Tsuna. Lambo fut ravi d'être une tartelette à la framboise, quant à Hibari...

- Je refuse.

La réponse fut sans appel devant le costume de mille-feuille géant.

- Si tu ne mets pas le costume, tu ne participes pas à la course, rétorqua Reborn, ignorant le trouillomètre de Tsuna qui grimpait en flèche (forcer Hibari à se ridiculiser? Mais ça va pas?).

- Si je ne participe pas à cette course, elle n'aura pas lieu, répondit le chef du comité de discipline en sortant ses tonfas. On n'investit pas le collège sans mon autorisation.

- C'est d'accord. Le prêt des locaux contre le droit de participer sans costume.

- Hein? s'époumonèrent les autres.

- C'est injuste! gronda le gardien de la tempête.

- C'est comme ça. S'il n'est pas d'accord, on ne peut pas faire la course, vous savez? contra l'arcobaleno.

Et malgré les soupirs, les hurlements et les protestations, le manieurs de tonfa fut accepté dans la course.

- Euh, et maintenant, quelles sont les règles? interrogea Tsuna qui commençait à avoir vraiment trop chaud dans sa double boule rembourrée.

- Hum, lâcha Reborn d'un ton qui laissait transparaître un pointe de sadisme.

Les participants semblèrent se figer. L'alarme dans la tête du Decimo se mit à hurler à mort.

- Les règles de la course de la chocolatine sont les mêmes que celles de la dernière course.

Les mots mirent quelques secondes à parvenir au cerveau du futur parrain.

- HEIN? Les mêmes règles? Et la chocolatine... mais... C'EST MOI?

- Oui, Juudaime, même si vous êtes déguisé en religieuse, confirma son bras droit.

Le brun faillit en faire un malaise. Il aurait dû se noyer sous la douche. Sauter sous un camion. Ou peut-être même taguer un mur de Namimori devant Hibari-san. Tout, plutôt que de refaire une course comme celle de la saint Valentin.

- Pourquoi? demanda-t-il d'une voix mourante.

- Et bien, Mukuro a beaucoup insisté. Des tensions entre les gardiens subsistent concernant les amours de leur Boss. Il faut les évacuer. Pour cela, une course mêlant intelligence et habileté pour le corps et le cœur de leur Boss est la meilleure solution.

- NOOOOOOON!

- Baka-Tsuna, ça suffit les gamineries. Tu ne pourras pas être un mafieux digne de ce nom si tu fuis à la première difficulté venue.

- Tu en as de bonnes! C'est pas toi qu'on va essayer de violer! protesta la future victime.

- Un futur parrain Vongola doit être capable de se défendre seul, rétorqua le bébé.

- Sawada, on ne va pas te violer, juste te persuader à l'extrême! brailla Ryohei, résumant l'état d'esprit de tous les participants.

Les tonfas d'Hibari et le trident de Mukuro étaient extrêmement persuasifs eux aussi...

Il le savait. Il savait qu'il n'aurait pas dû se lever, ou plutôt, se lever tôt pour fuir. Il fallait toujours écouter son hyper-intuition.

- Bon, la course va commencer, déclara Reborn. Celui qui aura Tsunaze au bout de l'heure écoulée en fera ce qu'il voudra de l'après-midi.

- NOOOON!

- Tu as cinq minutes pour te cacher, Tsuna.

Et un coup de pied plus loin, une chocolatine-religieuse déambulait pesamment dans les couloirs, cherchant où cacher son imposante masse de tissu. Espérer courir avec ça était vain. Et où aller?

Le futur parrain envisagea sérieusement de se coincer à mort dans l'un des casiers du vestiaire de sport. Mais la vision d'un Mukuro déchirant lentement le tissu avec son trident le dissuada, ainsi que la perspective de mourir bêtement étouffé. Cerise sur la chocolatine, Hibari-san pourrait le mordre à mort pour avoir démoli du matériel de l'école, et, depuis le résultat de la dernière course, Sawada évitait le bureau du gardien du nuage encore plus qu'avant.

Quant à essayer de retirer l'encombrant costume, il était incapable d'atteindre ne serait-ce que la fermeture éclair. Même retirer sa tête était impossible. Il avait l'impression d'être un kulbuto en cavale. Il ne manquait plus que Dino et la Varia pour que la situation soit vraiment foireuse. Le Decimo se demanda brièvement si l'arcobaleno avait poussé le sadisme jusqu'à les inviter comme la dernière fois.

Secouant la tête pour chasser la vision d'un Squalo déguisé en crêpe, Tsuna se dirigea vers le toit. Avec un peu de chance, personne ne penserait qu'il s'était réfugié en plein milieu du territoire personnel d'Hibari. De toute manière, il était fichu à la première personne croisée : il ne pouvait même pas courir, alors que les autres avaient une plus grande liberté de mouvement. Il soupira et hésita à s'assoir contre le mur : serait-il capable de se relever? Rien que franchir les portes était déjà difficile...

En bas, la tension était à son comble. Gokudera jetait des regards furieux au chef du comité de discipline qui espionnait du coin de l'œil la gardienne de la brume, s'attendant à voir apparaître son pire ennemi. Lambo braillait qu'il voulait commencer, et Haru le retenait avec peine. La pièce montée de Ryohei s'agitait au rythme de son impatience. Yamamoto semblait concentré comme s'il s'apprêtait à lancer une balle. Seule Kyoko affichait un sourire calme et impatient.

- Partez! lança Reborn dans son mégaphone. Su à la chocolatine!

Les concurrents s'éparpillèrent aussitôt, essayant de deviner où pouvait bien se cacher Tsuna.

- Oh non! murmura celui-ci, ne sachant que faire.

Dès que Hibari eut tourné dans un couloir, Mukuro prit le contrôle de Chrome, faisant exploser le costume de meringue. Il était hors de question pour lui que l'alouette gagne une deuxième fois.

..oOoOo..

Tsuna courait dans les couloirs, ou plutôt, se dandinait frénétiquement pour échapper à ses poursuivants. Il avait eu de la chance, le toit avait été une idée lumineuse. Lumineuse, mais risquée, et chargée en émotions.

Contrairement à toutes ses attentes, c'était Ryohei qui l'avait trouvé le premier manquant de rester coincé dans la porte. Oui, sa pièce montée n'était pas vraiment maniable. Et alors que le boxeur lui affirmait qu'il démonterait à l'extrême tout concurrent, Gokudera avait fait son entrée. Tsuna réagit rapidement :

D'abord les retenir de s'entretuer.

Ensuite, empêcher Ryohei de hurler, ce qui rameuterait tout le monde.

Une fois ceci plus ou moins fait, dire à Gokudera de ne pas crier sur Yamamoto, apparu sur ces entrefaites. Car, n'en déplaise à l'italien, le croissant du baseballer et l'éclair au chocolat du fumeur avaient la même couleur, mais elle était différente de celle de la chocolatine. Ce à quoi Gokudera répondit que le chocolat était le même que celui du Juudaime.

Puis Tsuna ne parvint pas à faire taire le boxeur qui cria qu'ils étaient surtout jaloux à l'extrême, et que lui et le petit brun partageaient la même forme ronde et encombrante.

Et, sentant l'aura de Mukuro se rapprocher dangereusement de la porte d'accès du toit, il recula le plus loin possible, préférant mettre de la distance entre lui et le pervers patenté qu'était l'illusionniste.

- S'il vous plaît, arrêtez de vous battre! supplia-t-il en voyant un éclair au chocolat et une pièce montée prêts à en venir aux mains.

Pour ne pas changer, personne ne l'écouta.

- Kufufu... Que voilà une charmante chocolatine, susurra une voix près de lui.

- Mukuro!

Le gardien de la brume souriait, une lueur inquiétante dans le regard. En entendant Ryohei prendre à partie un bout de mur en l'appelant Tsuna, l'intéressé compris qu'il était dans une illusion. Ses amis ne le voyaient pas. Il était donc seul avec Rokudo.

- Je vais te manger, Tsunayoshi-kun, annonça-t-il d'une voix mielleuse.

Le trident se changea en fourchette géante que l'autre pointa vers sa victime avec un sourire sardonique.

- Hiii! Mukuro! Arrête!

- Oya, prenons le temps de déguster...

Utilisée comme levier, la fourchette fit doucement glisser la tête du costume. Tsuna se rencogna contre le grillage qui délimitait le bord du toit. Et essaya de fusionner avec lorsqu'il rencontra le regard gourmand de son agresseur. Les yeux de Mukuro s'écarquillèrent de surprise ; normalement, ce genre de prouesse restait impossible au dixième Vongola.

Par contre, que le grillage cède était tout à fait réalisable. Il y eut un crissement métallique et le petit brun partit en arrière. L'illusionniste bondit, trop tard.

- AAAAAAAHH!

- Tsuna! Sawada! Juudaime! crièrent ses gardiens dans un bel ensemble discordant.

Le petit brun pensa que, s'il s'en sortait, il irait dire deux mots à Hibari-san concernant l'état des grillages.

- Pouf! fit-il en tombant sur le sol.

Son costume était vraiment rembourré : il ne s'était pas fait mal, mais se faisait l'effet d'être une tortue bloquée sur le dos.

- JUUDAIME! hurla Gokudera d'un ton désespéré qui n'était pas sans rappeler un chien qui hurle à mort.

- TSUNA! Tu vas bien?

Yamamoto.

- Oui ça va! cria-t-il en retour, agitant la main pour leur montrer que, non, la chocolatine ne s'était pas transformée en crêpe-nutella.

La porte du toit s'ouvrit sur Hibari, qui découvrit le grillage cassé et le bureau des réclamations ouvert.

- Toi, connard! C'est ton école! Tu peux pas veiller sur l'état du matériel plutôt que de nous faire chier avec ton règlement? attaqua Hayato, furieux. Le Juudaime a failli mourir par ta faute!

- C'était extrêmement dangereux Hibari!

- Je te ferais payer cher la moindre égratignure du Decimo, menaça Mukuro d'une voix doucereuse. Après tout, tu nous bassines avec ton école, c'est donc de ta responsabilité si le grillage n'est pas assez solide.

- Allons, Tsuna va bien et Hibari ne peut pas vérifier tout le matériel de l'école, tenta Yamamoto pour calmer le jeu.

- Vous formez un groupe, herbivores, rétorqua Hibari en sortant ses tonfas. Et qui a cassé ce grillage?

Le principal sujet de la conversation avait tant bien que mal-même réussi à trouver un point d'appui en roulant sur lui-même, et après quelques secondes d'effort, s'était finalement remis d'aplomb.

- Sawada s'est juste appuyé sur le grillage et celui-ci a cassé à l'extrême! Il aurait pu extrêmement se blesser! vociféra Ryohei devant le peu de réaction d'Hibari.

Ce dernier eut un petit sourire sadique.

- Oh? C'est le petit herbivore qui est responsable? Ça mérite une punition sévère dans mon bureau.

Le sourire disparut.

- Et le paiement des dégâts, bien sûr, ajouta-t-il le plus sérieusement du monde.

- Le Juudaime a failli mourir par ta faute et tu veux en plus le faire payer? s'étouffa Gokudera dont le visage devenait de plus en plus rouge. Je vais te tuer!

- Tu es extrêmement injuste! Réglons ça en un combat d'hommes, à l'extrême! beugla le boxeur, lui aussi furieux.

- Ce n'est pas vraiment cool, Hibari, protesta le baseballer.

- Tout dégât effectué sur les bâtiments et le matériel de l'école mérite punition et réparation, annonça froidement le chef du comité de discipline, montrant qu'il n'avait pas changé d'un iota depuis leur première rencontre.

- Oya, je crois que non seulement ta chère école mais aussi ta petite personne vont subir de gros dégâts. Tu as failli tuer ma cible, affirma Rokudo, vindicatif, se retenant d'ajouter quelque chose à propos de la virginité de ladite cible.

- Sawada Tsunayoshi est vivant et en bon état. Contentez vous de ça, et dispersez vous avant que je vous morde à mort.

- Crève! cria Gokudera en allumant son anneau de la tempête.

- Arrive, répliqua Kyoya.

- Kufufu, ricana Mukuro en préparant lui aussi son trident.

Plus bas...

- Mais qu'est-ce qu'ils font? s'affola Tsuna en entendant le ton monter.

- Et bien, ils vont s'entretuer pour toi, lui apprit Reborn qui se trouvait derrière lui.

- C'est pas vrai! couina le petit brun en se prenant la tête à deux mains.

Ce n'était que la onzième fois depuis le début de la semaine. D'accord, on était samedi, mais quand même...

- Crève! tonna la voix de Gokudera sur le toit.

- Mais ils sont vraiment sérieux! Ils vont tous se mettre sur Hibari-san! Arrêtez! Tout le monde! Arrêtez!

Personne n'entendit.

- Ils sont parfois enquiquinants, murmura pour lui même Tsuna en hypermode.

Malgré toute la bonne volonté de ce mode, il se faisait l'effet d'une espèce de boule volante. Super-pâtisserie allait sauver le monde... Et en attendant, il (elle?) allait séparer ses gardiens avant qu'il n'y ait des blessures graves ou des morts.

- Arrêtez! ordonna-t-il en flottant au dessus de la bataille.

- Juudaime! s'émerveilla le fumeur.

Le dixième du nom arrivait à avoir la classe même déguisé en religieuse au chocolat. Un regard ferme, des gants lumineux, un corps fin et souple mis en valeur par la boule de tissu grotesque qui l'entourait. Et sans la tête du costume, on voyait mieux ses traits fins et nobles. D'ailleurs, le Juudaime n'était plus déguisé en religieuse, vu qu'il manquait la boule de pâte supérieure. Ce n'était pas un éclair au chocolat, vu qu'il était rond, et définitivement pas une chocolatine. A défaut, l'italien l'appellerait chocoligieuse.

Le Juudaime était vraiment un cas à part.

..oOoOo..

Course (n,m) : activité physique communément appelée « jeu » qui consiste à attraper le premier une victime dans le but de lui faire subir toutes sortes de choses, y compris (et surtout) licencieuses. synonyme : torture psychologique.


J'espère que cette « reprise de fic » vous a plu! Sur ce, je vais me coucher, il est tôt ^^.