Disclamer : Un jour je serai Square Enix à la place de Square Enix et ils seront tous à moi. (niark, niark, niark !) En attendant je me contente juste de les emprunter en essayant de ne pas trop les user pour que les autres fanficeuses puissent les utiliser.
Note 1 : J'ai pas envie de faire de note pour m'expliquer alors j'en fais pas, na ! ( Seifer : Mais quelle gamine... T'es sûre que t'es bien en prépa ? )
Sinon, je remercie flammula, ma bêta lectrice pour tout le travail qu'elle fait en me corrigeant (surtout qu'après vérification, je me suis rendue compte que j'avais laissé pleins de fautes toutes pourries dans mon document.) Puis aussi à Redy et à Squallyboy pour leurs reviews !
F... Comme Fautif.
Irvine se sentait gêné et fautif sous le regard peiné et colérique de Seifer mais il n'osait pas détourner ses yeux de ceux du blond, de crainte de croiser ceux de Quistis et Selphie. Et là, aucun doute sur le fait que les deux jeunes filles devaient être positivement furieuses contre lui. Et il ne voulait pas mourir si jeune. Elles allaient l'étriper… Enfin, si Seifer ne l'avait pas massacré avant, après que la colère ait remplacé la honte et la douleur. Sa fin de journée risquait d'être douloureuse. En même temps, il le méritait vraiment. La nana qu'il embrassait au moment où les autres rentraient dans la salle se tenait crispée à ses côtés, inquiète de l'orage qu'elle pressentait. Hé, c'était pas de sa faute à elle ! Elle ignorait qu'il était maqué le beau rouquin qu'elle draguait ! Elle était nouvelle, personne ne l'avait prévenue qu'il était en couple… Surtout avec un autre mec, canon lui aussi ! C'était vraiment de la concurrence déloyale ! Mais pourquoi les beaux mecs étaient tous gays… ou bi avec un peu de chance ? Elle aurait bien aimé parler, voire même s'excuser mais vu le regard que le blond lui avait lancé avant de se retourner vers son mec, il valait mieux éviter. Elle le vit se mettre en mouvement et rentra la tête dans les épaules, de peur de se prendre un coup. C'était qu'à son avis, même une petite baffe du grand Seifer Almasy devait sérieusement amocher les gens. Mais il ne se passa rien de tout ça et le seul bruit qu'elle entendit fut un claquement de porte. Elle releva la tête prudemment et vit que le jeune homme avait quitté la salle, pour son plus grand soulagement, mais aussi que les deux autres filles la fusillaient du regard. Oups. La plus grande, Quistis si elle se souvenait bien, lui désigna la sortie.
« Tu sors ! Le ton était polaire et pas vraiment engageant, mais la jeune fille fautive tenta quand même de se justifier.
- Je suis désolée, je ne savais pas qu'il était pris, je viens seulement d'intégrer…
- Dégage ! »
Cette fois-ci, ce fut l'autre fille qui prit la parole, une brune du nom de Selphie et qui semblait vouloir lui arracher les yeux de la tête. Sans perdre son temps et sans un regard en arrière, l'inculpée prit la poudre d'escampette et l'attention des deux Seeds se tourna à nouveau vers le pauvre Irvine qui n'en menait pas large. Il fit mine de partir jusqu'à ce que Quistis se plante sur le passage, les mains sur les hanches.
« Pas si vite, Irvine Kinnéas. On a une petite discussion à avoir tous les trois.
- Heu…
- Et n'aggrave pas ton cas ! Comment as-tu pu faire ça à Seifer ?
- En quoi ça vous regarde ?
- Parce que quand on brise le cœur de quelqu'un, y a des gens derrière qui en ramassent les morceaux, imbécile ! s'exclama Selphie en bonne petite sœur surprotectrice. Alors j'espère que tu as une bonne explication !
- C'est elle qui est venue me voir !
- Et je suppose que tu n'as pas pris la peine de lui dire que tu avais déjà quelqu'un ?
- Euh…
- T'es vraiment nul !
- Je suis désolé…
- C'est pas à nous qu'il faut dire ça, abruti ! le coupa Quistis d'un ton sec, en bonne grande sœur tyrannique. Et je t'interdis d'aller voir Seifer maintenant, il a besoin d'être tranquille. Et tu as intérêt à trouver quelque chose de convaincant à lui dire, parce que je doute qu'il ait vraiment envie de t'entendre.
- Tu penses que c'est vraiment foiré entre nous ? demanda alors le cadet d'une toute petite voix désolée ce qui parut calmer (un peu) les filles en furie.
- Honnêtement, je ne sais pas Irvine, soupira la plus âgée. Seifer réagit parfois de façon inattendue et c'est la première fois qu'il se retrouve dans cette position. Je doute sérieusement de sa réaction. J'imagine qu'il doit se morfondre dans un coin.
- C'est de ma faute ?
- Eh bien, étant donné que c'est toi qui l'a trompé, je dirais que oui, lui fit remarquer Selphie encore énervée, ce qui lui attira un regard noir de Quistis.
- Je ne l'ai pas trompé ! C'était un accident !
- J'arrive pas à croire que tu arrives à nous sortir une excuse aussi pourrie… C'en est même pas une d'ailleurs !
- Selphie !
- Quoi ? fit-elle en se tournant vers la blonde. J'en ai marre que ce type puisse pas s'empêcher de sauter sur tout ce qui bouge !
- Ne dis pas ça, la réprimanda-t-elle en faisant les gros yeux.
-Si j'le dis ! J'ai pas envie que Seif' ait le cœur brisé à cause de lui. Bon, ajouta-t-elle en se retournant vers le principal concerné, tu comptes faire quoi pour recoller les morceaux ?
- Je sais pas, avoua-t-il en baissant la tête. Je ne sais vraiment pas quoi lui dire. Je n'ai pas envie de le perdre.
- C'est déjà un bon début, sourit Quistis. Mais je te conseille d'attendre ce soir pour le lui dire. Avec un peu de chance, il se sera un peu calmé.
- Mouais, en attendant, il va déprimer tout seul dans son coin, ronchonna la brune.
- Seeelphie… »
Après sa discussion avec les filles (où plutôt son engueulade faite dans les règles de l'art) Irvine passa l'après-midi et la soirée à traîner sans but dans les couloirs, n'osant pas rentrer dans sa chambre de crainte d'y rencontrer Seifer et évita soigneusement tout ceux qui pouvaient être au courant de l'affaire. C'était lâche de sa part, il devait bien l'avouer, mais il avait peur d'entendre Seifer lui dire qu'il ne voulait plus le voir… Et que Raijin et Fujin lui cassent la figure pour lui apprendre à rendre leur chef bien-aimé triste. Évidemment, plus il réfléchissait au problème, moins il y trouvait d'issues favorables et plus il s'imaginait des scénarios catastrophiques. Il ne voulait pas que Seifer le quitte, il ne voulait pas le savoir avec quelqu'un d'autre, il ne voulait pas ne plus jamais pouvoir le voir ou le toucher… Il fut coupé à ce moment là dans ses réflexions par Linoa qui se planta devant lui, un air mauvais inscrit sur ses traits.
« Euh… Salut ? essaya Irvine un peu crispé.
- Qu'est-ce que tu fais encore là ?
- Euh… Je compr…
- Ose me sortir que tu ne vois pas ce que je veux dire et je te patafiole, le menaça-t-elle en pointant un doigt fin vers son nez. Alors, tu comptes aller voir Seifer quand ?
- Depuis quand ce sont tes oignons ?
- C'est pas ça le problème, répliqua-t-elle en montant dans les aigus. Va immédiatement lui parler ou je te change en grenouille.
- Tu n'oserais pas !
- On parie ? Va le voir maintenant !
- Mais…
- Non, tout de suite !
- Bien, chef ! Mais on dirait que l'autoritarisme de Squall a fini par déteindre sur toi.
- Irviiine…
- C'est bon, j'y vais… »
Le jeune homme roux s'achemina en direction de la chambre qu'il partageait avec son petit copain en traînant des pieds. Il ne sentait pas, oh non, il ne sentait pas du tout du tout que ça allait bien se passer. Avec un peu de chance, il en sortirait vivant mais il en doutait. Il toqua timidement à la porte de son dortoir mais n'entendant personne lui demander de dégager, il prit le risque d'ouvrir doucement la porte et franchit le seuil de chez lui pour se stopper net. Sur le lit, dans la chambre plongée dans l'obscurité, Seifer le regardait d'un air maussade. Apparemment, il n'avait pas pris la peine d'allumer la lumière quand la nuit était tombée. Irvine fit un petit geste de la main, un peu crispé et annonça qu'il allait éclairer la pièce, ne trouvant rien d'autre à dire. Il se dirigea vers l'interrupteur, se cognant au passage la hanche contre la table et s'apprêtait à presser le bouton quand la voix de Seifer résonna derrière lui.
« J'espère qu'elle était bonne, au moins, fit-il d'un ton glacial.
- De quoi tu parles ? s'étonna Irvine.
- De la greluche que tu t'es tapée. Désolé que les filles et moi on ait dû te gêner dans tes projets pour ce soir.
- Mais qu'est-ce que tu racontes ?
- Putain, mais tu le fais exprès ou quoi ? Quitte à te taper des filles en plus de moi, choisis-en des pas trop moches, pas comme celle-là !
- Seifer, soupira le roux en se massant le nez, je ne me suis tapé personne.
- Vraiment ? renifla le jeune homme d'un geste assez dédaigneux, du moins en apparence. Tu sais, si je ne te suffis pas ou si tu en as marre de moi, dis-le tout de suite au lieu de te taper d'autres filles en cachette. Au moins, je saurai à quoi m'en tenir. »
Malgré son air de je-m'en-foutisme total, quelque chose prédisait à Irvine que Seifer était plus au bord des larmes qu'autre chose. Le sniper regarda autour de lui. Vu le chaos présent dans la pièce, son blond de petit ami avait dû se défouler sur ses affaires quand il était rentré. Mais mieux valait ses fringues que lui et de toute façon, ce n'était pas le moment de faire ce genre de commentaires. Surtout que le gunbladiste semblait en pleine crise de sous-estimation de lui-même. Et merde ! Sûr que Seifer avait dû se faire autant de films que lui à cause de la scène qu'il avait vue. Et qu'il avait dû se dire que son mec en avait marre de lui et aller chercher de la distraction ailleurs, que son playboy de petit copain en avait marre de jouer les gays et qu'il avait décidé de renouer avec ses vieilles habitudes et aller flirter ailleurs, avec des nanas. Bon, Irvine devait bien reconnaître que l'incident portait à confusion, surtout quand on connaissait son ancienne réputation. Le jeune homme se mordit les lèvres : il avait un petit copain en pleine dépression « Snif, mon sniper de mec veut plus de moi » et il devait maintenant lui prouver que c'était lui qu'il aimait. Plus facile à dire qu'à faire. Mais au moins, les morceaux semblaient plus faciles à recoller que ce qu'il avait pu s'imaginer. En tout cas, il comprenait pourquoi Linoa voulait à ce point qu'il aille parler dans les plus brefs délais avec Seifer. Faudrait que les filles lui expliquent un jour sérieusement pourquoi le fait qu'il soit en couple avec le blond les intéressait tant. Parce que l'explication d'une Selphie à moitié hystérique qui criait que le yaoï vaincrait tout ne l'avait pas tellement convaincu. Surtout qu'il n'y avait rien compris. Mais en se rappelant la tête qu'avait tiré Seifer lorsque lui avait compris, il se disait qu'il ne voulait peut-être pas savoir, finalement. Mais pour le moment, le problème n'était pas là. Il soupira en se demandant par quel bout il devait prendre le problème et s'assit près de l'épéiste, suffisamment près pour pouvoir passer un bras autour de ses épaules mais pas trop pour pouvoir s'écarter si jamais le blond voulait lui en coller une.
« Qu'est-ce que tu fous ? siffla Seifer en se dégageant de l'étreinte. Va retrouver ta copine et fous-moi la paix.
- Ce n'est pas ma copine.
- Vraiment ?
- Écoute, je la connais même pas cette fille, c'est elle qui est venue me voir après le repas pour me parler.
- Tu pourrais trouver plus convaincant quand même. Et après tu vas me dire qu'elle t'est tombée dans tes bras, et qu'elle s'est jeté sur toi pour t'embrasser au moment même où on entrait ?
- Y a un peu de ça.
- Et prends-moi pour un con aussi, je te dirai rien ! »
Seifer se leva sèchement en repoussant Irvine avant d'aller observer une photo d'eux deux. De rage, il envoya le cadre à la tête de son copain qui se pencha pour l'éviter et l'objet alla s'éclater sur le mur derrière lui. Il avait attrapé un deuxième cadre photo lorsque Irvine attrapa son bras pour le bloquer avant qu'il ne casse encore quelque chose. Le blond tenta de se dégager, mais son petit copain fut plus rapide et lui attrapa les deux poignets pour l'empêcher de bouger en les lui tordant assez pour qu'il ne parvienne pas à se libérer mais pas trop pour éviter de lui faire du mal. Après quelques minutes de lutte inutile, le gunbladiste arrêta de se débattre mais sans pour autant regarder le sniper qui se demandait s'il allait enfin pouvoir s'expliquer avec son mec.
« Bon, t'as fini, on peut parler ?
- Va t'faire.
- Je prends ça pour un oui. Bon, comme je te l'ai dit, cette fille est venue me parler et elle m'a embrassé.
- Tu ne l'as pas repoussée, l'accusa Seifer.
- Je suis qu'un mec, Seif', je suis pas invincible. Et peu de mecs disent non quand une jolie fille décidée vient leur tomber dans les bras.
- Mais tu étais avec moi ! Pourquoi tu le lui as pas dit ?
- Je suis désolé. Je ne voulais pas te blesser.
- J'en ai rien à foutre.
- Moi si. Parce que tu vois Seifer, t'as beau avoir plein de défauts, dont celui de ne pas avoir confiance en moi…
- Va t'faire.
- T'es quand même le mec avec lequel je sors et dont je suis éperdument amoureux.
- Facile à dire.
- Si tu veux que je te le prouve…
- Je veux surtout que tu me rendes mes bras que tu n'as toujours pas relâchés depuis tout à l'heure !
- Ah désolé, s'excusa le roux en exécutant l'ordre qui lui avait été donné. C'est mieux, comme ça ? Hey, Seifer, arrête de tirer la tête.
- Et tu veux que je fasse quoi d'autre ? Un moment je te vois avec une nana dans les bras, un autre tu me dis que tu m'aimes ! Tu veux que je crois quoi, moi ?
- Ce serait bien que tu me crois, moi. Surtout quand je te dis que j't'aime.
- Alors prouve-le-moi. Prouve-moi que tu m'aimes.
- À tes ordres, chef !
- Hé… »
À ces mots, Irvine poussa Seifer pour l'envoyer sur le lit et écrasa ses lèvres sur celles du blond dans un baiser des plus possessifs, étouffant toutes les protestations que l'autre pouvait avoir. Seifer voulait qu'il lui prouve son amour ? Et bien il allait le faire mais l'épéiste ne devait pas se plaindre le lendemain d'avoir mal au cul. Le sniper enveloppa son petit copain dans un tourbillon de caresses, toutes plus délicieuses et osées les unes que les autres, le pressant contre son torse pour obtenir plus de lui. Tout ce qu'il avait, c'était des morceaux de Seifer, le torse de Seifer, les lèvres de Seifer, les mains de Seifer, les yeux de Seifer, le ventre de Seifer… Jusqu'à ce qu'il plonge en lui et qu'il ait Seifer en entier, en entier contre lui, autour de lui, près de lui et qu'ils ne fassent plus qu'un. Il voulait rester avec lui pour toujours, ne pas le lâcher. Mais l'étreinte prit fin trop rapidement à son avis et il resserra ses bras autour de son blond, de peur que son ange ne s'envole loin de lui une fois qu'il aurait refait le trajet septième ciel – Done dans l'autre sens. Mais Seifer se contenta de se blottir plus étroitement contre lui et de murmurer quelque chose de quasi-indistinct avant de s'endormir. Cependant, Irvine saisit quand même ses paroles et embrassa possessivement sur la tempe pour dissiper ses derniers doutes.
« Ce n'est pas de toi dont je doute, cow-boy, mais de moi. C'est en moi-même que je ne crois pas. »
Nied : Si vous avez envie de me dire ce que vous en pensez, c'est le bouton vert en bas. Si vous voulez m'envoyer des fleurs ou des tomates, c'est encore le bouton vert. Si vous voulez lyncher Irvine, c'est toujours le même bouton vert.
Irvine : C'est parce que tu m'aimes pas que c'est la deuxième fois que je trompe Seifer ?
Nied : Hum... C'est une étude de ton comportement dans le jeu : tu sautes sur tout ce qui bouge !
Irvine : C'est pas vraiiiiiii !
Nied : Irvy ? Ta gueule, merci. Sinon, je te lynche à la place des lectrices...
Irvine : Mais...
Nied : N'oublie pas le parapluie vert, Irvine, n'oublie pas le parapluie vert !
