Titre : White Day

Genre : Romance / Humour

Auteur : Yaoi-no-ongaeshi (Tsukiyo)

Disclaimer : Les personnages appartiennent à Shungiku Nakamura.

Résumé : Pour le White day, les trois couples ont décidé de partir dans un ryokan. Une petite balade va les mener sur un chemin particulier ^^

Note : Merci pour vos reviews ^^ Désolée pour le retard, j'ai eu une longue période de révisions et d'examens mais la torture est terminée ^^ Alors voici la suite ! Et encore désolée ^^" Voici un chapitre plutôt calme et sucré. Bonne lecture ! ^^

Le chemin de la vérité.

Sur le chemin qui menait au vieux temple, les trois couples admiraient et s'émerveillaient sur les paysages sauvages qui se dressaient devant eux.

C'était un chemin de terre qu'empruntaient les pèlerins afin d'accéder à la voie de la sagesse et du calme intérieur. Mais la troupe était loin d'être calme, les discussions, les rires et les cris animaient l'avancée.

Alors qu'Usagi-san discutait avec Miyagi, Misaki en profita pour s'approcher du professeur et lui demanda le plan.

- Nous verrons son comportement au temple. Plus jeunes, il m'a souvent accompagné mais il restait toujours de marbre face à tous les évènements plus ou moins religieux.

- Vous… pensez vraiment que…ce sont des…aliens ? demanda Misaki, hésitant.

- Les aliens n'existent pas ! C'est ridicule !

- Petit impertinent, tu n'y connais rien !

Une pseudo-dispute éclata entre le professeur et le jeune terroriste qui fut calmée par Nowaki.

- Tu crois au destin et non aux aliens ? cria le professeur.

Touché, Shinobu trouvait la remarque pertinente, ce professeur était vraiment quelqu'un d'intéressant.

C'est alors qu'un complot débuta entres les trois, laissant Nowaki rejoindre les deux autres adultes qui l'avaient interpellés.

- Kusama-san, je voudrais vous remercier d'avoir eu cette grande idée de ryokan.

- Euh… de rien. Nowaki ne comprit pas vraiment pourquoi le professeur Miyagi le remerciait.

- Je n'avais aucune idée de cadeau pour le White Day et c'est Kamijyou qui m'a dit que vous lui aviez offert un séjour dans un ryokan. Cela m'a sauvé la vie, j'étais déjà en retard.

Usagi-san écouta le récit et hocha la tête en signe d'approbation, c'était une très bonne idée qu'un voyage dans une auberge en plein Kyoto.

Nowaki lui sourit largement, Hiro-san avait parlé de son présent, il en était heureux bien qu'il se doutait qu'il n'était pas du genre à se vanter. Quoi qu'il en soit, il était content.

- Pourquoi Kyoto ? demanda Usagi-san.

- Hé bien, j'avais entendu parler d'un cadre très agréable et je n'ai jamais visité la région…

L'écrivain se doutait bien que ce n'était pas une personne à penser pour lui en premier, Hiroki avait de la chance d'avoir trouvé un jeune homme si aimant et attentionné.

Il le fixa, cherchant à lui faire cracher la vérité.

- A vrai dire, j'espérais…enfin… Hiro-san est originaire de cette région… et

- Tu voudrais qu'il te présente à sa famille ?

Miyagi écarquilla les yeux alors qu'Usagi-san sourit. Le professeur pensa à cette situation, il devrait bien lui aussi faire face à ce problème un jour. Savoir que ce jeune homme n'hésitait pas à s'y plonger lui donna une opinion plus respectueuse du médecin et du courage.

- Non ! Je ne pourrais pas… demander cela à Hiro-san…s'il ne le souhaite pas… je voulais surtout partager des souvenirs avec lui…dans sa région d'origine et…j'espérais qu'il partage ses souvenirs d'enfance… tout en disant cela, il se sentait gêné d'avouer ainsi ses intentions bien qu'elles ne fussent qu'innocentes.

- Tu es trop gentil, ne te laisse pas marcher sur les pieds par Hiroki. Tu devrais imposer un peu plus tes désirs, conseilla Usagi-san.

- Ca a l'air difficile avec lui mais la dernière fois tu l'as bien démontré, le professeur Miyagi fit référence à leurs retrouvailles mouvementées dans la bibliothèque.

- Oh, Hiro-san est adorable et j'arrive à lui faire comprendre mes désirs.

- Oh ! firent les deux autres.

La conversation vira rapidement à un domaine plus sexuel, dans lequel chacun livrait quelques informations de leur intimité. Nowaki le fit avec difficulté mais chacun ne donnant que des informations générales.

Les trois autres comploteurs qui marchaient plus à l'avant (et formaient le groupe des ukes XD), cherchaient tous les indices d'une attaque d'aliens.

- Bien nous avons, les manuscrits rendus à l'avance, ensuite ?

- Euh… il ne m'a pas beaucoup…euh… touché…

- Baisse de libido ? Non disons, pseudo-abstinence.

- Ce mot effraya quelque peu Misaki qui malgré ses protestations appréciaient ces moments e plaisir. Il dut se gifler intérieurement pour avoir pensé ainsi et divaguer sur les caresses et plaisirs qu'Usagi-san lui procuraient.

- C'est toujours lui qui fait le premier pas ? Shinobu venait de soulever un problème important.

Les deux autres se figèrent, dans leurs cas, les deux étaient plutôt des adeptes du j'attends-qu'il-me-saute-dessus et trouvaient la question gênante.

- Moi, j'aimerai qu'il fasse le premier pas, c'est toujours moi qui doit le pousser à bout.

Les yeux écarquillés, le professeur et l'élève se regardèrent, ce jeune homme était vraiment étrange.

- Alors ? La question fit revenir les deux hommes à la réalité.

- Euh… oui…c'est lui…qui fait…le premier pas…, Misaki réussit à parler malgré les rougeurs fluos de ses joues.

- Toujours ?

- Oui… ce minuscule oui fut murmuré. Comment pouvait-il dire tout cela sans se sentir aussi gêné qu'il ne l'était déjà ?

De son côté, Hiro-san réfléchit à sa relation, il est vrai que c'était souvent Nowaki qui faisait le premier pas, même s'il l'avait déjà embrassé de sa propre initiative lors de leurs retrouvailles dans la bibliothèque de l'université. Ce souvenir lui donna chaud. Il usait souvent de sa frilosité pour réclamer un geste de son amant, pouvait-il classer cela comme un premier geste ?

- Tu devrais peut-être, ça fait toujours plaisir et rassure l'autre que tu as envie d'être avec lui. Tu ne penses pas qu'il doit se sentir parfois triste et sans intérêt si tu ne fais qu'attendre ? Chacun aime se sentir désiré et aimé, le premier geste est une preuve d'amour.

Ce discours plongea le petit groupe dans une réflexion silencieuse, chacun pensant à sa situation.

« C'est vrai que je n'exprime jamais mes sentiments alors qu'il le fait sans cesse mais il sait ce que je ressens et accepte ma façon de faire. Peut-être qu'il en est froissé parfois et triste ? Il me l'aurait dit mais il ne le fait qu'en cas de grand problème…»

« Je ne fais que des choses matérielles pour lui, des cadeaux, des fleurs quand je peux mais exposer mon cœur à nu est plus difficile. Lui qui me murmure sans cesse qu'il m'aime et me protège, je devrais lui en rendre plus. »

« J'aimerai qu'il fasse le premier pas, je n'ai pas confiance en moi et j'ai peur de ne pas être le premier dans son cœur. Il a beau me l'avoir dit, je doute de moi. Comment quelqu'un qui a connu un amour si fort peut-il se contenter d'une relation avec un gamin comme moi ? »

- Je vais essayer… dit Misaki ce qui fit sortir les autres de leurs réflexions. Je vais faire des efforts, je ne peux pas laisser Usagi-san faire sans cesse des choses pour moi...

Ce jeune homme était courageux et Hiro-san ne pouvait pas rester sur sa position à attendre alors qu'il savait se remettre en question, seule sa fierté l'en empêchait.

- Hm, fut la seule chose qu'il put dire.

La conversation reprit de plus belle sur la façon d'approcher l'autre et ce que leurs amants, eux, faisaient. Sous des couleurs rouges et des bégaiements, quelques informations filtraient et aidaient à la résolution de leurs problèmes.

Pendant ce temps du côté des semes, la discussion battait son plein.

- Misaki est assez timide, il proteste beaucoup mais c'est tout le contraire de ce qu'il ressent. Il doit être gêné mais c'est ce qui le rend mignon.

- Oh vous avez de la chance, Shinobu est plutôt du genre entreprenant et harcèle sans cesse.

- Je ne serais pas contre un changement de personnalité entre ces deux-là, répondit l'écrivain dans un sourire.

- Marché conclu !

Les deux hommes rirent de leur marché et pensaient aux conséquences et aux nuits suite à un tel changement.

- Hiro-san est adorable, il est juste un peu timide.

Les deux autres se regardèrent et la même question leur brûlait les lèvres ce fut le professeur Miyagi qui se lança :

- Kusama-san, que veux-tu dire par adorable ? Je veux dire, Kamijyou a une personnalité explosive, il est peut-être plus calme avec toi mais je ne vois pas ce que tu entends par adorable.

- C'est vrai, Hiroki a toujours eu un caractère de cochon même lorsqu'il essaie d'être gentil.

- Hiro-san a sa personnalité particulière et c'est pour cela que je le trouve adorable. Il cache sa gentillesse mais elle finit toujours par sortir.

- Hé bien tu as de la chance, tu as assisté à un miracle ! Tous rirent à cette remarque de l'écrivain.

Nowaki était heureux de savoir que même Usagi-san qui avait été le grand amour de Hiro-san n'avait jamais vu ce côté de sa personnalité. Hiro-san l'aimait lui et cela remplissait son cœur de joie. Il avait beaucoup de chance de l'avoir rencontré.

- Qu'est-ce qu'ils se disent devant ? Ils ont l'air passionnés par leur discussion, si on allait espionner ? Miyagi avait parlé et était un peu jaloux d'être délaissé ainsi, Shinobu avait l'air de s'amuser et il voulait y participer.

Ils s'approchèrent tous trois du petit groupe qui le remarqua bien assez tôt et changèrent de conversation.

- Alors de quoi vous parliez ? taquina Miyagi.

Son jeune terroriste répliqua rapidement.

- De notre cadeau de White Day, accentuant chaque mot jetant un regard dur à son amant.

Là fut jeté la bombe, Miyagi se figea, gêné. La petite troupe pu continuer à comploter en avançant plus rapidement.

« Il a de la réparti ce petit » pensa Hiro-san.

- Ton petit-ami sait contrôler les choses on dirait, rit l'écrivain.

- Oui, un peu trop même.

Tous rirent à la phrase du jeune.

Le temple se dessina peu à peu devant leurs yeux et le silence s'imposa automatiquement. Les derniers mètres se firent calmement et sereinement.

Un grand escalier se dressa devant eux, à sa base, un panneau indiquait l'histoire de ce temple.

« 1000 marches se dressent devant vous, ce périple vous mènera à la vérité.

Une ancienne légende raconte qu'au bout du chemin, on y trouve la vérité cachée en soi, cet escalier ne fait qu'aider à la révéler car chaque marche est une étape. Trouverez-vous la vôtre ?»

Misaki, Hiro-san et Shinobu se regardèrent avec une pensée commune : ils découvriraient la vérité sur les aliens ! Mais chacun pensait aussi à leur propre vérité à trouver :

« Que vais-je apprendre ? Quelle vérité va être révélée ?»

« La vérité ? Le destin ? Que pourrais-je découvrir ? »

« La vérité sur mes sentiments ? »

Du côté des semes, il en fut de même :

« La vérité sur les sentiments de Hiro-san ? Son passé ?»

« La vérité sur mes sentiments pour Shinobu ? »

« La vérité sur ce que représente Misaki ?»

Alors que pour tous les pensées étaient dirigées vers celui qu'ils aimaient, leur regard continuait de dessiner les marches de l'escalier. Une déglutition générale avant d'entamer l'ascension.

- Allons-y les jeunes ! Découvrons cette vérité ! Le professeur Miyagi venait de parler et de s'exposer le premier à cette vérité bien qu'il l'appréhendait.

Shinobu, les étoiles dans les yeux d'admiration pour son amant, retrouva son courage de terroriste et entama l'ascension de quelques marches, entraînant du regard le reste de la troupe.

Nowaki s'approcha de son amant et d'un sourire lui dit :

- Hiro-san, montons ensemble cet escalier et découvrons cette vérité.

Le professeur fut touché de son attention et ils commencèrent eux aussi à se diriger vers le temple.

Miyagi avait rejoint son terroriste et seuls restaient Usagi-san et Misaki, ce dernier hésitait beaucoup, la vérité, il s'était toujours refusé de la voir complètement et savoir que ce périple lui enverrait cette vérité en plein figure l'effrayait bien plus que ces aliens. Il ne put continuer plus longtemps ses pensées car un Usagi-san impatient l'avait attrapé et porté sur son épaule, tel un sac de riz.

Le jeune étudiant protesta, gesticula, insulta l'écrivain qui ne pu que soupirer face aux cris du plus jeune, sous les yeux amusés des deux autres couples.

Après quelques marches, Misaki se calma et tourna la tête vers le visage calme d'Usagi-san.

- Ca y est tu es calmé ?

Il ne put que rougir la remarque et hocha la tête. Il était tout de même content qu'Usagi-san ait retrouvé son état normal, il lui « imposait » ses choix ou plutôt le pousser à avancer bien que ses méthodes ne soit pas très recommandables. Il continua d'observer l'écrivain discrètement, le cœur plus léger de savoir qu'aucun alien n'avait envahi ni son cerveau ni son cœur.

- Tu peux continuer seul maintenant que tu es plus calme ?

Cette phrase détruisit toute ses pensées rassurantes, finalement Usagi-san était toujours distant avec lui. Il accepta de continuer seul, Usagi-san un peu derrière lui, fermant la marche et le surveillant.

Misaki se sentit mal et les larmes commençaient à s'amasser aux coins des ses yeux, qu'avait Usagi-san pour être ainsi ? Il n'avait jamais vraiment accepté les assauts d'Usagi-san se sentant comme « agressé » mais c'était plus douloureux d'être ignoré.

Il jeta des coups d'œil vers l'écrivain qui ne semblait pas plus différent de la normale et cela lui fit plus mal encore. Cette vérité qu'il devait affronter était aussi bien la sienne que celle d'Usagi-san, il s'arrêta brusquement et percuta son colocataire qui l'interrogea de son arrêt soudain.

- Marchons ensemble Usagi-san, il ne savait pas quoi dire et ses yeux violets posés sur lui ne faisait que désordonner son cœur et son souffle, il ne put qu'articuler, tu risques de te perdre…

Sa voix tremblait mais Usagi-san percevait le courage qu'il avait eu à lui parler et lui révéler un peu de son inquiétude, il en sourit et posant la main sur l'épaule de Misaki, ils continuèrent doucement à grimper cet immense escalier. Pour ce couple, c'était un peu plus sereinement que le voyage vers la vérité se fit.

Un peu plus haut, Nowaki et Hiro-san marchaient à leur rythme, Nowaki suivant le rythme de son amant. Malgré sa petite constitution, Hiro-san était plein d'énergie et plein de vie, il l'avait déjà prouvé tant de fois ; lui lançant toute la bibliothèque à la figure, criant de sa voix puissante et passant des nuits blanches…

Il rougit fortement et sourit comme un idiot à ses souvenirs, ce qui n'échappa pas à son amant qui lui donna une claque à l'arrière du crâne pour le réveiller de ses souvenirs embarrassants.

- Ne pense pas encore à des idioties, imbécile !

- Non, Hiro-san.

Les réponses calmes de son amant avaient tendance à l'énerver. Le jeune savait jouer de lui et cela il ne le supportait pas.

Il accéléra le pas, excédé.

- Attends-moi, Hiro-san !

Nowaki rattrapa son amant, décidément Hiro-san était vraiment plein d'énergie.

- Hiro-san, comment fais-tu pour être si dynamique ? demanda le médecin, le souffle irrégulier.

- Ah ?

- Tu es toujours en forme pour crier, lancer des objets, marcher, courir et passer des nuits formidables…

- Tais-toi abruti ! Les joues couleur tomate, il détourna la tête, gêné.

- J'ai plusieurs petits boulots mais je ne suis pas aussi endurant…

Comment ce petite effronté pouvait-il dire ça alors que la nuit dernière il l'avait encore épuisé physiquement. Que ferait-il si Nowaki était plus endurant encore ? Ses joues prirent une couleur encore plus prononcée.

- Imbécile, j'ai toujours eu un entraînement intensif plus jeune.

- Oh ? Les yeux du jeune médecin se remplirent d'étoiles à l'évocation du passé de son amant, amant qui ne put résister longtemps à ce regard et raconta un peu son enfance.

- Mes parents m'avaient inscrit à de nombreux cours et bien que c'était difficile et stressant, j'ai toujours continué à les pratiquer parce que je ne pouvais pas me décider à laisser tomber une activité alors que j'avais travaillé si dur pour.

- Tu étais déjà formidable Hiro-san

Le compliment de son amant le toucha en plein cœur, Nowaki savait reconnaître en lui les qualités que tous noyaient sous son mauvais caractère maladroit.

- Quels cours suivais-tu Hiro-san ?

Savoir Nowaki curieux de son passé, le rendait heureux. Ce n'était pas une photo embarrassante mais son passé, ce qu'il voulait dire. Il y avait encore des secrets qu'il garderait encore enfouit dans son cœur mais aucune preuve physique ne pourrait révéler des souvenirs gênants. C'est ainsi qu'il raconta à Nowaki, le déroulement de ses journées de cours, entre kendo, piano, natation et autres mais se gardant bien de ne pas rappeler la rencontre avec Akihiko.

Alors qu'il parlait de son enfance, Nowaki continuait de marcher à ses côtés et finit par glisser sa main dans celle de son amant, comme pour tenir un peu plus les souvenirs de son passé.

Les doigts entrelacés, ils continuèrent leur ascension et leur discussion.

- J'aimerais tant voir Hiro-san pratiquer ces activités. Me les montreras-tu Hiro-san ?

Lorsque Nowaki le bombardait de question, il avait affaire à un enfant curieux, les yeux étincelants.

- Un jour… murmura-t-il

Et cela suffit à rendre heureux Nowaki pour la journée. Il était si simple.

- Maintenant que je t'ai parlé de mon passé, tu pourrais me raconter un peu le tien... Hiro-san avait eu du mal à prononcer sa demande, ne voulant pas rappeler le souvenir de son statut d'orphelin.

- Tu veux savoir, Hiro-san ? Il était tellement heureux que son amant soit curieux de son passé, qu'il serra un peu plus sa main contre celle de son amant.

- Oui… raconte-moi dit-il gêné et curieux.

Etait-ce une partie de ce qu'ils recherchaient tout deux ? Ils n'en savaient rien mais quelle qu'en soit la vérité, ils avaient appris un peu plus sur l'autre et cela suffisait à les rendre heureux. Après tout, cela faisait nombre d'années qu'ils étaient ensemble, la communication manquait à leur couple mais ils avaient su régler ce problème et ceci en était la preuve. La vérité qu'ils trouveraient là haut, serait un moyen d'avancer un peu plus, ensemble.

Shinobu s'était retourné vers ses compagnons de marche et avait tout surpris des couples, main dans la main ou très proche. Seuls Miyagi et lui restaient plus distants, ils avaient toujours eu des difficultés à faire le premier pas.

Il continua de marcher légèrement en retrait et observant son amant, il était toujours aussi beau et son regard mystérieux et sombre pouvaient l'embarrasser ou l'énerver. C'était une relation explosive, de harcèlement mais il ne baissait jamais les bras.

Doucement, il s'approcha du professeur et leurs doigts se frôlèrent, une fois, deux fois, plus encore sans qu'il ne trouve le courage d'attraper cette main, grande et chaude qui avait tant de fois parcouru son corps.

Alors qu'il la fixait intensément, il la vit alors prendre sa main et la serrer fortement dans sa paume, l'emprisonnant dans cet étau apaisant.

Il releva la tête vers son amant et un léger sourire lui répondit, Miyagi détourna son regard, continuant à regarder le temple en haut des escaliers. Il ne regardait plus le passé à présent, seul le futur importait.

Shinobu sentait son cœur prendre des allures de tambours, alors qu'ils se tenaient la main. Allait-il arriver au temple avant que son cœur n'explose ? Et cette vérité pouvait-elle l'achever de bonheur ou de déception ? Il s'en fichait, tant que Miyagi était avec lui, il pouvait affronter n'importe qu'elle vérité.

C'est avec ses pensées que chaque couple poursuivit leur périple vers ce temple mystérieux, révélateur de vérités. Que découvriront-ils une fois arrivé ?


Alors ? Trop guimauve ? Pas assez ? (O_o)

Votre avis m'intéresse ^^

Des révélations à venir ? Le mystère des aliens ? Un moine alien ? La suite au prochain épisode XD