Chapitre 1
Il y a des jours comme ça, un jeune garçon ne veut pas travailler. Il ne veut pas s'extirper de son lit, se doucher, s'habiller du jean délavé, élimé, troué à souhait, du débardeur de couleur diverse et de la chemise, ouverte, ça fait plus sexy...
Ainsi, ce 11 octobre 2010, Alex Wood est affalé dans son lit. Son réveil bibipe sournoisement sur la table de chevet, aux côtés de "L'étude en rouge" corné et usé comme aucun livre ne le sera jamais. Il est sept heures. Lundi.
"-Aaaaaaaxeeeeeel !"
Le jeune homme ne prend pas la peine de répondre. Elle gueule comme ça depuis six heures et demie. Heure à laquelle son réveil a sonné pour la première fois.
Il s'extirpe de son lit, se douche, s'habille du jean délavé, élimé, troué à souhait, du débardeur de couleur blanche (les autres sont au sale) et de la chemise, ouverte, non pas parce que ça fait plus sexy, mais parce qu'il est en retard, tout bêtement.
Le tout orchestré de façon cruellement robotique...
Dans la chambre, sur le sol et le bureau, des monticules de feuilles noircies de croquis, des dizaines et dizaines de petits instruments, objets aux aptitudes et usages connus de leur créateur uniquement.
Il saisit son sac, range un à un livres et cahiers, se redresse. Son reflet est plaqué au miroir de l'armoire, plus pâle qu'un cierge d'église. Ses cheveux sont encore humides du shampoing quil vient de se faire. Ils gouttent sur le débardeur, l'eau laisse transparaître d'infirmes parcelles de sa peau.
"-Axel !" Il sursaute.
Des coups violents ébranlent la porte de sa chambre.
"-Axel ! T'es chiant, tu sais ! Sors maintenant !'
Il ouvre la porte. Elle est là, sa mère. Ébouriffée comme jamais, son chignon noir s'effondre à moitié sur un côté de son visage. Un beau visage, se dit Axel. Même si elle est fâchée.
Axel embrasse la femme sur ses deux joues, lui sourit. Aussitôt elle se calme. Elle soupire.
"-T'as beau me faire les yeux doux, je t'accompagne pas ce matin."
Elle fait volte face, évitant le regard désemparé du garçon.
"-Moi aussi je suis en retard, figures-toi ! Tu me mets toujours en retard !" Elle pose le café sur la table de la cuisine, Axel grimace. Il a horreur du café. "Ce que tu peut-être égoïste parfois, j'ai besoin de ce boulot ! Toi aussi t'as besoin que j'ai un job !"
Axel s'assoit. Elle n'est pas vraiment énervée, il le sait. Elle n'arrive pas s'énerver vraiment contre lui. Jamais.
"-Qui paie le loyer ? Les fringues ? Le chocolat ?" Axel éclate de rire silencieusement dans son bol de céréales. "Tu te fous de moi !" Elle frappe sa tête avec le Herald Tribune du jour.
OoOoOoO
Il pleut dehors. Encore. C'est Londres...Axel reste indécis, immobile entre le hall de l'immeuble et le dehors mouillé, glissant. Il inspire profondément, fou son sac sur sa tête, il est presque plat son sac, et se jette dehors.
Axel court dans la rue. Vite. Les gens se retournent pour voir plus longtemps ce beau garçon qui court si vite. Sa veste en jean aussi délavée que le Levi's, trop petite, il n'empêche qu'il a fermé tous les boutons et ça sert son torse fin.
La grille du lycée est fermée. Axel fronce les sourcils, il écrase le bouton de l'interphone, appuie, appuie...La petite Madame Pitchet débarque, sous son petit parapluie, derrière ses petites lunettes rondes. Elle reconnaît Axel, lève les yeux au ciel et ouvre la grille.
"-Vingt-six ! Vingt-six, Wood !" Bizarrement, elle ne lève que trois doigts. "Vingt-six retards et nous ne sommes qu'au mois d'Octobre !"
-Je me suis couché tard hier, Madame Pitchet.
-Je m'en fout !" Ça fait drôle d'entendre une petite vieille parler comme ça. Elle le pousse vigoureusement dans la cour du lycée.
"-Mais ! C'est ma mère Madame Pitchet, elle m'a emmené voir "Sherlock Holmes" ! C'est pas ma faute ! On ne dit pas non à sa mère quand elle vous emmène au cinoche !
-Je m'en fout j'ai dit ! Ma mère m'a jamais emmené au cinoche, moi !" Axel se marre, elle le pousse vers le bâtiment gris où s'entassent les classes grises. "La prochaine fois je te colle !
-Merci Madame Pitchet !"
Il se barre en courant. Toujours courant, il monte l'escalier. Ses Adidas blanches plus tellement blanches couinent sur le sol en plastique.
Axel se stoppe devant la salle de classe, tente de retrouver son souffle tandis qu'une bouffée d'angoisse le prend à la poitrine, remonte dans sa gorge. Au-dessus de la porte, une étiquette de carton scotchée indique "1°Scientifique-n°3."
Il ne veut pas entrer. Il avale sa salive, ferme les yeux. Ôtez cet objet de mon oeil. Axel sourit. Je l'ai dans la main, non dans votre oeil. Les battements de son coeur se calment.
"-Ôtez ce que vous avez dans la main de mon oeil." Il murmure tout haut. Puis il sourit. C'était dans le film, hier.
Il frappe trois petits coups contre la porte.
"-Entrez !"
Il entre, il ne regarde pas les élèves, pas le prof. Il regarde droit devant lui.
"-Wood...Encore et toujours." Les élèves pouffent. "Qu'avez-vous bien pu inventer de saugrenu cette nuit, pour ne pas vous réveiller ce matin ?"
La classe rit franchement, c'est ce que le prof veut. Axel reste impassible. Il les hait. Tous autant qu'ils sont. Mais il le montre pas, ça, jamais. Il regarde droit devant lui, toujours.
"-Et bien, Wood." Il insiste, l'enfoiré. "Auriez-vous perdu votre langue ?"
Face à Axel, loin devant lui, il y a la fenêtre. La pluie tombe plus drue encore.
Il aime bien Madame Pitchet. Elle est marrante, elle promet des colles qu'elle donne jamais, surtout à moi, pense Axel.
Puis il ne déteste pas Franzie, même si elle est très collante. La petite grosse à lunettes, assise au fond de la classe. Tout le monde se paye sa tronche parce qu'elle taille du 44 et qu'elle est rousse, en plus de ça. Elle est gentille. Elle aime mes inventions, pense Axel.
"-Bien, puisque vous persistez à garder le silence, sortez."
Le retardataire reprend pied dans la réalité. Il fait volte face et sort.
OoOoOoO
"-On dirait que tu le fais exprès. Tu le fais exprès ?"
Axel est concentré sur les deux petits fils de fer qu'il manipule nerveusement entre quatre doigts. Il n'écoute pas vraiment Franzie. De toute façon elle parle tout le temps.
"-Axel ?"
Il relève la tête.
"-Quoi ?
-Tu le fais exprès ?
-Exprès de quoi ?
-D'arriver en retard, de te faire virer de cours..." Elle mord dans son pain au chocolat, mâche, mâche... "Tu vas finir pas t'attirer des ennuis."
Il la regarde bouffer un moment. Retourne à ses fils de fer.
"-J'ai déjà des ennuis."
Tous les autres, ils le prennent pour un dingue.
Tout a débuté le jour de la rentrée. Ce jour-là, il avait pris son vélo. Il pleuvait aussi. Il était arrivé dans la salle de classe à l'heure, les vieilles lunettes d'aviation de son grand-père sur le nez.
Chacun a donné son nom, chacun a dit ce qu'il voulait faire plus tard. Chacun a écouté avec un inintérêt total les paroles de chacun. Quand Axel a dit qu'il voulait devenir inventeur, qu'il passait son temps à dessiner ses futures créations et qu'il était fan de "Sherlock Holmes", tout le monde a ri.
"-Mais tu cherches la merde !" Tiens ? Elle a fini de manger son truc. "Ça se voit. Tu pourrais...je sais pas, réagir ! Mettre ton réveil plus tôt le matin." Tsss...Ça va pas non ? "Répondre un minimum quand le prof te parle !
-Quand je réponds un minimum, je me fais virer trois jours."
C'est vrai. Axel a la réplique facile et ça ne lui porte pas chance en général.
"-Ben, fais attention à ce que tu dis.
-Franz, j'ai pas envie !" Elle a sursauté de dix bons centimètres. C'est rare quand Axel hausse le ton.
Il s'énerve sur les morceaux de fer. Il se pique les doigts.
"-Tu fais quoi ?" Elle se penche au-dessus de ses mains. Elle regarde les mains, pas les fils. Il a de jolies mains, elle pense. Elle se sent toute drôle d'être si proche de lui.
"-Des ressorts. M'man veut plus m'en acheter.
-Ah ?
-Oui.
-Tu vas en faire quoi de ces ressorts ?" Elle demande. Ça ne l'importe pas vraiment, en fait. En fait, elle veut rester encore un peu tout contre son bras, regarder les mains.
-C'est pour réparer ma radio." Ces mains sont fines, les doigts sont longs. Il y a de la corne au bout des doigts, les ongles sont rongés.
"-Celle que tu as faite toi même ?
-J'en ai pas d'autre." Il s'écarte un peu, elle fait de l'ombre à son ouvrage.
La sonnerie retentit. Les élèves se rangent dans un brouhaha mortel. Franzie saisit le bras d'Axel, il se laisse faire, il est encore sur ses fils. Il est a moi, elle pense, la rouquine, rien qu'à moi...
OoOoOoO
"-Je suis nulle en math."
La pluie a cessé. Un peu de soleil traverse la couche nuageuse qui stagne au-dessus de Londres.
Axel regarde le ciel, cligne des yeux. À ce moment, il veut être ailleurs. Dans un pays où il fait beau tout le temps.
"-T'as eu combien en maths ?"
Franzie secoue sa main devant les yeux du jeune homme. Axel la regarde.
"-Hum ?
-T'as eu combien en maths ?
-Je sais plus. Pourquoi tu demandes ? Tu as vu ma feuille."
Elle hausse les épaules.
"-C'était pour parler."
Ils marchent côte à côte dans la rue. Axel marche vite. Elle a du mal à le suivre.
Les gens sont pressés à Londres. Ils ont tous une direction à suivre, une idée précise en tête.
Plus les adolescents avancent, plus le flux et reflux des passants diminuent. Les immeubles rétrécissent, des gosses courent en groupe, on ne sait pas où, ils jouent... Une poubelle éventrée gît sur le sol.
"-Oh !" Axel montre les ordures du doigt. Il y a un petit chat. Noir, les yeux jaunes. Il a faim.
Franzie grimace.
"-Je suis allergique."
Le jeune homme rabaisse son bras, il s'approche doucement. L'animal s'immobilise. Il scrute le garçon, apeuré.
"-Axel, laisse ça. Il a peut-être des puces !" Elle lui parle comme un enfant. Il l'ignore. Chaque pas le rapproche de la petite créature. Il aime tellement les chats.
"-Axel !" Franzie s'impatiente.
Il tend la main, parle tout bas, plus que quelques centimètres. Le chat et le garçon sont comme envoûtés, l'un dans les yeux de l'autre.
Franzie frappe du pied, rejoint Axel en trois grandes enjambées, hurle. Le chaton fait un bon, s'éjecte de la poubelle et s'enfuit dans le dédale des petites rues de Londres.
Sans accorder ne serait-ce qu'un regard à la rouquine, Axel se lance à la poursuite de l'animal. Il a laissé son sac près de la poubelle, il s'en fout. Il court, court, comme ce matin. Qu'il aime courir, sentir le vent partout autour de lui. La petite tâche noire se carapate à une vitesse effarante, droit devant elle.
Le chat tourne. Axel tourne avec lui, percute un passant de plein fouet.
OoOoOoO
Soudainement, c'est le silence. Les sons se sont évaporés. Axel se sent tiré vers le sol lentement, très lentement. Son corps, celui du passant, le petit chat au loin...Tout se meut au ralentit. Il bascule. Un chatouillement écrase son abdomen, la sensation de vide l'enrobe complètement.
Puis tout est noir.
Puis tout est clair.
Les fesses d'Axel atteignent brutalement un sol gadoueux, il s'effondre sur la terre meuble. Il ouvre les yeux. Son coeur manque un battement.
Les sons reviennent soudainement, de partout. Des cris "Faites place ! Dégagez le passage !". Une odeur de purin flotte dans l'air. Autour de lui les gens grouillent sans le regarder, il les voit d'en bas. Les robes des femmes traînent dans la boue, un cheval passe à un mètre de lui, hennie. "Cataclop, cataclop..."
Le jeune garçon se relève, tanguant. Il regarde ses mains. Elles sont noires de la gadoue qui sert de sol. Il les essuie sur la veste en jean, désorienté.
"-Je rêve." Il murmure. "Je délire totalement." Axel fait un pas, puis un second. "Qu'est-ce que je fous là..."
Les gens se retournent sur lui. "Quel drôle d'accoutrement !" Fait un homme en passant près de lui. Axel se retourne, le suit des yeux. Il porte une redingote d'un vert kaki usé. Le jeune homme examine les badauds. Il ne comprend pas.
"-Mais où je..." Il bafouille.
Quelqu'un cri plus fort dans la foule. Devant Axel, les gens s'écartent.
"-..mes ! Holmes !"
Axel sent son coeur battre plus fort. Il plisse les yeux.
-Holmes ! Arrêtez ! Arrêtez-vous !"
Les yeux de l'adolescent s'écarquillent. C'est...Robert Downey Jr...qui fonce droit sur lui. Axel sourit. Soit il rêve, soit il a atterri Dieu sait comment, sur le tournage du film "Sherlock Holmes". Ce qui en soit est impossible. Donc il rêve.
L'homme ne s'arrête pas, heurte Axel sans le voir. Le garçon entend une dernière fois "Holmes ! Nom de...".
Tout redevient noir, de nouveau.
OoOoOoO
Watson stoppe soudainement sa course, fait volte face, scande le sol des yeux.
"-Où est-il ?"
Il revient sur ses pas. Bouscule frénétiquement les gens, tout en s'excusant. Mais où peut bien être... Il semblait si dérouté, et ces vêtements étranges...
Quelqu'un tapote son épaule. Il sursaute, se retourne.
"-Holmes !
-Pourquoi avez-vous cessé de me courir après ?"
Watson ignore la question, pivote de nouveau. Disparu... Il murmure.
"-Quest-ce qui a disparu ?" Holmes cherche le regard du médecin, tourne autour de lui.
John Watson oscille d'un pied sur l'autre. Écarte son ami une fois, deux fois, puis se résout.
"-Le garçon que vous avez renversé." Finit-il par dire, froidement. "J'aurais aimé vous excuser auprès de lui, comme l'aurait fait tout gentleman qui se respecte," le ton est sarcastique. "mais il a disparu."
Holmes sourit.
"-Les gens ne disparaissent pas, mon ami." Watson fronce les sourcils. "Ils s'enfuient, certes, se cachent, fort bien...Mais ne disparaissent pas. Ainsi est faite la nature humaine."
Il reprend sa marche, suivi du médecin. Celui-ci garde les yeux rivés au sol. L'image du garçon est figée dans son esprit. Il est debout, l'air hagard. Il ne fait pas un mouvement pour éviter le missile humain qui se rue vers lui, puis Holmes le renverse. Entraîné par sa course, Watson se voit dépasser le gamin. S'arrêter. Revenir sur ses pas.
"-Avez-vous remarqué ses vêtements ?
-Parlez-vous de...
-Du disparu que vous avez délaissé au sol, c'est cela même.
-Vous n'écoutez donc jamais ce que...
-Avez-vous remarqué l'accoutrement singulier dont il était vêtu, oui ou non ?" Tranche le mdecin, agacé.
"-Cesserez-vous un jour de me couper la parole à tout bout de champ, oui ou...
-Je le fais très rarement.
-Watson." L'intonation a quelque chose de menaçant.
Le médecin sourit, malicieux. Sa canne frappe le sol, celui-ci retrouvant peu à peu de sa consistance. Ils approchent des rues pavées.
"-Pour répondre à votre question," Reprend le détective, l'air passablement ennuyé. "Il me semble avoir aperçu sous les frusques d'un tissu que j'identifierai comme étant du jeans coloré, une chemise blanche crasseuse ainsi qu'un maillot de corps blanc. Ses chausses en revanche...Je suis certain de n'en avoir jamais croisé de telles auparavant.
-Moi non plus." Approuve le médecin. "Le jeans dont vous parlez, est-ce cette toile grossière dont usent les pionniers américains à la confection de leurs tentes et certains, de leurs vêtements ?
-Il me semble, oui. Cependant, les tissus que portait votre disparu m'ont paru bien plus légers, et d'une étrange coloration."
Watson s'arrête. Il scrute Holmes, soudainement soupçonneux.
"-Plait-il ?" Fait le détective, interloqué.
"-Vous aviez donc vu ce pauvre bougre ?"
Holmes hausse les épaules, marche de nouveau.
"-Ni plus ni moins que les autres passants.
-Holmes ! N'essayez pas de me faire croire que vous vous trouvez en mesure de me décrire les vêtements que portait chaque passant à cet instant précis. Je ne vous croirais pas.
-Mon cher Watson, c'est une capacité qui dépasse l'entendement humain.
-Vous l'aviez vu ! Vous l'avez observé tout en me fuyant, pour je ne sais plus quelle absurde raison...
-Nous allions prendre le thé chez Miss Morstan, il me semble." Coupe Holmes subitement.
"-Seigneur !" Le teint de Watson devient livide. "Vous avez fait en sorte que je l'oublie, Holmes !" Il pointe son vis à vis du doigt, hors de lui. "Tout cela n'était qu'une mise en scène ! Ce garçon si particulièrement vêtu, la chute que vous avez provoquée ! Tout cela n'était qu'artifice !"
Holmes lève les yeux au ciel. Puis il regarde le médecin, celui-ci bafouille de rage.
"-Me croirez-vous seulement si je vous affirme...
-N'affirmez pas !
-Vous me coupez encore."
Silence. Les promeneurs passent, les yeux rivés vers l'altercation.
"-Peu importe," Reprend Watson, éreinté. "j'avoue ne plus vous comprendre, Holmes. Vous me semblez parfois bien loin de souhaiter le bonheur dont vous vous flattez de me couvrir."
Il fait demi tour, sans rien ajouter de plus.
Holmes reste pantois un instant, examine les muscles du bras droit qui se tendent chaque fois que le médecin s'appuie sur sa canne. La silhouette fuselée s'efface peu peu dans la foule.
Le détective soupire. Un soupire profond. Il sort sa pipe de la poche de son pardessus, une petite boîte tabac.
Ainsi s'éloigne Sherlock Holmes, pipe à la bouche, vers le 221b Baker Street.
OoOoOoO
