Chapitre 3
Axel est attiré vers le bas. Le sol se rapproche sensiblement sous son corps. À la dernière seconde, il fléchit les genoux, atterrit sur ses deux pieds. Dans sa chambre.
Il sourit, vainqueur. Il a épargné ses fesses.
L'appartement est silencieux. Il s'assied sur son lit, les yeux dans le vague. Des images traverses son esprit à toute allure.
Il sait qu'il n'a pas rêvé. Il s'est retrouvé au beau milieu du Londres du 19ème siècle. Un Londres qui abrite Sherlock Holmes en son sein. Pas n'importe quel Londres.
Une alarme résonne, il sursaute.
C'est le téléphone.
Il s'éjecte de son lit, se rue dans le salon, saisit le combiné.
« -Allô ?
-Axel ! Fils indigne ! Est-ce qu'on peut savoir où tu es ? »
Axel regarde le téléphone, sourit.
« -M'man, c'est un fixe. Je suis à la maison.
-Je t'interdis de faire le malin ! L'école a appelé ! Ils m'ont dit que tu as quitté le stade sans prévenir qui que ce soit ! » Elle calme sa voix. Ça doit lui faire mal de crier comme ça. « Est-ce que t'imagines à quel point je me suis inquiétée ? »
Le jeune homme ne répond pas. Bien sûr, il imagine. Elle s'inquiète tout le temps.
« -Bébé… » Elle reprend. « Qu'est-ce qui se passe au lycée ? »
Axel soupire loin du combiné.
« -Peut-être…Ce n'est pas le moment.
-Ça c'est mon affaire. Je suis en pause. » Il l'entend tirer sur sa cigarette. « Alors ?
-Il ne se passe rien. Rien d'important, en tout cas. » Elle rit.
« -Ce qui n'est pas important pour toi l'est sûrement pour moi, bébé. »
Axel s'assied sur le canapé, traînant le fil du téléphone derrière lui.
« -Eh bien…Je n'ai pas beaucoup d'amis. Mais je m'en fiche pas mal. »
Il y a un silence.
« -Pourquoi ?
-Je ne sais pas. Ils me trouvent bizarre, je crois. Je t'ai dit que ça n'était pas important.
-Et Franzie ? » Insiste-t-elle.
Axel ricane.
« -Je n'ai rien contre elle. Rien contre un peu de solitude et de silence non plus.
-Axel…
-Elle parle tout le temps !
-Au moins, elle fait attention à toi. Et elle ne te trouve pas bizarre.
-Je ne sais pas. Elle, elle est bizarre en ce moment. »
Le garçon se gratte la nuque. Le temps d'un nouveau silence et il repense au visage surpris de Sherlock Holmes.
« -Axel ?
-Oui, m'man ?
-Pourquoi as-tu quitté le stade ?
-Je ne l'ai pas quitté.
-Ne me mens pas.
-Je ne mens pas. Un type m'a poussé, je suis tombé et j'ai atterri en 1887. »
Elle soupire. Derrière quelqu'un appelle « On se remet au travail ! »
« -Qu'est-ce que tu peux être chiant des fois. À ce soir, bébé. »
Elle raccroche.
Axel repose le combiné sur son socle, se traîne vers la chambre de sa mère, s'allonge sur le lit défait. Il voudrait tomber de nouveau…
OoOoOoO
Il est dix heures et vingt-trois minutes à Londres.
Depuis vingt-trois minutes précisément, Watson est affairé à l'examination attentive des furoncles purulents du vieil antiquaire Flinwitt, vérolé jusqu'à la moelle et fier de l'être en plus de ça.
« -Hum…Il me semble que l'affaire est en bonne voie. » Conclu le médecin en reposant sa loupe sur son bureau. « Cependant…Êtes-vous certain de prendre votre remède à la dose prescrite ?
-Bien évidemment, cher docteur. » Flinwitt sourit de toutes ses dents gâtées, refermant sa chemise. « Je prendrai point le risque de vous discréditer auprès de vos autres patients.
-C'est fort aimable à vous. » Il entraîne le vieil homme vers la sortie. « Tâchez de ne jamais revenir.
-J'y compte bien, docteur ! J'y compte bien ! »
Il disparaît dans l'escalier.
Watson sourit, fait volte face. Il se dirige vers un récipient plein d'eau reposant contre le rebord de fenêtre, y trempe ses mains…
Un bruit fracassant résonne à l'étage du dessous. Watson s'immobilise, puis soupire.
Il ouvre doucement la porte de la salle d'attente. Ses patients sont figés dans leur fauteuil, visiblement apeurés.
« -N'ayez crainte, » Sourit poliment le médecin. « il s'agit seulement…
-D'un satané ch'napant ! » Rugit presque une petite vielle, habituée du cabinet médical.
« -Je vous prie de m'excuser un instant. »
Watson s'expulse littéralement de la pièce, rejoins le palier tout en traînant derrière lui sa jambe boîtante, s'arrête, croise les bras.
Holmes saute au-dessus des marches avec entrain. Il se stoppe devant le médecin, essoufflé.
« -Vous ne devinerez jamais… » Il expire profondément. « ce qu'il m'est arrivé ce matin. »
Watson soulève un sourcil sarcastique.
« -Vous vous êtes réveillé de bonne heure ?
-Certes ! » Holmes lève son indexe droit à hauteur du visage de son vis-à-vis. « Mais là n'est pas le sujet principal de mon enthousiasme.
-Vraiment ? »
Holmes dépasse son ami d'un pas ferme. Il gagne la salle de vie, invite le médecin à le suivre. Celui-ci demeure figé.
« -J'ai du travail, Holmes. » Il indique la salle d'attente du pouce. « Cinq pauvres patients que vous terrorisez si tôt, un samedi matin.
-Vous m'en voyez navré. » Il n'en a pas l'air du tout. « Je dois vous parler. » Ajoute-t-il, plus sérieusement.
Watson soupire.
« -J'espère pour vous que ce sont des excuses. » Finit-il par dire, suivant le détective jusqu'au salon. Il referme la porte derrière lui.
Il s'assied dans un fauteuil, croise les jambes, observe un instant Holmes faire les cent pas.
« -Avez-vous vu un fantôme ? » Questionne-t-il après deux longues minutes d'un silence hachuré des résonnements de pas nerveux.
Holmes s'arrête. Dévisage Watson.
« -C'est à peu près cela. »
Watson lève les yeux au ciel.
« -Nous savons bien vous et moi que vous ne croyez pas du tout à ce genre de…
-Je n'y crois pas. » Coupe le détective. « J'ai croisé votre fameux disparut. Ce matin même. »
Le visage du médecin se ferme brusquement.
« -Ne me parlez plus de cette histoire. Je préfère oublier, du moins ignorer, votre constante sournoiserie. »
Holmes semble outré.
« -Je ne le connais pas le moins du monde !
-Je ne vous crois pas.
-Vous êtes injuste.
-Vous êtes un égoïste. »
Holmes saisit son violon, s'affale sur le sol aux côtés du médecin, entame un air irlandais.
Watson soupire de nouveau.
« -Bien. » La musique cesse brusquement. « Que s'est-il passé avec ce disparut que vous ne connaissez pas le moins du monde ? »
Holmes sourit, se lève, violon et archet en main.
« -J'étais sorti pour nous acheter du pain frais… » Il s'interrompt, fouille un instant la pièce du regard. « Où est-il d'ailleurs ? »
Watson se frotte énergiquement les yeux.
« -Bref, » Poursuit le détective. « je l'ai croisé dans la Glentworth Street, en proie à un grand pervers…
-Un pervers ?
-C'est cela même. Une abjecte crapule mal intentionnée.
-J'imagine que vous êtes intervenu.
-Naturellement. » Glousse Holmes. « Mais il a lâché le garçon et celui-ci a…disparut, pour le coup. C'est le cas de le dire. »
Watson fronce les sourcils.
« -Qu'entendez-vous réellement par "disparu" ?
-J'entends qu'il s'est volatilisé à quelques centimètres du sol, derrière le passage d'un fiacre, il me semble.
-Vous vous moquez ?
-Évidemment non. C'est la vérité. »
Holmes fourre sa pipe de tabac, l'embouche, l'allume. Une volute de fumée se forme au-dessus de sa tête. Il paraît surpris par ses propres propos.
« -Est-ce tout ce dont vous souhaitiez m'entretenir ? »
Le détective reprend pied dans la réalité.
« -En fait, non. » Il souffle un nuage âcre. « J'ai suivi les traces du jeune homme. Celles-ci m'ont menées tout droit à Berny Raffenberg. »
Watson hausse les épaules en signe d'ignorance.
« -Il mène les jeunes voleurs des rues à la baguette et connaît Londres comme sa poche. Mais… » Il pointe son archet vers le médecin. « il est surtout au courant de tout ce qui se passe au cœur de ces rues sinistres.
-Vous ai-je déjà dit à quel point j'exécrait la façon que vous avez de me mettre cet objet sous le nez ?
-C'est fort probable. » Réplique Holmes en abaissant son archet. « Quoi qu'il en soit, Berny n'avait jamais vu ce petit à Londres. Et il m'a mis au fait d'une chose plus étrange encore… »
Watson agite sa main devant son visage, dispersant la fumée qui lui pique les yeux.
« -De quoi s'agit-il ? » Sollicite-t-il entre deux quinte de toux.
Holmes se dirige vers la fenêtre et l'ouvre en grand.
« -Notre disparu ignorait où il se trouvait, » Déclare le détective. « qu'elle date nous étions alors, jusqu'à l'année…Il a pourtant demandé à me voir.
-Vous m'en direz tant.
-Tout cela me perturbe fortement. »
Holmes semble réellement troublé.
Il scrute le dehors. L'air frais s'introduit dans le salon par l'ouverture béante qui s'ouvre sur Baker Street. Watson le rejoint, observe les passants.
« -Holmes ? » Watson rompt le silence soudainement, il fronce les sourcils. « Regardez… »
OoOoOoO
Axel n'est pas certain de l'avoir fait franchement exprès. Il s'est laissé glisser jusqu'au bord du lit, centimètres par centimètres, puis le vide l'a aspiré.
Il ne sait pas bien où il est.
La rue est pavée et plus large que celles qu'il a pu parcourir auparavant. Amplement fréquentée.
Des effluves sucrés embaument l'air, un jeune garçon file à toute allure sur le trottoir, poussant devant lui un chariot remplit de généreuses miches de pain encore fumantes. Il crie des « Faîtes place ! » à tout va.
Axel se fraie un chemin dans cette foule foisonnante, le sourire aux lèvres.
Les bâtiments de brique rouge s'alignent des deux côtés de la rue, imposants. Il lève la tête, observe la réverbération du soleil contre les vitres imparfaites.
Soudainement, il se fige. Son sourire s'élargit.
Là-haut, à la fenêtre…
Il agite la main en direction des hommes qui l'observent plus haut.
Il est tombé dans Baker Street.
OoOoOoO
« -C'est lui ! »
Holmes lève la main à son tour, sous le regard éberlué du médecin posté à ses côtés.
« -Peut-on savoir ce que vous faites ? » Murmure Watson, sous le choc. Il abaisse la main de son compagnon d'un geste brusque. « On ne sait même pas…
-C'est une simple question de politesse, Watson.
-Je vous en ficherai des questions de politesse ! » Le médecin s'écarte de la fenêtre au moment où la sonnette de la porte d'entrée retentit avec vigueur.
Holmes referme la fenêtre fougueusement, se débarrasse de sa pipe, accourt vers l'escalier. Miss Hudson se jette sur le côté, protestant avec indignation.
« -Holmes !
-C'est intolérable, docteur ! Je…
-Pardonnez-le Miss Hudson, il s'est levé de bonne heure ce matin. Holmes ! »
Watson se précipite à la suite du logicien. Celui-ci ouvre déjà la porte.
Le médecin s'immobilise entre deux marches, dévisage le jeune homme qui se tient dans l'encadrement de la porte.
« -Vous désirez ? » Fait Holmes, tout sourire.
Le garçon a seize ou dix-sept ans. Il est nerveux, ses mains tremblent et pourtant il sourit.
« -Vous…vous êtes…Sherlock Holmes ? » Il bégaie.
« -Lui-même.
-Et…John Watson ? »
Watson acquiesce, troublé.
Le visage du jeune homme s'illumine. Il saisit la main d'Holmes, la secoue énergiquement.
« -Oh ! Enchanté ! Je suis Axel Wood, votre plus grand fan ! Enfin, c'est ce que dis m'man, mais c'est sûrement vrai si elle le dit. » Il se tourne vers Watson, s'empare de sa main avec le même entrain. « Vous aussi je vous adore, vous déchirez ! Surtout dans le film, mais c'est normal, c'est parce qu'on vous voit plus souvent ! Alors que dans les nouvelles…Enfin, c'est pas important.»
Il lâche la main de Watson, soupire de bonheur.
« -C'est génial de vous rencontrer tous les deux. »
Silence.
Holmes et Watson échangent un regard.
Finalement, le logicien réagit.
« -Bien ! » Il attrape le bras d'Axel, le guide vers l'escalier. « Si vous nous racontiez ça en haut devant une bonne tasse de thé, hum ? Ou autre chose peut-être ?
-Vous avez du chocolat chaud ?
-Deux thés et un chocolat chaud, je vous prie Miss Hudson. » Claironne Holmes, tout en entraînant Axel et un Watson muet d'ébahissement à sa suite.
Au salon, le détective installe son hôte dans un large fauteuil, au creux duquel le jeune homme s'enfonce littéralement. Watson s'assied en face de lui, l'observe bouche bée.
Axel suit Holmes des yeux. Il tire un siège, s'assied, examine le jeune homme à son tour.
Un nouveau silence s'installe.
Axel ne dit rien, il parcourt la pièce des yeux. Elle est en désordre. Des piles de livres délaissées à même le sol, aux côtés de bougies à moitiés consommées, de fioles de toutes tailles, de vaisselier sale…Dans un coin, une immense peau de tigre rapiécée sur laquelle repose un bouledogue endormit.
« -C'est Gladstone ? »
Les deux hommes tournent la tête en direction du chien, puis de nouveau vers Axel.
« -J'aime bien les chiens, » Fait le garçon, enjoué. « mais je préfère les chats, c'est plus doux et ça bave pas.
-Êtes-vous…devin ? Ou quelqu'être s'en approchant ? » Hasarde Watson, plus perplexe que jamais.
Miss Hudson frappe à la porte, entre dans le salon, chargée d'un plateau fumant. Elle dépose son fardeau sur le guéridon, le tout sans quitter le jeune homme des yeux.
« -Docteur…vos patients… »
Watson semble reprendre pied dans la réalité.
« -Dites-leur que je ne peux recevoir d'autres patients aujourd'hui, je vous prie.
-Bien, docteur.
-D'ailleurs, » Ajoute-t-il. « On ne reçoit aucune visite. » Elle acquiesce, repart.
Holmes allume sa pipe. Axel saisit sa tasse de chocolat, trempe ses lèvres dans la mousse épaisse.
Il ne sait pas vraiment quoi dire. Ils le prendraient pour un fou…
« -Si cela peut vous rassurer, » Déclare Holmes entre deux bouffé de tabac. « au vu des soudaines disparitions dont vous avez récemment fait l'objet sous nos nez respectifs, nous sommes prêts à écouter la plus absurde des explications, si explication il y a. »
Axel repose sa tasse, sourit.
« -C'est bon. » Il se pourlèche les lèvres, sur laquelle subsiste une moustache de lait. « Et bien… Je ne sais pas vraiment comment j'ai fait pour atterrir ici. Je crois que c'est lorsque je tombe, lorsque je ressens cette impression de vide sous moi…C'est tout noir, je n'entends plus un son, puis je me retrouve ici.
-Et…D'où venez-vous exactement ? » Questionne Watson, avide.
Axel semble hésiter.
« -Je viens de…2010 ? »
Watson s'étrangle dans son thé. Holmes avale sa fumée de travers.
« -Vraiment ?
-Oui, vraiment. Enfin… Je me suis mal expliqué. Je ne sais pas comment tout ça fonctionne. C'est arrivé une fois d'abord. Lundi. Je courais après un petit chat dans la rue, je suis rentré dans quelqu'un…
-Rentré dans… » Fait Watson, hésitant.
Ils ont visiblement du mal à comprendre les mots du garçon.
« -Oui, j'ai tourné, il y avait un passant, je l'ai percuté, et je suis tombé. Mais je ne suis pas vraiment tombé. C'est comme si je basculais dans le vide, et que tout d'un coup, je me retrouve ici. » Il boit une gorgée de chocolat. « Vous comprenez ?
-Non. » Répondent-ils en chœur.
Axel hausse les épaules, boit de nouveau.
« -Moi non plus, de toute façon. »
Durant une bonne minute, on n'entend plus que le claquement régulier de la pendule et les ronflements du chien.
Holmes dépose sa pipe à même le sol.
« -Comment nous connaissez-vous, jeune homme ? » Questionne-t-il après un temps de réflexion indéfini.
« - D'où je viens…
-C'est-à-dire de 2010.
-Oui, de 2010, il y a un auteur, Arthur Conan Doyle.
-Hum ?
-Il est né en 1859, en Écosse, et il publie vos aventures » Axel désigne Holmes. « dès 1887, dans un journal d'abord. Ensuite on en fait un recueil de nouvelles. Dans ces histoires, le narrateur, c'est vous. » Cette fois-ci, il montre Watson du doigt. « Vous retranscrivez les aventures du célèbre détective. Ce qu'il y a d'étrange dans tout ça, c'est que vous n'êtes pas censé exister vraiment.
-Ah non ?
-Non. Vous êtes des personnages de fiction. Et vos aventures aussi n'existent pas. À mon époque, le 221b Baker Street est un musée sur Sherlock Holmes. Il n'y a pas de traces matérielles de votre existence durant le 19ème siècle, parce que vous n'êtes pas nés, et parce que vous n'avez vécu que dans les nouvelles de Conan Doyle. Voilà pourquoi je ne comprends rien de rien. »
Il regarde les deux hommes assis en face de lui. Ils ont l'air inquiets…
« -Que je fasse un bond dans le temps passe encore, quoi que s'est déjà pas mal flippant. Mais que je me retrouve en plus en compagnie de Sherlock Holmes et John Watson…C'est totalement frappadingue…
-Frappadingue ?
-Oui, je sais. C'est con comme expression… »
Des bruits de pas précipités se font entendre dans l'escalier. La porte du salon s'ouvre à la volée, dans son encadrement, Miss Hudson, suivit de près par un petit homme balourd, plus rouge qu'une écrevisse.
« - Monsieur Holmes ! Il n'a pas voulut... »
L'homme s'impatiente, bouscule la pauvre femme, entre dans la pièce en trois grande enjambées.
Holmes, Watson et Axel le dévisagent, sonnés.
« -Commissaire Lestrade ? » Murmure finalement le jeune homme.
OoOoOoO
