Salut tout le monde !! Je suis vraiment extrèmement super hyper méga désolée pour le retard ! J'ai eu un gros blocage cet été (j'ai dû réécrire le prologue et le premier chapitre donc je vous conseille d'aller y faire un tour !! ) et j'avais pas forcément le temps avec le boulot !!
Donc, chapitres réécrits et la motivation en plus, j'ai pu finir le chapitre 2 que je vous propose aujourd'hui !!
Bonne lecture
Chapitre 2
Comment n'avais-je pas pu voir ça avant ?! Tout y était, la boîte blanche, les roses noires, le nœud de satin noir, la boîte posée au milieu de la table… autant de détails qui se trouvent dans le premier chapitre de mon dernier roman.
Etait-ce un fan un peu trop allumé ou bien un mec complètement cinglé qui avait fait ça ?
- Bella, ne t'inquiète pas le F.B.I. est en route, m'informa Alice.
- Le F.B.I. ?! m'étonnais-je. Je croyais que tu avais appelé la police ?
- Quand je leur ai dit qui tu étais, ils ont préférés que ce soit les « autorités supérieures » qui traitent le dossier, répondit-elle en mimant les guillemets.
- Et pourquoi pas la C.I.A., le Pentagone et le K.G.B. tant qu'on y est ?! m'exclamais-je, hors de moi.
- Le K.G.B. ?! On n'est pas à Moscou Bella ! répliqua Jacob en rigolant.
- Je m'en fous ! Si le F.B.I. vient, mon père sera au courant, il voudra que je retourne à Forks et que je ne mette plus les pieds dehors. Il a déjà eu du mal à me laisser vivre loin de lui, je n'ai pas envie que ça change !
- Même si ta vie est en jeu ? m'interrogea Alice.
Elle a de ces questions ! Je n'ai pas peur… bon, un peu on va dire, mais je ne renoncerai pas à ma liberté pour un dingue qui copie mon roman afin d'essayer de me foutre la trouille.
- Ma vie n'est pas en jeu ! Il aurait pu me tuer mille fois cette nuit et il ne l'a pas fait ! C'est juste un fan un peu dérangé c'est tout !
Je sais que je me voile la face, mais je ne veux pas la perdre devant mes amis.
- Non mais tu t'entends Bella ? fit Jacob, furieux. Tu ne peux pas être saine d'esprit et penser ça !?
- Il a raison Bella. Tu ne te rends pas compte du danger que tu peux courir ?
- Mais quel danger ? Tu crois que j'ai peur d'un bouquet de roses noires déposé en pleine nuit dans mon appartement fermé à clés ?
La réponse est oui.
- Bien sûr que non ! m'exclamais-je.
- Tu es complètement folle à lier ! rétorqua mon meilleur ami.
- Qu'est-ce que tu viens de…
J'allais lui demander des explications sur cette insulte lorsqu'on frappa à ma porte.
- Je crois que le F.B.I. vient d'arriver, fit Alice en se dirigeant vers la porte.
- Laisse, j'y vais ! C'est l'appartement de la folle à lier après tout ! répliquais-je en lançant un regard noir à Jacob avant de tourner les talons vers le couloir.
Je me dirigeais vers la porte d'entrée en imaginant la tête que pouvait bien avoir les deux agents du F.B.I. (parce qu'ils marchent toujours par paires, mais ça tout le monde le sait) qui se trouvaient derrière ma porte. Bien sûr, ils ne pouvaient pas être aussi beaux et parfaits que Stefan Bauer, mon personnage. Non, des agents comme ça, on ne les trouve que dans les fictions ou dans les séries télé.
En réalité, ils sont plutôt petits, la quarantaine bien tassé, bedonnant, avec des cravates plus immondes les unes que les autres et, généralement, une tâche de café ou du sucre glace provenant d'un donut quelque part sur le corps. J'admets que ça fait cliché mais faut pas se voiler la face quand même.
Je pris une grande inspiration avant d'ouvrir la porte.
- Mademoiselle Swan ?
Ok, il va peut être falloir que je révise mes clichés parce que les deux hommes en costume impeccable qui se trouvent devant ma porte n'ont absolument rien à voir avec l'image réelle que je me faisais des agents du F.B.I., à vrai dire c'était même tout l'inverse. Ils tiennent plus de Stefan Bauer que de la réalité !
- Vous êtes Isabella Swan ? me demanda un des agents.
- Euh… oui c'est moi, balbutiais-je en reprenant mes esprits.
- Bonjour Mademoiselle. Je suis l'agent spécial Whitlock du F.B.I. et voici mon coéquipier l'agent spécial Cullen. On nous a signalé une violation de domicile à cette adresse, est-ce exact ?
Ouah, l'agent Whitlock est très beau, plutôt grand, proche du mètre 90, des yeux couleur océan et des boucles blondes en guise de chevelure. Il avait un petit accent du sud qui ne laissait pas indifférent et un costume gris clair qui lui allait parfaitement bien. Cependant, mon cœur rata un battement lorsque mon regard croisa celui de l'agent Cullen. Deux magnifiques émeraudes à la place des yeux et des mèches cuivrées en bataille. Il était plus petit que l'autre de quelques centimètres et magnifique dans son costume noir, mais c'était plutôt du genre « beauté froide », à l'inverse de l'agent Whitlock qui, lui, paraissait plus chaleureux aux premiers abords.
- Oui, c'est mon agent, Alice Brandon, qui vous a appelé.
- Votre porte n'est pas fracturée, constata l'agent Cullen.
J'avoue avoir été un peu déstabilisée par la froideur de son ton, mais me repris très vite et m'adressa à l'agent Whitlock.
- Non, mes amis pensent que la personne avait une clé ou a crocheté la serrure.
- Oh ! Et ils sont du F.B.I. vos amis ? demanda l'agent Cullen avec sarcasme.
C'est quoi son problème à celui là ? Qu'est-ce qu'il croit ? Que je suis contente d'appeler le F.B.I. pour les faire venir ici alors que j'ai rien demandé ? D'ailleurs, ce n'est même pas moi qui aie appelé !
- Non, mais si vous réussissez à me prouver qu'on peut entrer et sortir de chez quelqu'un habitant au septième étage sans forcer la porte d'entrée, tout en utilisant ni une clé ni le crochetage de serrure et qu'il ne s'agit pas de David Copperfield, alors j'écouterai peut être vos sarcasmes, répliquais-je avec un petit sourira arrogant.
L'agent Whitlock semblait se retenir de rire, quant à l'agent Cullen, il affichait un air totalement hébété, mais il se reprit bien trop vite à mon goût. Je les invitais à entrer et les précédais pour leur montrer le chemin de la « scène du crime ».
- Alice, Jacob, je vous présente les agents spéciaux Whitlock et Cullen du F.B.I., messieurs voici Alice Brandon, mon agent et Jacob Black mon meilleur ami, déclarais-je avec un ton qui se voulait enjoué mais qui ne l'était pas du tout au final.
- Enchantée ! s'exclama Alice en serrant la main de l'agent Whitlock puis celle de l'agent Cullen. C'est moi qui vous aie appelée !
Jacob serra brièvement les mains des deux agents et croisa les bras sur sa poitrine.
- Ce mec est un malade. Hier soir, il appelle Bella sur son portable pour lui dire des trucs bizarres et cette nuit, il laisse un présent dans son appartement alors que celui-ci est verrouiller ! expliqua Alice avec de grands gestes. Il a laissé la boîte qui se trouve sur la table là.
Les deux agents regardèrent la direction pointée par mon agent et jetèrent un œil dedans.
- Un bouquet de roses noires ?! s'étonna l'agent Whitlock. On dirait le même scénario que votre dernier livre.
Génial, manquait plus que ça, un agent qui lit mes bouquins.
- C'est le même scénario que dans son livre, fit Alice avec un petit sourire.
- Vous ne nous aviez pas parlé d'appels téléphoniques mademoiselle Brandon, indiqua l'agent Cullen.
- Je sais, mais j'étais plus concentré sur le fait de vous faire rappliquer le plus rapidement possible figurez-vous ! lui lança Alice d'un ton froid.
L'agent Cullen ne sembla même pas déstabilisé par le ton de ma meilleure amie, mais je n'avais pas pu m'attarder sur sa réaction car son coéquipier me posa une question.
- Que pouvez-vous nous dire sur ces appels ?
- Eh bien, il n'y en a eu qu'un à vrai dire. Nous étions au restaurant tout les trois hier soir et mon portable s'est mis à sonner. Le numéro n'est pas apparu sur l'écran, ça m'a semblé bizarre parce qu'il y a très peu de monde qui a ce numéro. J'ai décroché. Au début, je n'entendais rien, j'ai insisté et j'ai entendu une respiration saccadé. Ensuite, la personne a rigolé et a commencé à parler.
- C'était une voix masculine ou féminine ? m'interrogea l'agent Whitlock.
- Elle était déformée, avec un modificateur je pense. Un peu comme dans Scream, vous voyez le genre ?
Il acquiesça et reprit.
- Que vous a-t-il ou elle dit ?
- Cette voix… n'arrêtait pas de m'appeler « ma belle » et il disait que je lui appartenais.
- Rien d'autre ?
- Euh… si ! A un moment, je lui ai demandé qui était au téléphone et la voix m'a répondu que je le saurai bien assez tôt !
Les deux agents se regardèrent en silence quelques secondes et hochèrent la tête en même temps.
- Très bien mademoiselle Swan, nous allons placer votre appartement sous surveillance et, également mettre votre ligne téléphonique sur écoute. Je pense que…
- Quoi ?! Il en est hors de question agent Cullen ! m'exclamais-je en comprenant ce qu'il voulait dire. Je ne veux pas être surveillée à cause d'un imbécile qui ne sait pas quoi faire de ses soirées ! Je vais faire changer les serrures un point c'est tout !
- Vous êtes vraiment stupide ! lâcha-t-il froidement. Vous vous rendez compte qu'au lieu de se contenter de déposer une simple boîte, cette personne aurait pu vous tuer cette nuit ! Et qu'au lieu de vous rebeller puérilement comme vous le faite depuis le début, c'est votre cadavre qu'on serait venu ramasser !
Cette déclaration me fit l'effet d'une douche froide. Il avait raison. Il avait cent fois raison. Ma fierté me fait me comporter comme une abrutie depuis le début. Jacob et Alice m'avait avertit mais je n'en avais fait qu'à ma tête comme d'habitude.
- Il a raison Bella, fit Alice d'une voix assurée. Qui sait ce qui aurait pu vraiment se passer cette nuit !
- Mais Alice…
- Il n'y a pas de « mais Alice » qui tienne Bella ! Tu vas me faire le plaisir de coopérer sans broncher avec ces deux agents du F.B.I. afin de faire coincer ce salopard, c'est compris ?
- Je crois qu'elle a compris Alice ! dit doucement Jacob alors que je baissais la tête.
Un petit moment de silence passa. L'agent Cullen allait reprendre la parole quand mon portable se mit à sonner. Je les priais de m'excuser pour voir qui pouvait bien m'appeler dans un moment pareil. Pas de numéro.
- Il y a un problème mademoiselle Swan ? me demanda l'agent Whitlock qui avait du percevoir mon trouble.
- Il…il n'y a pas de numéro, répondis-je d'une voix légèrement tremblante.
Toute mon anxiété était remontée d'un coup à la surface.
- Décrochez ! fit-il avec un signe encourageant.
Mes doigts tremblaient et j'avais eu tout le mal du monde à appuyer sur la bonne touche.
- Allô !
- Bonjour ma belle, fit la voix déformée de la veille. Comme ta voix m'a manqué.
- Non… murmurais-je sans m'en rendre compte.
L'agent Cullen me fit signe de mettre le haut parleur, ce que je fis rapidement, et la voix déformée s'éleva dans ma salle à manger.
- As-tu bien dormi cette nuit ? me demanda-t-elle.
L'agent Whitlock me fit signe de répondre à la question.
- Non ! fut tout ce que je réussis à sortir.
- Pourtant, je t'ai observé. Tu semblais si sereine, si paisible. Tu es vraiment magnifique quand tu es endormie !
J'entendis Alice murmuré un « Mon Dieu » non loin de moi, mais mon attention entière était tournée vers cette conversation.
- Vous êtes complètement malade ! criais-je dans le téléphone. Qu'est-ce que vous me voulez à la fin !
- Je te l'ai déjà dit ! C'est toi que je veux ! Mais avant d'en arriver là, je vais jouer un peu avec toi ! Au fait, as-tu trouvé mon petit présent ? me demanda-t-il sur le ton de la conversation.
- Le bouquet de roses noires ? Oui je l'ai trouvée ! D'ailleurs, c'était pathétique et complètement cliché !
- Dois-je en conclure que tu n'as pas apprécié ?
- C'est le cas ! dis-je avec aplomb.
- Alors… peut être apprécieras-tu mon autre petit cadeau.
Je jetais un coup d'œil aux autres en signe d'incompréhension. Je n'avais rien vu d'autre hormis la boîte.
- Il n'y avait que la boîte sur la table.
- Oh… mais il ne se trouve pas à cet endroit, dit-il en rigolant. Souviens-toi Bella. Que trouve Eve Fields avec la boîte ?
Je ne pris même pas la peine de répondre et me dirigeais rapidement vers le salon, où se trouvait la télé ainsi que le lecteur dvd. Je les allumais. Les autres m'avaient suivis et me regardaient. Mon regard était dirigé vers l'écran. Celui-ci était bleu mais, très vite, des images apparurent.
J'entendis Alice pousser un petit cri et un juron lancé par Jacob, tandis que je restais stoïque en découvrant ma porte d'entrée filmée par une caméra amateur. Soudain, une main gantée apparue dans le champ et introduisit une clé dans la serrure.
Au moins ça règle la question du « comment il est entré ici ? ».
Mon couloir apparut sur l'écran. La caméra avançait et la main touchait les objets qui ornaient mes meubles. Elle poursuivait son parcours vers la cuisine, puis la salle à manger, avant de se diriger vers la salle de bain. La main prit mon shampooing qui disparu du champ et une forte inspiration se fit entendre. Il respirait mon shampooing et mon gel douche avait subit le même sort.
La main les avait reposés et était sortit de la salle de bain. La caméra filmait la porte de ma chambre, se rapprochant de celle-ci. La main se posa sur la poignée et l'abaissa lentement, sans bruit. La caméra balaya ma chambre et s'arrêta sur mon lit. Elle avança dans cette direction et je pus me voir en train de dormir, mais brusquement, elle bifurqua vers ma commode et la main ouvrit mon deuxième tiroir sans aucune hésitation. Elle plongea à l'intérieur et en retira une petite culotte en dentelle noire. Elle l'exhiba devant l'objectif puis la mis dans sa poche.
Mon lit revint dans le champ et la caméra s'approcha encore plus près que la première fois. La main se tendit vers mon corps et resta suspendu quelques millimètres au dessus, puis le survola, comme si elle voulait me caresser. On entendait la respiration du propriétaire de la main se saccader. Il resta quelques instants puis sortit de ma chambre, se dirigeant vers la salle à manger. La caméra fut posée sur la table et un sac apparu à l'écran. La main fouilla dedans et en sortit la boîte blanche. La main reprit la caméra, pour filmer la boîte. Une autre main apparue et ouvrit le couvercle avant que l'objectif fasse un zoom sur la carte où était inscrit le mot « soon ».
Soudain, l'écran se grisa. Le film était finit.
Un rire machiavélique s'éleva de mon téléphone et répéta le dernier mot vu à l'écran avant de raccrocher.
Le téléphone glissa de ma main, puis ce fut le trou noir.
Bon ben il est un petit peu plus long que les précédents pas vrai ?! N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !! A la prochaine!!
