Bonsoir tout le monde !!
Je suis supehypermégagigasupra désolée pour le retard mais j'ai eu quelques complications existencielles qui m'ont empêchées de mettre à jour avant ce soir !
Je vous explique en deux ou trois mots, je ne vais pas être longue !
En fait au début de l'année, histoire de bien commencer 2010, ma voiture à fait une magnifique rencontre avec une plaque de verglas. Après quelques galipettes, mon frère et moi-même, nous sommes retrouvés dans un champ couchés sur le côté. Rien de cassé mais mon moral en a pris un sacré coup, et ma voiture également puisque j'ai dû lui dire adieu, cette rencontre lui a été fatale. Donc j'ai dû attendre patiemment de voir les images de la vitre m'explosant en plein visage avant de de pouvoir envisager d'écrire à nouveau. Je m'y remets aux alentours de début mars et j'avance super bien mais le sort s'acharne une nouvelle fois sur moi puisque mon disque dur se fait hara-kiri une semaine avant la fin de garantie. J'ai dû le ramener chez monsieur Fnac qui m'annonce que je ne pourrais pas le récupérer avant un mois ! (je vous jure que quand il m'a dit ça, j'ai entendu la musique du film Psychose d'Hitchock au fond de ma tête !) J'en profites pour lui demander si mon pc fait le tour du Monde avant d'arriver chez le réparateur, il m'a répondu oui et que sa destination finale était Paris (sachant que j'habite à 45 minutes de notre capitale, j'ai trouvé ça un peu abusé) !
Enfin bref, maintenant me revoilà et j'espère que ce chapitre, bien qu'un peu court à mon avis, vous plaira !
Juste avant que vous ne lisiez, j'ai eu quelques reviews me demandant si j'abandonnais ma fic, la réponse est non. J'ai pour habitude de finir ce que je commence donc je n'abandonnes jamais lol !
Bonne lecture
Chapitre 3
Je crois que je ne m'étais jamais senti aussi bien de toute ma vie. Cette sorte de cocon qui m'enveloppait me donnait l'impression que rien ne pouvait m'atteindre.
Malheureusement, cette impression ne dura pas longtemps.
Que m'arrive-t-il ? Pourquoi ai-je la sensation de ne pas être là où je le devrais ?
De vagues souvenirs me reviennent en mémoire.
Un bouquet de roses noires...
- Mademoiselle Swan ?
Une main gantée de noir qui s'approche de mon corps endormi...
- Isabella ?
Et ce mot qui me revient, tel une litanie, "soon"...
- Bella ?
Je ne sais pas si c'est ce sentiment de peur qui venait de me prendre ou la douceur de la voix qui m'appelait, mais mes paupières s'ouvrirent d'un seul coup.
Vous savez, les hommes sont certains que pour séduire une femme, il faut lui offrir une rivière de diamants. Cliché, n'est-ce pas ? Je ne suis pas du genre matérialiste mais, croyez-moi si vous voulez, à ce moment précis de ma vie, on aurait pu m'offrir un fleuve de diamants de la taille de l'Amazone, il aurait fait pâle figure face aux deux émeraudes penchées au dessus de moi.
Leur intensité était telle, que mon visage avait dû prendre feu. Non, je ne pouvais pas me laisser aller. Il fallait que je fasse ou dise quelque chose pour que cela cesse.
- Que... que s'est-il passé ? bredouillais-je.
- Vous vous êtes évanouie, me dit l'agent Cullen.
- Oh... euh...je suis désolée, ce n'est pas dans mes habitudes de réagir de la sorte.
J'étais tellement gênée que le brasier sur mes joues avait dû passé par toutes les nuances de rouge.
- Ne vous inquiétez pas. Vous avez subi un choc émotionnel intense. Ce genre de réaction est tout à fait normal.
Il avait accompagné sa déclaration d'un petit sourire en coin tout à fait craquant. D'ailleurs, je me demande combien de filles il a pu faire tomber avec ce sourire.
- Ah Bella, tu es enfin réveillée ! s'exclama Alice en revenant dans le salon. Tiens, ça va te faire du bien.
Elle me tendit une compresse d'eau froide que je m'empressais de mettre sur mon front.
- Merci Alice, t'es la meilleure ! soupirais-je en sentant le froid résorber mon début de mal de crâne.
- Bien que ce que tu viens de dire est tout à fait exact, ce n'est pas moi qu'il faut remercier mais l'agent Cullen. En plus de la compresse, il a eu le réflexe de te rattraper au moment ou tu tombais et de te transporter jusqu'au canapé.
Au moins ça explique pourquoi je suis allongée, et également pourquoi je n'ai aucune égratignure. Etant d'un naturel maladroite, ce genre de chute occasionait quelques contusions en général.
- Dieu merci, en tout cas tu n'auras pas de bleus cette fois-ci ! s'exclama Alice. Je te rappelle que tu as ce photoshoot la semaine prochaine pour la promotion de Roman Meurtrier. Cela aurait été dommage que tu abîmes ton si jolie visage.
En l'entendant dire ça, on aurait pu croire qu'Alice ne pensait qu'au travail, peu importe ce qu'il pouvait bien se passer. Pourtant, ce n'était pas le cas. C'était sa façon de me faire penser à autre chose.
- Je vous remercie agent Cullen de m'avoir évitée une catastrophe aussi tragique ! dis-je en souriant.
- Comme je vous l'ai dit, j'ai l'habitude de ce genre de réaction.
Son ton était devenu froid d'un seul coup. Pourquoi un changement si brutal ? Ai-je dit quelque chose qui ne fallait pas ? Je jettais un rapide coup d'oeil à Alice et, vu l'expression sur son visage, elle aussi n'avait pas compris.
Peut-on être aussi lunatique ?
Ce genre de comportement avait tendance à m'agacer. Il fallait que je me lève, que je m'isole. Il fallait que je remettes mes idées en place.
J'enlevais la compresse de mon front et m'appuyais sur mes coudes.
- Attendez, je vais vous aider, me proposa l'agent Cullen.
Hors de question qu'il me touche, vu la façon dont il m'avait parlée l'instant précedant.
- Non merci, je sais me débrouiller toute seule ! rétorquais-je sèchement.
Il recula un peu, son visage ne trahisant aucune émotion.
Je faisais pivoter mes jambes et mon bassin pour me retrouver assise. Je pris une grande inspiration et donna une impulsion dans mes bras pour me lever.
L'idée était bonne, l'exécution était simple. Cependant, je m'étais levée tellement vite qu'un léger vertige me fit chanceler.
Immédiatement je sentis deux bras puissants me rattraper. Bien sûr, il s'agissait de ceux de l'agent Cullen.
- Vous êtes tétue, me dit-il avec un sourire.
- Et vous vous êtes la personne la plus lunatique qu'il m'ait été donnée de rencontrer ! m'exclamais-je en me dégageant de son étreinte pour me diriger vers la salle de bain.
Je fermais la porte de celle-ci et m'y adossais.
Mais qu'est-ce que j'ai bien pu faire pour en arriver là bon sang ?!
D'un mouvement las, je me dirigeais vers le lavabo pour me passer un peu d'eau sur le visage.
La fraîcheur me fit du bien, mais ce n'est seulement lorsque j'avais croisé mon regard dans le miroir en face de moi, appercevant mes yeux rougis, que je m'étais rendue compte d'avoir pleurée. Ma mine de déterrée n'arrangeait pas vraiment l'ensemble également et mon teint était encore plus pâle que d'habitude. Pas étonnant que l'agent Cullen agisse de cette manière avec moi ! On dirait une folle tout droit sortie de l'asile !
Je ne pus aller plus loin dans mes réflections car on frappa doucement à la porte. Pourvu que ce ne soit pas l'agent Cullen, je n'avais vraiment pas envie de le voir maintenant.
- Bella ?
Je soupirais de soulagement.
- Entre Jacob.
La porte s'ouvrit lentement et mon meilleur ami entra dans la pièce.
- Comment te sens-tu ?
- Tu veux la vraie réponse ou le mensonge ? demandais-je faussement ironique.
- Tu sais bien celle que je veux, me dit-il doucement.
- Je pète la forme ! Je ne me suis jamais sentie aussi bien de toute ma vie ! m'exclamais-je.
- Bella, soupira-t-il, arrête ce manège avec moi. Toi et moi connaissont tes piètres perfomances d'actrice. Je n'ai besoin que d'un coup d'oeil pour savoir que ça ne va pas !
- Alors pourquoi me poses-tu la question ? demandais-je brusquement.
Je pus lire la surprise dasn ses yeux lorsque j'avais employé ce ton qui ne m'était pas coutumiée, mais il se reprit vite.
- Parce que si je ne te la poses pas, tu n'en parleras pas, répondit-il d'un ton las.
Je bassais la tête, fixant le lavabo. il avait raison. Il avait cent fois raison. Mes gênes paternels faisaient que je parlais rarement de ce que je ressentais. Il avait l'habitude depuis le temps que nous nous connaissions.
- Je ne sais pas comment je vais, répondis-je toujours bloquée dans ma contemplation.
Il s'approcha de moi et me prit dans ses bras. Je n'avais pas encore réalisé combien j'avais besoin de réconfort avant qu'il ne fasse ce geste, c'est pourquoi je me réfugiais dans cette étreinte, entourant sa taille et collant ma tête contre son torse. Sa main gauche restait au milieu de mon dos tandis que l'autre caressait doucement mes cheveux.
- Il ne te fera jamais de mal Bella. Je te le promets, souffla-t-il avant d'embrasser le dessus de ma tête.
Je ne répondais pas. Je savais que, dehors, un malade en avait après moi et quoi qu'en pense Jacob ou le F.B.I., s'il veut me faire du mal, il le fera.
Malheureusement, la bulle de réconfort dans laquelle Jacob m'avait installée éclata lorsque quelqu'un frappa à la porte.
- Oui ? dis-je, toujours dans les bras de mon meilleur ami.
J'entendis la porte s'ouvrir et, quelques secondes après, un petit raclement de gorge se fit entendre.
- Mademoiselle Swan, je suis désolé de vous... interrompre, mais l'agent Whitlock et moi même aimerions vous parler de la suite des opérations.
J'avais sentie mon corps se raidir lorsque j'avais reconnu la voix de l'agent Cullen. Je me dégageais doucement de l'étreinte et leva les yeux vers lui.
Toujours aucune expression sur son visage, pourtant j'avais cru percevoir une hésitation dans son intonation lorsqu'il avait parlé.
- J'arrive, lui dis-je tout en essayant de paraître aussi impassible que lui.
- Très bien.
Il referma la porte sans plus attendre.
Je soupirais fortement en prenant ma tête entre mes mains.
- Je suis sûr que ça va s'arranger ma belle, me dit Jacob en caressant mon dos.
- Je l'espère, fis-je avant de me recomposer un visage et sortir de la salle de bain, suivie de mon meilleur ami.
Lorsque nous entrions dans le salon, les deux agents, ainsi qu'Alice, étaient assis sur le canapé.
- Ah Mademoiselle Swan, fit l'agent Whitlock, je crois que nous devons parler.
Je m'asseyais sur le fauteuil, Jacob s'installant sur l'accoudoir à ma droite.
- Je vous écoute.
- Très bien, reprit-il. Après avoir expliqué la situation à notre supérieur, celui-ci a estimé que la menace était sérieuse et il a décidé de vous placer sous la protection du F.B.I. le temps que nous appréhendions cette personne.
- Quelle genre de protection ? demanda Jacob.
Les deux agents se regardèrent quelques secondes.
- Il s'agira d'une protection rapprochée, annonca l'agent Cullen. L'agent Whitlock et moi-même avons été désignés pour résoudre cette enquête et assurer votre protection.
Bien sûr, il fallait que ce soit l'être qui m'est le plus anthipatique, hormis le taré qui me poursuivait, qui m'annonce cela.
- Vous êtes en train de me dire que vous allez me suivre tout le temps jusqu'à ce qu'on arrête ce cinglé ?
- Pour faire simple oui. Nous vous surveillerons chacun notre tour et il se peut qu'un autre agent vienne lorsque ce sera nécessaire.
Mon visage avait dû changer de couleur car l'agent Whitlock me lança un regard inquiét.
- Je comprends que vous soyez réticente à l'idée d'être constamment surveillée, déclara-t-il doucement, mais le fait de se baser sur votre roman rend cet individu dangereux et vous savez pourquoi.
- Rien ne dit que cette homme tuera, déclara Alice.
- Mademoiselle Brandon, vous avez lu ces romans n'est-ce pas ? demanda l'agent Whitlock.
Elle acquiesça pour toute réponse.
- Alors vous comprendrez que tant que nous n'en aurons pas la certitude, mademoiselle Swan devra rester sous notre protection.
D'accord, j'ai compris. Je ne pourrais pas y échapper. Message reçu cinq sur cinq. Cependant, il y a plusieurs questions qui me brûlent les lèvres.
- Comment allez-vous faire pour le coincer ?
- Une équipe scientifique va bientôt arriver pour passer votre appartement au peigne fin. Malgré le fait que l'individu semble avoir des gants lorsqu'on regarde la vidéo et que nous avons pollué cet endroit, il est possible que l'on retrouve de l'adn.
- Et puis, la vidéo et le bouquet peuvent nous dire beaucoup de choses également, renchérit l'agent Whitlock.
Un détail me chiffonnait concernant cette vidéo. Il y a quelque chose qui ne correspondait pas avec la description que j'en avais faite dans le livre. Difficile d'oublier les images que j'avais vu tout à l'heure, c'est pourquoi je les repassais en boucle dans ma tête, tâchant de trouver ce qui n'allait pas.
- Il y a un problème Bella ? me demanda Jacob en posant une main sur mon épaule. Il avait dû percevoir mon trouble.
- Il y a quelque chose qui ne va pas, murmurais-je.
- Tu ne te sens pas bien ? questionna Alice, prête à intervenir.
- Non ce n'est pas ça... c'est la vidéo. Il y a quelque chose qui cloche dedans et j'arrive pas à trouver quoi...
Et soudain ce fut l'évidence ! Je me frappais le front du plat de ma main, montrant ma profonde stupidité ! J'aurais dû repérer ce détail tout de suite lorsque j'avais regardé la vidéo ! C'est à se demander si j'étais vraiment l'auteur des fois !
- Mademoiselle Swan ? m'interrogea l'agent Whitlock.
- Je sais ce qui ne va pas. Dans la vidéo qu'il a laissé, il y a quelque chose qui n'est pas dans mon livre. Un élément rajouté.
Tout le monde me regardait à présent, suspendus à mes lèvres.
- Dans la vidéo que nous avons vu, il... il me pique une culotte...
Je pris soudainement conscience de ce que je racontais, à savoir le vol de ma petite culotte noire et je me rendis compte du ridicule de la situation.
- Il ne me semble pas avoir lu ça dans votre livre, fit l'agent Whitlock avec un air pensif.
- Parce que ça n'y est pas ! Le tueur ne pique pas de petite culotte aapartenant à Eve lorsqu'il filme son appartement. En fait, j'y avais songé mais j'ai rejeté l'idée. Le tueur n'avait rien d'un pervers sexuel, il voulait juste gagner l'amour d'Eve.
- En effet, ce détail peut nous aider à établir un début de profil psychologique. Le fait qu'il vous pique un sous vêtement peut nous apprendre deux choses. La première, c'est qu'il a prit ce qu'on peut appelé un "trophée". Cela nous indique une certaine obsession. En prenant quelque chose, il peut se remémorer ce qu'il a fait, cela lui permet de se rappeler les "bons moments" qu'il a vécu en faisant ça. La seconde, en prenant cet objet... comment dire... intime, l'individu sait qu'il vous a fait peur et, donc, pense avoir un certain contrôle sur vous. Il veut que vous ne vous sentiez plus en sécurité, même dans votre propre appartement.
- Ce qu'il faut comprendre mademoiselle Swan, reprit l'agent Cullen, c'est que pour cet individu, il s'agit d'un jeu et vous êtes son jouet.
Alors qu'en pensez-vous ? Ai-je bien fait de revenir ou dois-je me cacherau fond d'un trou pour ne plus jamais en ressortir ?
Personnellement, je ne suis pas totalement satisfaite de ce chapitre alors votre opinion va beaucoup compter pour la suite !
Merci d'avoir lu.
