Héhé le voilà enfin \o/
Encore un peu plus long que le précédent ! Pas trop non plus hein XD Je vais pas passer de 2000 mots à 6000 mdr mais d'ici la fin de la fic peut-être...
Merci à Angie .net/u/2714664/AngiKltz qui a bien voulu reprendre le rôle de Bêta
Pour celles qui ne le savent pas Alicia (mon ancienne Bêta) est la présidente de l'association OFIAN/ISFFP du coup j'veux pas trop l'embêter avec mes corrections à faire. Je sais le boulot qu'elle a puisque je fais aussi partie de l'assoc' ^^ Si vous voulez en savoir plus : /
Aller je vous laisse apprécier ;)
Pour celles qui lisent ma Dramione la suite devrait arriver dans pas trop longtemps (YOUHOU \o/)
« J'ai dit non ! » hurle Leïla.
*flash-back*
« Qu'est-ce qu'il y a encore ? » demande-t-elle blasée.
« Nous nous demandions si… » commença-t-il avant qu'elle ne l'interrompe d'un « non » sec. « Mais vous ne savez même pas encore ce que je voulais dire… » se défend-il.
« Quel que soit l'aide que tu sois venu quémander Gustav, j'estime en avoir déjà assez fait. » réplique-t-elle sans un regard pour le jeune batteur.
« Nous sommes pleinement conscients que tu en as déjà fait énormément pour nous ce soir. Les autres n'ont rien contre le fait de repartir dans moins d'une heure, mais moi… »
Il s'interrompt pour lui jeter un regard, voyant qu'elle se contente d'arquer un sourcil pour l'inviter à exprimer le fond de sa pensée, il se jette à l'eau.
« Moi, je préfèrerai que nous puissions dormir ici avant… »
« Certainement pas. » répond-elle platement.
« Nous sommes tous les quatre épuisés, même si les jumeaux ne l'admettront jamais, il serait plus prudent de reprendre la route en aillant dormi un peu ! » souligne-t-il.
« Allez dormir ailleurs ! » siffle-t-elle entre ses dents.
« Ici nous sommes sûrs que les paparazzis ne reviendront pas… Nous serons tranquilles… » tente le batteur.
« J'ai dit non ! » hurle Leïla.
*fin du flash-back*
Elle sait pertinemment qu'elle n'a pas de raison valable de leur refuser l'hospitalité. Elle a de la place et ce soir elle ne va même pas réellement dormir dans sa chambre. Les paparazzis sont partis et ne reviendront plus. N'importe quelle autre fan aurait sauté sur l'occasion et c'est là sa seule raison… elle ne veut pas passer pour une de ces innombrables pimbêches… Mais, c'est à double tranchant… pour qui passera-t-elle en leur refusant son aide ? Elle lève les yeux et croise le regard fatigué du jeune batteur. Son apparente discrétion et timidité avait toujours beaucoup plu à la jeune femme, car elle s'y reconnaissait. Bien qu'elle avait aussi une bonne dose de mauvais caractère, qui selon elle la rapprochait le plus de Bill… Mais ce n'était que son avis et elle était consciente qu'elle ne pouvait pas connaître leur véritable personnalité, elle les imaginait d'après ce qu'elle voyait dans les magazines, interviews, etc.
Son âme de fan et de bonne samaritaine finie par l'emporter.
« Une seule nuit… » cède-t-elle. « Je vous réveillerais au plus tard à dix heures et vous devrez partir. » prévient-elle.
« Merci mademoiselle… Je ne connais même pas votre nom… » s'excuse-t-il.
« Bright… Leïla Bright. » hésite-t-elle.
« Merci beaucoup mademoiselle Bright. » la remercie-t-il.
« Leïla…et sincèrement tu peux me tutoyer. » sourit-elle.
« Tes désirs sont des ordres. » plaisante-t-il.
« Fais attention je pourrais te prendre au mot. » rigole-t-elle.
…
« Je parie 5$ sur Gustav ! » lance soudainement Georg. « Je suis sûr qu'il va réussir à la faire changer d'avis. »
« 10$ contre ! » enchérit Tom. « Cette fille a l'air encore plus têtue qu'une mule, ou que Bill, mais ça veut dire la même chose. » raille-t-il.
« Pari tenu ! » conclut le bassiste. « Bill sera l'arbitre et il garde l'argent du pari ! »
Le jeune chanteur soupire, ils ne grandiront donc jamais ? Bon gré, mal gré il accepte néanmoins de jouer l'arbitre de ce pari.
La porte du hangar s'ouvre sur Gustav suivi de près par la jeune femme tout sourire. Les garçons n'en reviennent pas, ils se demandent même si cette fille est celle qu'ils ont vu les menacer d'un fusil. Elle semble transfigurée par ce sourire franc et sincère.
« Les gars ! Mademoiselle Bright a très gentiment accepté de nous laisser passer la nuit ici ! » annonce fièrement le batteur.
« Gus' t'es le meilleur ! » s'exclame Georg. « File les thunes ! » souffle-t-il discrètement à Bill qui les lui donne sans attendre.
« Par contre, je n'ai que deux chambres d'amis. Une avec un lit double et l'autre avec deux lits simples… Gustav a déjà réservé un des deux lits simples ! » enchaîne-t-elle voyant les garçons ouvrir la bouche pour choisir les chambres. « Je suppose que c'est Georg qui dormira dans la même chambre que Gustav. »
« Et il n'y a pas moyen de dormir avec vous ? » hasarde le guitariste.
« Si tu veux dormir dans le box d'un cheval, tu es le bienvenue. » plaisante-t-elle. « Mais je pense que tu préfèrera la chaleur et le confort d'un bon lit. »
« Vous avez deux chambres d'amis, mais pas votre propre chambre ? » s'étonne-t-il.
« Si bien sûr, mais il y a un poulain malade alors je passe mes nuits à m'occuper de lui. » explique-t-elle.
« Donc votre chambre est libre… » insiste-t-il.
« Tu peux oublier immédiatement l'idée que tu as derrière la tête. Personne ne dormira dans ma chambre. » affirme-t-elle en le fusillant du regard.
« C'était seulement une question… » réplique-t-il en haussant les épaules.
Leïla soupire avant de les entrainer à sa suite dans sa demeure.
Elle les conduit d'abord dans la chambre aux lits simples. La pièce a été décorée de bleu turquoise et marron dans un style très moderne. Les murs sont turquoises avec des liserés marron en haut et en bas, excepté le mur face à la porte où s'étend une immense baie vitrée qui rend la pièce très lumineuse et accueillante. En entrant dans la chambre la première chose que l'on remarque ce sont les innombrables étagères sur la droite, installées symétriquement et regorgeant de livres. Chaque étagère a son thème : Science-fiction, Bit-lit, Thriller, Roman, Théâtre, etc. Tous rangés par ordre alphabétique d'auteurs. À gauche toujours par rapport à l'entrée, une coiffeuse et sa commode qui a été prolongée par deux petits placards, peints aux couleurs des murs, de chaque côté du meuble.
« Waouh ! » s'exclame Gustav.
« Ce n'est pas juste ! Je veux cette chambre ! » chouine Bill.
Leïla éclate de rire avant de se tourner tout sourire vers ce dernier.
« L'autre chambre a sa propre salle de bain. » dit-elle en lui adressant un clin d'œil.
Les yeux de Bill se mettent à briller et un grand sourire nait sur ses lèvres.
« Je veux ! » s'écrie-t-il en sautillant.
« T'es un peu maniaque, non ? » lâche Tom, plombant la bonne humeur de son jumeau.
« Comment ça ? » s'étonne Leïla.
« Les livres. » répond-il en faisant un signe de tête en direction des étagères.
« J'aime les livres, c'est tout. Rangés ils sont plus faciles à trouver quand je veux lire. » explique-t-elle. « Mais je suppose qu'à part des magazines érotiques tu ne dois pas avoir beaucoup de « lecture »… » réplique-t-elle en mimant les guillemets au mot lecture.
Leïla ne lui laisse pas le temps de répondre et lui tourne le dos pour aller prendre des draps et deux couvertures dans l'armoire. À peine les a-t-elle sortis que Georg les lui prend des mains. Elle le regarde avec étonnement.
« Gus' et moi savons faire un lit, tu sais ? » lui dit-il en souriant.
« Je n'en doute pas, mais je souhaite être une bonne hôtesse. » se justifie-t-elle.
« Ne t'inquiètes pas pour nous, on saura se débrouiller ! » affirme Gustav.
« D'accord. » capitule-t-elle. « Si vous avez froid cette nuit vous pouvez prendre d'autres couvertures. »
« Merci. » lui répondent les deux garçons.
« Oh ! Pour demain matin, vous avez une salle-de-bain juste en face de votre chambre, vous n'aurez qu'à traverser. De même pour les toilettes. » ajoute-t-elle avant de partir.
Elle quitte la chambre, les jumeaux sur les talons.
La seconde chambre, où Leïla fait entrer les jumeaux, est décorée dans un style plus classique : les murs sont tout blanc avec les linteaux, encadrements de la porte et de la baie vitrée peinte en bordeaux. La chambre semble plus petite à cause de la salle de bain, sur la droite, qui empiète sur l'espace, ainsi que le grand dressing attenant à la salle de bain.
Au lieu d'étagères remplies de livres comme dans la première chambre, elles sont pleines de cd et vinyles s'étalant tout le long du mur après la porte. Cela va d'Aretha Franklin à Revolverheld en passant par Elvis Presley et Maroon 5 entre autre.
« Oh mon dieu ! » s'extasie le chanteur. « J'adore cette chambre ! »
« Après ma chambre c'est aussi celle-là que je préfère. » sourit Leïla.
« Et pourquoi après ta chambre ? » s'enquit Tom.
« D'une, parce que c'est ma chambre, mon lit, donc forcément c'est mieux et de deux, parce que ma chambre est la plus grande, que j'ai ma propre salle de bain et un dressing pratiquement tout aussi grand. » répond-elle.
« Comment sont rangés tes cds ? » demande Bill sans se préoccuper de la guerre que se livrent son frère et leur hôtesse.
« Par année. Avant, je rangeais par noms, mais finalement je préfère par ordre chronologique… ça donne une idée de l'évolution musicale. » répond-elle en lui souriant.
« Ok, donc logiquement pour nous trouver ça sera plutôt sur les étagères du bas et vers le fond de la chambre… ? » dit-il malicieusement en se tournant vers les étagères.
Bill cherche pendant une bonne minute là où leurs albums auraient dû se trouver, avant de jeter un œil sur le reste des étagères pour finalement se tourner vers la jeune femme, avec un regard de chien battu.
« Ne me regarde pas comme ça ! » s'exclame-t-elle en éclatant de rire. « Je te rappelle que ce n'est pas ma chambre… mes artistes préférés y sont. » achève-t-elle avec un clin d'œil.
Le visage de Bill s'éclaire instantanément comme le visage d'un gosse le matin de Noël.
« Je veux voir ta chambre ! » trépigne-t-il en tapant dans ses mains.
« Sûrement pas ! » rétorque-t-elle en allant tout droit au dressing. « Je vais vous sortir deux couettes ça évitera que vous vous battiez avec la couverture durant la nuit… » ajoute-t-elle en s'exécutant.
Contrairement aux deux G's, les jumeaux lui laissent le soin de leur faire le lit.
« Comme pour Georg et Gustav, vous avez d'autres couvertures dans le dressing si jamais vous avez froid. Je vous laisse dormir à présent. Je vous réveillerais à 10h au plus tard. » leur répète-t-elle.
Leïla s'apprête à sortir quand le chanteur lui attrape le poignet pour la retenir.
« Merci pour tout ce que tu as fait pour nous. » la remercie-t-il à nouveau.
« Il n'y a pas de quoi. N'importe quel fan l'aurait fait et sans rechigner comme je l'ai fait moi… » s'excuse-t-elle presque.
« Détrompe-toi… Beaucoup nous auraient accueilli mais sûrement peu auraient menti aux paparazzis pour les éloigner, et encore moins nous auraient réellement laissé dormir… » explique-t-il.
« Ouais elles auraient passé la nuit à nous faire signer tous leurs albums, posters, magazines, tee-shirts, strings et j'en passe… » ajoute Tom. « Merci. »
« Je vous en prie. » répond-elle. « Mais pour les autographes j'y songerais pour demain matin. » rigole-t-elle en refermant la porte.
« Elle plaisantait ? » s'inquiète le guitariste.
« On verra demain matin. Maintenant boucle-la ! Sa majesté veut dormir ! » ordonne Bill.
« Pardon ? » s'étrangle son double.
« Ta gueule et dort ! » rigole le chanteur en se pelotonnant dans sa couette.
…
Leïla entre dans sa chambre et va se jeter sur son grand lit rond. Elle reste ainsi plusieurs minutes à contempler le plafond.
« Les Tokio Hotel sont chez moi ! » prononce-t-elle dans un souffle. « Les Tokio Hotel dorment juste à côté ! » continue-t-elle un peu plus fort, comme si le dire à voix haute donnait plus de réalité à ce qu'il se passe.
Combien de fois avait-elle rêvé de les rencontrer ? Des dizaines, non centaines, peut-être même des milliers de fois. Bien sûr c'était toujours des rencontres « officielles » dans le cadre d'un concert ou d'une promo… Jamais elle n'aurait pu imaginer qu'ils viendraient se perdre chez elle…
Tout se bouscule dans sa tête, la joie immense d'avoir rencontré les artistes qu'elle aime plus que tout, la satisfaction d'avoir pu leur venir en aide, mais aussi la peur irrationnelle de ce qu'il se passerait si on l'apprenait. Elle ferait la une des journaux, les paparazzis fouilleraient dans son passé, déterreraient les cadavres comme on dit, elle recevrait sûrement des dizaines et des dizaines de lettres de menaces de fans des garçons, complètement timbrées.
La jeune femme se relève d'un bond en sentant la panique prendre le pas sur toute autre émotion. Elle n'hésite pas une seconde de plus et se dirige à son bureau où se trouve son ordinateur qu'elle allume. Elle ouvre directement skype, elle n'a pas besoin de s'inquiéter de l'heure tardive, Leïla sait pertinemment que son amie sera connectée. Et en effet elle est là… La jeune femme démarre immédiatement une conversation vidéo avec elle, elle a besoin de lui parler.
« Hey ma belle ! Qu'est-ce que tu fais connectée à une heure pareille ? Tu ne devrais pas déjà dormir depuis longtemps ? Tout va bien ? » s'inquiète son amie.
« Oui et non, il m'arrive un truc de dingue Jennie… » répond Leïla.
Elle lui raconte toute sa nuit depuis l'arrivée du groupe jusqu'à ce qu'elle en vienne à allumer son ordinateur, sans rien omettre.
La culpabilité commence à pointer le bout de son nez au fur et à mesure que la jeune femme se confie. Elle a l'impression de trahir le groupe en parlant de leur présence à Jennie. Mais de toute façon elle n'aurait jamais pu lui cacher un truc pareil et elle sait que son amie ne dira jamais rien, surtout si ça peut causer du tort à Leïla.
Elles parlent des heures durant, Leïla s'absentant quelques minutes de temps en temps pour aller s'occuper du poulain malade et s'assurer qu'il va bien.
« Je vais devoir te laisser. » annonce enfin Leïla. « Il est déjà 8h ici et je leur ai dit que je les virerais à 10h. »
« Tu es sûre que ça va aller ? » s'enquit Jennie.
« Oui ne t'inquiètes pas. » la rassure la jeune femme.
« De toute façon j'arrive ce soir comme prévu. » lui rappelle son amie.
« À quelle heure tu arrives déjà ? » demande Leïla.
« 18h, heure L.A évidemment. » répond Jennie.
« Évidemment ! » rigole Leïla. « Ça va me faire du bien de te voir ! Tu me manques énormément ! » ajoute-t-elle.
« C'est bien pour ça que je viens ! » persifle son amie. « Toi aussi tu me manques. Aller file dormir un peu ! Et fait une sieste quand tu les auras virés ! Je te veux fraîche comme un gardon ce soir ! » plaisante-t-elle avant de mettre fin à la conversation.
« Merci. » souffle Leïla dans le vide avant d'éteindre son ordinateur et d'aller se blottir dans ses draps pour les deux prochaines heures.
Qu'en pensez-vous ?
