Les personnages ne m'appartiennent toujours pas...

Bonsoir! Voici le chapitre 7 de Délicieuse Imposture!
Encore une fois je remercie Hanako pour la correction!

Je remercie également les lecteurs:

Mello: Et bien voilà la suite tant attendus! Merci aussi pour ta review très... pressante diront-nous. Bonne lecture!

Deadman: Tu le sauras dans ce chapitre... J'espère juste que tu ne seras trop déçut... Je pense aussi que je vais adopter le rythmes de parution que tu m'as proposée, enfin essayerserait plus juste! Merci encore pour ta review et bonne lecture!

Shishi-sama: Il est vrais qu'un peu de distraction entre les révisions serait pas mal... Alors voici la suite! Bonne lecture!


Chapitre 7 :

La Duchesse de Ravenham se tenait dans la chambre qu'elle devrait bientôt partager avec le Duc.

Son corps était tendu à son maximum.

La peur de devoir faire face à Sasuke la tiraillait de toutes part.

Comment allait se dérouler leur confrontation ?

Suite aux propos hautement ignobles de "son" mari, le travesti l'avait abandonné au milieu d'une valse, et avait immédiatement sommé une servante de le conduire jusqu'à ses appartements.

Cette dernière s'était aussitôt inclinée et empressée de l'entrainer à travers les innombrables couloirs.

La jeune fille l'avait ensuite priée de l'attendre quelques instants, le temps qu'elle aille lui chercher sa tenue, pour la nuit de noce.

Le jeune blond avait voulu protester, mais la demoiselle s'était éclipsée.

- Je vous ferais si belle et désirable que le Duc sera le plus comblé des hommes, avait-elle lancé gaiement avant de disparaitre par la porte.

Naruto avait rougit à ses propos.

Comment faire pour éviter cela ?

Il était resté debout au milieu de la chambre et attendait, stressé par le futur retour de la servante ô combien joyeuse.

Quelques minutes plus tard, la dite servante revint.

Elle tenait dans ses mains un précieux vêtement.

Pov Naruto

Je la voyais qui, sourire aux lèvres, dépliait avec enthousiasme l'instrument de mon futur malheur.

Et quand elle me montra la fine chemise de nuit transparente, à la limite de l'indécence, je faillis m'étouffer tant l'horreur de la situation me parut grande.

Ma sœur aurait été forcée de porter cette chose, qui ne laissait guère place à l'imagination, et en plus elle aurait été à la merci de ce Duc de pacotille...

- Ma Dame... Est-ce que vous allez bien ?

La petite servante me contemplait, intriguée par le changement de mes expressions.

Je passais de la surprise à l'horreur, tout en ayant frôlé la peur, et après avoir dépassé la colère...

Maintenant venait l'indignation.

- J-je... J-je..., fut tout ce que je puis dire.

Je crus un instant que la servante allait me laisser là, ce que j'aurais apprécié, mais niet.

Elle posa délicatement le vêtement indécent au pied du lit puis s'avança doucement vers moi.

- Ma Dame, vous m'aviez l'air tellement pressée de vous unir au Duc, qu'en allant chercher votre tenue, je ne pus m'empêcher de lui annoncer que vous l'attendiez, impatiente, dans votre chambre.

Mes yeux s'agrandirent par la surprise.

Elle enchaîna alors qu'elle se positionnait dans mon dos.

- Il m'a ordonné de vous préparer et viendra bientôt honorer votre couche et ainsi, solidifier les liens du mariage.

Je sentis le haut de ma robe glisser le long de ma taille et revenant à moi, alors que j'étais complètement perdu par les dires horribles de la jeune servante, je la retint de justesse, remerciant le fait qu'elle soit derrière moi et ainsi, ne puisse voir le rembourrage de mon torse, qu'un œil entraîné n'aurait eut aucun mal à apercevoir, et ce, peu importe le corset.

Mon geste brusque ne passa, hélas, pas inaperçu car je la sentis se tendre et s'excuser d'une voix tentée de crainte.

- J- je ne voulais en aucun cas vous offenser, Ma Dame, mais le Duc m'a demandé de vous préparer et...

Je l'interrompis toujours de dos :

- Ne vous dérangez pas pour cela mademoiselle...

- Yakumo, Ma Dame...

- Ne vous dérangez pas pour cela Yakumo. Aujourd'hui je suis pudique et refuse donc que vous m'aidiez, de plus, je préfère me débrouiller seule. Vous pouvez disposer jeune fille.

Je ne vis pas sa mine déconfite quand elle partit, la tête basse.

Je venais sûrement de la blesser involontairement et le fait de le savoir me fendait le cœur car je n'avais senti que de la bonne volonté dans ses mouvements, pourtant, aux vues de ma situation, il m'était impossible de laisser une quelconque personne voir mon corps.

Soupirant, je finis de me dévêtir, luttant momentanément avec le corset, que Midori avait pris grand soin de serrer à m'en écraser la cage thoracique.

- Pour affiner ta taille, l'imitais-je exagérément, alors que je m'étais allongé sans grâce sur le grand lit à baldaquins après avoir tout de même enfilé le linge ridicule.

J'avais eu l'intelligence de garder mes sous-vêtements, un pantalon bouffant en soie ainsi qu'une chemise de nuit de la même matière.

Éreinté, car n'ayant pas l'habitude de porter autant de linge sur moi et donc d'en enlever autant, j'avais grand mal à garder les yeux ouverts.

Mais je savais que je ne pourrais m'endormir en sachant que mon époux pouvait surgir d'une minute à l'autre, et abuser de moi comme il pourrait si bien le faire.

À cette pensée, tout à fait justifiée selon moi, je repensais à notre toute première rencontre dans l'écurie.

OoO

Ce jour-là, alors que j'errais dans le jardin, j'entendis de drôles de bruits venant de l'étable.

Intrigué, puisque nous ne possédions plus aucun animal, je décidais courageusement de m'aventurer à l'intérieur.

Quelle ne fut pas ma surprise, quand mes yeux se posèrent sur trois mignons chatons.

Adorant les animaux, je fus immédiatement conquis par ces trois exquises boules de poils.

Ainsi, je passais la matinée à les caresser et jouer en leur compagnie.

Quand, durant mon amusement, je vis deux orbes noires me fixer avec intensité.

Et là, j'appris que ces orbes appartenaient au Duc de Ravenham et qu'en plus de ça, il me prenait pour sa fiancée.

Je m'apprêtais à lui faire remarquer son erreur quand il se mit à me caresser.

Le pervers !

Que je sois sa future fiancée ou non, il n'avait aucun droit de poser ses doigts sur ma peau.

Pareil quand il me saisit, pour m'embrasser.

Il avait osé !

Heureusement que son valet l'avait interrompu sinon, je n'ose imaginer ce qu'il aurait pu me faire.

A cette idée, je me relevais en position assise et me recouvris la bouche d'une main.

- Seigneur il aurait pu me...

Je n'arrivais pas à formuler ces mots, comme s'ils me brulaient les lèvres, mais lorsque je réalisais que je n'avais même pas été capable de me défendre et m'étais laissé faire comme une... femme, la honte m'envahit.

Plus jamais il ne me touchera, fois de Naruto !

Cette affirmation pensée, je me rallongeais, quelque peu soulagé.

Lentement, je me détendis et mon esprit commença peu à peu à sombrer quand, la porte s'ouvrit.

Avec mes yeux que, heureusement je venais de fermer, je n'eus aucun mal à feindre le sommeil.

J'avais espéré que cet homme n'insisterait pas et me laisserait en paix.

Fin pov Naruto

Pov Sasuke

Je pénétrais dans la chambre, dans laquelle je savais que ma femme feindrait le sommeil.

Ce fut donc sans surprise que je la découvris allongée sur le lit, les yeux fermés et les bras en croix.

Sa bouche grande ouverte laissait échapper d'atroces ronflements qui sonnaient faux à mes oreilles.

J'esquissais un sourire sardonique et m'approchais d'elle.

Les lueurs des flammes de la cheminée éclairaient partiellement son doux visage qui, bien qu'à l'instant soit d'un ridicule n'altérant aucunement sa beauté.

Ne prenant pas la peine de me déchausser, je grimpais sur l'immense lit pour ainsi m'installer au-dessus d'elle.

Je la vis tressaillir légèrement mais la miss se refusait toujours à ouvrir les yeux, alors que je savais son sommeil simulé.

Me penchant encore plus, je fus comme attiré par ses lèvres tentatrices, ouvertes, qui malgré l'horrible son qu'elle laissaient échapper, ne semblaient que vouloir une chose : un baiser.

Généreux, je m'accordais à le lui offrir et vicieusement, je fondis sur ses lèvres, étouffant par la même occasion un énième ronflement surfait.

À cet instant, j'ignore si j'aurais été capable de m'arrêter si elle ne m'avait pas repoussé et ce, avec une force insoupçonnée. Je me retrouvait au pied du lit.

Elle en profita pour se relever et se positionner à côté de l'âtre brûlant qu'était la cheminée, tout en ne cessant de me toiser comme si j'étais le pire des monstres.

- Comment osez-vous ! Couard !

L'insulte prononcée et le ton employé eurent raison de ma bonne humeur mais j'étais décidé à lui accorder quelques minutes avant de la faire mienne, donc d'une voix dépourvue du moindre sentiment je rétorquais :

- Couard dites-vous? Pourquoi donc ? Me suis-je conduis comme un lâche ?

- Oui,à l'instant. Vous aviez l'intention d'abuser de moi alors que je dormais, débita-t-elle.

Agacé par ses paroles qui me faisaient passer pour un être immonde, sans foi ni loi, j'ordonnais la voix amplifiée par la colère.

- Écoutez petite peste !

Je m'avançais à grands pas vers l'endroit où elle s'était réfugiée.

- Vous n'avez cesse de me provoquer depuis notre première rencontre.
Il me semble tout à fait logique que ce soir, vous me montriez ce dont vous êtes capable et me prouviez que votre réputation est méritée !

Je la vis littéralement suffoquer à l'entente de mes mots ô combien véridiques.

- Arrêtez ! Je ne veux plus vous entendre m'accuser de forniquer avec le premier venu ! Vous n'en avez pas le droit ! m'ordonna-t-elle à son tour.

Je la voyais perdue, les yeux dans le vague, ça contrastait avec la détermination de sa voix.

Ses lèvres roses, qu'elle mordillait en attendant une réplique mordante de ma part.

Les joues agréablement colorées suite aux propos qu'une jeune femme pure ne devrait avoir à entendre.

Mon regard coula ensuite sur son corps que j'imaginais fait de lignes courbées, aussi gracieux que l'était son visage et je me retrouvais déçu, face à la présence de ses horribles sous-vêtements sans formes qu'elle portait en dessous de sa chemise de nuit.

Je n'eus qu'une envie, celle de lui arracher.

Mais la peur que je sentais émaner d'elle à chaque fois que je m'approchais de trop, m'assurait que si j'osais faire cela, elle risquerait de lui succomber.

De quoi avait-elle peur ?

De moi ?

L'idée qu'elle puisse m'imaginer la violenter me fit entrer dans une colère encore plus noire et je lui crachais :

- L'envie de vous prendre par la force n'est que trop présente à l'instant où je vous regarde.
N'en n'avez-vous pas assez de jouer avec moi ?

- Je ne joue pas ! répondit-elle avec une moue enfantine que je jugeais adorable.

Je la sentis se détendre légèrement et cela me rassura.

Je tendis la main vers elle...

Elle se recula.

- Ne me touchez plus.

Je soupirais.

Si elle s'entêtait à ne pas faire d'efforts, je ne lui laisserai plus le choix.

- Vous ne m'aurez pas avec vos gestes, aussi doux puissent-ils être.
Peu importe que maintenant vous soyez mon époux, jamais je ne vous serais soumise.

Alors c'était comme ça ?

Bien qu'énervé au plus haut point, le désir que j'éprouvais pour cette peste aux prunelles bleues me brûlait les entrailles.

Fin pov Sasuke

- Très bien.

Sasuke se retourna et se dirigea prestement vers le lit.

Étonné de le voir ainsi abandonner, Naruto le vit enlever ses bottes, le tout avec une grâce masculine que lui seul possédait.

Quand il eut terminé, il annonça d'une voix polaire :

- La tradition veut que je vous fasse l'amour devant les personnes souhaitant voir si votre corps n'est pourvu d'aucune tare, ainsi que constater si vous possédez votre virginité.

Le blond ne savait pas ou l'autre voulait en venir.

- Vierge vous ne l'êtes plus mais je peux quand même vous faire l'amour devant les invités, qui jugeront par eux même.
Ainsi il constateront vos... performances.

Rouge, Naruto ne put qu'écouter.

- Je peux également vous faire l'amour ici, dans cette chambre à l'abri des regards scrutateurs.

- Mais je ne veux pas ! s'exclama alors le travesti.

Il reçu un regard glacial.

- Ou alors je peux vous prendre de force.
Et croyez-moi bien que cela me dérange, je le ferais, uniquement parce que vous refusez de me donner ce que vous offrez, avec joie, aux autres.

Naruto avait subitement palit.

Il se savait piégé maintenant, car il était persuadé que le Duc ne jouait plus, il allait le prendre par la force !

La peur et la monstrueuse réalité le rattrapa.

"Dieu non..."

Si seulement il avait été une femme, il aurait accepté mais la situation était différente, et le sexe qui reposait entre ses jambes n'avait rien de féminin.

Il aurait tellement voulu se retrouver en face de cet homme avec son épée.

Et Duc ou pas, il lui aurait fait ravaler son ignoble chantage.

Relevant la tête, Naruto lui lança :

- Et bien faites ! Puisque les hommes de votre trempe ne peuvent que se soulager de cette manière.

Piqué au vif, le duc de Ravenham se leva et rapidement, il réussit à la saisir par le bras gauche.

- Répétez-moi ce que vous venez de dire.

La phrase avait été prononcée par une voix sourde.

Le blond sentit qu'il l'avait poussé à bout et s'écria :

- Vous m'avez me menacée de viol !

- Vous ne méritez que ça, répliqua le Duc du tac au tac.

Mais je vous l'accorde, repris-t-il. Donnez moi une bonne raison de ne pas vous faire mienne, là, tout de suite.

Il vit un nuage bordeau recouvrir le visage de la blonde et se sentit fondre quand elle lui annonça d'une petite voix :

- Je, j'ai... Il se trouve que j'ai mes menstrues... voilà, vous savez tout.

Il lança une œillade au Duc et celui-ci détourna la tête.

- Sasu... Mon seigneur ?

Sasuke était ébranlé par la nouvelle.

Bien qu'il semblait impassible, à l'intérieur il se posait milles et unes questions.

Combien de temps duraient les menstrues déjà ?

Un mois ?

Deux semaines ?

Il en avait déjà entendu parler et savait que les hommes n'aimaient pas cela, car il devaient s'abstenir pendant une longue période mais n'avait, jusqu'à présent, jamais eut le désir d'en entendre parler.

Il remit ses chaussures et quitta la chambre sans un regard pour sa jeune épouse qui contemplait perplexe l'endroit où il se tenait quelque temps plus tôt.

- Hein?

Naruto était légèrement déçu par sa fuite.
Mais en même temps soulagé car il avait réussi !

Un sourire insolent illumina ses traits quasi-parfaits et il se jeta sur son lit, enfouissant sa tête dans l'oreiller, respirant la douce odeur qui s'en dégageait.

Une odeur de mâle...

...

...

D'un coup, il se redressa, fit vagabonder son regard à travers la chambre et remarqua que celle-ci était déjà occupée.

Il était dans la chambre de Sasuke.

Pour le peu de fois où il avait eu l'occasion de se retrouver collé contre son torse ferme, il lui aurait été impossible de ne pas se souvenir de cette odeur musquée.

- Sasuke... murmura-t-il niaisement.

Comment un être aussi beau pouvait-il être aussi... froid ?

Ses yeux d'un noir profond aux reflets rouges, sa peau d'albâtre d'un blanc pur, ses lèvres douces au goût fruité...

Son bas-ventre commençait à se réveiller et il paniqua.

- Non... chuchota-t-il la voix tremblante.

Il ne pouvait pas désirer un autre homme !

Mais le désir était présent, bien que tout juste éveillé, et il le sentait parfaitement.

- J-je ne v-veux pas...

Sa voix était brisée.

Un monstre.

Il n'était qu'un monstre pour ressentir ce genre de chose dégoûtante.

Prit d'une honte sans fond, il sentit des larmes s'écouler le long de ses joues.

- Non...

Puis après quelques minutes qui lui semblèrent des heures, le jeune marié alla tristement rejoindre Morphée.

OoO

Une petite silhouette pénétra dans la chambre en faisant en sorte de faire le moins de bruit possible.

Elle laissa la porte entrouverte et se dirigea d'une démarche mal assurée vers le lit.

Arrivée au chevet de l'endormi, la petite silhouette le contempla avec admiration.

- Neji vient voir !

À ses mots, une main tremblante se posa sur la porte, puis après un moment, une tête fit son apparition aux côtés de cette dernière, le reste du corps lui, restait caché derrière elle.

- Allez Neji, viens voir comme elle est belle.

L'interpellé hésita un instant et à son tour, entra dans la chambre, les yeux brillants.

- C'est la princesse ?

A suivre

Et bien voilà, c'était le chapitre 7 .

Qu'en avez-vous pensé?

Je vous remercie d'avoir lu!

Bye-bi!