Auteur : Ryuh'
Disclaimers : Nathanaël, Azaria et la maman sont à moi!
Message : Oulala, ça fait une paye que j'avais pas posté... Mais lire la suite des Percy Jackson m'a motivée! Alors j'espère que vous apprécierez ce chapitre! Pasque j'ai pas mal d'idées alors j'espère que l'inspiration ne foutra pas le camp entre temps! Donc, dans ce chapitre, Nath découvre un petit truc qui lui fait pas spécialement plaisir et la présence d'une autre prophétie assez étrange, enfin d'une bribe tout du moins! Donnez-moi vos avis et merci à ceux qui continuent de me suivre et à ceux qui lisent... D'ailleurs, une review ne fait pas de mal pour motiver les auteurs, j'en sais quelque chose ~ Merci d'avance pour vos avis! Donnez-moi vos hypothèses si vous en avez! Oh et attention! Risque de spoils! Je préviens quand même!
Z. E. N.
Trois lettres. Trois ridicules petites lettres en majuscules.
N. O. N.
Trois lettres aussi.
- Dépêche-toi le mioche! Merde! J'ai pas que ça à faire moi!
J'étais présentement...
- Sors de dessous ce lit IMMEDIATEMENT!
... Sous un lit. Pourquoi? Là est la question que tout le monde se pose! Même moi à vrai dire...
- Je te jure que si je te choppe... Maugréa l'autre tarée qui essayait de me déloger de sous le mobilier à renfort de grands coups de balai.
- Tu me jures que quoi? La narguai-je en me glissant à droite pour éviter un coup de brosse vengeur.
- Je vais te...
Malheureusement pour moi, elle finit par réussir à attraper l'élastique de mon caleçon avec une pince à frites – me demandez pas comment, j'en sais strictement rien – et entreprit de me sortir de là tandis que je me débattais comme un beau diable.
- C'est hors de question!
- Je te demande pas ton avis! C'est rien qu'un centre pour les enfants! Pas une prison!
- Non! Non! Non! Hurlai-je en me contorsionnant.
Être un gamin avait certains avantages, comme celui de piquer des crises de colère. Il faut dire que cette tarée d'Azaria, après m'avoir si gentiment sauvé – Zeus seul sait comment – mais aussi lavé, nourri et logé… Voulait me déposer dans un centre pour enfants, vous savez, ceux où on regroupe les récents orphelins, les gamins qui attendent une famille d'accueil…
- Par Neptune! Jura-t-elle en ce qui me semblait être du latin.
J'en fus si surpris que je lâchai prise, si bien que nous nous écroulâmes comme deux larves sur la descente de lit.
- Aïe... Gémit-elle en se frottant les reins tandis que je me relevai hâtivement et mettai le plus de distance entre elle et moi.
- Tu ne peux pas être... Soufflai-je en cherchant où j'avais bien pu voir ce regard émeraude. Di Immortales! Jurai-je. Tu es une... Non, ce n'est que le hasard. Ca doit être ça. Il le faut...
- T'es vraiment un sale gosse putain... Gronda la jeune femme en se relevant tant bien que mal.
Elle me surplombait de toute sa hauteur. Et la consternation me frappa de plein fouet lorsque j'aperçus le calendrier dans son dos.
- Qu... Impossible, c'est impossible! Secouai-je la tête de gauche à droite tandis que la furie me regardait d'un air interrogateur.
A en croire la date que j'avais lu ce matin sur mon réveil-matin, et celle qui se trouvait sur le calendrier... Deux ans et demi. Il y avait, jour pour jour, deux ans et demi d'écart. Aha. Déconnexion en cours du cerveau de Nathanaël. Veuillez patienter pendant les mises à jour. Ne pas éteindre. Court-circuit du système. BUG TOTAL.
- Ben quoi? Pourquoi tu regardes mon calendrier comme s'il allait te bouffer?
Je ne répondis pas, trop occupé à chercher une explication plausible à la situation dans laquelle je me retrouvais. Deux ans et demi. Deux ans et demi quoi! Mon cerveau était en ébullition, si bien que je ne tins même pas compte du sermon que me passa l'autre tarte. Comment avais-je pu être absent pendant deux ans? Sans que personne ne s'en aperçoive? Et pourquoi est-ce que je ressurgissais précisément maintenant? Il y avait trop d'incohérences. D'abord cette idée folle de mon paternel de m'envoyer à la colonie, puis Morphée, ma transformation... Etait-ce ce Dieu mineur qui m'avait gardé à l'écart pendant tout ce laps de temps? Mais pour quelle raison? Sur l'ordre de qui? Et... Qui était cette folle qui jurait en latin et... A bien y regarder, la ressemblance était frappante, beaucoup trop frappante pour ne pas être visible. Et qui dit ressemblance frappante dit problèmes à gogo. J'entends par là, monstres sur le pas de la porte, courses-poursuites, tuerie et j'en passais des bonnes et des moins bonnes.
Complètement abasourdi, je me laissai tomber sur mes fesses et me recroquevillai en enserrant mon crâne entre mes bras devenus frêles, comme si cela avait pu le protéger de la migraine qui me vrillait les tympans. Je ne comprenais pas. Et je n'étais vraiment pas sûr de vouloir comprendre en fait. Comme quoi, y a des matins, des jours comme ça où faudrait mieux rester coucher. J'y penserais à l'avenir. Si avenir il y avait. Enfin déjà, l'important serait de convaincre l'autre barge de pas m'évincer en m'envoyant à la SPA ou je sais plus trop quel centre. Deuxièmement, remettre mon compteur à zéro et la chronologie des derniers événements. Qu'en était-il de l'Olympe? Du monde? Des demi-dieux? Je fus cependant, une fois n'est pas coutume, ça devient une mauvaise habitude, coupé dans mes réflexions par une main fourrageant avec douceur dans ma touffe brune. Mon corps se crispa instinctivement sous l'assaut et je relevai mon visage, trouvant alors celui d'Azaria à quelques centimètres seulement du mien. J'eus un mouvement de recul, bien vite bloqué par la main de la jeune fille qui me retint par le bras.
- Il y a quelque chose qui ne va pas. Mais sa phrase sonnait plus comme une constatation qu'une question, ce qui me fit me crisper davantage. Elle était loin de me faire peur mais... Je sentais que la suite des événements n'allaient pas me plaire. Du tout.
Lâchant mon bras, elle s'apprêtait à parler à nouveau, ses pupilles émeraudes vissées dans mes rubis lorsque la sonnette d'entrée retentit avec insistance, accentuant mon mal de crâne. Azaria se leva et se dirigea vers la porte sans se presser tandis que je me relevai à mon tour en titubant et que je gagnai la cuisine, avec ma super tenue de gamine, pour me passer un coup d'eau sur le visage. J'entendis quelques bribes de conversations. Parmi elles, la voix d'Azaria et d'une autre femme. Je notai mentalement qu'il devait s'agir de la mère de ma geôlière puisque cette dernière l'appelait « M'man ». C'est-y pas mignon. Tch. Cette dernière semblait d'ailleurs... Stressée ou...
- Ah!
L'onomatopée me força à fermer le robinet de l'évier en métal et à tourner mon visage vers la source de ce bruit étonné et que je jugeai de particulièrement... De mauvais augure? Je ne pus cependant qu'écarquiller des yeux. C'était QUOI ce délire encore?
- Une fois! Tu as essayé une fois sale démon! Mais je ne te laisserais pas ma fille tu m'entends? Jamais!
En face de moi, karma pourri power, la mère de ma sauveuse un peu beaucoup tarée sur les bords se tenait, un large couteau de cuisine, piqué sur le bar, entre les mains. Et pointé dans ma direction de surcroît. La femme aurait pu être jolie si la haine et la terreur n'imprégnaient pas ses traits fatigués. L'autre chieuse d'humaine lui ressemblait beaucoup. Exceptés les yeux qu'elle avait noisettes. Et moi? Un démon? Mais c'est qu'elle m'insultait cette bougresse d'humaine! Un démon! Ouais c'est ça, et puis les Dieux ils se torchent le derrière avec des feuilles d'or. Sauf que là, Azaria avait l'air paniquée, pas autant que moi intérieurement cela dit, hésitant visiblement entre me secourir en empêchant sa chère môman de m'embrocher et... Me laisser crever. Son regard hésitant ne trompait pas et... Elle poussa un cri.
- Non! Maman!
- Meurs sale monstre! Cria la pauvre femme d'un air hystérique et se jetant sur moi, la pointe de son couteau droit vers mon coeur.
Normalement un Dieu ne meurt pas. Pas avec des armes humaines. Qui ne tuent que des humains et des demi-dieux. Sauf que je venais d'être dépouillé de mes pouvoirs. J'étais à présent... Humain. Et donc, de manière isocèle... Mortel. Trop tétanisé par ces constatations, je fermai les yeux, attendant l'impact. La lame pénétra la peau, faisant couler du sang carmin qui fut projeté et imbiba mes vêtements. Pauvre petit poney. Sauf que je ne ressentis aucune douleur et, en levant mon regard, je vis le visage déterminé et tordu de douleur d'Azaria qui avait passé ses bras de par et d'autre de l'évier, faisant de son corps un bouclier pour le mien. Derrière elle, sa mère tomba à genoux, les mains tremblantes et son visage ravagé par les larmes, horrifiée en voyant le couteau de cuisine à demi-planté dans le dos de sa fille aînée.
- C... C'est pas vrai... Couina-t-elle en larmes avant de commencer à réciter. D... De rubis et d'ébène il apparaîtra... De la mer sa vie dépendra... Mon Dieu, c'était vrai...
Soudain, le corps aux agréables – oui j'ai bien dit agréables! Foutez-moi la paix! - formes d'Azaria s'effondra devant le mien et se respiration se fit plus sifflante.
- T... Tu es... Balbutia-t-elle avant de tourner dangereusement de l'oeil.
Les liens se firent alors dans mon crâne douloureux et la vérité me claqua au visage. Demi-dieu. Prophétie. Cette fille... Elle serait responsable de ma mort. Je le sentais. Di Immortales...
Prophétie (n, f) : 1. Joli texte très amusant qui parle de ta vie à l'aide d'énigmes et où, 10 fois sur 10, tu as des chances de mourir. 2. Autre manière de formuler ton destin pourri sous forme de poème. Synonyme : Big joke.
Source : Nathanaël.
