Bonjour a tous.
Je suis désolée de ne pas avoir posté plus tôt, j'ai été pas mal occupée.
Merci dreamofjisbon1, Guest, catlaur, Miss Elizabeth Darcy31, Sar2ah59, Guest et Solealuna pour vos commentaires.
Je vous laisse a présent découvrir ce nouveau chapitre.
Bonne lecture,
Sweety
Au cours du mariage de sa cousine, Lisbon se rend compte qu'il manque quelque chose a sa vie. Elle prend donc la décision de changer de vie.
Chapitre 1
Après sa courte discussion avec Jane, après le dépars de son consultant, Lisbon avait pleuré, plus qu'elle ne l'avait fait depuis des années, avant de s'endormir. Elle savait que sa décision était la meilleure, qu'elle ne pouvait pas faire autrement si elle voulait pouvoir vivre vraiment. Mais lorsqu'elle fermait les yeux, elle ne cessait de voir le visage de Jane. Elle revoyait la peine dans ses yeux, elle entendait de nouveau la douleur dans sa voix et elle avait mal. Jane était un homme bien, il était son collègue depuis tant d'années. Mais il était aussi bien plus que ça, elle le savait depuis quelques temps et elle savait qu'il n'y aurait jamais rien entre eux. Elle ne pouvait pas rester, elle ne pouvait pas s'imposer une telle souffrance encore plus longtemps. Elle aimait Jane, c'était un fait indéniable.
La jeune femme se leva difficilement, sa tête était douloureuse à cause de tous les cauchemars qu'elle avait fait. Le manque de sommeil n'était pas bon, mais elle devait se préparer, elle avait un rendez-vous avec son patron. Elle redoutait ce rendez-vous, elle savait que son patron ne serait pas ravi. Elle savait qu'elle allait causer pas mal de problèmes en partant maintenant, mais elle ne pouvait pas rester. Les choses ne seraient pas facile, trouver un autre travail, un autre logement. Mais c'était ce qu'elle voulait, tout recommencer. Elle repartirait de zéro, une nouvelle ville, un nouvel appartement et un nouveau travail. Elle ne voulait plus faire ce qu'elle faisait depuis des années, même si c'était ce qu'elle faisait le mieux.
La jeune femme, une fois habillée, descendit à la cuisine se faire un café. Elle le but lentement, difficilement dû à la boule qu'elle avait dans la gorge. Elle avait du mal à retenir les larmes qui menaçaient de couler, elle ne pouvait pas se montrer faible maintenant. Une fois son café avalé, elle posa sa tasse dans l'évier, prit sa veste, ses clés et attrapa son téléphone. Elle composa un numéro, expliqua ce qu'elle voulait à son interlocuteur puis raccrocha. Elle se dirigea ensuite vers la porte, il ne lui restait qu'une chose à faire. Elle se regarda une dernière fois dans le miroir qui se trouvait à coté de la porte d'entrée. Elle observa son reflet, les cernes sous ses yeux, la fatigue dans son regard et les quelques traces de larmes sur ses joues. Elle se les pinça un peu afin de se donner des couleurs puis sortit. Ça allait être une longue journée, longue et difficile.
Elle croisa sa voisine en descendant l'escalier. Elle aimait beaucoup Madame Jefferson. Cette vieille femme était un amour, toujours à l'écoute lorsqu'elle avait des problèmes. Cette femme était un peu comme la grand-mère qu'elle n'avait pas eut la chance de voir autant qu'elle le voulait. Madame Jefferson lui sourit d'un sourire chaleureux et Lisbon s'approcha d'elle.
-" Bonjours madame Jefferson," la salua-t-elle.
-" Bonjour Teresa, comment allez vous ce matin?" Sourit la vieille femme.
-" Bien merci. Ecoutez, je voulais vous annoncer que je déménage aujourd'hui, je ne reviendrais pas."
-" Oh, c'est dommage, vous allez me manquer vous savez."
-" Vous aussi madame Jefferson. Et je voudrais vous demander un service."
-" Tout ce que vous voulez."
-" Pourriez-vous remettre cette lettre à mon collègue. Vous saurez lequel lorsque vous le verrez."
-" S'agirait-il du bel homme blond qui est venu hier soir?" Et devant le regard curieux de Lisbon, elle se justifia bien vite. " J'ai vu sa voiture hier soir, je ne vous espionnais pas."
-" Je n'en doute pas."
-" Je lui donnerais, ne vous en faite pas."
-" Merci beaucoup."
Les deux femmes se prirent dans les bras, se serrèrent fort et Lisbon s'éloigna ensuite, monta dans sa voiture et partit pour le CBI.
- oooo -
Jane se trouvait couché sur son canapé, il faisait semblant de dormir. L'agitation à coté de lui ne le gênait pas du tout, la seule chose qu'il avait en tête était Lisbon. Il savait qu'elle allait venir aujourd'hui, qu'elle allait donner sa démission et dire au revoir à ses collègues. Il n'avait pas envie d'être là à ce moment-là, il ne voulait pas assister à ça. Mais il avait besoin de la voir, une dernière fois. Ce serait la dernière, il le savait et il allait se faire encore plus de mal. Mais il le devait, son cœur le lui criait. Lisbon était plus qu'une collègue, elle était la seule à vraiment compter pour lui, celle qui lui avait redonné le gout de vivre. Il ne pouvait pas la laisser partir comme ça, quitter sa vie comme une voleuse, emmenant avec elle son cœur.
Le bruit de l'ascenseur força le mentaliste à ouvrir les yeux et il vit passer très rapidement une petite forme aux cheveux bruns. Il sut que c'était elle et il sentit son cœur se mettre à battre à une vitesse si rapide qu'il crut un instant qu'il allait faire une attaque cardiaque. Il la vit entrer dans le bureau du patron juste après avoir frappé à la porte et disparaitre à l'intérieur. Il ne quitta pas sa place, il resta bien sagement allongé sur son canapé, à attendre qu'elle vienne voir ses collègues. D'ailleurs, il pouvait voir les questions dans leurs yeux, ils se demandaient tous pourquoi elle n'était pas venue les saluer, comme chaque matins. Il connaissait la réponse, ils le savaient, mais personne n'avait encore osé lui demander et ils ne le feraient pas.
Au bout de quelques minutes, Lisbon sortit du bureau, traversa le couloir, salua brièvement ses collègues et s'enferma dans son propre bureau. Les agents purent alors entendre du bruit de l'autre coté de la paroi vitré, mais une fois encore, personne ne demanda rien. Jane pouvait voir sur leurs visages que les choses se mettaient en place, qu'ils commençaient à comprendre. Les mines souriantes devenaient tristes, les gestes devinrent automatiques, comme si le seul fait de travailler pouvait les empêcher de penser à l'inévitable. Grace tapait frénétiquement sur son clavier, Rigsby mangeait un reste de beignet pour se calmer et Cho relisait un vieux rapport, levant de temps en temps les yeux vers le bureau de Lisbon.
Finalement, la porte s'ouvrit pour laisser apparaitre une Lisbon chargeait d'un carton duquel dépassé des livres, cadres et autres objets personnels. Aussitôt, les agents se redressèrent, attendant que l'annonce tombe. La jeune femme déposa son carton sur le bureau de l'asiatique et fixa ses collègues. Du coin de l'œil, elle put voir Jane qui venait de s'assoir et le consultant remarqua le mouvement presque imperceptible de ses lèvres qui formèrent un fin sourire. Elle était contente de le voir. Elle ne pouvait pas imaginer à quel point ce simple mouvement des lèvres pouvait lui faire du bien, ce qu'il représentait pour lui. Cela voulait dire qu'elle ne lui en voulait pas totalement pour l'échec de sa vie.
Lisbon scanna la pièce du regard, imprégnant dans sa mémoire chaque meuble, chaque objet, chaque cadre. Elle voulait pouvoir se souvenir de cet endroit, de ce lieu où elle avait passé tant d'années et qui maintenant ne serait plus que ça, un souvenir. Elle laissa ensuite ses yeux se perdre sur ses collègues, un à un, enregistrant leurs visages. Ces gens qui, au début n'étaient que des collègues et qui petit à petit étaient devenus plus que ça. Des amis, une famille. Comment pourrait-elle supporter de ne plus les voir, de ne plus les entendre, de ne plus travailler avec eux. Tant d'années passées ici, tant de choses partagées avec ces trois personne, pardon, quatre.
La jeune femme avait déjà préparé un petit discourt qu'elle voulait leur dire, des choses importantes pour elle, pour leur faire comprendre que ce n'était pas contre eux, mais qu'elle en avait besoin. Mais en les voyant tous les trois, en voyant leurs regards tristes, elle ne le supporta pas. Elle attrapa vivement son carton et s'éloigna en courant.
-" Pardon," souffla-t-elle en montant dans l'ascenseur.
Puis elle disparue derrière les portes, laissant derrière elle trois agents perdus qui se tournèrent vers Jane. Comme s'il avait les réponses à leurs questions.
-" C'était quoi ça?" Demanda Rigsby qui en avait lâché son beignet.
-" Pourquoi elle part comme ça?" S'enquit Grace qui ne pouvait cacher la douleur dans sa voix.
-" Qu'est-ce que t'as encore fait Jane?" Accusa Cho en se tournant vers le mentaliste.
Les trois agents étaient à présent tous tournés vers lui et le fixaient avec insistance. Lui seul connaissait la vérité et ils comptaient sur lui pour tout savoir. Avec difficulté, le blond leur répondit enfin, avalant sa salive avec peine, retenant ses larmes de couler.
-" Lisbon a démissionné," annonça-t-il simplement. " Elle part refaire sa vie ailleurs."
-" Pourquoi? Elle n'est pas bien ici?" Encore Van Pelt et sa douleur non dissimulée.
-" Elle veut des choses qu'elle ne pense pas pouvoir trouver ici," fut la seule réponse de Jane avant qu'il ne se lève et ne parte à son tour.
Mais contrairement à ce qu'ils pensaient tous, il ne monta pas dans son grenier, il partit directement vers le parking, dans l'espoir de rattraper la jeune femme avant qu'il ne soit trop tard. Il ne pouvait pas la laisser partir, il ne pouvait pas la laisser quitter sa vie. Il avait trop besoin d'elle, elle était tout pour lui. Son cœur serait brisé à jamais si elle le laissait. Il se rendait compte seulement maintenant de ce qu'il voulait vraiment. Elle. Tout ce qu'il voulait et tout ce dont il avait besoin c'était Teresa Lisbon. Rien d'autre n'avait vraiment d'importance pour lui, si elle n'était plus là, il n'aurait plus rien. Il avait déjà perdu Angela et Charlotte, il ne pouvait pas en plus perdre Teresa.
Ce n'était pas comme si elle mourrait. Il aurait certainement des occasions de la revoir, elle lui avait dit vouloir rester en contact, mais ce ne serait pas comme la voir tous les jours. Il avait prit l'habitude de lui apporter son café le matin, de s'installer sur le canapé de son bureau. Il avait prit l'habitude de l'avoir dans sa vie et il n'était pas question que ça change. Il devait l'empêcher de faire ça. C'était peut-être égoïste de sa part, mais il voulait l'être. Il voulait que Teresa Lisbon reste dans sa vie. Il savait qu'elle le voulait aussi, ses mots de la veille ne l'avaient pas quitté. Elle voulait d'un homme dans sa vie, de quelqu'un pour la faire rire, lui redonner le sourire, la prendre dans ses bras. Il le voulait aussi et il savait que c'était de lui qu'elle voulait. Il lui avait fallut du temps pour le comprendre, pour lire entre les lignes. Lui le mentaliste, celui qui était censé lire dans les pensées des gens, n'avait pas été capable de savoir ce que voulait Lisbon avant qu'il ne soit trop tard.
Le mentaliste arriva sur le parking pour se rendre compte que Lisbon n'était plus là, que sa voiture n'était plus là. Ni une ni deux, il courut à sa propre voiture, grimpa derrière le volant et démarra avant de s'élancer sur la route aussi vite qu'il le pouvait. Il devait faire le plus vite possible s'il voulait l'attraper avant qu'elle ne parte pour de bon. Il ne s'en remettrait pas si elle disparaissait de sa vie. Il ne cessait de repenser à la veille au soir, il ne cessait d'entendre les mots de Lisbon, ces mots qu'il n'avait pas vraiment comprit à ce moment-là. Malheureusement pour lui, la circulation n'avançait pas, un accident avait stoppé toutes les voitures et Jane pestait derrière son volant. C'était comme si une force mystérieuse voulant l'empêcher de rejoindre l'agent, comme si quelqu'un ne voulait pas qu'ils puissent se retrouver.
Il regarda sa montre et grogna en voyant que Lisbon était partit depuis maintenant trente minutes. Il espérait vraiment qu'il aurait assez de temps. Mais si ça continuait ainsi, il n'y arriverait pas. Des policiers bloquaient le passage, les pompiers venaient d'arriver, ce qui voulait dire que ça allait prendre encore du temps. Il tenta alors de l'appeler. Il sortit son téléphone et composa son numéro, sa photo apparaissant sur l'écran. Elle était souriante, elle était belle. Mais elle ne décrocha pas et il commença à perdre patience. Par chance, une voie se dégagea et il put enfin repartir. Il accéléra donc et arriva enfin devant chez l'agent.
Il se gara rapidement le long du trottoir, sauta de sa voiture et courut dans l'escalier. Il frappa à la porte de l'appartement de la jeune femme, mais personne ne vint lui ouvrir. Il recommença, plus fois cette fois, mais toujours rien. Il se laissa alors tomber au sol, le dos contre la porte de l'appartement. Il entendit soudain une autre porte s'ouvrir et une vieille femme apparut devant lui.
-" Monsieur Jane," l'appela-t-elle, " si vous cherchez Teresa vous arrivez trop tard. Elle est partit ce matin."
-" Mais… elle n'est pas repassée par son appartement?" S'enquit-il, encore plus triste.
-" Je suis désolée mais non. Les déménageurs sont venus pendant la matinée. Mais elle m'a laissé ceci avant de partir ce matin."
Elle lui tendit une lettre que Jane prit de ses mains tremblantes. Madame Jefferson lui adressa un dernier sourire avant de le laisser. Il garda la lettre dans sa main un moment avant de se lever et de partir.
- oooo -
Assis sur son lit d'appoint dans son grenier, Patrick Jane tenait dans ses mains la fameuse de Lisbon. Il ne l'avait pas encore ouverte, il ne savait pas s'il aurait le courage de la lire. Il ne savait pas ce qu'il allait découvrir à l'intérieur, et ça lui faisait peur. Que pouvait-elle bien lui dire? Et pourquoi ne pas lui dire en face? Il n'y avait qu'un seul moyen de le savoir. Il ouvrit donc l'enveloppe, en sortit une feuille pliée en quatre et une photo tomba sur ses genoux. Il la prit dans les mains et tomba sur le visage souriant de Lisbon. Elle lui avait laissé une photo d'elle. Il ne savait pas s'il devait ou non en être heureux. Il déplia ensuite la lettre et reconnu l'écriture de la jeune femme.
" Cher Patrick,
Je me permets de vous appeler par votre prénom, de toute façon nous sommes amis, donc ça ne devrait pas poser de problèmes. Je me demande encore pourquoi nous ne l'avons pas fait avant, pourquoi nous en sommes restés aux noms de famille.
Enfin ce n'est pas pour ça que je vous ais écris cette lettre mais pour vous expliquer les raisons de mon dépars précipité. Je ne voulais pas être si rude, ni avec vous ni avec l'équipe. Mais sachez que les adieux n'ont jamais été mon fort. Vous êtes tous si important pour moi que vous dire au revoir c'était au dessus de mes forces.
Je vous ais dis que je ne voulais pas couper les ponts avec vous et c'est le cas. Mais je vous demanderais juste de ne pas chercher à me retrouver pour le moment. J'ai besoin de m'installer, de faire le vide, de me retrouver. Je vous contacterais lorsque je serais bien installé et vous pourrez ainsi venir me voir. Je ne pourrais pas me passer de vous et de votre amitié. Vous êtes mon meilleur ami Jane, vous le savez, vous êtes même mon seul véritable ami. Je tiens vraiment à vous et je pourrais faire n'importe quoi pour vous.
Mais justement, même si votre amitié est très importante pour moi, mes sentiments pour vous sont plus forts que ça. Je vous ais dis vouloir trouver un homme, quelqu'un pour me tenir compagnie, me faire rire et sourire, me réconforter. Je sais déjà qui je veux pour ça, mais je sais que c'est impossible. Je ne vous dis pas tout ça pour vous faire culpabiliser ou quoi que ce soit. Je vous dois juste la vérité, je ne vous mentirais jamais sur un sujet aussi important.
Je sais que vous n'êtes pas prêts à refaire votre vie, que vous ne le serez peut-être jamais et je ne vous en veux pas. Après toutes ces années à travailler avec vous, tout ce temps à vos cotés, j'ai appris à vraiment vous connaitre. Vous êtes un homme bon Patrick, plus que vous ne le pensez. Vous ne cessez de vous dire responsable de la mort de votre famille et de ce fait vous vous interdisez le bonheur. Mais je vous le dis, pour la énième fois, vous n'êtes pas coupable des actions de John LeRouge. Il a agit de lui-même, vous ne pouvez pas vous reprocher ses actions. Je sais que ce n'est pas facile, mais vous devez voir les choses telles qu'elles sont.
Sachez que je serais toujours là pour vous, que vous pourrez toujours compter sur moi. Je suis partis refaire ma vie ailleurs mais ça ne veux pas dire que je vous en exclus. Je ne pourrais jamais me passer de vous. Mais en vous voyant tous les jours, se serait bien trop difficile pour moi et je ne pourrais pas faire de rencontre tant que vous serez si présent. Vous resterez toujours mon meilleur ami, quoi qu'il arrive.
Ne cherchez pas à demander à mes frères où je me trouve, ils ont reçu l'ordre de ne rien vous dire, ni à vous ni à l'équipe. Ils ont bien trop peur de moi pour vous dire quoi que ce soit. Mais je vous contacterais. Je ne sais pas encore quand, mais je le ferais, je vous le promets. La seule chose que je vous demande pour le moment, c'est de prendre soin de vous, de faire attention à vous, de ne pas vous attirer d'ennuis. Je ne serais plus là pour vous aider alors grandissez.
Vous allez me manquer Patrick, plus que vous ne pouvez l'imaginer et de partir comme ça était la chose la plus difficile que j'ai eus à faire de ma vie. Mon cœur en souffre, mais c'est pour le mieux. Je ne pourrais jamais oublier l'amour que j'ai pour vous, j'espère juste que ça sera plus facile à supporter avec le temps. J'espère aussi que malgré ça je parviendrais à trouver quelqu'un pour qui mon cœur pourra battre autant qu'il bat pour vous.
Avec tout mon amour,
Teresa."
Les larmes coulaient à présent sur les joues de Jane. Ces quelques lignes, ces quelques révélations lui faisaient autant de bien qu'elles lui faisaient de mal. Alors il avait vu juste, elle avait des sentiments pour lui, ce qui l'avait incité à partir. C'était donc bien à cause de lui qu'elle était partit. Mais elle avait tort sur un point, il pouvait aimer de nouveau, il pouvait refaire sa vie. Il lui avait juste fallut un petit coup de pouce pour qu'il le réalise. Mais que faire maintenant? Elle lui avait demandé de ne pas chercher à la retrouver et, même s'il en mourrait d'envie, il ne pouvait pas lui faire ça. Elle avait besoin de faire le point, de se retrouver seule pour se retrouver. Il tenait assez à elle pour lui laisser ce temps, il tenait assez à elle pour attendre. Mais il n'attendrait pas trop longtemps, il s'en savait incapable. Alors il allait lui laisser un peu de temps, peut-être une semaine, mais pas plus. Après ça, s'il n'avait toujours pas de nouvelles, alors il mènerait son enquête et il la retrouverait.
Le mentaliste posa la lettre sur son lit, sécha les larmes qui avaient coulés sur ses joues et s'allongea. Il avait besoin de repos, même s'il était encore tôt. De pleurer l'avait un peu fatigué, il avait besoin de dormir. Et puis, ça l'aiderait à ne plus penser à Lisbon et ça le retiendrait de faire une bêtise. Il avait du mal à se retenir, du mal à rester ici au lieu de partir à sa recherche. Il prit dans sa main la photo que lui avait laissé Lisbon, admira son si beau visage, ses traits détendus, la brillance de ses yeux. Elle lui avait laissé sa plus belle photo et il lui en était reconnaissant. Il la porta à ses lèvres, y déposa un baiser et la posa sur son cœur. Il s'endormit ainsi, la photo de Lisbon dans une main et sa lettre dans l'autre.
- oooo -
Assise à la table d'un café d'autoroute, Lisbon avait les pensées tournées vers Jane. Elle n'avait cessé de penser à lui depuis qu'elle était partit. C'était justement pour ne plus penser à lui qu'elle était partit, mais ça ne fonctionnait pas pour le moment. Ce qui était le plus significatif, c'est qu'elle avait commandé un thé et non pas un café comme à son habitude. Pourquoi? Elle ne le savait pas, elle n'y avait même pas fait attention sur le moment. Mais à présent, sa tasse de thé à la main, elle avait comme envie de pleurer. Il lui restait encore trois jours avant de prendre son nouveau poste, et elle était à seulement quelques heures de son nouvel appartement. Elle serait bientôt sur place et pourrait enfin se reposer.
Son cœur lui faisait mal, il pleurait de ce qu'elle avait fait et elle ne pouvait pas lui en vouloir. Instinctivement, sans même y faire attention, la jeune femme sortit son téléphone composa un numéro et la photo de Jane apparut sur son écran. A chaque fois qu'elle ne savait pas où il était, elle s'inquiétait et tentait de le trouver. Ça faisait plusieurs heures qu'elle ne l'avait pas vu et elle voulait savoir s'il allait bien. Elle savait qu'ils en souffriraient tous les deux, mais elle avait besoin d'entendre sa voix, de savoir qu'il allait bien, qu'il ne lui en voulait pas trop. Elle voulait s'assurer qu'elle ne lui avait pas fait trop de mal en partant. Elle appuya donc sur la touche et entendit la tonalité jusqu'à ce qu'une voix lui réponde.
-" Lisbon," souffla la voix endormie de Jane.
-" Jane, comment allez-vous?" Demanda-t-elle doucement.
-" Ça va, pour le moment."
-" Je suis désolée d'être partit comme ça, je ne voulais pas vous faire de mal, mais j'en avais besoin."
-" Je comprends Lisbon, je ne vous en veux pas, enfin pas trop."
Le silence se fit pendant un moment. Lisbon fit tourner la cuillère dans sa tasse tandis que Jane se redressait sur son lit.
-" Vous avez besoin de combien de temps Lisbon?" S'enquit le mentaliste.
-" Je ne sais pas encore Jane," murmura-t-elle, se sentant fautive. " Je vous tiendrais au courant. Je ne vous laisserais pas sans nouvelles. J'ai juste besoin d'un peu de temps, de savoir où j'en suis."
-" Je serais patient, mais pas trop longtemps hein, j'ai besoin de vous… Teresa."
Lisbon sentit des frissons lui parcourir le corps à l'entente de son prénom sortant de la bouche de Jane. Elle pouvait entendre sa douleur, sa tristesse. Mais aussi un autre sentiment qu'elle ne pensait pas reconnaitre. Ça ne pouvait pas être ça.
-" J'espère que vous trouverez ce pour quoi vous êtes partit," lui dit-il. " Je le souhaite de tout mon cœur."
-" Vraiment?" Elle était à la fois surprise et triste.
-" Vraiment. Vous méritez d'être heureuse et je sais que je ne pourrais jamais vous offrir ce que vous méritez."
Lisbon sentit son cœur battre la chamade dans sa poitrine à la phrase de Jane. Que voulait-il dire, qu'entendait-il par ces mots? Elle ne voulait avoir trop d'espoir, mais elle espéra néanmoins avoir raison. Elle avait besoin de savoir.
-" Que voulez-vous dire?" Lui demanda-t-elle doucement, d'une voix presque inaudible.
-" Que je tiens à vous Teresa, plus que vous ne pouvez l'imaginer," avoua-t-il. " Mais que je ne pourrais jamais vous offrir tout l'amour dont vous avez besoin. Je sais que je ne serais jamais l'homme qu'il vous faut et je vous aime assez pour vous laisser partir et rester en dehors de votre vie."
Lisbon prit une grande inspiration à cette révélation afin que Jane n'entende pas ce que ça venait de lui faire. Quand à Jane, il se rendit compte trop tard de ce qu'il venait de dire. Mais qu'avait-il fait, pourquoi lui avoir dit ça? Lorsqu'il avait vu son nom apparaitre sur l'écran de son téléphone, il avait été si heureux. Mais il avait comprit à cet instant qu'elle avait besoin de savoir qu'il comprenait son choix. A cet instant il avait décidé qu'il la laisserait refaire sa vie sans chercher à en faire partie. Il la laisserait être heureuse, même si cela voulait dire que ce ne serait pas avec lui. Il l'aimait assez pour la voir être heureuse avec un autre. Et il avait eut besoin qu'elle le sache, qu'elle se rende compte qu'il avait changé. Il n'avait pas prévu de lui dire ces mots. Il voulait qu'elle sache oui, mais pas comme ça, pas au téléphone.
-" Jane, vous êtes toujours là?" L'appela Lisbon.
-" Oui je…"
-" Vous le pensez vraiment?" Voulu-t-elle savoir, elle en avait besoin.
-" Je…"
TBC…
Un petit commentaire? J'aime savoir si vous aimez ce que j'écris.
Je posterais la suite aussitôt que j'en aurais le temps.
Bonne journée,
Sweety 27/04/13
