"Un mois, ça faisait un bon mois depuis ce qu'il s'est passé avec mister glaçon, j'ai toujours sa montre et la porte tout le temps sur moi, et mes sentiments pour lui n'en sont devenus que plus fort, pourtant c'est à peine si j'ai pu lui parler, tout ou presque est redevenu comme avant et je n'existe pas plus à ses yeux.
J'aurai bien voulu espérer mais je savais d'avance que ça ne servait à rien du tout, en attendant mes amours sont irréalistes et il faut que je me trouve un petit boulot pour rentrer de quoi payer mon loyer et le reste. Comment je vais faire..."
Voilà les pensées confuses de Noa, en ce moment même, mais quelqu'un en interrompit le cours en lançant un bout de craie sur elle.
-Mademoiselle Amazuke, si mon cours est si passionnant que ça, rien ne vous oblige à y venir.
- Excusez-moi Inato sensei.
Se confondit-elle en excuse, ce professeur était en quelque sorte son protecteur, il l'aidait et veillait sur elle autant que possible, ayant vite remarqué la perspicacité et l'intelligence vivace de la jeune femme mais aussi ses failles qui la plombait. La surdouance était autant un fardeau qu'une bénédiction, sa protégée en était la preuve vivante.
Il reprit son cours et Noana suivait en partie car quelque chose d'autre même plusieurs choses occupait son esprit, notamment un petit paquet qui était dans son sac, il contenait un présent particulier pour un certain jeune homme aux longs cheveux noirs...
La saint valentin au Japon consiste à offrir des chocolats le 14 février, pour les filles aux hommes de leurs choix (petit-ami, ami, etc.) ce sont alors des giri choco ou chocolat d'obligation quand les friandises offertes ne sont pas pour l'être aimé, les garçons font pareil en retour environ un mois plus tard sous forme de fleurs ou de sucrerie à l'élue de leur choix et de leur cœur.
Itachi Uchiwa haïssait ce jour comme jamais, avec tous les chocolats reçus, il pouvait au choix ouvrir une boutique ou avoir la plus grande crise de foie de sa vie. Ses amis à côté de lui se moquaient de son tas de paquets bariolés.
-Alors Ita, t'as décider de te lancer dans une autre carrière que la politique. Lui lança un rouquin à l'air blasé mais avec un léger sourire moqueur.
-Tu es jaloux, on dirait Sasori, je peux t'en donner si tu veux, j'en ai quelques uns de trop. Répondit le concerné l'air impassible.
-Fais pas la tête, je t'en offrirai si tu veux moi des chocolats si tu en veux tellement mon rouquin. Cru bon d'ajouter un blond à l'allure androgyne, il se fit fusiller du regard par le roux, cela ne fit qu'augmenter son amusement et se mit à rire.
-T'es débile Dei et ne t'avise pas de le faire! Je déteste le chocolat! Fut la dernière réplique du dénommé Sasori avant de partir.
Elle connaissait cette coutume, et ne savait pas trop quoi faire mais quelqu'un mit fit à ce débat intérieur:
-Noana-san tu es sur que ça va aujourd'hui? Tu m'as l'air d'avoir la tête ailleurs, je me trompe, serait-ce le 14 février qui te met dans cet état...Questionna un homme plus âgé aux cheveux grisonnants, un léger sourire aux lèvres.
Kotetsu Inato était ce qu'on pourrait appeler un excentrique, s'habillant de couleurs vives mais toujours accordé entre elles, étrangement rien ne jurait, il dégageait une aura particulière et ses yeux brillaient d'un certain éclat malicieux, malgré son âge il était considéré comme l'un des meilleurs professeurs de l'université mais aussi docteur en psychologies, celui aussi qui s'entendait le mieux avec ses élèves et en était le plus apprécié malgré qu'il soit étranger.
Elle rougit un peu de sa question mais finit par lui répondre:
-Sûrement pas Inato sensei, vous savez très bien que suivre cette étrange fête n'a aucun sens pour moi et puis je ne suis même pas japonaise, qui voudrait de mes chocolats...
-C'est vrai mais on ne sait jamais, en Europe c'est presque pareil sauf que c'est moins ruineux.
-En effet je ne comprends pas trop l'intérêt d'offrir des chocolats à tous les hommes de son entourage mais bon pourquoi pas.
Soupira-t-elle, en fixant une bande de filles au loin encerclant un garçon qui essayait tant bien que mal de leur échapper.
Ses yeux s'agrandir sous la surprise quand elle le reconnut, pas étonnant aussi ce jour était maudit pour lui, cela l'amusa autant que ça lui fit mal, un pincement au cœur même.
-Tu es sur que c'est si absurde ou sans intérêt? La voix claire de son sensei la fit sortir de ses pensées une nouvelle fois.
-Je préfère l'idée d'offrir un présent choisi alors.
-Et qu'est ce que tu attends pour le faire?
-Mais, mais... Comment?!
-Ca crève les yeux, quand on te connait un peu, on devine facilement ce que tu ressens malgré tes efforts pour le cacher. Lui déclara t-il avant de se retourner et partir.
-Mwouais parles pour toi, tout le monde ne le voit pas. Maugréa la jeune femme entre ces dents.
-J'ai tout entendu jeune fille!
Elle préféra la fuite, son protecteur était taquin et vite énervant dans son genre quand il s'y mettait. En passant devant le groupe de fan girl, celle-ci eu un regard méprisant pour ces filles, ce qui n'échappa pas à certaines d'entre elles.
-Alors blanche neige, on n'offre pas de chocolat à son prince charmant ?
-J'ai passé l'âge d'offrir des chocolats à mon valentin.
-Dis surtout qu'il n'en veut pas, t'es tellement laide !
-Puis t'es une gainjin*, qui en voudrait?! Personne!
Des gloussements se firent ouïr mais cessèrent vite quand la jeune femme ouvrit la bouche préférant faire abstraction des remarques blessantes.
-La période du lycée, ou l'on est gamin et puéril est censée, être finie, ou alors vous avez oubliez d'évoluer…
-Que... Comment oses-tu, mocheté !
-En osant et en me servant de ma matière grise ça ne fait pas de mal de temps en temps, vous devriez essayer plutôt que de passer votre journée à emmerder des mecs qui vous fuient.
Et elle planta là, le groupe de furies outré, ayant entendu assez et supporter leur présence et esquivant une nouvelle salve de remarques toutes plus sympathiques les unes que les autres.
D'un pas rapide la blanche se dirigeait vers la bibliothèque, elle ne pouvait s'empêcher de rire toute seule en repensant à l'expression des pots de colles ainsi que leur indignation. Alors qu'elle attendait son tour pour entrer dans la bibliothèque une affichette rouge attira son attention:
"Hebi ", Jeune groupe d'artiste
Recherche modèle féminin particulier pour leur travail de fin d 'année
Profil: percée, tatouée, physique hors norme (maigre, en forme), look particulier.
Âge: entre 18 et 30 ans
Rémunération: 800 yens/heure de pose
Si vous êtes intéressé et correspondez à l'annonce veuillez vous rendre à cette adresse:
Ruelle de l'inquiétude
n°884
Elle arracha l'affiche et la fourra dans son sac et une fois l'adresse trouvé, celle-ci ressorti en trombe de la salle de lecture et du bâtiment pour se rendre à son appartement.
"Ce ne serait pas mal au fond, j'aurai un petit boulot pas super, payé mais assez pour m'aider à finir le mois. Dommage que ce fichu bar à fermer! Je me demande de quelle école, ils sont, l'académie des beaux-arts, si c'est le cas ce ne sont pas des pauvres et encore moins des manches en art."
Noana poussa un soupir à fendre l'âme, c'était son rêve, cette académie, le concours mais surtout les frais avaient eu raison de celui-ci, elle s'était donc résolue à choisir la psychologie en second choix et grâce aux bourses obtenues par ces résultats au lycée, elle avait la chance de suivre des études dans l'une des meilleures facultés de Tokyo, autant c'était une prouesse qu'on l'ait acceptée mais cela ne l'étonnait guère, il fallait un quota de boursiers et la jeune femme en faisait partie, pour son plus grand malheur, la grande majorité des élèves étant issu de familles riches, le mépris et très vite la jalousie fut les rares sentiments qu'on lui témoignait. Il faut dire aussi que celle-ci ne laissait personne indifférent sa personnalité autant que sa façon de s'habiller était spéciale et plaisait à très peu de monde et ce n'était pas ses excellents résultats qui allaient l'aider à être mieux acceptée et encore mois ses origines puisque la jeune femme était eurasienne* et cela se voyait.
Arrivée devant la porte de son appartement, elle tomba sur son petit paquet argenté en cherchant ses clés.
'' Kuso j'avais complètement oubliée, t'as vraiment pas de tête ma vieille ! Tant pis, je le lui donnerai demain si il accepte, j'aurai l'air bien sinon d'avoir passé une semaine et m'être ruinée pour créer ce fichu cadeau dont personne ne voudra. ''
Cette pensée la déprimait quelque peu, ayant mis tout son savoir faire dedans…Chassant ces pensées néfastes de son esprit, elle partit prendre un douche et s'habilla de manière un peu différente. C'est habillée de rose et noir et comme une poupée que celle-ci se rendit à ce fameux atelier. C'est en descendant du métro et constatant le quartier dans lequel elle se trouvait que Noa se dit que c'était une mauvaise idée de s'être vêtue ainsi, pas que sa tenue soit indécente ou aguicheuse mais trop voyante ça oui…
Malfamé, lugubre et glauque étaient les mots lui venant à l'esprit, jamais elle n'avait mis les pieds de ce côté-ci de Tokyo mais le regrettait amèrement surtout en constatant les regards lubriques et peu amènes que certains lui lançaient, malgré tout elle continua sa route d'un pas rapide, ignorant les appels et remarques sur son passage jusqu'à ce qu'un badaud plus entreprenant lui barre la route.
-Alors ma jolie, on s'est égaré ?
La jeune femme le fusilla du regard et essaya de passer, mais il l'empêcha.
-On ne t'a pas appris qu'ignorer c'est impoli ?
-Et vous qu'emmerder une femme l'est tout autant. Lâchez-moi et laissez-moi passer !
-Non pas vraiment et tu vas même me suivre. Lui répliqua t-il en la tirant avec force vers une ruelle proche.
Elle se débattit et hurla, lui mettant même un coup de pied dans les tibias, cela ne lui fit que récolté un violent coup qui la sonna momentanément et la fis se retrouver par terre. Alors que son agresseur pensait sa proie acquise, une voix le fit se retourner :
-Tu ferais mieux de la laisser tranquille…
-Ah ouais et pourquoi ?
Un coup lui répondit et le fit s'étaler par terre.
-Ca te suffit comme réponse... Répliqua une voix rauque mais glaciale.
L'agresseur téméraire mais pas fou, se releva et pris ses jambes à son cou sans demander son reste.
Le mystérieux sauveur se rapprocha d'elle et essaya de la réveiller en la secouant doucement. En ouvrant les yeux, celle-ci vu vaguement deux abysses noires la fixée et sursauta en le reconnaissant :
-Que fais-tu ici ? Murmura t-elle, encore sonnée par le coup, il l'aida à se relever et ce qu'elle vit lui fit écarquiller les yeux.
Il se tenait devant elle, l'air étrange comme lointain et froid, ces cheveux étaient défaits et en bataille, sa tenue laissait autant à désirée, sa chemise mal boutonnée et aux manches relevées, le lui indiquait. Et une marque fraiche de piqure attira son attention, une exclamation sortie de sa bouche sous la surprise :
-Itachi-kun, pourquoi es-tu dans cet état, et ton bras!?
Il cilla à l'entende de son nom prononcé de manière si familière par elle, et lui tourna le dos et fit mine de partir, mais celle-ci le retint par le bras. Choquée par l'attitude de celui-ci, elle n'avait eu d'autre pensée que de vouloir le garder plus longtemps près d'elle, à défaut de se faire entendre...
-Attends, acceptes ceci, c'est un simple présent mais je voulais te le donner en gage de ta montre.
Elle lui tendit un petit paquet argenté et le lui mis dans la main. Le jeune homme le prit et le fourra dans sa poche arrière de son pantalon sans plus de cérémonie et repartit comme il était venu mais elle put l'entendre lui dire :
-Retournes chez toi ce quartier est trop dangereux, Hime.
La jeune femme resta figée quelques minutes avant de se rendre compte que la nuit commençait à tomber et son conseil était justifié, elle se dépêcha de foncer vers la rame de métro et se promit de revenir en prenant plus de précautions la prochaine fois.
" Le hasard veut toujours que l'on se rencontre dans des situations critiques décidément, kami sama ne doit pas m'aimer… Hime pourquoi me surnommer comme ça en étant aussi distant ? C'est quoi son problème à lui… J'espère qu'il n'a pas jeté mon cadeau malgré toute cette froideur et ce vide qui émanait de lui. Comme mon frère, Kaname, mon dieu comme il me manque...»
A ces pensées des larmes perlèrent aux yeux de Noa et finirent leur course sur son oreiller, elle ne s'était pas attendue à devoir un jour ressentir cette froideur mais surtout ce vide caractéristique dans ces yeux, son jumeau avait aussi ce même vide comme-ci il voyait un autre monde qui était intouchable pour ceux ne prenant pas ce poison… Et c'est comme cela qu'elle finit par s'endormir dans un sommeil agité et trouble.
Le lendemain matin, lorsqu'elle arriva à sa faculté, les regards sur sa personne était persistants et pour cause, sa joue et son œil avait viré violet, bleuté et étaient ornés d'un bleu énorme, des cernes violettes soulignaient sa fatigue et son visage paraissait plus creux que jamais, autant dire qu'elle faisait pâle figure. Celle-ci malgré sa mine de déterrée et sa fatigue intense avait tenu à venir aux cours et ignorait les regards et les chuchotements sur son passage. Lançant même des regards noirs à ceux qui la dévisageaient un peu trop, la colère et la fatigue se mêlant, le craquage fut inévitable surtout à cause d'un certain groupe d'étudiantes et leurs remarques très pertinentes:
-Quoi vous n'avez jamais rien vu de votre vie! Elles sont donc si fades qu'il vous faut trouver de quoi l'agrémenter en vous mêlant de celle d'autrui! Déclara-t-elle à celles qui les dévisageaient depuis plusieurs minutes.
Trois personnes observaient cette scène d'un œil intéressé ou presque si on pouvait considérer le regard impassible de l'un d'eux...
-Ben dis donc elle est remontée la petite artiste, hm.
-Apparemment ça doit être la jolie teinte de son visage qui la met dans cet état, elle n'aime pas qu'on la remarque pourtant d'habitude ça ne lui fait rien.
-C'est vrai mais ça la rend jolie de s'énerver comme ça, plus vivante aussi, yeah!
Le dernier n'ouvrait pas le bouche mais avait son regard fixée sur la jeune étudiante. Celle-ci sentant qu'on la regardait se retourna et l'aperçu mais ce qui retient son attention c'est un léger éclat brillant entre sa chemise légèrement ouverte, il le portait et elle l'avait vue cela lui arracha un sourire.
"C'est pas vrai il l'a mis, j'aurai jurer que ça ne l'aurait pas intéresser mais non il le porte..."
-Pourquoi elle te sourit à toi, c'est toujours à ta personne que s'adressent les sourires niais de toutes ces filles, c'est pas juste!
Râla le blond à ses côtés, n'ayant pas vu que le brun à qui il s'adressait était parti à la suite de la jeune femme.
Celle-ci se dirigeait vers les toilettes des femmes pour se refaire une santé et mettre les idées au clair surtout...
A peine arrivée devant la porte qu'on l'attira dans celles d'à côté, Noana essaya de se défaire de l'emprise mais l'odeur de son ravisseur et sa voix la fit cesser tout mouvement.
-N'ai pas peur ce n'est que moi...
-Uchiwa-san, je ne savais pas que tu kidnappais les filles dans les toilettes des hommes maintenant. Releva-t-elle de façon ironique.
Un sourire en coin lui répondit, et elle remarqua ses cernes plus prononcés et violacés que d'habitude et son visage creusé, en croisant son regard la tristesse y apparu clairement ainsi que de la lassitude et une pointe de culpabilité, c'est la première fois qu'on pouvait clairement lire ce qu'il ressentait. Rougissante et n'osant plus le regarder en face, son cœur se réchauffa ainsi que ses joues et un mince sourire se forma sur ses lèvres. Elle ne perçut pas le regard qu'il lui lança en voyant son sourire...
-Pourquoi tu m'as amenés ici, c'est n'est pas vraiment ...
Il lui coupa la parole et elle cru défaillir en sentant ses lèvres froides sur les siennes.
-C'est pour te remercier. Lui souffla t-il en l'embrassant encore.
Elle ne réagit pas tout de suite, pétrifiée mais finit par répondre à son baiser. Mais quelqu'un les interrompit.
-Euh je dérange on dirait... Je ne te savais pas comme ça, Ita.
Un jeune homme aux cheveux roux tirant au rouge se tenait devant eux, la jeune femme reconnut le dénommé Sasori l'ayant entendu se faire interpeller par un blondinet qui l'accompagnait presque tout le temps. Le concerné ne releva même pas et se dirigea vers la sortie.
-Attends ,tu ne nous présentes pas?
Il finit par se retourner en le toisant de son regard perçant mais cela ne déstabilisa aucunement l'autre, trop habitué à sa froideur.
-Et pourquoi, tu as des visés sur elle peut -être?
-Non pas du tout vu qu'elle t'appartient, je ne tenterai rien mais je voulais juste connaître le prénom de l'heureuse "élue".
Sa phrase avait des intonations sarcastiques comme-ci cette situation l'amusait au plus haut point.
-Laisse la tranquille surtout et ne te mêles pas de ça. Le ton était sans appel et dur comme une menace.
-Eh bien tu as l'air de tenir à elle, bravo jeune demoiselle, tu as réussi là ou les trois quarts des filles de cette faculté ont échouées.
Il fit mine d'applaudir un sourire accroché aux lèvres, rien ne l'amusait plus que de trouver des failles aux gens et les titiller dessus avec celle qu'il avait trouver chez l'Uchiwa, il allait s'amuser et qui sait déclencher un peu plus que des menaces et enfin faire sortie celui-ci de sa réserve glaciale, le rendre plus humain en quelque sorte. Tout en disant cela, l'Akasuna s'était tournée vers elle, la détaillant de ses pupilles dorées. Une autre voix près de la porte se fit entendre et Noa se perdit dans deux lagons bleus.
-C'est quoi ton nom, la p'tite artiste?
-Noana et pourquoi me surnommes-tu comme ça? Sa voix tremblant légèrement...
-A cause de ta façon de t'habiller, c'est génial, ça apporte de la couleur, j'aime ça!
Elle rougit à cause sa remarque et de leur regard insistant, ne s'étant toujours pas remise du baiser d'Itachi, celle-ci n'en menait pas large face aux trois garçons.
-On devrait y aller, les cours vont commencer sans nous sinon... Tout en disant cela, Sasori attrapa la jeune femme par le bras et l'entraina avec lui dehors et fit remarquer en passant devant l'ébène:
-Tu nous dois un service, Itachi, on protège ta chérie des furies qui forme ton fan club et une bonne partie de cette fac.
-Pas sur que ce soit suffisant, si on la voit avec nous, c'est risqué et pas que pour ça... Osa le blond, mais un regard noir et glacé le fit déglutir et il se tut.
-De toute façon avec ou sans vous je suis déjà la risée de ces idiotes, alors bon. Compléta la blanche désabusée.
Hey fais pas cette tête, il t'arrivera rien foi de Deidara! Elle toisa le blond, incrédule, se demandant si elle devait rire ou le prend au sérieux.
-Dorénavant tu resteras près de nous.
Itachi ouvrait enfin la bouche et cela ne fit que renforcer son malaise et son incompréhension. Etaient-ils fous, tous les trois pour vouloir d'un coup se coltiner sa présence, elle ne saisissait pas trop pourquoi des gens comme eux voulaient sa présence, un fossé les séparant.
-Euh pourquoi comme ça d'un coup vous décider de me prendre dans votre "clan", on est pas du même monde et ne se connait pas, si on vous voit en ma compagnie vous allez finir pestiférés, si c'est ce que vous voulez libre à vous mais ne m'entraîner pas dans vos délires.
C'est pas un délire et on choisit encore avec qui on traîne, hm, t'es adoptée alors fait pas la difficile, on te rejoins tantôt, faut qu'on y aille.
Le temps qu'elle digère l'information, ils s'étaient éloignés d'elle et disparaissaient au bout du couloir.
-Hey, attendez! Adoptée, c'est quoi ce truc encore... Murmura -t-elle
"Kami sama me hait c'est pas possible autrement, dans quoi je me suis encore fourrée, pitié... Me voilà "adoptée" et amie avec les gars les plus en vues de cette stupide fac et il a fallut que ça tombe sur ma gueule! C'est déjà pas assez que ces bourges me piffent pas à cause de mes résultats et mes foutues origines, voilà ça en plus"
Elle se lamenta mentalement la tête entre les mains et finit par lâcher en une exclamation :
Je vais me faire tuer c'est sur, ma vie va être un enfer...
Gaijin est un terme japonais qui désigne les étrangers c'est à dire les occidentaux notamment ainsi que toute autre personne non japonaise.
Eurasienne : mélange ou métissage d'origines asiatiques et européennes, j'ai oublier de préciser que Noana a des origines japonaises mais aussi anglaises.
