Merci à Thoru78, … et Célia pour vos reviews. Je vous laisse a mon deuxième chapitre, qui, j'espère, vous plaira. Bonne lecture !
Chapitre II
Dès que le gong eu retentit, Sanji avait ouvert les yeux, pouvant remarquer que chaque élève prenait le temps d'ouvrir ses paupières, comme s'ils se devaient de finir une tâche qui paraissait encore bien mystérieuse au blond, qui arqua le seul sourcil que l'on pouvait voir de lui, son second caché derrière une frange mise sur le coté.
L'ancien cuisinier ne pouvait s'empêcher de fixer chaque personne, cherchant un point qui leur était à tous commun… Et le seul qu'il trouva après une longue analyse fut qu'ils avaient l'air de s'imprégner d'une chose qui les animait profondément. Une chose, un truc… Ouais, le bordel en somme. Tout paraissait échapper au marmiton, et il n'y avait pas que la façon de faire cours qui lui inspirait ce ''bordel'', mais aussi son état moral… Il savait que selon lui, il n'avait faillit à aucune promesse et qu'il n'avait rien à se reprocher. Il n'avait jamais vraiment cherché à cacher ses conquêtes où la façon dont la quelle il était arrivé à son grade de chef, et on ne pouvait donc pas lui reprocher d'avoir menti. Il saisissait toutes les opportunités qui s'offraient à lui, était-ce là un crime ? Profiter et s'enrichir ? Si les autres n'étaient pas capables de se protéger du mal qu'il apportait, tant pis… Il s'était à présent jurer de ne pas se plaindre de cette condition… il ne s'était pas assez méfié de Nami, cela lui servira de leçon… en espérant juste que cette aventure n'irait pas trop loin... Espérant.
Mais, lorsque monsieur Destin frappe à votre porte, vous ne pouvez lui refuser l'accès de votre chez-vous, prêt ou non à son arrivée.
Et c'est dans ce bordel monstre que Mr. D. s'installa chez Sanji, sans même qu'il ne s'en rende compte. Oui, ce convive qui pouvait se montrer vraiment indésirable, se dissimulait à merveilles dans le quotidien, le changeant progressivement, attaquant au plus profond de l'intimité.
Mr. D. avait attaqué le toit. Le blond n'était plus vraiment protégé de certaines intempéries… Et il ne tarderait pas à s'en rendre compte.
C'est donc dans un esprit très brouillé que le nouvel élève se leva maladroitement, s'aidant de ses mains pour se pousser hors du sol. On a du boulot, en constatèrent plus d'un. Lorsqu'il prit un peu plus d'assurance, il roula des épaules dans des haussements ridicules qui irritèrent encore plus Pauline et firent rire Brook. C'était sur, il n'allait pas passer inaperçu… Vraiment pas.
Sanji remarqua alors que ses « camarades » s'échauffaient par différents menus, tous adaptés à l'individu. Mal à l'aise, il essaya de copier certains exercices pour arranger son image. Passages au sol, sauts, longueurs de salle en course… Il ne savait plus où donner de la tête jusqu'à ce que le regard perçant se plante devant lui.
« -Testons ta résistance avant tout. Mets-toi au sol, sur le dos, les bras le long du corps. »
Le novice s'exécuta rapidement puis vit son senpai venir lui saisir la jambe gauche, la plier contre son ventre et appliquer de longues et profondes pressions.
« -Ne te raidis pas, respire, ça permettra de pousser encore plus. On fait cet exercice pour ce muscle. » Pendant qu'il expliquait de manières très brèves, il passa le plat de sa main sous la cuisse du kohai, saisissant une parcelle de chair et se déplaçant dans la continuité du muscle. Le blond se raidit et serra la mâchoire. Les yeux exorbités, il fixait son le maître, appliqué à sa tache.
« -Détends toi j'ai dit. Tu es trop tendu tu ne pourras jamais progresser dans de telles situations.
-Déjà, commencer, ce serait pas mal…» Ajouta Pauline, un regard méprisant lourdement posé sur le nouvel élève. Piqué au vif, il se releva soudainement, faillant se cogner au front de Zoro qui eu le temps de se relever avant l'impact.
Le poing déjà levé en direction de la seule femme, le blond se fit saisir, par un mouvement très posé, le col.
« -On se calme. Et je parle pour vous deux. » Pauline effaça son dernier regard pour laisser place a une expression de supériorité, un sourire sournois dessiné. Quant à Sanji, il respira profondément et tenta de se calmer, commençant par baisser son poing.
La séance pouvait enfin débuter.
*
* * *
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La séance était finie, et le cuisinier ne s'en plaignait pas vraiment, bien qu'il découvrit en lui une nouvelle facette ; vouloir aller encore plus loin, au bout de ses limites physiques, se découvrir un peu plus… Normalement, les difficultés se tenaient aux palais de ses clients. Il avait quelqu'un à satisfaire, avec les femmes, c'était la même chose, se répercutant sur son ego. Mais là, il devait se satisfaire lui même, et il ne savait plus vraiment où étaient les limites de son corps et de son esprit…
Les quatre hommes dans les vestiaires échangeaient plus ou moins bruyamment, parlant principalement sur l'altercation qui avait eu lieu plus tôt. Brook ne cessait de passer sa main dans sa touffe de cheveux, un regard un peu vide, un sourire bêtement dessiné. Jean, lui, tentait de soutenir le nouveau venu, mais il était vite pris de façon ridicule… Antonio se contentait de lancer des blagues vicieuses, tentant à chaque fois de blesser son interlocuteur. Drôle de bande…
En les voyant tous les trois assis sur les bancs, il remarqua qu'il n'avait même pas prêté attention à leur niveau, à leurs techniques, à leur présence pendant le cour. Fronçant les sourcils, il demanda :
« -Vous venez tous les jours ?
- On vient dans nos temps libres ! On s'est pas tous fait viré ! Baba-cool joke ! Répondit Brook enjoué.
-Je viens le mardi, le mercredi et le vendredi… Et à chaque fois à cette horaire là, c'est la seule que permet mon planning ! Expliqua timidement Jean. » Lorsqu'un blanc fit son apparition, les trois hommes se retournèrent vers le seul qui n'avait pas encore pipé mot.
« -Ouais, moi le mardi et le vendredi soir… Après mon entraînement de boxe française. Dans notre époque, on est pas à l'abri de malades… Ou de crétins. » Termina t'il en fixant le blond dans un grand sourire sadique, qui ne manqua pas de mettre mal à l'aise l'intéressé.
Quand tous furent lavés, Brook et Antonio furent les premiers à partir, laissant les deux autres hommes seuls, mais après de nombreuses politesses, Jean se retira à son tour. Sanji venait de lui expliquer qu'il tenait à rester ici pour rendre le kimono à Zoro. Assis sur le banc, il s'était mis à réfléchir sur son comportement et les réflexions qu'il venait d'avoir… Self-control. Il y arriverait… si Pauline ne recommençait pas à briser son ego. Il sortit vite de ses pensées ; quelqu'un prenait sa douche… Il était pourtant sur que les douches des hommes étaient séparées de celles des femmes… Et si…
Il se rendit donc dans ce compartiment par l'arche qui s'ouvrait entre les deux espaces : et de l'autre coté, il y avait une porte… La porte de Roronoa… Rien n'avait réussit à détacher son regard de ce qu'il se passait devant lui. Ho putain… Comment il est foutu… Son maître était devant lui, nu. Dans un film, un nuage de buée aurait dérangé quelque peu la vue. Dans ce cas précis, l'eau était trop froide pour… Et il voyait chaque parcelle de l'homme qui se montrait dos à lui. Sa façon de se masser les cheveux… Han, sa nuque et… ses épaules… Je… Lorsqu'il se rendit compte de ce qu'il se passait, il se retourna hâtivement et se laissa tomber sur son banc (il l'aime son banc, oui), honteux des pensées qui lui avaient traversées l'esprit… et qui y restaient. Il avait voulu le voir de face, aussi ! Imaginer ses yeux fermés, l'eau ruisseler contre ses joues, glissant contre tout son corps entier… Il se sentait aussi hanté par l'exercice qu'il avait eu avec lui ; il était tellement sensuel lorsqu'il avait essayé de le détendre !
Non… Pas moi…
Il se leva d'un bond lorsqu'il entendit la douche s'arrêter, s'empara du kimono qu'il avait plié un nombre incalculables de fois en attendant son maître, et il s'était planté derrière la porte, l'œil posté devant le trou de la serrure. Quand il arrivera, je lui donnerais le kimono et je me casse. Je ne peux pas rester ici comme ça! Mais la scène se compliqua un peu… Lorsque le bretteur apparu, il était juste vêtu d'une serviette qu'il portait autour de la taille… très basse. Juste en dessous des hanches, elle se contentait de cacher l'essentiel, révélant une cicatrice sur tout le torse et des hanches parfaitement dessinées grâce à leur musculature.
Zoro rangea le matériel qui restait puis se dirigea vers la porte. Il était sur que quelque chose, que quelqu'un l'attendait. Lorsqu'il l'ouvrit, il tomba nez à nez, enfin, genoux à nez avec le blond.
Après un long silence, le blond balbutia :
« -Je vous prie de m'excuser, je vous rends votre kimono. Merci. Et pardon… » Sanji, tombé par terre en voyant son sensei arriver, était dans une position délicate. Il avait juste eu le temps de ramasser son kimono et de le donner dans l'état qu'il était : déplié. Après une pitoyable révérence, le blond s'enfuit en trébuchant, et l'épéiste sourit. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas côtoyé quelqu'un de si expressif et maladroit, son art ne le permettait pas vraiment.
« -Sanji, l'appela t'il.
-Oui ? Demanda intéressée au bout du couloir.
-J'ai une autre horaire si tu veux t'entraîner. Tu manques vraiment de techniques. Le cours est dans trois heures, mais il ne durera pas une heure et demie mais deux heure et quart. Tu as le temps de t'acheter un kimono comme ça…
-Je…
- Seras-tu là ?
-Oui.
-Bien. » Et tout en se retournant, le maître ferma la porte, laissant, à nouveau, à Sanji cette vue de dos… Un peu plus couverte cette fois-ci. Trois heures. Ce délais résonnait en lui. Il resta quelque temps planté, réalisant qu'il allait donner une image vraiment négative... L'habit n'était plus plié lorsqu'il l'avait rendu! Il se hata donc de sortir, ne prêtant même pas attention aux décolletés, aux jupes courtes, aux chaussettes hautes... Il n'était décidément pas dans son assiette. Et il fallait qu'il trouve un kimono. Vite.
Il finit par en trouver un dans un magasin de sport où la vendeuse lui avait fait un rentre-dedans qui frôlait la vulgarité. Elle avait même glissé son numéro dans la poche de la tenue qu'il allait payer. Au moins, j'ai encore un minimum de succès. Il ne profitait pas de la situation, il se rassurait juste. Jamais, non, MOI, jamais! Il passa chez lui pour prendre des affaires de toilettes et des vêtements de rechange... C'était "la première et la dernière fois" que les autres élèves s'étaient décidés à lui prêter des savons, alors il tenta de ne pas les oublier. Et en repensant à eux, il se souvint qu'ils ne seraient pas là... Ce seraient une nouvelle séance avec des nouvelles personnes à tenter de cerner, et cette fois-ci, il ne voulait pas passer pour un crétin.
Il arriva une demie-heure plus tôt, et le temps de se préparer convenablement, il n'avait que cinq minutes d'avance. Il aurait bien demandé à quelqu'un de vérifier s'il s'était correctement préparé, mais personne n'était là. Enfin, pas d'hommes en tous cas. Il y aurait surement des femmes. Les groupes étaient toujours restreins, après tout.
Surveillant sa montre, il se rendit devant la porte à l'heure indiquée : personne devant la porte. Merde, je dois encore être en retard. Il toqua puis entra, sans même attendre la permission, comme l'aurait fait un jeune étudiant dans une salle de classe.
«-J'ai faillit attendre. Installe toi. Nous allons reprendre l'échauffement.» Lui dit Roronoa avant même qu'il soit complètement rentré dans la salle. Il était assis en tailleur, une fois de plus dos à lui, avec les accessoires installés dans la salle.
Sanji s'installa de la même façon, face au regard perçant dont de dures paupières le recouvraient. Il prenait son temps pour le regarder, l'analyser, l'observer. Tous les termes étaient bons tant qu'ils permettaient au blond d'admirer son maître tout en ayant l'air de faire partie de son instruction.
«-Mais... Nous ne sommes que tous les deux?
-J'ai un temps de battement assez large aujourd'hui, et toi tu n'as aucune contrainte sur tes horaires. Alors comme ça, nous nous occupons tous les deux, répondit il les yeux toujours fermés. C'est un cours particulier, en somme, termina-t-il en ouvrant les yeux et en les plantant dans ceux de son kohai. Juste pour développer tes bases. De plus, l'abonnement que t'as pris ta femme stipule bien que tu dois avoir un maximum de cours par jour pendant les deux semaines qui arrivent. A partir d'aujourd'hui, mardi, jusqu'à la semaine prochaine. »
Puis la séance commença, après que Sanji précise que Nami n'était pas sa femme. Pendant une heure, Roronoa mis à l'épreuve l'endurance de son élève par d'innombrables foulées, flexions-extensions, roulades, séries d'abdominaux et de pompes et autres exercices que le blond ne pouvait nommer. Plié, les mains sur les genoux, Sanji peinait à reprendre son souffle quand son maître s'était enfin arrêté. Grâce à un court échange, il apprit que cette heure lui avait permis de tester son endurance mais aussi sa souplesse. Encore heureux que j'avais eu des pauses... Je serais mort... La seule chose que le marmiton retint fut les mots de son sensei : "Tu es peut être plus doué que je l'imaginais. Tu tiens bien." Ce compliment ne lâchait pas le cortex du blond, mais il fut vite sortit de son état par un rappel à la réalité.
«-Saisis toi d'un katana, nous allons commencer les techniques, car toute à l'heure, tu n'as put que me montrer ta condition physique. » Je croyais qu'il ne m'avait même pas décalqué au cours précédent...Pendant le premier cours, Sanji cherchait à se pousser au maximum, espérant que Zoro le remarque... Ce qu'il crut en vain.
Muni de sa lame, Zoro s'installa derrière son élève, posa ses mains sur les moins habiles, chaque parcelle de son corps dans l'alignement du cuisinier. Ils passèrent un long moment de la séance comme ça, et le blond ne se privait pas de savourer chaque mouvement, chaque détail qui s'offraient à lui, ses muscles, son odeur, son souffle... Lorsqu'il n'était pas derrière lui, Roronoa se plantait devant et observait les techniques, critiquant d'un ton sévère.
Puis le reste de la séance se conclut par un bilan, et un sourire que Sanji pu voir. Les traits de son sensei s'étaient tout de suite affinés et l'avaient rendu bien plus rayonnant. L'heure se termina quand Zoro se dirigea vers les douches, par une porte bien cachée, et le blond en profita donc pour passer par la porte principale... Tout du moins, s'apprêtait.
«-Tu peux passer par cette porte là, ce sera plus facile.» Lorsqu'il vit l'expression choquée du cuisinier, il s'empressa de continuer d'un ton des plus calme «tu es un homme, tout comme moi, et il n'y a qu'une salle de douches. »
Le blond emboita donc le pas au bretteur. Il se déshabillèrent dos à dos et accrochèrent leurs vêtements à des portes manteaux en plastique fixés au mur. Sanji se souvint que ses savons étaient dans son sac, dans les vestiaires... Et avant même d'avoir fait un pas pour aller les chercher, Zoro se contenta de lui dire qu'il n'en aurait pas besoin pour cette douche là. En effet, dans un coin se trouvaient une petite alcôve où étaient posées divers flacons. L'élève redoublait d'efforts pour ne pas poser son regard sur son professeur, et opta donc pour une fixation du mur carrelé. Il se retourna lorsqu'il entendit un bruit assez étrange : l'escrimeur venait d'installer un tabouret sous les douches.
«-Installe toi. » Ordonna-t-il. Lorsque le marmiton fut assis, il sentit un liquide plutôt froid glisser dans sa nuque, puis les mains plus expertes dans les maniements des grandes lames.
«-Tu vas peut être enfin te détendre... C'est très important après une leçon. » Il massa alors tout le dos, les cotés et la nuque du blond, tous deux continuellement mouillés par les douches que le maître relançaient à chaque baisse de régime.
Ses gestes sont si froids, si raides, ses mains si dures... Et pourtant, j'ai envie qu'il explore tout mon corps... Le blond s'obligeait de penser à autre chose, ne désirant pas que son maître puisse voir l'effet qui lui faisait. Car il se sentait décidément plus chaud. Il se savait rouge pivoine et vraiment mal à l'aise. Et il avait comme l'impression que son maître prenait tout son temps et profitait lui aussi. Il est méticuleux, c'est tout. Selon les massages, Sanji se courbait, se raidissait, se grandissait... Il était comme une poupée aux fils imaginaires. Sa poupée.
Quand le blond fut chez lui, il remarqua douze appels manqués sur son répondeur. Il n'avait pas envie de cuisiner et la seule chose qui le tentait était son lit... Il lança un regard à sa feuille de leçons, et vit que la prochaine serait le lendemain, à 9h30. Réglant son réveil sur 8h10, il se laissa tomber sur son lit, se déshabillant à la hate. Ch'uis pas un homo, ce qui me plait c'est qu'il est inaccessible. A la fin du stage, je le baise et on en parle plus. Il est au dessus de moi hiérarchiquement et dans la maitrise de son art... C'est ça qui m'excite. Je suis con moi à me taper des films de pédé comme ça...
Et il s'endormit avec ses douces pensées.
Alors, qu'en pensez-vous ? Je n'ai pas réussit à m'arrêter... J'étais lancée ce soir! =O
J'espère vous retrouver pour le chapitre 3 ! Je vais essayer de vous l'écrire avant les vacances car je ne serais pas chez moi… Mais bon, je trouverais bien un ordinateur dans le pire des cas ! ( ;
Donc… Joyeux noël si je n'ai pas l'occasion de re-poster avant, en espérant que le papa noël (ou mama noël) aura plein de mangas dans sa hotte ! (Hihihi !! (Mouhahaha, chanterait gaiement le père noël) Et non, je n'ai pas d'âge défini :D )
