Je tenais à remercier tout particulièrement Thoru78, Hancock sama et Enzilia pour leurs reviews, car je ne peux pas remercier les lecteurs qui ne laissent de traces! J'espère alors que ce court chapitre vous plaira quand même :)


Chapitre III

Une scène normale nous aurait offert un Sanji réveille par son reveil, s'étirant, se prélassant dans ses draps, et peut être avec un filet de bave s'écoulant jusqu'à son oreiller.

Mais non. Il s'était bel et bien endormit, mais quelques heures après son coucher, de douces courbatures commencèrent à le lancer. Rien de trop difficile à supporter, mais les pensées avaient ensuite pris le dessus...

Il m'a vu dans quel état hier? Et je dois me comporter comment aujourd'hui? Putain, on dirait que je choisis un cadeau pour une nana casse-couille pour la St Valentin!! Mais merde... C'est pas possible... J'ai pas baisé depuis si longtemps que ça?

Il sortit du lit le plus vite qu'il lui était possible, s'activant à préparer un petit déjeuner... Pas trop lourd pour ses cours, il voulait se surpasser. Pour moi hein, seulement pour moi, je n'ai rien à lui prouver. Il passa alors sous la douche, s'offrant son petit plaisir solitaire quotidien, s'efforçant de penser à autre chose, à quelqu'un d'autre que l'homme aux cheveux verts.

A peine sortit, il se jeta dans un peignoir, resta emmitouflé quelques instants dans la chaleur et la douceur du tissu éponge et se dirigea alors vers sa penderie. Une chemise bleue, un caleçon noir, un pantalon blanc, une ceinture en cuir marron clair et les chaussures assorties. Le blond peignait sa masse capillaire tout en se regardant dans le miroir, et rien n'était à redire là dessus; c'est un véritable tombeur, du style, de la gueule, un air mystérieux avec sa mèche qui lui tome sur l'œil. S'il était gay, il s'aimerait...

Mais... Je m'aime...?!

Il se persuada qu'il était égocentrique et narcissique. Ouais, il valait mieux ça qu'être un pédé... non?

Une veste noire enfilée, un béret très trendy-french sur la tignasse, il se promena dans les rues avec une cigarette aux lèvres. Il s'arrêta à un kiosque et prit un journal pour finir ce qu'il avait commencé et qu'il avait laissé sur son chevet... car il n'avait pas prévu qu'il serait en avance de cinquante minutes. Il se laissa alors vingt minutes pour se changer... quand il réalisa quelque chose qui lui semblait alors improbable : il avait rendez vous a 9h30, mais sa séance d'hier était a 9h00, et Jean avait bien précisé que tous ses cours étaient à la même heure... Alors ça expliquerait pourquoi je suis encore une fois seul dans le vestiaire...

Zoro lança un coup d'œil à son cadran solaire. 9H00 était passé, il allait être en retard... Comment allait il s'y prendre? Comment réagirait-il face à son plan? Il sourit intérieurement, puis fit abstraction pour se concentrer seulement sur ses élèves... présents.

Habillé en quatrième vitesse, il s'approcha de la porte, et réfléchit au pourquoi de cette discorde. Il voulait peut être un nouveau cours privé? Mais si il y avait cours a 9h00... Cela ne laissait qu'une marge d'une demi heure et... non. Tout semblait impossible. Il y avait bel et bien eu discorde. En plus, il n'avait même pas pensé à regarder sur son planning! Seuls les mots de son maître retentissaient dans son esprit. Ch'uis vraiment trop con.

Le problème toujours pas résolu, il toqua, et attendit qu'on lui ouvre.

Quoi? Il arrive avant 9h30? Le maître sourit. Il aimait cette surprise, et en plus d'apprendre assez vite, son novice était malin et réfléchissait très bien. Il se leva, rassurant ses élèves par un hochement de tête, et ouvrit au blond.

« -Je vous prie de m'excuser, maître, je me suis trompé dans mes horaires, entre vos propos et ceux de mon planning.

-Je sais. Installe toi. »

Et la porte se referma.

Sanji s'installa directement a coté de son compagnon de la veille qui fuyait le regard assassin des autres partenaires.

L'indignation était palpable. Comment peut on être en retard dans ce cours? Comment peut on parler de planning? Et pourquoi ne le voyait on que maintenant, c'ui là? Le blond aussi baissa la tête et entra en séance de méditation.

Pourquoi. Ce fut ce mot qui résonna dans sa tête. Il méditait,réfléchissait, peser ses pensées. Il ne pensa même plus à ouvrir les yeux pour copier ses semblables, mais au contraire, il tentait de se surprendre, et il y arriva. Comment parvenait-il à penser tout ça? Il se sentait vraiment heureux par cette prouesse et ses remises en questions. Ses avancées. Et avant de pouvoir faire un récapitulatif, le gong sonna. Ouvrant les yeux dans un sursaut, il pu constater que Roronoa l'observait, avec un sourire dans le regard.

-Commençons, déclara-t-il.

Le niveau était diffèrent. Pas mieux ou pire, non, juste diffèrent. Il y avait des échanges, des entrainements à plusieurs, et alors que le blond voulu se mettre avec Jean, Roronoa brandit un sabre de bois devant lui.

« -Ce sera contre moi, y vois tu un inconvénient?

-Contre vous, ou avec vous? »

La réponse surprit le reste du groupe, qui malgré les apparences, faisait très attention au nouveau. Il avait répondu quelque chose d'intelligent, et tout le monde en était satisfait. Tout le monde, tout le monde.

« -Contre moi, avec moi... contre toi, avec toi. »

Il accepta par un simple signe de tête. Il fallait qu'il se montre intelligent, qu'il montre le potentiel qu'il a enfin découvert au fond de lui.

Une heure. Un tour du cadran. Pendant ce temps là, Zoro donnait des instructions, des conseils, observait ses élèves, appréciait les efforts et les progrès... Sans avoir prit un seul coup par son adversaire et son coéquipier.

Pas une seule fois le köhai avait atteind sa cible. Pourtant, il avait l'impression que chacune de ses bottes étaient imparables, allant même dans le franchement douteux. Mais le plus dur dans tout cela, était que son sensei ne le regardait même pas! Il regardait tous ses élèves, les critiquait... Il le faisait aussi au blond pour lui dire de tenir plus souplement son morceau de bois.

Mais comment peut il savoir ça? Il ne me regarde même pas!

Au bout d'une heure, le maître para un dernier coup, et regarda enfin son élève.

« -C'est finit. » Puis il reprit sa phrase pour l'ensemble du petit groupe.

Chaque individu serrait la main de son partenaire; Sanji n'avait pas le souvenir de ce salut.

« -Ce n'était pas un véritable combat, ils le savent, et tant qu'ils se contentent de cet échange, je leur demande de se serrer la main, expliqua Zoro à son élève, en vue de son regard sceptique. Voudras tu un nouveau cours particulier? J'ai un laps de temps qui me parait correct, reprit il.

-Si cela ne vous dérange pa...

-Crois tu vraiment que je prendrais le risque de me déranger pour un élève qui n'est pas passionné? » La réponse, dite d'une manière atonique, laissa bouche bée l'interlocuteur, qui finit par accepter.

« -Reviens à 19h10, et évite de trop manger, il va falloir que tu sois léger. » Et il s'en alla, sans rien de plus.

Et j'attendais une invitation dans sa douche... Je suis con moi.

Jean s'excusa; il ne pouvait rester et discuter avec ses parteniares, un rendez vous galant -avait il précisé deux fois- l'attendait. Après quelques ''conseils'' grossiers, tapes dans le dos et autres camaraderies, il s'éclipsa, laissant Sanji seul, face à des personnes qui, d'un coup, étaient bien moins liants.

Le temps s'écoulait comme l'eau sur son corps, l'eau qui devenait de moins en moins chaude. Mais les yeux fermés, le blond n'avait pas remarqué que les derniers hommes étaient aussi partis. Il s'arrêta un instant, jugeant qu'il était assez rincé, il s'essuya, rangea ses affaires et se décida à rentrer chez lui. Seul.

Quand il ferma la porte, il remarqua que Zoro attendait, a coté, adossé, une jambe pliée et le pied posée contre le mur, la tête penchée par terre.

Mais surtout...

Oui, surtout...

Il était habillé.

Habillé, comme si il allait en ville. Il n'était pas en tenue de combat.

Et alors, ce fut le drame.

Un véritable drame.

L'apocalypse même peut être. L'apocalypse, un renouveau.

Sanji eu envie de lui. Vraiment. Il ne pouvait se le cacher. Il avait envie de gouter à chaque parcelle de son corps. Et après un long regard de son maître, il eu envie de plus.

Il eu envie de le connaître.


Le chapitre est assez court, mais je voulais faire la suite sous un à part, donc...
Je suis en vacances, la suite va arriver trèèèèès vite!! Je vous l'assure! Je commence déjà à l'écrire =D
Chu'