Merci a Thoru78, Anko, Lyra64 pour vos reviews! Comme promis, je suis en vacances, je vous fais donc un chapitre suivant :)
Je m'excuse de ne pas avoir répondu à vos messages plus tôt, je m'en occupe maintenant que j'ai publié mon quatrième chapitre =D (c'est un peu inutile de le dire une fois que le chapitre est en ligne, mais bon, je m'abstiendrais de vous faire part de mes auto-insultes)
J'espère, encore une fois, que ce chapitre va vous plaire! Je vous préviens seulement que les focalisations internes évoluent! Hahaha! Le suspens est à son comble n'est-ce pas? Allez, je vous laisse lire! J'attends vos critiques! :)
Chapitre IV
Mais avant toutes choses, il était étonné de le voir ici, en plus de le voir comme ceci.
« -Maître, il vous manque quelque chose?
-Il me manquera toujours quelque chose, dit il en se tournant vers lui, le regard lointain, la voix basse. Notre leçon n'est pas avant 19h10 si mes souvenirs sont bons. Voudrais tu passer un peu de temps avec ton maître? » Reprit il avec plus de sureté.
Il écarquilla les yeux. Rien n'avait de sens, tout était sans dessus-dessous. Il fallait réfléchir, et vite. Pourquoi? Ce mot résonna un nouvelle fois en lui, après sa méditation. Pourquoi voulait il de lui? Avait il besoin de lui? En quoi? Il n'était qu'un novice, il allait perdre du temps. Mais à quoi cela rimait?
« -Tu dois voir ta petite amie je présume. Je comprends. Je voulais simplement te voir en dehors des cours, mais tache simplement d'être là à l'heure ce soir. » Il fit demi-tour et poussa la grande porte de sa salle, quand le köhai lui prit l'avant-bras en silence.
Ne pivotant que la tête, Zoro leva un sourcil.
« -Je réfléchissais juste un peu. Ma petite amie pourra m'attendre longtemps car je ne la connais même pas. Alors, où allons nous? » Comme pour clore sa petite tirade, le blond lâcha la manche noire de son maître avec un certain sentiment de gène.
« -Commençons par visiter l'école, je suis sur que tu ne connais pas l'ensemble.
-Oui, c'est vrai... »
Ils commencèrent donc par la première porte qui s'offraient à eux : la calligraphie. Ils passèrent une bonne heure sans parler, juste à regarder les élèves et les maîtres s'exercer, exceller, glissant avec rigueur le pinceau sur le parchemin, faisant apparaître des symboles, des significations toutes particulières.
Les deux hommes ne partirent qu'à la fin du cours, et il en fut ainsi pour les autres arts, observant bien attentivement ce qu'il se passait devant eux.
En apparence.
Avec un peu plus d'attention et de résultats biologiques, on pourrait remarquer que le cerveau du blond est en grande activité quand son genou s'approche de celui de Zoro et que son cœur s'accélère dès que son voisin bouge le coude.
Avec une grande ouverture d'esprit, on pourrait sentir que toute l'attention et l'énergie du sensei se concentrait pour le blond, que toute son aura lui était réceptive.
Mais il aurait fallu beaucoup d'observations.
Ils finirent par passer leur repas du midi au self japonais, où les plats étaient préparés et servis par les élèves, où le maître expliquait les origines des différents sushis, faisait prononcer leurs noms à son élève, lui faisait part de ses préférences...
Sanji cherchait un à un les plats dont parlait Zoro. Il passa quelques minutes ainsi, n'osant pas le regarder, se focalisant sur le poisson cru, le riz compacté, l'avocat, les crevettes, les sauces amers, piquantes... Il ne releva la tête que lorsqu'il n'entendait plus Roronoa; et pour cause! Il le fixait, une paire de baguette à la main, tenant un maki.
« -C'est celui là, mon préféré. »
Et sans se faire prier, le blond s'empara du petit met compact. Et pendant qu'il fermait les yeux de plaisir, le sensei le regarda et souri, satisfait.
Ils passèrent ainsi trois nouvelles heures à se promener entre les ateliers.
Il ne regarde pas cette fille qui a des attentions si vulgaires envers lui? Étonnant... Ce jeune élève était décidément plein de ressources.
Car non, Sanji n'avait pas regardé une seule fois les jolies dames. Mais il n'avait pas non plus regardé le bretteur. Il s'était contenté de comprendre ce qu'il se passait à chaque fois devant lui. La force qui les animait. La passion. La passion... C'était donc ça...
A 17h passé, les deux hommes se quittèrent.
Enfin. A 17h, Roronoa quitta Sanji par un regard entendu. Un cour l'attendait surement, ou il était peut être lassé, ou alors...
Un poteau tourna autour de lui, longtemps... Car, évidemment, ce n'est pas Sanji, retourné, qui tourne autour d'un lampadaire... D'ailleurs, ce dernier était très timide, il ne montrait pas le feu qui le consumait. Ou il était peut être tout simplement trop tôt pour qu'il s'allume.
Il soupira longuement et sortit le Parisien, dont il n'avait toujours pas finit les pages... Ses yeux se posèrent sur les lignes... Se déplaçaient, tentaient de lire, vraiment... Mais rien ne s'imprimait. Qu'était il? Pourquoi était il arrivé ici? Qu'avait il fait de sa vie? Il se laissait couler sur le fleuve des vices et des facilités, le fleuve qui se jette dans la mer des plaisirs. Les femmes, la cuisine, la gloire... Et là, il était seul. Seul face à ses doutes, ses remises en questions, ses progrès, ses révélations... seul, face à tout. Il n'avait pas un ami qui lui paierait une bière en le traitant de pédé, une frappe dans le dos, lui disant que finalement, ce n'est pas si grave, il aura plus de nana pour lui. Il n'avait pas sa mère près de lui pour le soutenir de sa mésaventure au travail, et ni de père pour promettre qu'il allait remettre en place cette petite salope de patronne, parce qu'après tout, elle se prend pour qui celle la? Il n'avait pas une amie folle amoureuse de lui qui l'attendrait et l'aiderait. Il n'avait même pas un chien qui remuerait la queue en le voyant, lui bavant dessus, réclamant de sortir, ni même un oiseau qui chanterait, quelques fois pour lui. Pas un seul SMS de ses collègues... même Nami se foutait de ce qu'il se passait.
Il était seul. Zoro ne s'inquiétait pas de lui et profitait de sa présence quand il était seul. Ses camarades, dont seul Jean semblait être vraiment gentil, ne s'inquiétaient pas de lui. Il était évidement ravi de ces quelques heures en présence de son maitre, ces instants silencieux, mais tout ça ne lui ressemblait pas! Il changeait! Et cette solitude qui le frappait sans relâche... Mais comment avait il pu en arriver là?
Il se souvenait... Sa passion, son unique passion, la cuisine. Sa grand mère cuisinait très bien, des petits plats à l'allure douteuse mais tellement bons! Dans ses vieilles marmites, sur sa table en bois... Il aimait y aller le mercredi et le weekend. Et lorsqu'il annonça à ses parents qu'il ne travaillerait pas à la ferme mais à Paris, dans un restaurant, son père le cogna, si fort, qu'il gardait à présent une paupière mi-close. Sa mère n'eut pas le courage de le défendre face à cet homme si violent. Il apprit alors vite que l'on ne pouvait compter sur personne. Que ses parents ne croyaient pas en ses rêves. Que celle qui l'avait porté neuf mois, parlant de lui comme "sa merveille" ne risquerait pas de subir le même sort que lui pour qu'il ne souffre plus. Et lorsqu'il voulu annoncer son choix à sa grand mère, quitter la campagne pour la ville, refuser d'être esclave de la ferme mais serveur du plaisir, le malheur se montra à nouveau. Tombant dans ses escalier de meunier, elle était devenue amnésique. Et en plus de ne plus se rappeler de sa petite tête blonde préférée, elle avait perdu tout son savoir culinaire.
Sanji se jura alors d'atteindre un niveau exemplaire pour faire revenir les souvenirs de sa grand mère. Il travailla avec hargne, premier élève de son école. Une fille, plutôt jolie entra dans sa vie... Son niveau baissa, sortant le soir, abusant de certains produits... Il comprit plus tard qu'elle faisait ça pour faire progresser son frère, qui doubla le jeune cuisinier. Il tira aussi un trait sur les femmes, s'en servant au lieu de se laisser utiliser. Et puis, il arriva dans le plus grand restaurant de Paris. Avec ses seules prouesses, sans aucune aide. Avec le temps, il avait le niveau adéquat pour sa grand mère, mais elle était partie plus vite que ses rêve se sont accomplis. N'ayant plus que ça dans sa vie, il continua, coûte que coûte. Il pouvait être fier de son parcours... professionnel. Mais seulement celui la.
Il pleuvait.
Ha non... c'est seulement moi.
Il se hâta à rentrer dans une boutique. Une animalerie. Reniflant un peu, à cause du froid, évidemment, il fit le tour entre les chats, les chiens, les perruches, les poissons, les hamsters... et les rats. Il s'arrêta net. Un le fixait. Il était noir, une queue rose, et les yeux très foncés. Tous s'activaient, les blancs, les gris... ils se courraient après, mangeait, dormaient en troupeau. Mais le seul noir le fixait intensément.
Je le veux.
Il alla chercher un vendeur, et après quelques conseils, il lui remis son bien.
J'ai quelque chose, à moi, dont je devrais prendre soin. Juste pour lui, et pas pour moi.
Il installa Maki dans la poche de son blouson. Maki, noir, avec un petit bout rose... ce nom ne lui allait il pas à ravir? Il n'arrêtait pas de lui galoper dans la manche dès que l'occasion se présentait, montant toujours... De peur de le blesser, il finit par le poser sur son épaule. Et le petites griffes plantées, il ne bougea plus.
Il eu la bonne idée de ne pas uriner, simplement déféquer, ce qui tombait et ne tachait pas. Intelligente cette bestiole...
Il installa le petit monstre dans une caisse, se changea et se présenta devant la porte, quand il comprit qu'il aurait à nouveau un cours particulier.
« -Maitre, puis-je amener quelqu'un? Il va attendre seul dans les vestiaires sinon.» Le maître acquiesça d'un signe de tête. Heureux, il ramena Maki, le posa près de la fontaine et lui parla un peu, lui demandant d'être discret.
C'est bien qu'il en parle comme quelqu'un, et non pas un simple rat.
«-Comment s'appelle t'il?
-Maki. »
Comme c'est bien choisit... Comme ce que je lui ai fait gouter, c'est drôle.
L'entraînement ne dura qu'une demie heure. Étrange. Mais une demie heure intensive, sans un arrêt, enchainant les coups, les techniques à suivre données entre chaque mouvements. Un échange entre l'esprit et le corps. Il ne pensait à rien d'autre qu'à l'instantané, cherchant la perfection. Et dans un coup de grâce, il vit la chose, il n'avait pas tapé dans le bois, mais dans la chair. Dans les côtes de son maître, qui ne dit rien, et continua. Il n'avait pas rêvé... Il n'y avait pas eu le même bruit, mais le corps de son adversaire était aussi dur que son arme.
A la fin du combat, ils se saluèrent.
A la fin de cet échange, alors que Sanji s'approcha pour serrer la main de son partenaire, Zoro se pencha, et le remercia.
« -Allons prendre la douche. » Le bretteur partit donc en premier, talonné par le cuisinier. La même scène se reproduisit; un long massage langoureux qui ne laissa vraiment pas le blond indifférent. Et les choses se corsèrent un peu...
« -Prends moi comme un aliment. Montre moi ta passion. »
Le cuisinier écarquilla les yeux. Avait il bien comprit? Fallait il qu'il le dévore sur place? Qu'il le lèche? Qu'il croque chaque partie de son anatomie? Qu'il savoure chaque parcelles qui se proposaient à lui? Un rêve pareil n'était pas réalisable... Il essaya donc de réfléchir face aux paupières closes du bretteur -dont il sut qu'il ne pourrait tirer aucune nouvelle aide- à cette phrase mystérieuse. Mais que pouvait il bien vouloir insinuer? Et si...
Il commença à le défeuiller puis le passa sous le jet d'eau, prenant une à une ses plus belles tiges pour les rincer, secouant le duvet de jeunes feuilles bien vertes.
Il commença à le déshabiller et le passa sous la pomme de douche, prenant un à un ses bras, une à une ses jambes pour les rincer, secouant ses cheveux à la couleur verte si reconnaissable.
Et plus le cuisinier prenait plaisir à identifier son sensei à un légume, plus le poireau se raidissait*. Les douces fibres du végétal se transformaient une à une en écailles redoutables.
Je ne me laisserais pas attraper par un petit oiseau ainsi. Il chante peut être bien, il est surement très doux à caresser, mais il ne sait même pas encore voler. Attendons un peu avant de chasser... Je pourrais le croquer comme bon me semble maintenant. Il n'aurait strictement aucun intérêt. Attendons.
Et c'est pendant que Sanji, heureux, le rinçait habilement, shampooingnant avec attention, comme lorsqu'il cherchait à enlever le maximum de petit cailloux dans les salades. Cette attraction était vraiment plaisante. Il se sentait au restaurant...
Le plaisir de réaliser quelque chose de magnifique, de succulent. Préparer avec amour un plat, dont on ne peut que gouter la pâte. Préparer un met et le voir se faire déguster par un inconnu, au travers du hublot embué des cuisines.
Voilà le quotidien d'un cuisinier frustré.
*
*
J'aurais pu essayer de me le taper, j'en suis sur, il n'aurait pas demandé ça comme ça, se comparer à ma passion ultime, juste pour le plaisir... Il avait bien une idée derrière la tête quand même! Mais après tout, juste lui caresser la tête, les épaules, les bras... c'était à mourir de bonheur, juste profiter de ces quelques instants et... continuait de penser le blond, marchant à quelques centimètre de Zoro.
« -Je voulais t'inviter au restaurant, et pour faire les choses correctement, tu vas manger où tu servais les autres. »
Sanji se doutait bien qu'il s'agissait encore une fois d'un exercice, et pas simplement le luxe de sortir dans le restaurant le plus coté de la capitale de la gastronomie.
Après avoir glissé Maki dans sa poche de veste et donné le reste au responsable des vestiaires, ils s'assirent alors à une table, réservée au nom de Roronoa, au milieu de chandelles, de longs rideaux de velours, de nappes brodées, de serviettes au bord de satin, de couverts en argent, de verres en cristal et de musique de chambre des plus agréables. Le luxe parisien même. Les chuchotis des clients se mêlaient au bruits de couverts dans les plats dont émanent toutes ces odeurs qui vous retournent les papilles. La salle était pleine, comme toujours, certains attendaient même dehors. Les serveurs, toujours impeccablement tenus, avaient une démarche des plus belles et efficaces, mais dès que les portes à doubles battants étaient franchies et refermées, ils s'activaient, beuglaient, à la recherche du tournedos Rossini pour la table 7, le magret de canard confit aux groseilles pour la table 25, le plateau de fruits de mer pour la 4, sans oublier la bouteille à 800€ pour les habitués de la table 12.
Cet univers lui manquait. Il servait trop rarement ses clients, ne savaient jamais si cela plaisait. Mais une règle était d'or en cuisine : si le client ne cherche pas à se plaindre, c'est bien. S'il ne réclame pas de complimenter le chef, il faudra faire mieux.
Et c'était ainsi, à chaque fois que les hommes prenaient la carte avec les prix tandis que la dame se les imaginait, un nouveau défit était lancé. Et il en allait toujours comme cela.
Et bien qu'il connaisse quand même cette pièce, la place qu'il avait, le rôle qu'il tenait ce soir lui seyait à merveilles, et surtout en la bonne compagnie qu'il se trouvait.
Dans une harmonie de goût, le couple choisit des mets on en peut plus français, sous les bons conseils de l'expert cuisinier.
« -C'est diffèrent du poisson cru et du riz, mais c'est très appétissant aussi. Et comme les japonais, on ne mange pas trop, dans ce genre de restaurant.
-Plus le restaurant est chic, moins on mange, mais plus c'est joli. C'est comme ceci que se passe la gastronomie française de nos jours, maître. »
Le repas se conclut par un café et un thé, la caféine pour le blond, et la théine pour l'escrimeur. Et alors que le coq commençait à récupérer ses affaires pour s'apprêter à sortir, Zoro glissa quelques mots dans l'oreille du serveur.
Hmm, l'addition, sans doute.
Mais quelques instants plus tard, après que le pingouin en question ai accomplit son rôle, Nami sortit des cuisines, immaculée, habillée comme en robe du soir.
« -Monsieur, est-ce vous qui m'avez appelée?
-Je cherchais à complimenter le chef des cuisines. Mais, transmettez lui mon message madame. Sa ratatouille était audacieuse, et très agréable au palais.
-Maître, voici Nami-san, la chef, lui glissa Sanji dans l'oreille.
-Je doute que le chef cuisinier puisse avoir de jolies anglaises qui lui tombent dans les yeux, des doigts manucurés à la perfection et une robe splendide, mais vraiment pas pratique en cuisine. Mais je dois me tromper. » Après un regard furieux aux deux hommes, elle fit demi-tour, se rendant en cuisine tout en faisant claquer ses talons sur la moquettes, étouffant le bruit de son imposture.
« -Maître? Puis-je comprendre?
-La vérité seulement. Il soupira et reprit. Je voulais féliciter un cuisinier, mais il a fallu qu'elle se montre et qu'elle s'octroie tous les mérites. Et je suis ravie de l'emploi de « -san » dans tes propos, une heure en leçon de japonais et tu connais les rudiments des titres. » Ils continuèrent à parler de la grande École, des cours... Mais plus de la douce altercation entre la rousse et le bretteur.
Il se prend pour qui celui là? Toutes les inventions me reviennent de droit, je choisis mes cuisiniers, tous les gouts, les couleurs, tout est à moi! Leur imagination dépend des locaux et de l'ambiance, et ce, c'est à moi! Je n'y crois pas qu'en plus Sanji soit là! Et qu'il m'appelle de manière japonaise comme ça... quelle humiliation! Moi qui pensait qu'il reviendrait la queue entre les jambes, mais non! Il se montre fièrement avec son maître! Et, un maître que je n'ai pas choisit à la légère! Et dire que je pensais qu'il vivrait un calvaire, qu'il s'excuserait... Mais absolument pas! C'est monstrueux! Tout se retourne contre moi! Je pensais que j'avais était claire avec Roronoa! Qu'il allait lui faire cracher ses tripes! Mais non, il l'invite au restaurant! Dans MON restaurant! C'est minable! Je vais régler ceci une bonne fois pour toutes... Mais avant d'établir son plan de vengeance, elle apprit, après une demande au près des cuisiniers...
« -Je ne connaissais pas cette recette, et cette disposition. Vraiment, c'était harmonieux en goût et à l'œil.
-La ratatouille est le premier met que j'ai innové ici, maître. Je suis ravi qu'il vous plaise. »
QUOI? En plus avec le plat de l'autre? Mais c'est un monde! Je suis sure que c'était fait exprès! Ils veulent ma fin, je ne vois que ça! Ils verront bien...
*
****
La soirée continua par une promenade digestive dans un parc parisien, sous le clair de lune se miroitant dans le reflet du lac. Quelques bruits timides de branchages, de la ville au loin. Zoro sortit alors des morceaux de pains et les lança aux canards du lac, et les cygnes ne tardèrent pas à arriver ensuite.
Doux.
Il les appela ensuite avec des claquement de langues, tentant de s'en approcher un maximum, souriant discrètement quand ils se battaient pour une miette imbibée d'eau.
Enfantin.
Se relevant, les poches vides, il s'épousseta, se redressa et fixa intensément le blond.
Splendide.
La soirée se termina enfin dans un bar asiatique, sirotant du saké. L'escrimeur avait plutôt l'air d'avoir l'habitude, tandis que Sanji semblait toujours agressé par l'alcool de riz, bien qu'il ne soit pas tellement fort.
« -Sanji, explique moi pourquoi viens tu dans mes cours. »
Il fait chaud dites donc! Je vais boire un peu plus. Hein, il veut savoir ça? Il s'inquiète de moi? Il est chou! Je peux bien lui expliquer... Rho...
« -C'est simple. Nami pense que je l'ai trompée alors que moi j'pensais qu'elle et moi c'était juste de la baise, enfin, juste des rapports sexuels quoi, vous voyez, enfin, même juste que un quoi... et elle l'a mal prit... heu, mal prit que je m'en fasse une autre, enfin, elle sait que pour une hein! Si elle savait les autres... pouarf! Et puis bon, je ne suis pas arrivé chez cuisinier qu'avec mes diplômes hein, je suis minable, j'ai laissé mes parents pour ça, mais ils l'ont bien voulu à me délaisser! Hein... on disait quoi? Ha ouais... et donc l'autre folle la, pour se venger, elle m'a fait prendre des cours avec vous! Complètement à la masse cette nana! Elle ferait cours aussi, elle verrait tout ce que c'est bon d'être avec vous et puis... »
Le trou noir.
Sanji se reveilla.
Mal de crâne.
Sanji se reveilla.
Pas chez lui.
Voilà un petit chapitre que j'ai apprécié à écrire, ce que je m'efforce d'ailleurs de faire à chaque fois! J'espère sincèrement que vous avez aussi apprécié la lecture...
J'ai trois OS a faire, un chapitre à faire sur mon autre fiction et... un aussi ici ^^' alors ne vous etonnez pas si il n'y en a pas de nouveaux tout de suite! Je sais que je suis -presque un tantinet- sadique en faisant ça... mais c'est la dure loi d'auteur, vous comprenez, je suppose =P
Au fait, hors sujet, je suis allée voir Sherlock Holmes au cinéma, et sincèrement, il vaut le détour! Donc si vous avez l'occasion... !)
*Le poireau se raidissait... J'ai éclaté de rire en la relisant! Je ne voulais pas qu'il y ai d'aspect connoté sur cette phrase, mais je sais que c'est raté... J'entendais par là que Zoro durcissait son esprit, le fermait... et poireau, un légume vert a feuille que l'on effiloche comme un autre. Je voulais vraiment la corriger, mais en même temps, j'ai voulu vous faire partager ce petit instant de délire solitaire... voilà =D
