YOOO !

Excuse-moi Levi-chan, je répondrai à ta review à la fin du LIVRE I, d'accord ? ) Je balance tout par blocs et je réponds au(x) com(s) à la fin de chaque Livre.

Yosh yosh, ikuzo !

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Chapitre 2 : Mikasa

Roc, la Stabilité

Tellurique. Ferme. Tellurique…

Un mot unique résumant son approche de la terre, du monde tout entier. Pieds nus sur le sol infrangible, elle en ressentait la moindre vibration, jusqu'au cheminement léger des fourmis à quelques mètres d'elle. Elle localisait tout. Les excroissances rocheuses s'élevant du sol en rochers moussus et sclérosés, le territoire du camp militaire délimité par ses barrières, les racines des bouleaux et des carottes sauvages se déployant sous terre, réseaux secrets et colossalement étendus. Le bandeau sur ses yeux obstruait sa vue et décuplait les pulsations qu'elle ressentait par la plante de ses pieds de Maître de la terre.

Elle se campa soudain fermement sur ses jambes, et tout son corps, comme un seul muscle, se contracta. Une série de mouvements précis amorcèrent un enchaînement parfaitement contrôlé.

Les rochers s'arrachaient du sol en bloc, tournoyaient autour d'elle, jaillissaient comme en petites éruptions guidées par ses bras, éructées par ses pas.

Ses pieds en contact direct avec le sol voyaient bien plus clair et plus loin que ses yeux. Elle se sentait totale, entière, déployant avec une maîtrise parfaite tout le contrôle qu'elle pouvait exercer sur ces flux d'énergie mystiques qui la reliaient à son élément. La terre mère, chaude et sèche, qui jamais ne se dérobe. Sa densité ferme, socle rassurant, s'ancrait en elle et la constituait de l'intérieur.

Les élans d'admiration de ses camarades quant à son talent pour la tridimensionnalité ne valaient pas l'affection atavique qu'elle éprouvait pour son art tellurique, qui la mettait en relation avec tous les êtres du monde, comme par un réseau invisible souterrain. Et, où qu'ils soient, ce réseau maintenait éternellement le contact avec ceux qui lui étaient chers.

Les falaises n'étaient rien. De simples marches. Les ravins, des sillons minuscules. Les gouffres, de petites rigoles. Les montagnes, des taupinières. Tout ces reliefs superbes dans lequel elle avait grandi, aussi somptueux et écrasants soient-ils, n'étaient composés que de blocs de roches qu'elle pouvait ébranler et pierre par pierre, peu à peu, effriter et faire tomber en poussière. Tous les obstacles du monde ne pouvaient l'empêcher d'être aux côtés d'Eren.

Tant qu'il était en vie sur cette terre, il ne pourrait lui être arraché, car la terre était une extension des propres sens de Mikasa et qui toujours la reliait à lui. Elle en ressentait les vibrations du monde sous ses pieds, le pouls, la respiration de ceux qui s'y allongeaient. Et la terre devenait comme un ventre maternel plein de signes de vie intérieure.

Bloc de muscles tendus, elle semblait déchaîner son art, sans folie mais avec virtuosité. Une vague rocheuse ondoya lorsqu'elle percuta le sol de talon, et l'onde de choc fit jaillir de petits projectiles minéraux qu'elle sembla happer au vol sans les toucher, et qu'elle fit se ficher avec précision dans un épais cyprès, trente mètres plus loin, et les ultimes projectiles filèrent droit dans le creux de cibles éloignées.

Elle cessa ses enchaînements, retira son bandeau et, immobile, examina pensivement le résultat en attendant qu'ils se montrent. Elle les localisait parfaitement, à moins de dix mètres derrière elle. Elle les avait en vérité sentis arriver depuis bien longtemps, la vibration de leur pas les annonçant. Ils ne semblaient pas vouloir la surprendre : la pulsion sereine de leur pouls ne trahissait aucune excitation. Ils savaient qu'elle les avait décelés depuis un moment.

- Wouah, incroyable, Mikasa ! s'exclama Armin en apparaissant d'entre les fourrés, admirant le terrain d'entraînement (complètement modifié par la maîtrise de la jeune fille). Tu as tout mis dans le mile !

- Évidemment qu'elle a fait un sans-faute, c'est Mikasa après tout, lâcha Eren avec un mélange de consternation et d'admiration difficilement dissimulée.

- Rentrons, fit-elle en jetant un coup d'œil au soleil déclinant à travers les arbres.

Elle fit un mouvement des bras et toutes les boursouflures rocheuses qu'elle avait fait éclater hors du sol se rangèrent en terre, lissant parfaitement celui-ci comme si rien ne s'était passé. Le trio se mit en route, Eren en tête. Il était légèrement vif. La faim le poussant vers le réfectoire sans doute. Mikasa sentait le rythme de son propre organisme se calquer doucement sur celui du garçon, se répercutant à travers la chair de la terre jusqu'à elle. Il marchait devant elle, racontant avec entrain quelque affaire, sans se douter de la sérénité que sa seule présence diffusait en son amie.

Tant qu'Eren était avec elle, elle serait toujours plus inébranlable que le roc.

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Yosh yosh, et de deux ! Alors, Erwin et Mikasa : la terre… et c'est pas fini ! Qui sera le prochain élu ?... J'ai hâte de tous vous les faire découvrir ! x3

À très vite !