Ouiii d'accord j'arrête d'avoir la flemme, pardooon ! Ah et pour les gens qui sont facilement distraits comme moi, je vous conseille Writer's block pour écrire. C'est une merveille !

Merci aux gens qui prennent encore la peine de lire et de commenter ! La culpabilité me fera toujours revenir, pas de souci ! *fuit loiiin*


Law ne sut pas comment la navigatrice de Chapeau de paille avait réussi à le convaincre de laisser Resha venir sur le Sunny alors qu'ils reprenaient la mer, cachés par la nappe de brouillard, mais... En fait si, il savait parfaitement qu'elle avait raison. "En cas d'attaque, il nous suffit de déclencher un Coup de Burst et nous serons emportés loin. Nous n'aurons aucune difficulté à retrouver le sous-marin puisque nous avons en notre possession la carte vitale !" Lui-même avait fortement hésité, mais il devait se tenir aux côtés de ses hommes, sur le pont du submersible pour l'instant en surface, navigant aux côtés du bâtiment à proue de lion. De temps en temps, il levait les yeux vers le bastingage du Sunny et apercevait la chevelure flamboyante de Resha, ce qui le rassurait. Elle restait à proximité, et dans le pire des cas il pourrait toujours utiliser sa "Room" pour qu'ils soient réunis. Maintenant, restait à savoir ce que voulaient les Marines.

Les deux bateaux pirates arrivèrent à proximité des navires de guerre militaire sans que ces derniers ne détectent leur présence. Concentrés sur la barque devant eux, jamais les Marines n'auraient pu imaginer qu'à quelques mètres à peine se tenaient leurs ennemis. Et c'était bien mieux ainsi.

- Le rapport c'est l'Estyle qui a été kidnappée il y a 15 ans et qui s'est engagée aux côtés d'un Grand Corsaire aujourd'hui déchu, qui est restée à ses côtés et qui apparemment porterait sa descendance. Compte tenu des circonstances, elle devrait échapper à une exécution mais aucun pirate ne peut décemment...

Le capitaine du Heart retint un juron entre ses dents. Il reconnaissait cette voix, c'était celle du Chien rouge ! Ils étaient dans un sacré pétrin si jamais il venait à les... une petite minute, qu'est-ce qu'il venait de dire là ? Il releva brusquement la tête vers le Sunny, cherchant Resha du regard, et la vit, les mains crispées sur le bois, alors qu'elle écoutait sans y croire la conversation qui se déroulait à quelques pas de là, les yeux écarquillés par l'horreur. Il ne lui fallut pas plus longtemps pour échanger sa place avec celle d'un tonneau sur le pont du Sunny, et il glissa rapidement ses bras autour de la taille de la jeune fille pour la ramener contre lui.

- N'écoute pas ces conneries, Resha, murmura-t-il à son oreille alors que son propre cœur bondissait de rage dans sa poitrine. Ne les laisse pas t'atteindre. Ne le laisse pas te manipuler, je suis là.

Elle ne put prononcer un mot, la gorge serrée, et se contenta de se laisser aller à son étreinte pour y trouver un peu de réconfort tandis qu'une grosse dispute éclatait à côté.

- JAMAIS cet homme n'a touché à ma fille comme il le prétend et JAMAIS il ne la touchera, vous m'entendez ?!

- Et en plus vous êtes assez CONS pour le croire et obéir à ses quatre volontés alors qu'il est censé être votre prisonnier ?! Mais ils sont allés vous choisir où, vous, les gradés de la Marines !

- Ferme-la, Nokouto, c'est à ta femme que je parle, pas à toi !

- Mais je t'emmerde, Sakazuki, tu parles autant de ma fille que celle de Lylia ! Et commence pas à vouloir te la péter avec tes pouvoirs, sinon je me sers de ta propre lave pour te cramer le peu de cervelle qui te reste !

- Que de violence inutile, intervint un homme que Law identifia comme l'amiral Kizaru. Si votre enfant est effectivement innocente, il lui sera facile de le prouver, n'est-ce pas ?

- Vos procès, on les connait, répliqua froidement Keyan à son tour. Vous préférez exécuter un millier d'innocents que de laisser échapper un grain de sable qui mettrait à mal votre belle machine. Resha est condamnée à vos yeux, et il est hors de question qu'elle vous suive. SURTOUT si c'est pour que vous la rameniez à son bourreau.

- Cela me semble un sort bien plus enviable que le dernier niveau d'Impel Down, pourt...

Une immense onde de choc secoua l'océan, dissipant le brouillard et dévoilant chaque navire présent sur les flots. D'un même mouvement, les représentants Estyles et les Marines se tournèrent vers les deux bâtiments maritimes arborant un Jolly Roger, le regard d'Akainu tombant sur Luffy, debout sur le bastingage, une main accrochée au cordage. Le capitaine au chapeau de paille avait perdu son sempiternel sourire et une haine sans précédent brûlait au fond de ses yeux onyx. L'amiral en chef n'était pas en reste, et une colonne de magma se forma autour de son bras alors qu'il était totalement focalisé sur ce gamin qui avait osé lui échapper à Marineford.

- Mais... C'est la Red Witch ! s'exclama soudainement Kizaru.

Akainu fronça les sourcils et tourna la tête vers la jeune fille, pour la découvrir coincée entre les bras d'une autre tête bien connue. Le second Supernova eut même l'audace de lever le majeur en sa direction, un sourire mauvais aux lèvres.

- Tenez, un message pour Joker.

Le Marine serra les dents sur son cigare, prêt à faire payer son affront au sale gosse, lorsque son navire tangua sans prévenir, lui faisant perdre l'équilibre. Le temps de se redresser et Lylia se tenait sur le pont, lui faisant face sans une once d'hésitation, alors que le poing de son mari était enfoncé dans la coque pourtant renforcée du bâtiment de guerre. Il délaissa un instant sa cible pour se concentrer sur la femme, levant de nouveau le poing.

- Alors comme ça, vous ne cachiez aucun pirate ?

- Je ne vois pas de quoi vous parlez, très cher, rétorqua l'Estyle, un sourire glacial aux lèvres. Je n'ai fait que recevoir chez moi les gens ayant sauvés mes enfants, et un pays que VOUS étiez censé protéger. Et puisque vous travaillez pour le MONSTRE qui a osé faire du mal à ma fille, je me vois dans l'obligation de vous maîtriser aujourd'hui et à jamais.

Personne ne pouvait insulter impunément le Marine et s'en sortir indemne. Il n'hésita donc pas plus longtemps à attaquer, conscient que ses chances de victoire étaient bien plus grandes que 20 ans auparavant.


Resha ne quittait plus l'affrontement du regard, encore sous le choc de ce qu'elle venait d'entendre. Elle le savait, l'enfermer n'avait servi à rien, il n'avait rien perdu de son esprit tordu et cherchait toujours à l'atteindre. Si au moins ils étaient partis de l'île bien plus tôt, sa mère ne serait pas en train de mettre sa vie en danger pour la protéger !

- LUFFY NON ! CE N'EST PAS LE MOMENT !

La jeune femme tourna la tête vers le capitaine du Sunny, retenu alors par ses meilleurs hommes alors qu'il cherchait à se jeter dans la mêlée envers et contre tout. Ses pupilles étaient dilatées sous la rage, et elle eut de la peine à le voir dans un tel état. Un regard échangé avec Law et elle sut qu'il en venait à la même conclusion qu'elle.

- J'ai donné à ta mère un escargophone, on pourra l'appeler dès qu'on sera à l'abri.

- Bien... tu nous suis avec tes hommes ou tu restes ?

- Je reste. Ils nous rejoindront, ils ont les consignes.

Elle hocha la tête et se dégagea de ses bras en douceur, avant de courir vers Nami pour lui demander de déclencher le coup de Burst. Puis, alors que la navigatrice préparait le navire avec Franky, elle se dirigea de nouveau vers le bastingage et embrassa la scène du regard. Nokouto avait totalement ravagé la coque d'un des navires des Marines et s'attaquait au suivant alors que le premier commençait à prendre l'eau. Keyan s'était dressé sur la route de Kizaru qui avait voulu se jeter sur le Sunny et bloquait ses attaques sans sourciller, au grand agacement de l'amiral. Et puis il y avait Lylia, toujours sur le pont désormais déserté par les soldats, esquivant souplement les attaques violentes de l'Amiral en chef. Son style de combat avait tout d'une danse, belle et sauvage, insaisissable comme la femme qui la maitrisait à la perfection. Et puis les regards de la mère et de la fille se croisèrent, et la première sourit alors que la seconde sentit son cœur se briser un peu plus à l'idée d'une nouvelle séparation. Puis le navire décolla.


Akainu laissa échapper un cri de rage lorsque le Sunny disparut au loin. Il aurait bien reporté sa frustration sur l'autre navire pirate, mais le sous-marin avait plongé depuis bien longtemps lorsqu'il se mit enfin à sa recherche. Et puis Lylia n'en avait pas fini avec lui, et il se voyait mal se lancer à la poursuite de sa cible sans se débarrasser de cette gêneuse en premier lieu.

- Vous feriez mieux de laisser tomber, Akainu, et de repartir aussi sec annoncer votre échec à vos patrons. Soyez certains que les Estyles vous feront savoir quelles seront les conséquences de vos actions, et vous allez vite regretter de vous être attaqué à nous.

- Nous, nous allons regretter ?! Éructa l'homme magma arrivé au bout de sa patience. Vous avez caché des criminels de premier ordre, imaginez-vous vraiment pouvoir vous en sortir indemne cette fois-ci encore ?

- Bien sûr. MOI je n'ai rien fait de mal, je n'enlève pas des enfants pour les coller entre les pattes d'UN PEDOPHILE ?!

Il était rare, voire inédit, que Lylia perde à ce point son calme, et cela eut pour mérite d'interpeller suffisamment le Marine pour qu'il baisse sa garde. Un coup de pied bien placé dans les côtes le fit voler jusqu'au mat qui vola en éclat lorsqu'il le percuta avec force. Heureusement, le choc lui remit les idées en place et il retrouva toute sa hargne... du moins jusqu'à ce qu'un vice-amiral s'avance vers lui, le visage marqué par un profond désarroi.

- M...monsieur nous... nous avons un pro... problème. Ca concerne l...l'ancien grand Corsaire.

Un silence de mort s'abattit sur le navire alors que les deux combattants se tournaient vers le pauvre Marine terrorisé au point d'en bégayer. Mais était-ce parce qu'il interrompait leur duel ou pour une autre raison, ça, nul n'aurait su le dire...


Assis dans son nouveau fauteuil, Doflamingo contemplait les ruines de ce qui fut sa prison, un sourire mauvais aux lèvres.

Il devait reconnaître que l'amiral en chef Akainu était un homme capable de tenir ses promesses, tout du moins quand il pensait pouvoir en retirer un intérêt. Sur ce point, les deux hommes étaient semblables : des manipulateurs nés, prêts à tout pour parvenir à leur but. Il n'avait donc pas été surpris de voir débarquer deux gorilles de la Marine avec le fameux fauteuil ce matin-là. Evidemment, les hommes lui avaient ordonné de reculer contre le mur, pointant sur lui des armes qu'il savait particulièrement fatales pour les utilisateurs de pouvoir de fruits du démon tel que lui. Sans cesser de sourire, il leur avait obéi... Du moins en apparence. Heureusement que jamais aucun Marine n'avait assisté à son petit tour de passe passe avec ses clones de fils. Jusqu'à présent, il n'avait dévoilé son secret qu'à ceux qui avaient assisté à sa fausse décapitation sur Dressrosa, et ces deux imbéciles n'en faisaient pas partis. Ils comprirent vite leur erreur lorsque leur tête se détacha délicatement de leurs épaules, tranchée net par un fil apparu dans leur dos. Puis le véritable Doflamingo sortit de derrière la porte, ramassa les clés des portes de la prison et sortit tranquillement commettre un massacre digne de rentrer dans les futures annales de la Marine. Finalement, il poussa le vice jusqu'à sortir son nouveau fauteuil de son ancienne chambre et l'installa dans le sable, face au bâtiment en feu. Puis il se délecta du spectacle, jambes croisées, tête en appui sur son poing serré. Bientôt, il serait temps de se mettre en route, et il savait parfaitement par où commencer.


- Akainu, il vaut mieux pour vous que ce problème d'ancien grand corsaire ne concerne pas l'ancien grand corsaire auquel je pense.

L'amiral en chef ignora sciemment l'Estyle toujours présente sur le navire en ruine, rejoignant le pont encore intact du bâtiment de guerre le plus proche. Là, un homme l'attendait avec un escargophone, et il s'empressa d'attraper le combiné, essayant de calmer un maximum sa rage.

- Vous avez intérêt à ne pas m'annoncer que ce petit con s'est échappé.

- Non seulement il s'est échappé mais il a en plus tué tous ses gardiens et mis le feu à sa prison, lui répondit la voix grave d'un agent du CP0.

La main du Chien rouge se crispa nerveusement dans le vide. Il regrettait de n'avoir aucun crâne à broyer sous ses doigts, ça aurait eu le mérite de le calmer au moins.

- Vous avez 24h pour me retrouver sa trace, 48 pour le ramener enchaîné à mes pieds.

- Ce ne sont pas les ordres, répondit tranquillement l'homme à l'autre bout. Le Gouvernement Mondial veut entrer en négociation avec l'ancien corsaire.

Akainu laissa échapper un juron peu élogieux.

- Négocier avec ce criminel ?! Quelle image renverrons-nous de la Marine si nous laissons tous les pirates de ce genre nous dicter LEUR loi ! Je le ramènerai moi-même et cette fois-ci, plus de traitement de faveur ou de négociations à la con !

- Mais monsieur… tenta de protester l'agent avant que le Marine ne raccroche l'escargophone avec humeur.

Il se tourna ensuite vers ses hommes qui attendaient la suite des événements, le visage impassible. Il les avait choisis personnellement pour cette mission, certain de leur fidélité à son égard, et il ne pouvait que s'en féliciter.

- Messieurs, changement de plan. Nous avons des pirates à prendre en chasse, et un ancien corsaire à châtier.

Il n'y eut évidemment pas une protestation, mais des hochements de tête silencieux avant que chacun ne retrouve sa place sur les deux navires restants. Il observa un instant ses hommes s'organiser, avant de sentir un regard insistant dans son dos. Il soupira avant de se retourner pour faire face à la femme qui l'avait rejoint et le défiait du regard, les bras croisés.

- Quoi ! Aboya l'amiral en chef, de très mauvaise humeur. Ce n'est pas le moment de demander la suite de notre petit du...

- Je viens aussi, le coupa froidement Lylia. Et avant que vous ne trouviez je ne sais quelle excuse pour me dire non, je vous préviens que vous n'avez pas le choix. C'est ça ou nous coulons vos navires ici-même, sans chercher à vous repêcher !

Akainu serra les dents sur son cigare, fou furieux. Malheureusement, cela ne lui avait pas échappé que Keyan et Nokouto s'étaient rassemblés derrière la chef des Estyles, prêts à exécuter son ordre sans attendre. Borsalino lui-même soupira en secouant la tête, avant d'abattre la main sur l'épaule de son supérieur et ami.

- Je crois que nous n'avons pas le choix, Sakazuki.

- Oh vraiment ? gronda l'homme en fusillant les trois opportuns du regard. Vous comprenez que vous ne nous empêcherez pas d'arrêter ces maudits pirates, au moins ?

Contre toute attente, Lylia hocha la tête, son visage s'adoucissant – pour le plus grand bonheur des Marines qui commençaient vraiment à craindre pour leur peau.

- Mon objectif, c'est Donquijote Doflamingo.

- Par contre, si on vient à vous péter les dents parce que tu auras voulu t'en prendre à ma fille, faudra pas venir te plaindre… Sakazuki, le railla Nokouto.

Il fallut toute la force de persuasion de l'amiral Kizaru pour empêcher Akainu de se jeter sur l'homme pour l'étriper. Enfin, il finit par se redresser et, soufflant un nuage de fumée particulièrement dense, se retourna pour aboyer ses ordres à ses hommes.

De son côté, Lylia se tourna vers son frère, un sourire désolé aux lèvres.

- Tu te chargeras du village en mon absence ?

Bien que récalcitrant, celui-ci finit par accepter dans un soupir.

- Très bien, je vous laisse la traque. Mais ne revenez pas avant qu'il soit mort…

- Oh pour ça, tu peux compter sur moi… gronda Nokouto en faisant craquer ses poings. Gouvernement mondial ou pas, ils vont le sentir passer cette fois-ci.

Keyan esquissa un petit sourire, avant de les saluer une dernière fois pour rejoindre la terre ferme.