Bonjour tout le monde !

Et oui, en ce jours du 25 Février 2016, sous vos yeux ébahis, j'en enfin posté le premier chapitre ! Je m'excuse pour cet interminable retard. Je ne l'avais pas encore fini et le cours de la fac de laissent pas beaucoup de temps libre MAIS je pense déjà au deuxième chapitre. D'ailleurs, il est quasiment fini et je vais donc, pour ainsi dire, entamer le troisième. N'ayez crainte, je n'abandonnerais pas ! Pour finir, ce chapitre est corrigé par les patounes magiques de " 00Katana00 " (* v *)

Sur-ce bonne lecture !


Chapitre 1

La consultation se défait de la précipitation.

« Le grand secret de notre maladie oscille entre la précipitation et la négligence. »

Johann Wolfgang von Goethe

Notre avenir est écrit par nos actes passés. Il en est la conséquence. Rien ne permet pourtant de l'écrire à l'avance. Nos actions passées, bonnes ou mauvaises, sont là pour nous remettre en question ; apprendre de nos erreurs pour aller de l'avant. Le futur, lui, n'offre que des perspectives d'avenir forgées par nos envies et nos rêves.

Beaucoup parleront de destin, d'un chemin prédéfini. Nul besoin de lutter, ce serait un effort inutile de vouloir aller contre des forces écrites d'avance. Si ici, je fais référence, brièvement, aux pensées de certains sophistes, c'est justement pour dire clairement que je désapprouve totalement cette manière d'être. Pour moi, seul le Présent est décisif ! C'est lui, ou plutôt nous, qui sommes maîtres de nos choix. Nous sommes les architectes de notre propre destin. Les seuls à connaître les codes qui nous permettront d'avancer.

Alors oui, tout ceci ne débouche pas sur des idées très concrètes. Certains penseront que c'est un peu trop pousser. Qu'il faudrait voir les choses encore différemment. Mais moi, je vois les choses de cette façon donc…Fuck you et suce mon pouce ! Chacun a sa propre vision des éléments qui l'entourent. Dans tous les cas, en s'attardant sur le sujet, on remarque que, le Temps, prend un malin plaisir à nous tourmenter. Sans crier gare, il nous fait revivre les plus beaux comme les pires moments de notre vie. Sur ce côté-là, durant une partie de ma vie, je peux vous certifier qu'il s'est bien lâché. Il a déversé tout son soûl à cœur joie.

Mais de là à lui accorder le monopole, de laisser paraître qu'il est le seul investigateur de la tournure des événements produits, pour faire croire aux autres de mon impuissance en les laissant dériver à leur guise, les regardant apparaître et disparaître sans rien faire…sûrement pas ! Ce serait un mensonge – et lâche – de se cacher derrière je ne sais quelles excuses. Enfin, en cet instant, je m'exprime avec du recul sur mes actions passées. Avant, ces « excuses », elles m'arrangeaient bien.

Se glisser, par facilité, dans le recoin qui se présente directement à notre portée, vouloir fuir les ennuis, n'est ni une option, et encore moins la solution. Quoiqu'on fasse on finit toujours par être rattrapé. Si on ne se décide finalement pas à prendre la décision de tout affronter, peu importe les conséquences, on ne fera que vivre dans le regret ou même la peur. Évitant sans cesse quelque chose qui aurait pu être évité. Et dans mon cas, ma course-poursuite commence un 1er avril, lors de la rentrée des classes du lycée Tori Shiroi.

5 ans plus tôt

La rentrée : jour traditionnel pour les jeunes étudiants, débordant d'hormones d'adrénaline1, de cortisone2, d'endorphine3 ou encore d'ocytocine4 additionnées à un esprit puéril et joviale laissant parfois paraître des instincts primaires, en poussant des sons proches d'un primate excité ou arrangé, qui pourtant, dans son cas sont compris par ses semblables.

Cette année-là, moi, Kumurama Meiko, du haut de mes 16 ans, je débute ma deuxième année. Et comme d'habitude, je reste dans l'incompréhension la plus totale. À chaque rentrée, c'est la même foire. Et c'est un constat mûrement étudié, et ce, depuis la maternelle. Nous sommes toujours, et inlassablement, complètement heureux, certes, mais très bizarres – et je pèse mes mots. À chaque rentrée, j'ai l'impression de découvrir une nouvelle espèce d'êtres humains. Comme s'ils avaient évolués, mais dans le sens inverse. Je contemple la décadence de l'espèce humaine. Un jour, lors de votre rentrée scolaire – peu importe l'année, et sans compter la maternelle – posez-vous sur un banc de votre cour et observez. Ils sont là, courant à droite, à gauche, heureux de revoir leurs ami(e)s, portant fièrement le fameux uniforme du lycée et tout le topo qui va avec. Criant pour un oui pour un non. Ressassant les mêmes questions, et mêmes réponses : « Tu vas bien ? » ; « ça va ? » ; « tu as fait quoi de tes vacances ? » ; « tu ne devineras jamais ce qui m'est arrivé ?! » ; « Ohlala, si tu savais ? » ; « non, tu rigoles ?! » « Je suis tellement contente que les cours reprennent ! », oui celle-ci existe aussi. Et ça, c'est ce que pensent et disent la quasi-totalité des lycéens présents dans la cour en ce moment précis. Comment si leur vie avait changé du tout au tout en l'espace de deux semaines.

Ils sont tous là, tout content, sautant et courant comme des puces shootées à l'ectasie. Le pire, c'est les filles, avec leur voix de crécelle. Je n'ai rien contre elles. Mais, je sais pas…rien que de les entendre rire – crier – c'est…to add fuel to the fire. C'est très simple : vous prenez le cri d'un Willow Ptarmigan. Jusque-là pas de problème. Puis vous mettez le tout sur des ondes sur-aigus, irritante, horripilante etcetera, etcetera et le tour est joué. Vous obtenez une douce symphonie matinale. Sur l'écriteau de l'entrée, ce n'est pas le nom du lycée qui devrait être inscrit, ne vous faite pas avoir. C'est plutôt « Bienvenu au premier hospice animalier du Japon ». Je me sens comme une carpe sur une planche à découper. Enfin, tout est relatif.

Là on assiste au passage où tout le monde crache son bonheur à la figure des autres et dans trois-quatre jours ils tireront tous la gueule. Mais ce changement émotionnel s'explique très facilement. Pour commencer : les cours. Bon en soit, c'est un fait évident dont il serait même inutile d'en parler. Mais voyez-vous il y a ceux qui suivent le cycle normalement, ceux qui ne foutent rien et paradoxalement, ceux qui sont des bosseurs acharnés. D'une certaine façon, eux, ils auraient le droit de se plaindre – et encore – mais même ceux qui ne foutent rien se plaignent. Qu'est-ce qu'ils croyaient ? Les vacances sont terminées. Finies, les grasses matinées, suivit de longues journées à rêvasser. Maintenant, c'est tu lèves ton cul dès 6 heures. Ensuite, une fois chez toi, tu manges, tu bosses et directe au pieu. Ainsi se succèdent les journées, les semaines et les mois de notre période scolaire.

Je les critique, mais je ne cache pas que ce n'est pas non plus ce que je préfère. Mais la raison est telle qu'ils passent leur année à râler. C'est déjà assez difficile à endurer – sur le long terme – pas besoin de déprimer les autres en affichant leurs airs blasés. S'ils n'aiment pas les études, qu'ils partent ! Ce que je veux dire, c'est que j'en ai rien à branler de leur vie. Si vous ne voulez pas venir, ne venez pas. Ou fermer-là.

Malheureusement, quoi qu'on en dise et malgré les différence physique – et mental, dieu merci – on sort tous de la même boite donc, évidemment, j'aime également cette journée. Revoir mes ami(e)s, que j'ai vu pendant toute la durée des vacances et la veille – en fait, on s'est vu quasiment tous les jours – mais, ce n'est pas une raison pour crier dans tous les sens. Donc, selon moi, tout ce « bla-bla-bla » aboutit à une même et unique conclusion et elle se distingue par quatre phases : les cours de sports, les ami(e)s, les entraînements et…les cours de sports, car ils sont doublement non négligeables. Le reste, c'est utile, mais ça se frotte derrière le cul d'un babouin.

Ainsi, c'est en me triturant l'esprit posté devant le panneau d'affichage des classes que je cherche – sans grande motivation – mon nom :

« Alors ? Tu t'es vu ?

- Non attend, je cherche…HA ! Ayez ! Regarde, on est dans la même classe !

- Sérieux ?! Meiko c'est génial ! Vient, on va voir avec les autres et par pitié arrête de tirer cette tête, tu ressembles à « L'homme-tabanga ».

- Je n'y peux rien, c'est cette jour- attends, quoi ? À qui je ressemble ?

- À « L'homme-tabanga » de From Hell It Came de 1957. Un film américain.

- Donc je ressemble à un homme-arbre qui viendrait d'un…tronc.

- Ouep…pas grave, allez viens ! »

Kami-sama. La fille, aux cheveux châtain clair, qui court – comme une folle – c'est Nakajira Akari. Pour elle, le monde est blanc et elle s'est donnée comme objectif de le coloré à sa manière. En gros, les papillons dansent de fleur en fleur pendant, qu'au loin, des licornes galopent librement dans les plaines verdoyantes. Tout ceux-ci sous un ciel rempli de vaisseaux spatiaux et d'habitant venues d'autres mondes, avec une lune résistant des mantras. Selon elle nous avons tous un balai qui nous « titille » l'entrée, si vous voyez c'que je veux dire. Elle dispose aussi du mode « sourire non-stop ». En clair, avec elle, c'est « Bienvenue dans le monde des Bisounours » (sur certains angles) mais en version un peu crache.

« Hey ! Meada, Tachibana !

- Akari ! Tu vas bien ? »

Celle qui vient de s'adresser à Nakajima, c'est Maeda Hizuru. De taille moyenne, elle est plutôt calme. On peut facilement la prendre pour quelqu'un de réserver, mais c'est sans compter sur sa totale perte de contrôle devant tout ce qui touche, de près ou de loin, au Yaoi. C'est une pure yaoiste dans l'âme. Pour elle, tout est possible. Et c'est cool comme vision des choses. Mais parfois le possible devient trop possible genre tirer par les cheveux. Ah, et avant que j'oublie, elle a les cheveux verts. Pour quoi du vert, je ne serais dire. Mais il s'agit encore de l'une des nouvelles folies de Nakajima qui vont, malgré tout, l'attirait de nouveaux problèmes avec l'administration.

« MEIKO ! Tu m'as tellement manquée ! » Comme d'habitude avec Maeda, quelques heures de séparation riment avec éternité, lamentation et un sentiment de profonde solitude. Pour information, on s'est vu pas plus tard qu'hier.

« Maeda…tu me serres trop fort.

- J'ai cru que je ne te reverrais plus jamais ! »

Qu'est-ce que je disais…

« Mais on s'est vue hier !

- Maeda, regarde-là, elle ne peut plus respirer. Allez lâche-là !

- Hein ? Oh pardon !

- Aaah merci mon dieu. » Cette fille est taillée comme un cure-dent, mais elle a une sacrée poigne. « Comment fais-tu pour avoir autant de force ? » Lâchais-je à son attention, mais sans perspective d'avoir une quelconque réponse, car celle-ci fit volte-face pour aller à la rencontre de notre nouvelle venue.

- Tachibana-san ! Comment tu vas ? S'écria Nakajima à l'adresse de cette dernière

- Bien merci, vous avez pu trouver vos classes ? »

Naomi Tachibana, je la connais depuis le collège et elle est en dernière année. De tout le groupe c'est l'esprit le plus, comment dire…le plus saint, le moins détraqué. En gros – et je ne sais par quel miracle – nous n'avons pas déteint sur elle. Les cheveux bruns avec des yeux dont la couleur s'en rapproche, mais aux teintes légèrement plus claires. Soit des yeux marron lambda. De nous toutes, elle est la plus petite. Ce n'est pas une naine, mais à nos côtés, elle ne passe pas inaperçue.

« Oui, Kumurama et moi, on est dans la même classe, la 2-B et vous ?

- Maeda est en C et je suis en A, renchérit Tachibana.

- Et les autres ? Demandais-je.

- Oda est en train de vérifier et Yoshida est partie faire un tour, mais il me semble… »

Tout en réfléchissant, elle me lança un léger coup d'œil. Et ce regard, ce putain de regard, je le connaissais bien. Il est évident qu'il n'annonce rien de bon. Mais c'est l'annonce en elle-même qui me préoccupe grandement, car je savais pertinemment ce qu'elle allait me dire.

« En B, oui, c'est ça, elle se trouve en 2-B comme vous.

- Génial ! T'entend, ça Kumurama, on sera…euh…Kumurama-kun ? »

Pourquoi moi ? Pourquoi faut-il toujours que cela tombe sur moi ?!

« Je vais mourir.

- Halala, tu exagères, tu nous fais le même cirque tous les ans, et ce, depuis le collège, s'exclama Tachibana.

- Oh ! Quand on parle du loup, on en voit la queue. Ce n'est pas Yoshida-kun qui arrive ? » Questionna Nakajima, la pointant de manière désinvolte du doigt.

D'un même geste nous nous retournâmes dans la direction indiquée. En effet, ma très chère Yoshida Natsuki se dirigeait vers nous, mais, sur son « doux » visage, il m'était difficile de retranscrire ce sentiment d'allégresse bien connue de tous, qui n'est autre que la joie.

« KUMURAMA MEIKO ! » Oui, aucun doute là-dessus, l'espèce de chose aux cheveux rouge foncé, complètement hystérique me fixant d'un sale regard en bousculant les malheureux sur son passage les poings serrés, c'était…

« YOSHIDA-KUN ! S'écria Maeda. »

Par chance – par miracle, par apparition divine, tout ce que vous voudrez – Maeda freina sa course en se jetant sur elle, l'enlaçanttendrement. Du made Maeda dans toute sa splendeur.

« Arrr lâche-moi !

- Bon bah, je vais vous laissez…

- Pas si vite !

- Tachibana ?!

- Même pas en rêve ! Qu'est-ce que tu as fait ?

- Quoi ? Moi ? Mais-mais rien, dis-je avec mon plus beau sourire.

- MEIKO ! Ramène-toi ! »

Natsuki se débattait comme un diable pendant que Tachibana m'interrogeait du regard. Je devais filer au plus vite. « Je ne pense pas qu'elle réagirait de façon aussi… » Tachibana observait de nouveau son amie. Elle faisait plus office de monstre enragé que d'humaine. « Sérieusement, comment tu fais pour toujours la mettre dans cet état ? » M'interrogea-t-elle, bien habituer aux sautes d'humeur de Natsuki.

Malheureusement, je n'ai pas eu le temps de lui répondre, car, Natsuki, ayant réussi à se libérer du « petit géant », se jeta à mes trousses, furibonde. Si vous aviez pu assister à ça. On aurait dit le remake d'un film d'horreur. Avec ses cheveux rouges – pas commode pour le coup –, ses yeux noirs lançant des éclairs, ses bras tendus vers moi tels des griffes acérées. Godzilla. Ouais, c'est ça, j'avais Godzilla – cosplayer en fille – en rage devant moi.

« Non laisse-moi !

- Yoshida arrête ! Implora Nakajima, aussi effrayée que moi.

- Non ! Elle m'énerve, elle n'écoute rien de ce qu'on lui dit.

- Désoler, mais j'évite de suivre les conseils des connasses, folles et dérangées que je croise sur ma route, m'égosillais-je à moitié étranglée.

- Esp' de…

- Aaah, stop, stop ! Bon sang ait un peu de compassion.

Ça suffit ! Natsuki laisse-la tranquille ! »

Héhé super Naomi à la rescousse. Dépitée, Natsuki me libéra de son emprise non sans afficher son mécontentement. On aurait dit une gamine à qui on avait pris sa sucette de force. Cinglée.

« Voilà, contente ? Cracha-t-elle.

- Merci. Un peu plus et tu me tuais.

- Ce n'est pas l'envie qui m'en manque.

- Tarée.

- Chieuse.

- V'te faire endauffer, t'entend !

- Kusotare !

- Busu !

- Va te faire met– »

Un raclement de gorge se fit entendre, suivit d'un long silence qui, cela va de soi, parler pour lui-même. « Les filles, on se calme. D'accord ? » Ce n'était pas vraiment une suggestion. Tachibana munit de son éternel regard impénétrable avec, pour bonus, son joli p'tit sourire. Une image assez déroutante, je dois bien avouer. « Donc Natsuki, tu disais ? » Celle-ci gardait son regard posé sur moi. À croire que Tachibana ne lui faisait aucun effet.

« Meiko s'est inscrite dans un autre club ! Dit-elle de but en blanc.

- Hein, quoi ? S'exclama Maeda.

- Kumurama, ce n'est pas vrai ? Tu ne vas pas quitter le club de basket ? Lança Nakajima me secouant par les épaules

- Attendez, laissez-là s'expliquer, suggéra Tachibana affichant, malgré elle, son inquiétude.

- Mais…

- Nakajima, calme-toi. Bon Meiko, c'est quoi cette histoire ? »

Elles me regardaient toutes comme si j'avais commis l'irréparable. Sauf Natsuki, elle, elle voulait plutôt me bouffer. Bon sang, il faut toujours que cela dérive au drame. Je pris une grande bouffée d'air, pas si fraîche que ça d'ailleurs, vu l'atmosphère qui régnait à présent :

« Il n'a jamais été question de partir du club, dis-je en levant les yeux au ciel comme une évidence.

- Je sais ! Ce n'est pas ça le problème, me coupa Natsuki.

- Alors quoi ? Tu viens littéralement de me faire une crise ! Lançais-je à mon tour, sentant la colère pointé le bout de son nez.

- Tu le sais très bien, dit-elle en rapprochant son visage du mien, les bras croisés.

- Ne commence pas ! C'est le premier jour et tu me gonfles déjà !

- Ha ! Ne t'inquiète pas, tu n'es pas la seule.

- Meiko, Natsuki ne m'obligeait pas à me répéter, intervient Tachibana, montrant son impatience devant nos éternelles disputes.

- Désolées, nous dîmes en cœur.

- Bon. Reprenons, Meiko s'est inscrite dans un nouveau club, mais, visiblement… » Dit-elle en pesant bien sur ce dernier « …ce n'est pas ce qui préoccupe Natsuki donc qu'as-tu ? »

La petite brune commençait à perdre patience. Il valait mieux – pour nous – que cette histoire soit réglée au plus vite. Natsuki ne se fit pas prier et, me pointant du doigt :

« Pourquoi t'être inscrite dans un club de natation sans nous en parler et-

- J'allais le faire ! Mais une cinglée en furie est apparue. » Rétorquais-je lui coupant l'herbe sous le pied.

Mais quelle tête de mule. Elle ne peut pas s'en empêcher. C'est devenu une manie depuis la maternelle. J'ai constamment le droit à la morale et aux réflexions « divines » de Madame Yoshida. Elle a beau être plus grande que moi du haut de son mètre 80, âgée de 17 ans et être ma meilleure amie – et encore ça se discute –, il y a des jours voire sa tête emplâtrée dans un mur serait jouissif.

« Oh ça va ! Tu l'as bien cherché ! S'emporta-t-elle sur la défensive.

- Espèce…

- BON SANG ! Venez-en aux faits ! » Ah, Maeda a craqué la première. « Et puis franchement, Meiko, avec nos entraînements, les cours qui vont faire qu'augmenter, tu auras du mal à joindre les deux bouts. De plus, je suppose qu'ils ont aussi des compétitions de prévus ?

- Mais non, tu verras tout ira bien, je gère, dis-je rehausser d'un clin d'œil.

- Moi, je suis à fond avec toi, s'enthousiasma Nakajima.

- Merci ! Enfin un peu de soutien ! » Et d'un commun d'accord, je serrais dans mes bras le fameux « sucre » ambulant et soutiens attitrer dans chacune de mes décisions aussi funestes soient-elles. « Allez, vous pouvez faire un effort, s'il vous plaît ? Tachibana ?

- Je ne sais pas…Natsuki ?

- Mauvaise idée, rétorqua-t-elle sèchement. »

Ignore-la. Ignore-la. Ignore-la.

« Arrêtez de vous en faire, il n'y aura pas de problème. Maeda, fais-moi confiance » dis-je suppliante. Elles étaient perplexes. Je sais qu'il m'arrive de les entraîner dans de sacrer situations – ce qui est tordant à mon goût – mais je suis sûre de moi. Je sais que je ne fais pas de bourde.

« T'as intérêt à être présente aux entraînements, et aucun retard ne sera toléré » Décida finalement Maeda me mettant tout de même en garde. « Tu n'auras pas le droit à l'erreur.

- Oui chef ! Tachibana ?

- Allez dit oui, ajouta Nakajima accentuant ses dires par ses yeux larmoyants.

- Hum…Bon d'accord, céda-t-elle.

- YES ! M'écriais-je sautant de joie.

- À une seule condition » rétorqua-t-elle, le doigt pointant fièrement le ciel. « Tes notes n'ont pas intérêt à flancher et ne laisse pas la natation à la rade, tu t'es inscrite, tu assumes.

- Ne t'inquiète pas pour ça. »

J'étais aux anges. Cette année, je vais pouvoir expérimenter et améliorer mes deux sports préférés. Ce sera parfait. Enfin, pour cela, il faut d'abord que je me rabiboche avec Godzilla. Nakajima, Maeda et Tachibana étant parti pour le gymnase afin d'assister à la cérémonie de rentrée, ce qui me fit également penser que je n'avais toujours pas aperçu Oda – surement avait-elle rejoint les autres sans que je m'en aperçoive –, je pus constater que j'avais le champ libre. Ainsi, je pouvais m'occuper de la tignasse rouge qui me servait d'amie.

« Oh, Natsuki ?!

- . . . »

Elle m'ignore. Super. Première approche : zéro pointé. « Oooh allé, tu ne vas pas me tourner le dos toute la journée ? » Ah bah si. Elle m'offrait visiblement son dos comme cadeau. Quand elle est contrariée celle-là. Tant pis, je vais devoir employer les grands moyens. Je ne voulais pas en arriver là, mais…Me plaçant face à elle et prenant une grande bouffée d'air – n'en croyais rien, l'aire n'est pas fraîche –, je lui assénais mon poing dans l'abdomen. Elle fit quelques pas en arrière dans un cris étouffée.

« Grande malade ! Yarô ! » S'exclama-t-elle, plié en deux, cherchant son second souffle. « Ne refais plus jamais ça ! »

- Tu es sûre ? Pourtant, je t'ai à peine frôlé. »

Je préfère ça ! C'est fou ce truc, aussi débile soit-il, il fonctionne à tous les coups – sans mauvais jeu de mots. Je regardais ma « victime » avec un grand sourire, fière de ma réussite écrasante. Mais j'ai vite déchanté. Elle souriait. Elle me regardait comme un adulte regarde sa gamine de 2 ans. De haut. Il est clair que je ne fais pas fureur du haut de mon 1m73 – c'est assez frustrant d'ailleurs – mais je sais aussi qu'ils (ses yeux) ne font que reflétés son inquiétude. Je déteste ça. Je n'aime pas être la raison des tourments de mon entourage, surtout quand il s'agit de mes proches. Une situation plutôt compréhensible pour tout le monde, mais j'aime régler mes problèmes par moi-même sans que quiconque vienne s'immiscer dedans. Je pense aussi que c'est une histoire de fierté mal cachée, mais surtout, à tort de ne pas vouloir l'admettre, que je n'ai tout simplement pas envie que l'on m'en merde.

« Natsuki, s'il te plaît approuve à ton tour. J'aurai juste un emploi du temps un peu plus chargé que d'habitude. Ce n'est pas comme si on allait se perdre de vue, dis-je levant les yeux au ciel.

- Idiote. Je le sais bien. Le truc, c'est que… » Elle plongea son regard dans le mien. Peut-être pensait-elle trouver un je-ne-sais-quoi de rassurant. Quelque chose lui certifiant qu'elle n'a pas affaire à une fille complètement irresponsable. Pour certaines situations particulières, j'aurai rétorqué, « C'est perdu d'avance », mais aujourd'hui, je suis sûre de moi ! « …Il t'arrive de prendre des décisions sans réfléchir. Quelquefois, je me demande s'il y a un cerveau là-dedans. » Et pour donner vie à ses paroles, elle me tapota le haut de mon crâne, un rien amusé.

- Mais j'adore la natation, tu le sais bien !? C'est de famille ! Dis-je fièrement en croisant les bras.

- Ayez ! Ça faisait longtemps, s'exclama-t-elle les bras levés.

- Bah quoi ?

- J't'jure, toi et ton frangin, non-pardon, toi et tes frangins. Car en plus, je ne peux même pas espérer que tu sois la seule cinglée de ta famille.

- Que veux-tu, c'est génétique. Alors pardonner ? »

Elle hésita un instant.

« Mouais, c'est bon.

- Super ! Tape-m'en une !

- Timbrée, dit-elle en frappant dans ma main, le sourire aux lèvres.

- Dit ?

- Ouais ?

- Ils sont passés où ? Regarde, il n'y a plus personne.

- Ah oui, ils sont tous à la cérémonie. » Une seconde s'écoula. « Oh purée ! Grouille-toi ! »

C'est d'un pas plus que précipité que nous nous dirigions vers le gymnase. À cet instant, chaque pas accompli me procurait un immense bonheur. J'étais avec mes amies, j'allais pratiquer des sports exceptionnels à mes yeux et ce tout au long de l'année.

Ainsi, hormis le fait que je ressentais la nette impression d'entrer du côté obscur des « représentants de l'asile » – depuis quelques minutes : j'arborais un sourire niais scotché au visage – je ne vois pas ce qui pourrait gâcher l'année qui s'annonçait.


Alors ? Comment trouvez-vous ce premier chapitre ? Toutes critiques, bonnes ou mauvaises, seront richement accueillent ^^

Passez une bonne journée...ou bonne soirée ;)

1 - Adrénaline : est une hormone de la famille des catécholamines, elle est secrétée en réponse à un état de stress ou en vue d'activités physiques. Elle entraîne donc une accélération du rythme cardiaque afin d'alimenter plus rapidement les muscles en oxygène. L'adrénaline est principalement secrétée par le système nerveux et agit comme un neurotransmetteur. Elle est aussi secrétée par les glandes surrénales.

2 - Cortisone : Nos reins sont surmontés de deux glandes, les surrénales, qui sécrètent une hormone, le cortisol. Indispensable à la vie, le cortisol a plusieurs effets. Cette hormone est aussi celle de l'éveil et du stress, elle nous permet d'avoir l'énergie nécessaire particulièrement le matin.

3 - Endorphine : composés opioïdes peptidiques endogènes sécrétés par l'hypophyse et l'hypothalamus lors d'activités physiques intenses, douleurs, excitations. Elles ont des capacités analgésiques et procurent une sensation de bien-être. L'endorphine, elle, entraîne l'accélération du rythme cardiaque et provoque une insensibilité à la douleur ce qui permet de réagir à toutes situations dangereuses vu que le coeur élimine plus rapidement les toxines et permet d'oxygéner plus rapidement le corps pour avoir un maximum d'énergie pour fuir par exemple. C'est également une substance anti-dépressive.

4 - Ocytocine : hormone peptidique synthétisée par les noyaux para-ventriculaires et supraoptique de l'hypothalamus et secrétée par l'hypophyse postérieur (= diverticule de l'hypothalamus qui se place derrière l'hypophyse lors du développement embryonnaire). Elle est impliquée lors de l'accouchement, mais elle semble aussi favoriser les interactions sociales amoureuses ou impliquant la coopération, l'altruisme, l'empathie, l'attachement voire le sens du sacrifice pour autrui, même pour un autrui ne faisant pas partie du groupe auquel on appartient. Dans certaines situations, l'ocytocine pourrait aussi induire des comportements radicaux, voire violents pour la défense du groupe, par exemple face à un autrui refusant de coopérer. Elle deviendrait alors une source d'agressivité défensive (et non offensive).