CHAPITRE 2

-Aaaaaah, docteur Quinzel, quel plaisir réel de te revoir. Ma voix venait de percer le silence qui avait eu lieu au moment où elle entra dans ma cellule.

- Bonjour … Asseyez-vous. Nous allons commencer l'entretien.

Cette voix ! Cette même phrase ! Et ce calme exaspérant. Je passa furtivement ma langue sur mes lèvres puis inspira bruyamment. Je me laissa tomber sur ma chaise puis posa lourdement mes coudes sur la table, le regard posé sur ma jolie psychiatre.

- Bien, cela fait un moment que l'on se voit, et je ne connais toujours pas votre nom. Tout le monde ici vous appel le Joker, mais quel été votre nom d'origine ?

Quest-ce que je disais ... Toujours les mêmes questions. Bientôt elle va me demander ce que cela me fait de rester cloîtrer dans ce trou à rat ! J'en suis sur hummmm...

- Je n'en est pas. Tout ce qui appartient à mon passé est mort. Mais tu peux m'appeler Mister J.

- Très bien, Mister J. Que ressentez-vous lorsque vous êtes enfermé jours et nuits dans cette cellule ? De l'ennuie ?

Et voilà, qu'est-ce que je disais ? Les medecins sont si prévisibles. Un ennui.

- Et vous ? Cela ne vous ennuie pas de toujours devoir poser les mêmes questions en espérant une réponse concrète ? Hum ?

Je pouvais voir les yeux de ma jolie psychiatre se froncer. Elle cripsa légèrement sa mâchoire puis remit ses lunettes noires en place.

- Cela fait partit de mon boulot, Mister J.

- Tuer fait également partit de mon Job, doc. Avais-je répondu en élargissant mon sourire ce qui provoqua comme des frissons de nervosités chez elle. Quel est ton nom hein ? Il commence par H … Hummm, Hélène ?

Je pouvais voir un petit sourire au coin de celle ci se dessiner.

- Mon nom est Harleen. Vous étiez presque. Bon, vous me dites que tuer fait partit de votre Job, mais que ressentez-vous lorsque vous ….tuez ?

Ce que je ressens ma petite ? Hummm un plaisir immense. Mais attend ... A-t-elle bien dit Harleen ? Harleen Quinzel ? Hahaha ! J'en deviens hilaire tout d'un coup !

- Harleen Quinzel… Arlequin… Quelle coïncidence ! Si l'on y travail un peu, cela donne Harley Quinn.

Un rire loufoque s'échappa de moi, j'étais tellement pilé d'euphorie et d'hystérie que je tomba de ma chaise puis continua de rire malgré que je sois allongé au sol. Le docteur Quinzel remit son bloc note sur ses genoux puis prit un air ennuyé.

- Vous savez, vous n'êtes pas le premier à me le faire remarquer, mais si cela vous amuse, tant mieux.

Quelques minutes plus tard, j'avais réussis à calmer mon hystérie. Je passa un rapide coup de langue autour de ma bouche puis avança ma tête vers celle de ma psychiatre. Ses yeux bleus vinrent se loger dans les miens.

- Cela ne te déranges pas, si je t'appelle Harley ?

- Je préférerais docteur Quinzel. Répondit-elle en soupirant.

- Très bien …. Harley Quinn.

Ma psychologue ne releva pas ma feinte, elle se contenta juste de relire ses notes.

- Dis moi, charmante demoiselle, pourrais-tu me rendre un immense service humm ?

Elle releva doucement les yeux pour les poser sur moi. Son regard était mielleux et curieux à la fois.

- C'est à dire ?

De la curiosité ? Enfin ! cela montre qu'elle n'est pas aussi robotisée que je le croyais.

- Pourrais-tu m'apporter du maquillage ? Je ne tiens pas à ce que les gens découvre mon véritable visage.

Elle se leva puis rangea son bloc note dans son sac.

- Je suis navrée, mais je dois d'abord en informer le personnel.

Ma langue claqua contre mon palais. J'avais la mauvaise impression de recevoir un refus de sa part.

- Inutile, il refusera.

- Je vais essaye. Qui ne tante rien n'a rien.

Et moi, le refus ne fait pas partit de mon vocabulaire, ma petite. Ne pas me donner ce que je désir te coûtera très très chère.

- En effet. Je passa un coup de langue sur mes lèvres. Déjà terminé ? moi qui m'amusais si bien avec toi. Avais-je dit d'une voix faussement déçue lorsque je la vis avancer vers la sortie. Sac à la main.

Elle plongea son regard bleu océan dans les miens puis ouvrit la bouche. Elle replaça une mèche de ses cheveux blonds qui s'était détaché de son chignon strict. Elle hocha doucement la tête.

L'entretien était fini, avant même que ma psychiatre ne parte une phrase sorti de ma bouche. « Reviens moi vite ! Ma petite Harley me manquera » ma clé, l'unique moyen de m'évader me manquera.

- Je ne reviendrai pas de si tôt, Mister J. Je parts pensant trois semaine avec mon fiancé. Bonne soirée à vous.

Cette dernier phrase me laissa béa. J'ai dû prendre beaucoup sur moi pour ne pas laisser la colère reprendre le dessus. 3 semaines sans elle, sans ma clé, la seule personne qui me fera tôt ou tard sortir d'ici ? Non, cela ne se passerai pas de cette façon. Tandis que je caressais doucement mon stylo plume des idées noires me vint à l'esprit. Et si elle ne partait pas finalement ? Et si quelque chose de malheureux arriverai à son cretin de fiancé et qu'elle soit obligée de rester ?

Un sourire sadique s'étira sur mon visage. Son fiancé devait mourir. De mes mains ? Certes non, je suis dans ce trou a rat ! Mais la ville de Gotham empeste de policiers corrompus et feront tout ce que je leur ordonnerai. Hélas, pour me faire sortir d'ici, il était bien plus compliqué, a croire que l'asile ai changé ses méthodes de sécurité. Il doit s'en dire que le lui ai donné du fil à retordre ! Jamais personne n'ai réussi de s'évader aussi facilement que moi. Ahahahah !

Un des type qui surveillait les cellules travaillait dans le temps pour moi. Il va s'en dire que lui non plus ne pourra jamais me faire sortir de ce taudis, mais tuer quelqu'un demeurait plus plausible.

- 100 000 dollars pour me liquider ce bon à rien.

Mon ex homme de main éclata de rire puis s'approcha de la cellule.

- Qui me dit que tu tiendra parole ?

Je passa un rapide coup de langue sur les lèvres puis pencha ma tête. Mes yeux sombres transperçaient ceux clairs du garde. Je pouvais le voir avec satisfaction trembler sous mon regard revolvers. L'effet était immédiate et personne encore n'était capable de garder son sang froid face à la monstruosité et à la noirceur de mes yeux. Ni même le docteur Quinzel.

- T'es 100 000 dollars, tu les aura très bientôt, je t'en fais la promesse. Pour pour l'heure, cet homme doit mourir. Je suis un homme de parole, rappel toi.

Je pouvais voir mon homme de main froncer les sourcils puis réfléchir. Il posa une main ferme sur un des barreaux de ma cellule puis hocha la tête. Un sourire euphorique et machiavélique s'étira de tout son long sur mon visage meurtri. Un ricanement loufoque et noir se faisait alors entendre jusqu'aux couloirs sombres et froid de l'asile.

Mon rire percuta les oreilles des autres. Plusieurs fois on me donnait des coups pour que j'arrête cette euphorie. Le problème, enfin problème, pour moi il n'y avait aucun problème ! C'est pour eux que cela posait un réel problème ! était le fait que plus on m'ordonnait d'arrêter que celui ci perdurait. Ce fut qu'au bout d'une heure qu'ils ont fini par comprendre qu'il était impossible de me " corriger. "

La nuit tomba. Du moins j'imaginais vu que le repas venait d'être servit. Étant dans une petite cellule, au sous sol, dans le noir, sans aucune fenêtre, je ne pouvais distinguer le jour et la nuit que lors de mes consultations et repas. Ici, ils ne servent le repas qu'une fois par jours c'est à dire, le soir. Et mes séance de psychologie, le matin à 8 heure.

Après avoir fini mon repas, je m'affalais sur mon lit, dur comme la roche, puis sortit de sous mon oreiller mon stylo plume. Mon seul ami, ma seule arme. Avant de dormir, je n'oubliais jamais de remettre à sa place, de peur qu'un garde me voit avec cet objet dans les mains.

Le lendemain matin, des bruits de pas se faisaient entendre. C'est d'ailleurs ce qui me réveilla.

- Ne vous inquiétez pas, si jamais il y a un problèmes je vous appel. Avais murmurée ma psychologue, probablement à un des gardes.

- D'accord, je reste dans le couloir devant la porte au cas ou !

Celle ci entra dans ma cellule puis je constata qu'elle avait les yeux rougies, des cernes, une tête fatiguée et tiré. « Il l'avait fait. » Compris-je. À mon tour maintenant de jouer. La clé était de jouer le rôle du patient attristé et attentionné envers son médecin. Rien de plus facile ! Jouer la comédie était l'histoire de ma vie. Un vrai jeu d'enfant.

Elle commença sa consultation avec beaucoup de difficultés, elle bafouait dans ses questions et avait l'air ailleurs, je pouvais le voir dans son regard. Elle lâcha quelque fois des soupires puis ses mains tremblaient sans qu'elle ne s'en apercevait.

- Cela ne va pas, ma petite ? Le timbre de ma voix semblait être la goute d'eau qui fait déborder le vase. Comme ci qu'elle voulait captiver mon intention depuis le début, que je remarque sa tristesse. Elle avait besoin d'être épaulée, et je serai celui qui viendra à sa détresse. « La libérté est proche ! Très proche ! Ô Baty Baty Baty ! Ô Gotham ! Ma ville ! Très bientôt nous nous retrouverons ! »

A peine avais-je posé cette question que ma psychologue tomba dans mon piège et sanglota. J'inspira un bon coup puis prit un air de chien battu.

- Et bien ma petite, pourquoi ces larmes si soudaines ?

Elle continua dans ses sanglots puis posa son regard attristé et désemparé dans le mien.

- Mon fiancé est mort !

Ma bouche c'est tout de suite ouverte puis mes lèvres tremblaient. J'attrapa ses mains puis caressa leurs dos d'une étrange douceur. Je pouvais la sentir son coeur se serrer puis entendre des hoquets de tristesses.

- Je suis profondément désolé. Puis -je …. Savoir …. De … Quoi … Il est mort ?

Elle pleura de plus belle puis libéra ses mains des miennes pour les posa sur son visage de porcelaine brisé. Au fond de moi, une joie immense était en train d'envahir min corps, mais physiquement parlant, je jouais au mieux la comédie pour pouvoir mieux me la mettre dans la poche.

« Ô Harley, ma petite Harley, je suis navré que la situation se déroule de cette façon, je n'ai rien contre toi, ma petite jolie petite poupée délicate, mais dans l'histoire, tu n'es qu'un pion, ma clé, mon unique espoir à ma liberté. Ô ma petite , si tu peux savoir à quel point je suis heureux en ce moment même, je pleure. Oui je pleure… De rire. »

- Il a eu un accident de voiture .. Snif.. Un type lui est rentré dedans et .. Et …. Elle se remit à sangloter, tellement fort que cela en était presque insupportable.

- Voyons, voyons ma petite, ne te discrédites pas à ce point, c'est tout bonnement pitoyable, tu es tellement belle, ne vint pas à gâcher cette qualité rare humm ?

Soudain, je pouvais voir son regard changer. Comme une autre lueur avait naquit dans ses irises. Elle arrêta immédiatement ses pleures puis, Ô surprise, je vis un petit sourire apparaître au coin de ses lèvres.

- Vous me trouvez… Belle ?

- Évidement. Doute-tu de ta beauté ? « Tu rigoles ? Tu es laide ! Avec cette grossière coiffure, ses lunettes noire ne te mets strictement pas en valeur. » Bien sûr que tu es belle, magnifique même.

Instantanément elle se mît à rire, un rire qui s'avérait partir dans les aiguës les plus insupportables qu'il soit. Elle posa ses mains sur mes miennes puis m'adressa un de ces regard qui signifiait que … Que j'étais trop trop fort !

- Merci Mister J, pour avoir su me remonter le moral.

Un large sourire étira mes joues meurtries.

- Il n'y a pas de quoi.

OoO

Le lendemain, elle revint pour ma consultation. Elle était venue cette fois ci coiffée différemment, puis portait du maquillage sur ses yeux et lèvres. Lorsqu'elle parlait, un ton mielleux et presque insupportable sortait de sa bouche. Elle avait cessé de me poser des questions stupides puis s'intéressait plus à ma vie en me tutoyant. Son regards était admiratif, et comme une lueur enfantine sortait de ses irises. Étrangement, le crime, mon humour noir, ne lui faisait plus rien. J'avais réussi à hypnotiser mon médecin, elle était totalement entre mes mains et pouvait faire tout ce que je voulait d'elle. Comme une marionnette, je pouvais la contrôler. Même qu'elle m'avait finalement apportée mon maquillage.

Un soir, alors que je dormais profondément, des bruits de pas se faisaient entendre. Ils s'arrêtèrent pile poile devant ma cellule. La grille s'ouvrit laissant derrière elle un grincement semblable à celui d'une chauve souris.

- Baty.. Que fais tu ici ?

Soudain un petit ricanement se faisait entendre. Une euphorie aiguë et insupportable, puis une silhouette qui m'était familière avançait doucement vers moi . D'une finesse irréelle, portant un costume d'Arlequin, je ne pouvait pas m'empêcher de me lever du lit afin de contempler ce qu'il y avait à voir. Harley. Je la vis sourire puis pencher légèrement la tête dans la pénombre, faisant tinter ses grelots, puis se mît à rire. Elle alluma la lumière de la lampe qui était à mon chevet puis …

- Surprise ‼ Tadaaaaa ‼! Harley Quinn pour te servir !

Son visage était barbouillée de maquillage, ses yeux bleue maquillés d'un noirs brillant, un sourire machiavélique, puis de fines couettes blondes qui tombaient en cascade jusqu'à sa poitrine.

- Je suis venu te sauver ! Tu vas retrouver ta liberté !

« Liberté. Avait elle dit liberté ? Ai-je donc réussi ? Suis-je aussi … Bon que cela ? Hahahahaha liberté ! Je vais être libre ! Je vais pouvoir donner à Gotham cette criminalité qui me hante jour et nuit ! Et retrouvé min très cher Baty et lui faire mordre la poussière ! oui je vais le faire COUINER pour s'être joué de moi ! »

« Ô Harley, ma très cher Harley, jamais je ne serai arrivé sans toi. Mais que dis-je ? Non. Tout cela ne vient pas d'elle. Il est de mon génie rien d'autre ! Pas de cette poupée fragile à qui il serai bien trop facile de détruire ! Harley Harley Harley. La partie de plaisir toiche à sa fin. Mais que ferais-je de toi une fois libre ? Te garder ? Impensable. Te tuer ? Si tu ne me donne pas le choix.

Alors que tout commençait à devenir amusant et intéressant, je n'ai eu pas le temps de franchir le seul de la porte qu'un des garde brisa cet espoir.

Harley se débattait sauvagement, comme une lionne qui se battait pour la liberté. Alors qu'elle tua le premier garde, 3 autres vinrent à la rescousse puis un avait réussi à lui planter une seringue dans sa cuisse afin de la calmer. Ses yeux se refermèrent lentement, sans jamais quitter me quitter du regard.

- Naaaaaah … Arrêtez ‼ monstre ! Lâchez moi … Joker … Non Joker … Libérez le .. Joker … Jo…

Une fois endormit un garde ouvrit une de ses paupière afin de s'assurer qu'elle dorme vraiment. Et c'était le cas.

- Escortez moi cette cinglée ! Mais d'où sort-elle ?!

- Cela ne peut qu'être un des personnel de l'asile. Personne d'autre ne peut s'infiltrer ici sans être vu.

- Qu'on lui hôte son masque et que ça saute ‼

Je pouvais voir les 3 gardes reculer de surprise en voyant la personne qui se cachait sous ce masque. Tous furent surpris de voir que la douce docteur Quinzel finirai un jour à succomber sous la folie. Un large sourire se dessina sur mon visage, suivit d'un rire froid et loufoque. Ce soir là, je n'avais pas eu ma liberté, mais avait obtenu autre chose, une chose bien meilleur, peu être. Que je pouvais décidément transformer n'importe qui. Même un coeur aussi pure que cette poupée blonde.

Je pouvais voir les regards agacés des gardes.

- Qu'allons nous faire de ce clown ?!

- Qu'on lui trouve un autre psychiatre, pour l'heure, shootez le aux médocs !

- Et de cette folle ?

- Elle sera virée et jugée pour son acte.

À suivre ..