Fanfiction Sherlock Holmes: La folie de Watson

Avertissement: voir prologue


Swiny: Nope, pas d'épisode psychotique aujourd'hui. Je veux un duo Holmes après cette scène dans l'arbre.


POV Sherlock Holmes – Joyeux anniversaire Sherlock

-Au passage, joyeux anniversaire, frère chéri.

6 Janvier, une date dont Sherlock ne se souciait pas normalement.

Il n'avait jamais compris pourquoi les gens avaient besoin de fêter le fait qu'il se rapprochait d'un an de plus de leur mort certaine. Parce qu'après tout, tout le monde devait mourir. Les gens, cependant, avait toujours voulu fêter cela en pensant que la venue au monde de quelqu'un devait avoir une forme symbolique…

Normalement, cela n'inspirait rien à Sherlock. Néanmoins, en ce moment, alors qu'il avait un énorme bleu sur sa joue avec un pack de glace à appliquer dessus en plein dans le bureau de Mycroft, il aurait bien voulu le frapper en pleine face pour lui rappeler la date et lui rendre la pareille. Il pourrait même justifier cela comme une sorte de cadeau d'anniversaire pour lui.

-Oh oui et je suppose que ce merveilleux coup de poing était ton cadeau pour moi après 4 ans d'absence ? Mycroft, c'est officiel, tu as un vrai don pour choisir tes cadeaux. Déclara-t-il amèrement.

Son frère n'avait même pas la décence de paraitre coupable. Sherlock pouvait être sûr que si c'était lui qui avait été à la place de son frère, il aurait au moins fait une remarque sarcastique plutôt que de ressembler à un vrai glaçon ambulant.

-Hé bien, je dois avouer que ma réaction aurait pu être plus calme et réfléchie… S'excusa Mycroft après un profond silence.

Sherlock ne lui donna même pas la joie de la reconnaissance de son excuse pathétique. La seule personne qui avait le droit de le frapper pour son absence est John.

Sans se laisser démonter par la réaction de son petit-frère (comme toujours), Mycroft continua ce qui ressemblait furieusement à une réprimande :

-Néanmoins, après avoir tenté pendant 4 ans de contacter mon petit frère, tout en mettant l'ensemble des services secrets à sa recherche, pour le retrouver tranquillement en train de fumer dans un arbre… Tu dois avouer que cela aurait enragé n'importe qui.

-Je ne vois pas pourquoi. Je t'ai proposé une cigarette si tu te souviens bien. Dit Sherlock en replaçant délicatement le pack de glace sur le bureau de Mycroft pour vérifier sa joue meurtrie du bout de ces doigts.

-Il ne s'agit pas des cigarettes Sherlock ! Il s'agit de ton manque de nouvelle sur ta position et ton état de santé durant toutes ces années d'absences. S'énerva son grand-frère.

Immédiatement, le ton et l'expression du détective devenait plus sombre. Si son colocataire avait été là avec eux, il aurait lui-même reculé en voyant le visage du sociopathe de haut fonctionnement.

-Mon manque de réponse ? Répéta Sherlock en attente d'une confirmation pour ce que venait de dire son frère.

-Ne fait pas l'idiot Sherlock. Tu sais exactement de quoi je parle !

Le plus jeune Holmes savait parfaitement de quoi parlait l'homme de glace. La vraie question était : Est-ce que Mycroft Holmes savait lui-même de quoi il parlait ? Sur ce point, le consultant pouvait être sûr que son frère n'en avait aucune idée.

En fait, Sherlock avait brusquement envie de faire un peu de lumière sur l'ignorance de son grand-frère pour une fois. Il voulait prouver une bonne fois pour toute que sous son apparence auto-importante et omniscient, Mycroft ne savait, en réalité, pas grand-chose sur ce qu'avait vécu Sherlock durant toutes ces années.

-Oh ! Tu veux dire après que je me sois fait capturer par les russes ? Da, camarade ! Peut-être que si tu avais répondu plus tôt, je ne me serai pas fait capturé puis torturé et tu aurais eu de mes nouvelles après ma magnifique fuite 2 mois plus tard !

Si la mention de cette courte période de torture, qui avait semblé être une éternité pour Sherlock, avait touché Mycroft, il le cachait bien. Encore une fois, le détective se demandait comment Mycroft pouvait être si insensible devant ce genre d'atrocité effectué sur sa propre famille. Au moins, son grand-frère ne prétendait pas faire de soin sur son petit-frère comme la majorité des gens. Néanmoins, cela faisait encore un peu mal au plus jeune du duo.

-Tu as donc refusé de donner de tes nouvelles malgré ta promesse par pure rancune ? Tout en sachant parfaitement que même si j'étais intervenu parce que j'aurais été mystérieusement au courant, tu m'en aurais voulu ? Déclara Mycroft avec un raisonnement qui aurait pu être parfaitement logique dans des circonstances normales.

Bien qu'il y avait un fond de vérité dans les paroles de Mycroft, Sherlock ne pouvait s'empêcher de souligner d'autres détails commodément ignorer dans l'analyse de son frère, que celui-ci le sache ou pas.

-Ça et le fait qu'ils ont détruit mon téléphone et que ton numéro habituel était injoignable même après que je m'en sois procuré un nouveau ! Déclara Sherlock avec un énorme ton de reproche purement exagérer.

En réalité, Sherlock ne reprochait strictement rien à son frère. « Reprocher » indiquait une forme de déception à un certain niveau…

Or, le détective avait depuis longtemps compris qu'il ne fallait rien attendre de la part de Mycroft. Son frère aurait toujours une forme de double-jeu, de secret, de vérité cachée qui finissait invariablement par retomber sur Sherlock à un moment ou un autre.

Cette remarque eut au moins le mérite de clouer le bec à l'homme du gouvernement.

-Tu as donc passé 4 ans à dissoudre la toile de Moriarty donc.

-Non. Répliqua aussitôt Sherlock.

-Non ? Qu'as-tu donc fait durant toutes ces années, cher frère ?

-J'ai passé 2 ans à détruire le réseau qui semblait avoir été endommagé à plusieurs reprises avant mon arrivé et 2 autres années à observer ce qu'il me semble être la naissance d'un nouveau réseau avec un nouveau chef. Tu ne serais pas au courant de qui cela pourrait être par hasard ?

Sherlock avait été proche de connaître l'identité de ce nouveau génie du crime mais à chaque fois, un concours de circonstance empêchait le violoniste de le découvrir. C'était à croire que l'homme, même en ne connaissant pas l'existence du détective, arrivait par chance pure à le contrer dans ces multiples tentatives.

Or, si un tel réseau existait et que leur nouveau chef soit assez intelligent ou chanceux pour échapper pendant aussi longtemps à Sherlock, le détective pouvait être sûr que son frère se soit déjà penché dessus.

-Pourquoi diable connaîtrais-je cela ? Demanda Mycroft sans vraiment répondre à sa question précédente.

-On doit vraiment recommencer cette conversation ? Encore ? Insista Sherlock.

-Disons que tu devras te contenter de cette réponse pour l'instant.

-Peu importe, je le découvrirai par la suite comme toujours.

Ce n'est pas comme s'il devrait désormais s'occuper de rester cacher dans l'ombre. Il avait toujours été plus facile de rester jouer le jeu plutôt que de rester un simple observateur. S'il jouait correctement, il pouvait même devenir une forme de cible pour ce nouveau chef et ainsi, l'attirer à venir jouer.

Après, il ne resterait plus qu'à gagner le match. Facile comme bonjour. Sherlock espérait juste que la partie ne le forcerait pas aussi loin que de retenter son propre suicide. Cela deviendrait rapidement ennuyeux sinon.

-Et comme toujours, je devrais réparer les dégâts dans ton sillage pour ta curiosité mal placée. Dit son frère pour le sortir de sa bulle et le ramener dans la réalité.

Des réprimandes, des avertissements, des menaces… Mycroft devrait savoir depuis longtemps que cela ne marchait plus sur son petit-frère chéri depuis un long moment. Si au moins il faisait preuve de créativité dans ces expressions prétendument intimidante.

-Il faut que tu fasses attention, il semblerait que tu radotes énormément ces derniers temps. Je t'assure, si j'entends encore une seule fois un « Tu es idiot Sherlock. Tais-toi. Je suis le plus intelligent », je crois que je vais réellement sauter du toit de cet hôpital.

-Je suis le plus intelligent, c'est un fait établi. Dit automatiquement son frère comme s'il n'avait pas entendu ce que venait de dire Sherlock.

Le détective soupira avant de se frotter une fois de plus sa joie dans un réflexe avant de déclarer lentement comme s'il parlait à un petit enfant :

-Pour entendre des inepties pareilles, j'aurais été visité Anderson.

-Je suis sûr que Philip et son fan-club serait ravi d'entendre comment tu as survécu à la chute durant ton face à face avec Moriarty pour finir dans un arbre. Les théories les plus folles ont été spéculées à ce sujet sur internet d'ailleurs.

-Anderson a un fan club ? Demanda Sherlock sincèrement surpris par ce petit fait.

-Non, tu as un fan club. Le corrigea Mycroft.

-Oh… C'est tout de suite beaucoup plus logique.

Après tout, il avait indirectement adopté une sorte de rôle de martyr avec son suicide. Il était logique que les gens qui le voyaient déjà comme une célébrité avant cette affaire ne culpabilisent pour les actions avant de le replacer sur un piédestal.

En plus, le dernier point et sans doute le plus important, il était certainement plus intelligent qu'Anderson.

-Sérieusement Sherlock, pourquoi de tout les endroits choisis-tu un arbre dans un parc à Londres ?

-C'est drôle comme les gens ne pensent jamais à regarder en l'air, tu ne trouves pas ? Tes agents sont passés une demi-dizaine de fois juste en dessous de moi sans me voir. J'ai même réussi à piquer un téléphone avec ton numéro enregistré dedans une bonne demi-heure avant que tu n'arrives. Je ne pensais pas te voir aussi tôt d'ailleurs, ni là-bas, en fait. Dure journée ?

Bien sûr que son frère avait eu une mauvaise journée. Il avait été jusqu'à jeter son moyen de communication le plus utilisé dans les buissons dans sa déprime. Il avait également mal dormi pendant plusieurs jours. Et tout cela, c'était sans compter son régime qui semblait en avoir pâti pendant plusieurs semaines apparemment. Sachant que Mycroft ne se serait jamais autant inquiété pour Sherlock au point de se négliger.

Conclusion ? Une grosse opération dirigée par Mycroft avait dû être ratée pendant son absence. Et les retombées devaient être phénoménales pour que cela touche à ce point son grand-frère.

-D'une certaine façon. Fut tout ce que choisi de répondre son frère.

Sherlock attendit de plus amples explications, même corporelles mais son frère ne lui donna pas la moindre information. Pour ce que cela valait, Sherlock aurait pu être en train d'observer une statue sans intérêt.

Après ce qui semblait être une éternité de silence mais qui ne pouvait pas être plus de 5 minutes en réalité, Sherlock se leva de son siège avec l'intention claire de partir.

-Si c'est pour avoir un tel interlocuteur, je préférais milles fois rendre une petite visite à John. Tu ne serais pas où il est ? Madame Hudson a refusé de me dire autre chose qu'il est dans un hôpital parce qu'il n'allait pas bien. J'aimerai moi-même jugé de l'état de santé de John. Bon, évidemment, il faudra lui éviter un arrêt cardiaque donc je ne peux pas me présenter n'importe comment mais…

-Tu as visité le 221B Baker Street ? L'interrogea Mycroft perplexe.

-Serais-tu devenu sourd Mycroft ? Oui, j'ai visité mon appartement plus tôt aujourd'hui lorsque je suis arrivé à Londres. Au passage, madame Hudson m'a dit qu'il y avait des hommes armés qui n'arrêtaient pas de la harceler pour fouiller l'appartement ainsi que l'ensemble des pièces du bâtiment. Je suppose qu'ils sont à toi, correct ?

-Ils étaient à ta recherche, en effet. Tant qu'il ne t'avait pas retrouvé, ils devaient visiter à différents moments tes cachettes-clé possibles. Dit Mycroft avec sa voix sans expression habituelle.

-Hé bien, mission terminé, je suis là. Donc, la prochaine fois que madame Hudson ose avoir ce genre de visiteur inapproprié, je leur tire moi-même une balle avec la vieille arme aux poings de John. Dit-il en mimant un tir avec ces mains avant d'enfiler son manteau traditionnel et intemporel.

-Ça risque d'être compliqué puisque son arme a été confisquée par sa femme peu après leur mariage. Depuis, personne ne sait où elle est.

- John est marié ? Le questionna Sherlock totalement incrédule.

-Oui, il a été marié.

Sherlock ne manqua pas l'utilisation du passé dans cette déclaration.

-A été ? Il y a eu divorce ? Ou alors elle a disparu depuis trop longtemps et… Eut-il le temps de dire avant que Mycroft ne l'interrompe sans ménagement comme si le sujet était douloureux en soi.

-Sherlock, sa femme est morte. Et avant que tu ne le demandes, oui, elle est morte assassiné. Oui, on sait qui est l'assassin. Oui, on est sûr que c'est bien lui. Et oui, il est sous les verrous actuellement. Ce qui est introuvable, c'est l'arme, pas la femme.

-Il y a toujours quelque chose… Finit par marmonner Sherlock avant de se diriger résolument vers la porte menant vers la liberté hors de la présence glaciale de Mycroft.

-Où vas-tu ?

-Hé bien, tu évites la question entourant John. Donc, je vais visiter quelques hôpitaux jusqu'à trouver John.

-Sherlock, cette conversation n'est pas finie.

-Oh si, elle l'est.

-Depuis quand ?

Sherlock qui était, en cet instant précis, juste devant la porte soupira théâtralement avant de prendre une profonde inspiration et de se tourner vers son frère.

-Depuis le moment où tu sembles tout faire pour allonger cette conversation afin de me garder dans cette pièce en retardant une annonce cachée qui ne va pas me plaire. Alors, cher frère, tu as deux possibilités :

1) Tu me laisses partir à la recherche de John Watson. Tu arrêtes de me coller tes services secrets maintenant que je suis visiblement innocenté et que tu as vu que je vais bien. Je découvrirai de toute manière ultérieurement ce que tu me caches une fois que John va mieux.

2) Tu m'annonces directement ce qui ne va pas me plaire et selon cela, je réagirai en conséquence en essayant de ne pas te poinçonner malgré que cela me fasse un fantastique cadeau d'anniversaire.

-Alors ? Quelle option se sera ? Petit 1 ou petit 2 ? Pour rappel, j'ai un ami bloqué dans un endroit très ennuyeux en ce moment et je refuse de le faire attendre plus longtemps pour un miracle qu'il a demandé des années plus tôt.

-Tu deviens ridicule, petit-frère. Répliqua l'homme de glace clairement sur la défensive.

-Option 1 alors. Bien ! Ce fut comme toujours un déplaisir de te voir Mycroft.

Le plus jeune Holmes eut à peine le temps de mettre sa main sur la poignée de porte qu'il faillit presque manquer le quasi-murmure du plus âgé de la pièce :

-C'est Watson.

Aussitôt, la réponse ramena toute l'attention de Sherlock sur l'autre homme dans le bureau insonorisé.

-John ? Ta terrible annonce est sur John ? Que lui est-il arrivé que tu ne me dises pas ? S'inquiéta-t-il sans rien montrer au niveau de son langage corporel.

-John a été accusé d'une vingtaine de meurtres dont celui de sa femme ainsi que de Kitty Bells et Sally Donovan. Il a également été accusé de séquestration, de viol, de terrorisme, d'intrusion dans une propriété privé, détention de drogue, de torture, d'excès de vitesse sous alcoolisme, d'agression sur un représentant de l'ordre et possession d'un port d'arme illégal.

-C'est parfaitement ridicule. Il est évident que John a été encadré ! Comment as-tu pu laisser ce genre de chose se reproduire après…

-Sherlock, c'est moi qui aie arrêté John Watson et Gregory qui lui a passé les menottes au poignet. On l'a retrouvé en train de violer un individu dans un vieil entrepôt du port tout en rapprochant une dague de son cœur. L'individu est mort sur son chemin à l'hôpital. Il a avoué ce qu'il a fait par la suite à Lestrade. J'ai encore les enregistrements si tu désires écouter ces confessions.

Pendant un moment, Sherlock crut que Mycroft plaisantait avec son humour noir et sarcastique habituel. Lorsqu'il fut clair qu'il ne plaisantait pas, la mine de Sherlock devint instantanément plus sinistre devant ce qu'impliquait son grand-frère.

-Alors pourquoi madame Hudson m'a dit qu'il était à l'hôpital s'il est en prison ? Le contra Sherlock.

-Parce que c'est le cas. John Watson est actuellement dans une cellule psychiatrique pour criminel dans l'un des lieux les plus sécurisés de Londres.

-Je refuse de croire ce que tu viens de me dire. Il y a trop de trous dans ton raisonnement et je le connais trop bien.

-Sherlock, il n'est plus le même. Il a évolué. Le John Watson que tu connais n'existe plus. Le prévint Mycroft.

Sherlock en aurait ri. John était intemporel. Son existence était une forme de constance pendant toutes ces années au côté de Sherlock. Il ne pouvait tout simplement pas cesser d'exister. C'était un fait, une loi de l'univers établi pour le détective. La seule loi qui comptait plus que n'importe quel autre.

-Evoluer ? Sans moi ? C'est impossible. Je veux le voir. Je veux entendre ce qu'il a fait de sa bouche.

-Tu ne reculeras pas ?

-Pas d'un pouce.

-Pourquoi ?

C'est la seule personne qui l'a toujours cru et soutenu malgré que Sherlock lui dise le contraire. C'était la même personne qui avait l'habitude de dire « fantastique, extraordinaire, etc. » après chacune de ces déductions. La même personne qui soignait ces blessures. La même personne qui avait refusé d'emblé son frère. La même personne qui avait tué pour lui. La même personne qui l'avait empêché de mourir par manque de sommeil ou de nourriture.

Il avait envie de crier tout ça dans le visage de son frère. A la place, il résuma toutes ces pensées en une seule et unique :

-C'est John.

Les deux frères Holmes se dévisagèrent l'un l'autre à la recherche d'une possible faiblesse dans leurs positions respectives sur la question.

Sherlock n'était pas prêt à céder la moindre parcelle à son grand-frère. C'était de John Hamish Watson que l'on parlait après tout. Il fallait que Sherlock comprenne. Était-ce un coup monté ? Si s'en était pas un, peu importe si Sherlock détestait cette option, qu'est-ce qui avait poussé John, son fidèle et gentil John, à tuer ? Le détective avait besoin de données pour penser sur la situation actuelle de son meilleur et seul ami. Il gagnerait donc ce petit jeu de patience contre son frère, peu importe le temps qu'il faudra.

De la même manière, Mycroft ne voulait pas que Sherlock se retrouve face à John. Pour l'instant, celui-ci avait été calme à l'hôpital parce qu'il pensait que son ex-colocataire était mort. Il n'osait imaginer l'évolution d'une telle obsession si jamais il plaçait son petit-frère sur la route du médecin. Mycroft avait déjà placé Sherlock sur la route d'un génie criminel et il refusait que cela se reproduire. Il ne referait pas la même erreur. C'était hors de question.

Néanmoins, l'homme du gouvernement savait exactement que, peu importe son avis, il ne pouvait retenir William de voir John. Alors, le meilleur qu'il puisse faire en ce moment, c'était de lui assurer un cadre sécurisé et parfaitement surveillé.

-Très bien, je vais organiser une visite pour demain matin. J'ai peur que même moi, je ne peux pas faire d'entorse au règlement en ce qui concerne John.

Sherlock allait ouvrir la bouche pour protester mais Mycroft, infiniment plus rapide, le coupa avant même qu'il ne prononce le moindre son.

-Crois-moi, c'est vraiment la visite la plus tôt que je puisse faire actuellement. Maintenant, retourne à Baker Street, je vais appeler son médecin privé pour qu'il puisse programmer ton rendez-vous.

-Si c'est une autre magouille de ta part. Je peux t'assurer, cher frère, que je ne te pardonnerai jamais. Le menaça tranquillement le détective de Baker Street.

-Sherlock, j'ai passé 4 ans sur ta recherche. Je ne tiens pas à te perdre maintenant. Maintenant retourne à Baker Street. Une voiture t'attendra demain matin pour t'emmener voir John.

Sherlock serra les dents et avec un immense effort se détourna de l'homme du gouvernement pour quitter la pièce. Le détective espérait que, cette fois, faire confiance à son frère et la préoccupation de celui-ci ne lui coûte pas plus que cela ne devrait.

Après tout, le 6 Janvier devait rester une date dont Sherlock ne se souciait pas normalement…


Time to question!

Après une longue absence, j'en ai reçu des questions (parfois même bizarre mais on aime les questions zarby!). Voici donc quelques réponses pour vous autres personnes bien trop curieuses!

Quand posteras-tu le prochain chapitre?

Hé bien, c'est drôle mais je crois que je viens de le poster. C'est cool, non?

Quel personnage préfères-tu écrire dans tes histoires de Sherlock?

ça dépend de l'histoire, ici, c'est Watson parce que j'aime écrire des personnages fous (oh non! Mon secret vient d'être révélé). Dans le crossover avec X-men ou dans "lorsqu'on élimine l'impossible" , c'est Sherlock. Et sinon, Moriarty est fun à écrire mais assez compliqué à cause de son côté "versatile" comme il le dit lui-même.

Pourquoi un arbre?

Pourquoi pas? Vous regardez souvent au-dessus de vous quand vous cherchez quelqu'un vous?

John ira-t-il mieux?

C'est assez subjectif comme question. Comment vous qualifierait "mieux"? J'imagine que vous voulez dire "moins fou"? Si c'est le cas, alors cela risque de devenir décevant.

Comment arrives-tu à écrire un personnage fou tout en restant cohérente?

Tu fais un peu de recherche, tu te fixes sur une pathologie qu'il pourrait vraiment développer en essayant de l'accorder avec ton personnage. Tu crées des événements logiques qui pourraient amener ton personnage à développer une telle pathologie, la mort d'un poisson rouge ne va certainement pas l'affecter autant que si ces parents meurt devant lui assassiner (Oui, je viens de me servir de Bruce Wayne comme exemple et alors?). Puis, tu tentes d'imaginer ces réactions ou comment tu réagirais dans les mêmes circonstances si tu n'arrives pas à imaginer.

Le reste, c'est que du talent ;)

Pourquoi un dark Watson?

Vous n'avez jamais été frustré de ne pas trouver certain type d'histoire en français et d'en avoir trop peu à lire en anglais? Ben moi si. TEAM DARK WATSON ACTIVED!

Plutôt Moriarty ou bien Sherlock?

I love Moriarty mais Sherlock n'est pas mal non plus.

Moriarty apparaitra-t-il dans cette histoire?

S'il apparaît, ce serait durant un "épisode" de John uniquement. Désolé de décevoir les fans (dont je fais partie d'ailleurs... Oh mon dieu! Je m'auto-déçois!).


Commentaire, suggestion, avis et autres bidules sur mon tumblr ou dans les commentaires. Ils sont toujours vivement souhaités!

La prochaine fois sera un POV de John Watson.