Coucou tout le monde! Tout d'abord: Waouh! Quel accueil! Vous m'avez fait très plaisir et vos message m'ont bien fait comprendre qu'il fallait que je continue alors merci :)
Aujourd'hui, c'est le premier mois de mariage pour SQ. J'ai prévu de faire un chapitre par mois.
Chapitre 1 : Février
Regina se gara à quelques mètres du Granny's où les proches des deux femmes les attendaient pour savoir si leur annulation de mariage s'était bien déroulée. Elles restèrent quelques instants dans la voiture, elles savaient déjà ce qu'elles avaient à faire mais elles tenaient à être sûres qu'elles étaient d'accord là-dessus.
– Je pense qu'elle finira par le savoir d'une façon ou d'une autre si on reste avec eux, dit Regina. Et je ne tiens pas à être mariée avec toi pour le reste de ma vie alors il vaut mieux qu'on fasse tous un break.
– Je pense même qu'il vaudrait mieux qu'on ne les voie plus du tout pendant cette année, reprit Emma. Parce que je ne m'imagine pas voir Hook et faire comme s'il n'était rien d'autre qu'un ami pour moi.
La brune acquiesça, elle pensait elle aussi qu'elle n'allait pas pouvoir rester indifférente en présence de Robin alors il était évident qu'Emma avait raison de dire qu'il était préférable d'arrêter de le voir tant que le divorce n'allait pas être prononcé.
– Allons leur annoncer la nouvelle, continua Emma avec une légère grimace.
Elles se rendirent au Granny's où Mary Margaret s'empressa d'aller serrer sa fille dans ses bras tandis que Henry en faisait de même avec sa mère adoptive. David, Hook et Robin étaient eux aussi là et les imitèrent. Emma et Regina acceptèrent l'accolade de leur conjoint respectif puisque que cela allait être la dernière avant longtemps. Ruby les observait derrière le comptoir et la Reine lui lança un regard noir lorsque leurs yeux se rencontrèrent. La louve comprit alors que rien ne s'était passé comme prévu et elle dut se retenir de sourire alors qu'elle pensait à la suite des évènements.
– Tout s'est bien passé ? Demanda Robin en passant un bras dans le dos de sa compagne.
Regina s'écarta de lui et se plaça près d'Emma sous le regard étonné du voleur.
– Notre avocat a fait n'importe quoi, dit la Sauveuse.
– Comment ça « n'importe quoi » ? Demanda Mary Margaret avec une pointe d'inquiétude dans sa voix.
– La juge n'a pas aimé la façon dont nous nous sommes mariées, annonça Regina. Et elle a décidé de faire de nous un exemple.
– Nous allons rester mariées pendant un an.
– Quoi ? S'exclamèrent David, Mary Margaret, Hook et Robin à l'unisson.
– Et ce n'est pas tout, continua Emma. Nous devrons faire en sorte que notre mariage fonctionne pour qu'elle prononce le divorce... si on ne fait rien, je pense qu'il y aura des personnes comme Gold qui le lui diront et là, ce sera la fin du monde, nous resterons mariées pour toujours.
– La fin du monde ? Répéta Regina en la dévisageant. Je te signale que tu as beaucoup de chance d'être mariée avec une femme comme moi, alors que moi...
Elle fit une grimace qui traduisit ses pensées. Emma comptait répliquer mais elle entendit un petit rire s'échapper de la bouche de la louve.
– Quand tu dis que votre mariage doit fonctionner..., commença Hook qui n'osait pas terminer sa question.
– Ça veut dire pas d'adultère, dit Emma. Cela va être dur pour tout le monde et pour ne pas rendre les choses plus compliquées qu'elles ne le sont déjà, nous avons décidé qu'il serait mieux de ne pas vous voir avant le divorce.
Robin et Hook allaient protester en même temps mais Regina leur fit signe de se taire. Emma l'avait dit, c'était déjà très compliqué et elle ne tenait pas à ce que son compagnon rende cela encore plus difficile.
– Nous savons que vous n'en avez pas envie mais nous avons encore moins envie de rester mariées toutes les deux. Et puis, il ne s'agit que d'une pause... à moins que vous ayez envie que ce soit définitif.
– Bien sûr que non ! Répliquèrent-ils presque en même temps.
– Très bien. Nous nous reverrons donc dans un an.
Après avoir dit cela, elle détourna le regard du groupe et plus précisément de Robin qui comprit qu'il était temps pour lui de partir et que la brune ne tenait pas à lui dire au revoir de façon plus intime pour ne pas craquer. Quant à Hook, il serra une dernière fois la Sauveuse dans ses bras et l'embrassa sur le front avant de s'en aller à son tour.
– Tu vas devoir venir vivre à la maison ? Demanda Henry à sa mère biologique.
– Oui, répondit-elle en passant un bras autour des épaules de son fils.
– Si ça se passe bien entre vous deux, tu pourras rester même après le divorce pour que je vive avec vous deux, suggéra l'ado.
– Pour ça, il faudrait que nous soyons encore toutes les deux vivantes dans un an, dit Regina qui sentait que cela allait être difficile pour elle de vivre avec la blonde.
– Un vrai couple, souffla Ruby avec un grand sourire tandis que les deux femmes soupiraient.
Le lendemain, Regina ouvrit la porte de sa maison à Emma qui tenait un carton entre ses mains. La blonde emménageait chez sa femme et celle-ci avait dû rester chez elle pour lui montrer la chambre que la Sauveuse allait utiliser. Elles montèrent les escaliers ensemble et la Reine lui montra une des chambres d'amis de la demeure. Alors qu'Emma posait le carton par terre, son regard fit le tour de la pièce puis elle se tourna vers la maire.
– Je pensais qu'on allait dormir dans la même chambre... chérie, plaisanta-t-elle tout en souriant.
La Reine roula des yeux. La blonde était chez elle depuis moins de cinq minutes et Regina en avait déjà marre. Elle décida alors de se prendre au jeu en espérant que cela allait calmer la Sauveuse.
– Comme tu veux mais je te préviens, j'aime dormir nue.
Emma perdit tout à coup son sourire et cela réjouissait la brune qui lui lança un regard satisfait. La blonde marmonna quelques mots incompréhensibles puis sortit de la pièce afin d'aller chercher le reste de ses affaires. Regina la suivit car il était temps pour elle de se rendre à la mairie.
– J'ai mis le double des clés dans la cuisine, lui dit-elle alors qu'elles descendaient les escaliers. J'espère que tu es ordonnée et que tout sera rangé quand je reviendrai ce soir.
La Sauveuse n'était pas si désordonnée que cela mais elle songea à embêter la Reine en lui montrant l'inverse de ce qu'elle était avant de se dire que cela allait finir par lui retomber dessus et que ce n'était pas comme cela qu'elles allaient parvenir à s'entendre durant les douze mois à venir. Cependant, elle n'appréciait pas trop que Regina lui donne un ordre implicite mais en voyant que la maire semblait être passée à autre chose, elle en fit de même. Elle alla prendre un deuxième carton dans sa voiture tandis que Regina montait dans la sienne et s'en allait. Lorsqu'elle entra à nouveau dans la grande demeure, elle ne fit pas attention à ce qu'elle faisait et, avec son carton, elle percuta un vase posé sur un petit meuble de l'entrée. L'objet tomba au sol et se cassa, un juron s'échappa de la bouche de la Sauveuse alors qu'elle se disait que cet emménagement commençait vraiment très mal.
– Pourvu qu'il ait été fabriqué en Chine, dit-elle en essayant de trouver la moindre inscription sur les morceaux de vase.
Elle n'en vit aucune et comprit que Regina allait lui faire comprendre tout ce qu'elle penserait de ce petit incident. Elle eut alors l'idée de demander de l'aide à Henry et elle attrapa son téléphone pour lui envoyer un message.
« J'ai cassé le vase qui se trouve dans l'entrée. Je te donne trente dollars si tu dis que c'est toi qui l'a fait. » Elle appuya sur la touche « envoyer » et souffla en sachant que son fils, qui voulait que cela se passe relativement bien entre ses deux mères, allait accepter de lui venir en aide.
La brune était au volant de sa voiture, en route pour la mairie, lorsqu'elle entendit la sonnerie du téléphone portable de son fils. Elle soupira en comprenant qu'il l'avait une fois de plus oublié dans la voiture. Regina s'arrêta sur le bord de la route et attrapa le portable qui se trouvait sous le siège passager puis elle reprit la route, en direction de l'école cette fois-ci, afin d'aller le rendre à Henry.
Arrivée devant l'établissement, elle passa son pouce sur le téléphone sans y faire attention et la lumière de l'écran attira son regard, elle vit alors que la personne qui venait de contacter Henry était Emma et elle se demanda ce que la blonde et leur fils pouvaient se dire dans son dos. Elle se mordit la lèvre inférieure en se disant qu'elle ne devrait pas fouiner dans la vie privée d'Henry mais cela était plus fort qu'elle, Regina tenait à lire ce qu'Emma lui avait écrit alors elle finit par le faire...
– Quoi ? S'écria-t-elle en tout lisant le message. Si elle croit qu'elle va s'en tirer aussi facilement !
Elle remit le moteur en marche et retourna chez elle sans perdre de temps. Quand elle arriva devant la grande demeure, elle s'arrêta tout en faisant crisser les pneus de sa voiture tant elle roulait vite. Emma sortait à ce moment là de sa nouvelle maison afin d'aller chercher un autre carton dans sa voiture. Elle se demanda pourquoi la maire revenait si précipitamment chez elle et elle eut très vite une réponse.
– Tu vis chez moi depuis seulement dix minutes et tu as déjà cassé quelque chose ! L'engueula-t-elle à peine après être sortie de sa voiture tout en montrant le téléphone d'Henry pour lui faire comprendre qu'elle était au courant de tout.
La blonde avala sa salive de travers en se disant qu'elle n'allait pas apprécier cette conversation tandis que Regina se dirigeait vers elle d'un pas rapide.
– Ce vase avait une valeur inestimable ! Continua-t-elle. Et comme si ce n'était pas suffisant de le casser, tu as aussi soudoyé notre fils !
Emma prit une profonde inspiration puis lui répliqua aussi calmement que possible :
– Premièrement, je ne vis pas chez toi mais chez nous parce que je te rappelle que nous sommes mariées et que ce qui t'appartient m'appartient aussi. Deuxièmement, je dois dire que tu n'es pas mieux que moi, cela ne se fait pas de lire des messages qui ne te sont pas adressés.
– Comment oses-tu essayer d'inverser la situation de la sorte ? Tu l'as soudoyé !
– Comme il n'a pas reçu le message, je ne l'ai pas vraiment fait, se défendit-elle. Et puis, si tu n'avais pas eu l'idée de m'épouser, on n'en serait pas là aujourd'hui.
– Donc c'est de ma faute si tu as dû le soudoyer ? Dit-elle alors qu'Emma hochait fermement de la tête. Je te rappelle que si tu avais gagné cette maudite partie de billard, rien de tout cela ne serait arrivé !
La Sauveuse soupira, elle trouvait que la Reine était trop têtue pour entendre raison et admettre que tout cela était entièrement de sa faute puis elle finit par prendre sur elle au lieu d'essayer de le lui faire comprendre.
– Cela ne fonctionnera pas, nous ne sommes pas faites pour vivre ensemble, dit ensuite Regina d'un ton plus calme.
– C'est sans doute la seule chose sur laquelle nous sommes d'accord... Mais il faudra faire en sorte que cela fonctionne malgré tout.
– Ah oui ? Tu peux me dire comment tu comptes t'y prendre ? Parce que je te rappelle que tu es un désastre ambulant et que tu trouves toujours un moyen de m'énerver alors que...
– Et si on évitait de se parler ? L'interrompit Emma. On devrait essayer de se fréquenter le moins possible pour que notre cohabitation se passe sans encombres. Je m'arrangerai avec mon père pour avoir des horaires qui me permettront de me lever quand tu seras déjà partie au travail et pour revenir dîner ici après que tu l'aies fait. Et nous ferons au mieux durant nos jours de repos.
Regina y réfléchit durant quelques secondes avant de se dire que c'était assurément ce qu'elles devaient faire pour que Henry ne perde pas un autre parent au cours des mois à venir.
Comme convenu, Emma et Regina s'évitaient du mieux qu'elles le pouvaient et les jours qui suivirent l'emménagement de la blonde dans la demeure des Mills se passèrent relativement bien selon elles.
Les deux femmes ne travaillèrent pas le jour de la Saint Valentin et elles furent plus prudentes qu'auparavant pour ne pas se croiser. Emma s'imaginait très bien Regina lui rappeler qu'elle ne pourrait la fêter avec Robin à cause d'elle tandis que Regina voulait éviter elle aussi que l'inverse se produise.
Emma et Henry se promenèrent dans le centre ville après être passés chez les parents de la blonde qui les avaient poliment renvoyés d'où ils venaient pour passer la journée ensemble. Les Charming avait aussi confié la garde de Neal à sa grande sœur afin d'être seuls.
– Je devrais passer la journée avec Hook, soupira-t-elle. Au lieu de ça, je me retrouve à jouer les baby-sitters. Vivement l'année prochaine, on rattrapera tout ce temps perdu.
– Et si la juge refuse de prononcer le divorce ? Dit Henry.
– Ne me parle pas de malheur... Et puis, je vais rester loin de Hook pendant un an et Regina en fera autant avec Robin alors il n'y a pas de risque que cela arrive.
– Mais si elle apprend que vous faites tout pour vous éviter alors que vous devriez apprendre à vivre ensemble ?
Emma y réfléchit quelques instants. Elle se souvint qu'elle avait parlé de cela à Ruby quelques jours plus tôt et elle comprit que tous les habitants de la ville devaient déjà être au courant de ce qu'elles faisaient pour que cela se passe bien entre elles. Il était clair que cela n'allait pas plaire à la juge et qu'il était donc évident qu'elles allaient devoir apprendre à se supporter.
– J'ai une idée ! Dit-elle avec un grand sourire empli de fierté, comme s'il s'agissait de l'idée du siècle. À défaut de ne pas pouvoir fêter la Saint Valentin avec Hook, je le ferai avec ta mère. Je vais lui acheter un cadeau, j'irai ensuite en parler avec Ruby afin qu'elle le répète à tout le monde et tu prendras des photos de nous que nous montrerons à la juge.
Henry sourit à son tour. Il espérait que cette initiative allait leur permettre de se rapprocher car leur vie de famille n'avait plus rien d'idyllique depuis qu'Emma vivait avec eux.
Mère et fils rentrèrent chez eux, avec Neal, une heure plus tard. Henry monta à l'étage où il trouva Regina en train de travailler dans son bureau et il lui demanda de descendre. Il semblait très heureux et sa mère adoptive le remarqua aussitôt, cela la fit sourire et elle l'accompagna en se disant qu'une bonne surprise devait l'attendre au rez-de-chaussée. Elle perdit son sourire lorsqu'elle vit Emma dans le salon, une boite de chocolat entre les mains. La blonde se voulait rayonnante et Regina soupira une fois de plus. Elle vit ensuite la poussette du fils de ses anciens rivaux et elle s'en approcha alors. Pensant qu'elle venait vers elle, Emma lui tendit son cadeau tout en faisant signe à Henry qu'il devait prendre des photos avec son téléphone mais Regina l'ignora complètement et ne s'intéressa qu'au bébé qu'elle prit dans ses bras.
– Le seul Charming qui ne m'a jamais énervé, souffla-t-elle en regardant la blonde du coin de l'œil.
– Tu n'as pas l'air de l'avoir remarqué mais je t'ai acheté un cadeau pour la Saint Valentin, dit Emma en lui montrant la boite de chocolat.
Regina s'en saisit d'une main libre puis laissa tomber la boite sur le canapé.
– Attends ! Il faut qu'on prenne des photos pour les donner à la juge le jour de notre divorce, elle verra qu'on aura fait des efforts...
– Parce qu'offrir une boite de chocolat, c'est faire des efforts selon toi ?
– Euh..., fit Emma qui commençait à douter de son idée.
– Je pensais qu'en tant que femme, tu aurais au moins pu comprendre que mes besoins vont au delà d'un tel cadeau... Robin aurait largement mieux fait que toi, et il est évident que j'aurais moi aussi mieux fait, termina-t-elle avant de reporter son attention sur le bébé.
– Dans ce cas, vas-y, fais mieux !
La Reine leva à nouveau les yeux vers la Sauveuse et elles partagèrent un regard de défi, puis Regina hocha de la tête, elle comptait montrer à Emma qu'il n'était pas difficile de faire mieux que cela, et les photos qu'elles allaient pouvoir donner à la juge constitueraient bel et bien une preuve de leurs efforts.
Trois jours plus tard, Regina contacta Emma pour lui dire que son cadeau de Saint Valentin était prêt et qu'elle devait s'arranger avec David pour rentrer plus tôt de son travail afin qu'elles puissent passer leur soirée ensemble, sans Henry qui passait la nuit chez sa grand-mère.
La blonde rentra au manoir à l'heure indiquée par la Reine, celle-ci avait mis une robe qui mettait sa poitrine en valeur et avait choisi de ne pas utiliser trop de maquillage, elle n'avait utilisé qu'un rouge qui faisait ressortir ses lèvres. Des pétales de roses rouges s'étendaient de l'entrée de la maison jusqu'à la porte du séjour où se tenait la brune qui l'attendait. Emma enleva aussitôt ses chaussures et ses chaussettes car elle avait envie de marcher dessus pieds nus. En la voyant les laisser par terre avec une certaine négligence, Regina roula des yeux et ne put s'empêcher de lui faire une réflexion.
– Combien de fois devrais-je te dire qu'on ne laisse pas traîner son linge sale et ses chaussures dans cette maison ?
– C'est fou ce que cette soirée commence bien, répliqua Emma.
La Reine souffla en se disant qu'elle devait prendre sur elle pour une fois. Il fallait que tout se passe à merveille durant la soirée.
– Je vais te prendre en photo, dit-elle tout en prenant son téléphone qu'elle avait laissé sur un petit meuble près d'elle. Prends un air surpris.
Emma hocha de la tête et prit la pose tandis que Regina pointait son mobile vers la blonde. La maire zooma pour ne prendre tout d'abord que le visage de la Sauveuse et elle roula aussitôt des yeux.
– J'ai dis surpris, pas choqué.
– Quoi ? Je le faisais pourtant bien.
– Heureusement que tu n'as pas voulu faire carrière au cinéma, rétorqua-t-elle. Contente-toi plutôt de sourire.
Un sourire crispé se dessina alors sur les lèvres d'Emma et Regina se demanda si elle allait réussir à prendre une photo correcte pour la juge.
– Pense au moment où nous ne serons plus mariées.
Cette fois-ci, son sourire était large et reflétait tout le bonheur qu'elle ressentait à cet instant-là. La Reine prit la photo puis en fit une deuxième sur laquelle on pouvait voir entièrement Emma qui se trouvait toujours sur les pétales de roses. Le résultat était moyen selon Regina mais elle sentait qu'elle ne pourrait pas obtenir mieux alors elle s'en contenta. Désormais, elle voulait montrer à Emma que cela n'était pas si compliqué que ça de faire plaisir à quelqu'un pour la Saint Valentin. Elle lui tendit une main et Emma s'approcha d'elle pour l'attraper, afin de se laisser guider vers la suite de la soirée. Les deux femmes se regardèrent un instant, elles semblaient gênées par leur attitude et elles se lâchèrent immédiatement la main. Après tout, elles devaient seulement feindre de passer une soirée en couple, et non se comporter comme tel.
Elles passèrent dans la plus grande pièce de la maison qui accueillait à la fois le salon et la salle à manger. Regina y avait fait installé une petite table ronde qu'elle avait recouverte d'une nappe blanche sur laquelle se trouvait de la vaisselle qu'il ne valait mieux pas qu'Emma casse pour une fois, songea-t-elle, car l'argent des couverts et le cristal des verres qui scintillaient à la lumière des bougies témoignaient parfaitement de leur valeur.
– C'est tellement classique le coup du dîner aux chandelles, dit Emma qui ne voulait pas reconnaître que la Reine faisait mieux qu'elle.
Regina passa outre la réflexion et tira une chaise sur laquelle la Sauveuse s'assit. La maire posa ensuite ses mains sur les épaules de sa femme et se pencha à son oreille.
– N'oublie pas que je pourrais empoissonner ton dessert alors fais attention à ce que tu diras durant le dîner.
Emma avala tout d'abord sa salive de travers puis elle répliqua :
– C'est censé être romantique ?
Un petit rire s'échappa de la bouche de la brune et cela ne rassura pas Emma qui laissa sa femme s'échapper dans la cuisine sans rien lui dire de plus. Alors que Regina prenait son temps pour terminer de préparer les deux assiettes, Emma eut le temps de réfléchir, il était évident que la Reine n'allait pas empoissonner son dessert mais elle savait qu'il était préférable que la soirée se passe bien et qu'elle ne dise rien qui déplaise à Regina.
Le dîner fut alors plutôt silencieux, Emma dut s'efforcer à faire quelques compliments à sa femme et elle se rendit compte, au moment où Regina retirait les assiettes de table, que cela commençait à être naturel pour elle d'être gentille avec son ancienne rivale. Elle préféra cependant ne pas lui en faire part, de crainte que la Reine lui rappelle que rien n'était gagné et qu'elles n'était donc pas prêtes de vivre ensemble sans accroches.
Après quelques minutes d'attente, elle vit Regina revenir les mains vides auprès d'elle et elle se demanda où se trouvait le dessert non empoissonné qu'elle était pressée de manger.
– Je crois que tu as oublié..., commença-t-elle avant de se faire interrompre.
– Bien que la Saint Valentin soit passée, c'est tout de même une soirée de Saint Valentin et je ne suis pas du genre à préparer un dessert qui se mange lors de cette soirée.
La Sauveuse fronça les sourcils tout en cherchant à savoir ce que Regina voulait dire par là. Ses yeux s'agrandirent tout à coup et cela fit rire la brune.
– Bien évidemment, nous ne ferons pas l'amour, précisa-t-elle. Mais je sais me montrer douce et...
Elle détourna le regard, ayant l'impression d'en dire trop à Emma qui n'osait pas prendre la parole, bien qu'elle fût rassurée par le fait que Regina ne tenait pas à lui faire l'amour. Lorsque la brune parvint à la regarder à nouveau, elle se contenta de lui tendre la main. La blonde réfléchit quelques instants. Devait-elle la saisir ou lui dire que c'était suffisant pour la soirée ? La curiosité la titillait, elle voulait savoir ce que Regina lui réservait alors elle accepta la main tendue.
Elles s'éclipsèrent dans un manteau de fumée violette et réapparurent dans la chambre de la Reine. Des centaines de bougies éclairaient la pièce et Emma ne lâcha pas des yeux le lit recouvert de pétales de roses rouges.
– Si je ne savais pas que je te sors par les yeux depuis deux semaines, je pourrais penser que tu as des sentiments pour moi...
Regina roula les yeux alors que la blonde s'approchait du lit, puis elle la rejoignit et attrapa un flacon d'huile de massage qu'elle avait déposé sur l'une des tables de chevet.
– Si on avait été ensemble, c'est ce que j'aurais fait pour cette soirée...
– Tu ne m'aurais pas plutôt fait l'amour ? S'étonna Emma tandis que Regina roulait à nouveau les yeux.
– Seulement après, répondit-elle. Est-ce que tu as envie que je te masse ? Si tu ne le veux pas, je comprendrai...
– Je ne suis pas folle au point de me passer d'un moment de détente.
– D'accord... Hum... Je vais sortir pour que tu puisses enlever le haut et t'allonger.
Elle revint quelques minutes plus tard et retrouva Emma qui s'était allongée sur le ventre. Elle enleva ses talons et se plaça à califourchon au dessus de sa femme, en espérant que celle-ci n'allait rien dire là-dessus. Tout ce qu'elle voulait, c'était lui montrer le minimum qu'une femme attendait de recevoir pour la Saint Valentin, et elle souhaitait le faire sans que la blonde rende cela gênant. Elle mit de l'huile de massage sur ses mains quand sa femme songea à prendre la parole.
– Au fait, on devrait peut-être faire une vidéo du massage pour la montrer à la juge... Elle ne pourra pas dire que nous n'avons pas fait d'efforts...
– Et pendant qu'on y est, on devrait aussi faire une sextape ! Répliqua vivement la Reine.
Emma grommela. Elle n'aimait vraiment pas être mariée à Regina car elle avait de plus en plus l'impression que c'était la brune qui décidait de tout pour elles.
Elle parvint tout de même à oublier cela lorsque la brune commença à passer ses mains le long de son dos. Être Shérif et Sauveuse n'était en rien reposant et le massage lui fit beaucoup de bien. Submergée par cet instant de détente, elle se mit à gémir de contentement. Regina fit comme si elle n'avait rien entendu mais la blonde recommença à plusieurs reprises durant les minutes qui suivirent et cela la perturba.
– Je sais que je te masse bien mais est-ce que tu pourrais arrêter de gémir comme si je te...
La Reine n'osa pas terminer sa phrase. Emma lui répondit en gémissant à nouveau avant de se reprendre et de marmonner quelques mots.
– Tu voudras que je te masse après ? Lui demanda la Sauveuse après lui avoir répondu.
– Je ne l'avais pas prévu...
– Je sais mais je pense que je peux te rendre la pareille. Même si on s'évitait le plus possible ces derniers jours, j'ai quand même bien vu que tu es stressée et sur les nerfs à cause de notre mariage alors cela te fera du bien de pouvoir en profiter à ton tour. Tu pourras enfin te détendre un peu... et je te laisserai gémir autant que tu le voudras.
Regina soupira. Emma avait le don de l'exaspérer même lorsqu'elle se montrait attentionnée. Elle ne réfléchit pas très longuement avant d'accepter la proposition car il était vrai que cela allait lui faire du bien. Elles comprirent alors toutes les deux, grâce à cette soirée qui se terminait bien alors que rien n'était gagné d'avance, qu'il était finalement possible que leur cohabitation se passe bien. Non seulement, cela leur faisait plaisir de savoir qu'elles ne devaient pas craindre ce qu'il allait se passer durant les onze mois et demi à venir, mais elles savaient aussi que cela ne pouvait que les aider pour le divorce qu'elles allaient obtenir à coup sûr en continuant ainsi.
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