Coucou tout le monde! Vous êtes vraiment géniaux, merci pour vos messages, vous m'aidez à écrire et à essayer de faire quelque chose de bien. En plus, je crois que je douterais de ce que j'écris s'il n'y avait pas vos reviews donc encore merci les amis!
Chapitre 2 : Mars
Lorsque la Sauveuse rentra chez elle après sa journée de travail, elle sentit aussitôt la douce odeur de tarte aux pommes qui émanait de la cuisine. Elle s'y dirigea en espérant que Henry n'avait pas tout mangé avant qu'elle n'arrive.
– Trop bon, commenta ce dernier à sa mère adoptive qui mangeait elle aussi une part.
– Je vois qu'on se régale sans moi, dit Emma en entrant.
– J'ai dit à Henry d'attendre que tu rentres mais tu le connais...
L'adolescent haussa des épaules tout en fourrant un autre morceau de tarte dans sa bouche, cela fit sourire la blonde qui posa sur la table une petite boite en carton avant de s'installer près d'eux et de savourer la part que Regina lui avait servie avant qu'elle n'arrive. Elle gouta une première bouchée et lâcha le même « Trop bon » que son fils.
– C'est dans ces moments que je me dis que nous avons quand même bien fait de nous marier, ajouta-t-elle.
La Reine se contenta de soupirer en guise de réponse. Elle n'avait pas envie d'avoir une conversation sur ce sujet-là. Son regard fut ensuite attiré par la boite sur laquelle était écrit le nom de la seule pâtisserie de la ville.
– Tu as acheté quoi ?
– Un gâteau pour fêter notre premier mois de cohabitation.
Regina dévisagea tout d'abord la Sauveuse qui ne le remarqua même pas, tant elle était occupée à finir sa part de tarte, puis elle ouvrit la boite et vit qu'elle contenait en effet un petit gâteau pour eux trois sur lequel était écrit « Un mois ».
– Tu te fous de moi ?
– Bah... non, pourquoi ? Demanda Emma qui ne comprenait pas la réaction de Regina. Ça fera une photo de plus à mettre dans notre album de divorce. Et ne me dis pas que c'est une aussi mauvaise idée que les chocolats de la Saint Valentin... Surtout que j'ai pris ton gâteau préféré pour te faire plaisir.
La maire fit une moue d'hésitation avant de répliquer. Même si cela se passait bien mieux avec Emma, elle ne voulait pas fêter leur premier mois de vie commune car cela faisait aussi un mois qu'elle n'avait pas vu Robin, mais l'idée que cela puisse leur venir en aide et le fait qu'elle allait apprécier de manger le gâteau lors du diner était finalement plus forte et elle ne critiqua pas donc l'idée de sa femme.
– Tu aurais pu en prendre un plus gros, lui dit-elle tout de même.
Un sourire se dessina sur les lèvres d'Emma qui le perdit aussitôt qu'elle vit Henry en train de tendre discrètement sa fourchette vers le gâteau. Elle voulut lui donner une tape sur la main pour le stopper dans son élan mais Regina eut la même idée et elles ne parvinrent qu'à se taper elles-mêmes. Henry gloussa légèrement alors que ses mères le réprimandaient du regard.
– Je suis en pleine croissance, dit-il ensuite pour se justifier. Il faut que je mange.
– C'est à moi qu'Emma l'a offert alors c'est à moi de manger la première bouchée...
– Mais j'ai faim ! Se plaignit-il en retenant un sourire.
– Et moi, je suis mariée avec ta mère ! Crois-moi qu'avoir faim, ce n'est rien en comparaison.
La Sauveuse leva les yeux au ciel tout en soupirant. Elle fit alors une petite moue pour que Regina se montre plus sympathique et lui dise que ce n'était en fait pas si horrible que cela d'être mariée à elle mais la maire s'en moquait royalement et elle la laissa bouder autant que la blonde le voulait, d'autant plus que cela lui faisait un peu plaisir de voir cette expression sur le visage d'Emma.
Emma entra au Granny's où elle retrouva sa mère, qui s'occupait de son petit frère. Elle prit place et Mary Margaret porta aussitôt sa main libre vers celles d'Emma pour les prendre doucement.
– Tu as l'air d'aller bien, lui dit-elle. Je vois que tu arrives à surmonter la situation...
– Ce n'est pas si difficile que ça en fait, avoua-t-elle. Il a juste fallu qu'on s'y habitue à vivre ensemble pour que cela se passe bien. Et puis, je découvre qu'elle est plus gentille qu'elle ne le laisse paraitre alors...
– Ne te laisse pas amadouer si facilement, l'interrompit sa mère. Regina est le genre de personne qui est capable de tuer ton père puis te laisser pleurer sur son épaule.
La blonde roula des yeux avant de répondre :
– Elle n'est plus comme ça... enfin, je crois.
Elle commença alors à douter tandis que Ruby apporta les boissons que Mary Margaret avait commandé avant l'arrivée de sa fille. La louve s'installa ensuite à côté d'Emma pour participer à la conversation.
– Alors ? As-tu enfin rempli ton devoir conjugal ? Demanda-t-elle avec un sourire en coin.
– Ruby ! S'exclama Mary Margaret tout en essayant de recouvrir les oreilles de son fils.
– Nous ne te ferons pas ce plaisir, répondit quant à elle Emma.
– Oh mais vois-tu, je pense que s'il y a bien des personnes qui prendront du plaisir, ce ne sera pas moi, répliqua-t-elle avant de lâcher un petit soupir.
– Ruby ! Répéta Mary Margaret.
– Et puis, la juge ne vous accordera jamais le divorce si elle apprend que vous n'avez pas « tout » fait pour que cela fonctionne, dit-elle en mimant des guillemets.
– Je ne pense pas qu'elle nous demandera des preuves non plus...
– Mais il se trouve que je comptais passer quelques jours à Augusta en février prochain, continua innocemment la serveuse, j'aurais peut-être le temps de passer au tribunal pour témoigner.
– Tu ne le feras pas, dit Emma qui ne craignait rien tant elle ne l'en croyait pas capable.
– L'idée que le seul mariage que j'ai officié finisse en divorce ne me plait pas du tout alors je suis prête à tout pour que cela n'arrive pas... sauf si bien sûr...
Elle laissa sa phrase en suspend tandis qu'Emma levait les yeux au ciel et que Mary Margaret berçait son fils pour qu'il s'endorme et n'entende pas la louve, comme si elle avait peur qu'il puisse comprendre ce que Ruby disait. La Sauveuse décida ensuite d'essayer d'inverser la situation pour que la brune ne reparle plus de sa relation platonique.
– Dis-moi, tu dois être vraiment en manque pour...
– Emma ! La reprit aussitôt sa mère. Pas devant ton frère !
– Bien sûr mais contrairement à toi, je n'ai pas une femme qui m'attend à la maison. C'est pour ça que je ne comprends pas que tu ne veuilles pas sauter sur la tienne à la première occasion.
– Dans ce cas, au lieu de t'imaginer beaucoup trop de choses sur Regina et moi, je te conseille d'utiliser tout ce temps perdu à conquérir l'élue de ton cœur afin de satisfaire tes besoins tout en me laissant tranquille.
– Facile à dire... Si j'essaie de la conquérir, Rumplestiltskin va m'arracher le cœur pour se venger...
– C'est avec Belle que tu aimerais être ? S'étonna Emma tandis que la serveuse semblait maintenant gênée de s'être confiée sur sa faiblesse.
– Ruby ? L'appela-t-on.
La louve se retourna, ainsi qu'Emma, et elle put voir Belle qui venait d'entrer dans le café et qui avait visiblement tout entendu. Ruby devint alors aussi rouge qu'un rubis, elle bafouilla quelques mots incompréhensibles avant de se précipiter dans la cuisine d'où elle ne comptait pas ressortir de si tôt.
Un large sourire apparût sur le visage de la blonde qui était satisfaite de ce changement de situation et qui était contente de savoir qu'elle allait pouvoir mieux se défendre la prochaine fois que Ruby allait lui parler de son devoir conjugal.
– J'espère que tu ne prendras pas peur à cause de ce qu'elle a dit. Ton père et moi allons nous occuper de la retenir ici le jour de ton divorce pour qu'elle ne témoigne pas. Il ne faudrait quand même pas que tu en viennes à… tu sais quoi... avec Regina pour que vous puissiez divorcer.
– J'adore la façon dont tu dis « tu sais quoi », sourit Emma même si elle commençait à trouver cela bizarre de parler d'un sujet aussi intime avec sa mère.
Belle s'approcha alors timidement de leur table, tout en jetant quelques regards en direction de la cuisine dont la porte était fermée.
– J'ai bien entendu ce que vous avez dit ? Demanda-t-elle, douteuse.
– Oh oui ! Répondit Emma avec le sourire.
Ruby l'avait marié à Regina sans son consentement alors elle ne comptait pas se gêner pour se venger en enfonçant la serveuse dans l'embarras.
– D'ailleurs, si tu n'as rien à faire ce soir, nous pourrions sortir au Rabbit Hole pour... parler de tout ça et boire un peu.
– Emma ! Intervint encore Mary Margaret qui voyait clair dans son jeu.
Belle ne comprenait pas où Emma voulait vraiment en venir pour que sa mère la reprenne ainsi mais elle ne chercha pas à avoir une explication et, après quelques derniers mots, elle partit rejoindre son amie dans la cuisine.
Emma mit un bonnet vert sur sa tête avant de partir au travail, Regina allait partir elle-aussi à ce moment-là et elle ne put s'empêcher de penser que la Sauveuse avait de très mauvais gouts vestimentaires. La blonde la regarda des pieds à la tête et vit qu'elle ne portait que des couleurs sobres.
– C'est la Saint Patrick, lui dit-elle. Tu es supposée porter du vert.
– Cette tradition est stupide et le vert ne me va pas. Tout comme il ne te va pas non plus, ajouta-t-elle.
– On s'en fout que cela ne nous aille pas. L'important, c'est de nous amuser alors tu devrais toi aussi porter du vert et, cette après-midi, tu pourras te joindre à tous ceux qui fêteront ça au bar. D'ailleurs, ça sera bien d'aller boire une bière toutes les deux après le travail.
– Dois-je te rappeler que la dernière fois que nous avons bu ensemble cela s'est très mal terminé ? Répliqua-t-elle. Alors merci mais non merci.
– Comme tu voudras, dit-elle en prenant ses clés avant de sortir suivie de la brune.
En route pour le poste, Emma se dit que cela serait bien de changer un peu les habitudes de sa femme en lui donnant envie de porter du vert afin de respecter la tradition. Elle eut très vite une idée et elle se rendit dans la boutique de M. Gold en songeant qu'il devait certainement avoir ce qu'elle recherchait. Là-bas, elle tomba sur Belle et elle se dit que ce n'était pas plus mal car elle était sure que la jeune femme n'allait pas lui vendre un objet ensorcelé alors que son mari en était tout à fait capable.
Après avoir effectué son achat, elle alla à la mairie. La Reine était dans son bureau où se trouvait aussi son amie Kathryn. Celle-ci la dévisagea un peu en la voyant. Emma savait que la jeune femme ne portait toujours pas dans son cœur la famille Nolan et cela lui était complètement égal.
– Je vais te laisser, dit Kathryn à Regina tout en se levant. On se voit demain ?
La brune répondit d'un hochement de tête puis Kathryn s'en alla. Emma et elle se regardèrent quelques secondes sans rien dire jusqu'à ce que Kathryn prenne la parole.
– Joli bonnet, Madame Mills, dit-elle avec un faux sourire.
– Non, c'est Swan, pas Mills, j'ai gardé mon nom de famille. D'ailleurs, c'est bien la seule chose que j'ai gardé dans ce mariage.
Regina roula des yeux même si elle était un peu amusée par la remarque de sa femme puis elle lui fit signe de s'approcher.
– Tu sais, ce n'est pas parce qu'on s'apprécie et que nous sommes mariées que tu dois te sentir obligée de venir me voir à mon travail.
– Je t'ai trouvé quelque chose pour la Saint Patrick.
– Emma, je t'ai dit que le vert ne va pas...
La blonde n'écouta pas Regina et sortit un collier de la poche de sa veste. Le pendentif émeraude tapa aussitôt dans l'œil de la brune qui n'en revenait pas.
– Emma ?
– Tu n'aimes que les belles choses alors je me suis dit que tu allais aimer ce collier... et tu porteras du vert.
– Pour une fois, je ne vais pas dire non à cette couleur.
Elle se leva et contourna le bureau puis Emma lui passa autour du cou. La blonde sourit en voyant le résultat.
– Tu ne pourras plus dire que le vert ne te va pas, dit-elle tout en sortant son téléphone de la poche de son jean. Et, en plus de ça, on aura une photo de plus à mettre dans notre album de divorce.
Regina sembla tout à coup moins heureuse d'avoir reçu le collier et Emma ne le remarqua que lorsqu'elle vit que la brune ne souriait pas au moment de prendre la photo.
– Il n'est pas assez voyant, c'est ça ?
– Non, soupira-t-elle. Il est parfait et c'est ça le problème. Tu as réussi à m'offrir un cadeau parfait mais tu l'as fait pour notre divorce, pas pour me faire plaisir. Je trouve cela vraiment triste et je n'ai pas envie de m'habituer à recevoir ce genre de cadeau.
– D'accord, répliqua Emma en haussant les épaules. J'éviterai de te faire d'autres cadeaux. De toute façon, on s'entend assez bien maintenant pour savoir que le divorce nous sera accordé. Et puis, je dois avouer que ça m'arrange parce que tu as des gouts de luxe et la moitié de mon salaire est passé dans ce collier. D'ailleurs, si tu pouvais...
– Non, je ne t'augmenterai pas, l'interrompit-elle sans tarder.
– Mais pourquoi ?
– Surement parce que tu es encore ici alors que cela fait déjà une heure que tu devrais être au poste, répliqua-t-elle avec un sourire satisfait. Je reconsidèrerai ta demande le jour où tu deviendras une employée modèle, c'est-à-dire jamais.
Emma marmonna quelques mots incompréhensibles puis s'en alla, l'air renfrogné et les poings au fond des poches de sa veste. Déjà en retard d'une heure au travail, elle se dit qu'elle n'était plus à quinze minutes près et elle se rendit alors au Granny's pour boire un café avant de commencer sa journée. Après avoir pris cette décision, elle comprit que Regina avait raison et qu'elle n'était pas prête de devenir une employée modèle.
En cours d'après-midi, Regina passa chercher Henry au collège. Elle ne l'avait pas vu partir de la maison le matin et elle sourit en voyant qu'il portait le même bonnet vert que la Sauveuse.
– Si certains avaient encore des doutes sur le fait qu'Emma soit bel et bien ta mère biologique puisque nous n'avons pas fait de test, ils ne doivent plus en avoir maintenant. Elle a dû te donner ce gène qui hôte toute peur du ridicule.
– Je sais que ce bonnet ne me va pas. De toute façon, le vert ne va qu'à Green Arrow. Mais je peux me permettre d'être ridicule le 17 mars dans le mesure où toutes les personnes que je voie ce jour-là le sont aussi. Enfin, toutes sauf toi.
– Détrompe-toi, je porte du vert aujourd'hui.
Henry fronça les sourcils tout en vérifiant qu'elle n'en portait pas et Regina lui dit qu'elle allait lui montrer quand ils seraient descendu de voiture. Ils s'arrêtèrent au Granny's pour boire une boisson chaude et la Reine ôta alors son manteau pour que son fils voie le collier.
– Tu vois ? Même moi j'en porte mais, comme tu l'as si bien dit, je ne suis malgré tout pas ridicule.
– Cache-le, répliqua aussitôt Henry. Il ne faut pas que les autres le voient !
Il parcourut la salle du regard et vit que personne ne les regardait, il souffla en se disant que ce collier n'allait peut-être créer le moindre problème.
– Si tu penses qu'on me le volera après l'avoir vu...
– Ce n'est pas ça, Maman. Je croyais que tu avais décidé de ne plus voir Robin et voilà qu'il t'offre ce collier. Il est en train de rendre les choses encore plus difficile et si on te voit avec ce collier...
– Ce n'est pas Robin qui me l'a acheté, intervint-elle pour le calmer. C'est Emma.
– Emma ? Demanda-t-il avec étonnement.
– Oui, Emma. Et je n'ai pas revu Robin donc tu n'as vraiment pas à t'en faire.
Henry fronça à nouveau les sourcils, il se demandait pourquoi sa mère avait pu offrir un tel cadeau à son autre mère. Puis, il se dit que cela avait plus de sens car il ne voyait pas comment Robin aurait pu acheter un tel collier. Sans doute aurait-il dû le voler pour le lui offrir. Ne voulant pas dénigrer l'ex-conjoint de sa mère plus longtemps, il oublia cela et fit signe à Ruby de les rejoindre pour prendre leur commande.
– Joli collier, commenta la louve avec un petit sourire.
– Oui, c'est ma femme qui me l'a offert, répliqua Regina. J'ai vraiment beaucoup de chance, vous ne trouvez pas ?
– Hum... Oui, répondit Ruby qui ne s'était pas attendue à une telle réaction.
– Je dirais même que j'ai plus de chance que vous qui vous êtes fait éconduire par votre Belle, continua-t-elle en souriant. Emma m'a tout raconté.
Ruby pesta contre la blonde puis s'en alla sans même dénier prendre leur commande. Il était vrai qu'elle les avait marié sans leur demander leur avis mais méritait-elle pour autant qu'elles lui renvoient l'ascenseur ? Pour elle, la réponse était « non ».
Henry, qui n'était pas au courant de l'histoire de Ruby, demanda à sa mère de lui raconter ce qu'elle savait mais elle refusa. Elle savait qu'il avait par moment la langue bien pendue et qu'il y avait donc un risque que Gold soit tôt ou tard au courant de cela. Or, elle ne tenait pas à ce qu'il s'en prenne à la serveuse car elle ne pouvait pas se moquer des morts et il valait donc mieux qu'il ne lui arrive rien.
Après avoir bu son chocolat chaud servi par Granny, Henry se rendit seul au poste pour y retrouver Emma. David était lui aussi présent alors mère et fils s'isolèrent dans le bureau de la Shérif pour discuter tranquillement.
– J'ai vu le collier que tu as offert à Maman.
– Tu l'aimes bien ? Je sens qu'elle n'est pas prête de le quitter.
– Tu n'as vraiment pas conscience de ce que tu as fait ?
– Hum... Conscience de quoi au juste ? Demanda-t-elle, un peu perdue.
– Quand j'ai vu le collier, j'ai cru que c'était Robin qui lui avait offert...
– Et comment aurait-il pu se le payer ?
– C'est aussi ce que j'ai pensé mais j'ai d'abord cru qu'il venait de lui car c'est le genre de cadeau qu'on fait à une personne qu'on aime. Je sais que ce n'est pas le cas mais tu devrais faire attention. Maman a été toute seule si longtemps et elle a été méprisée par tellement de monde que j'ai peur qu'elle finisse par s'attacher à toi si tu continues comme ça parce qu'elle va sans doute penser que tu l'aimes et...
Emma se mit à rire et Henry s'arrêta alors de parler.
– Il n'y a rien de drôle à l'idée qu'elle puisse souffrir à cause de...
– Elle ne souffrira pas, l'interrompit-elle. Elle et moi avons déjà eu ce genre de conversation et il en est ressorti que je ne lui offrirai plus de cadeau de la sorte. Et tu ne trouves pas que tu as une imagination un peu trop débordante ? Le jour où elle pensera que je l'aime n'est pas prêt d'arriver, crois-moi. Par exemple, il y a deux jours, je lui ai dis qu'elle avait un peu grossie et...
– Maintenant que tu me dis ça, c'est sûr qu'elle ne va rien s'imaginer du tout et il est encore plus sûr qu'elle ne va pas s'attacher à toi mais, même si cela me convient, tu pourrais quand même être plus gentille, ça ne se fait pas de dire à une femme qu'elle a grossi.
– C'est vrai que tu as une grande expérience en matière de femme et que tu peux donc me donner des conseils, répliqua-t-elle avec un sourire en coin.
Henry soupira tout en se demandant comment sa mère adoptive parvenait à vivre avec la blonde. Il décida ensuite de s'en aller et, pour se venger, il raconta l'histoire du collier à son grand-père afin qu'Emma subisse une conservation sur les femmes avec son père.
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